Aller au contenu principal

Business — page 5

942 articles · page 5 sur 19

Actualités business de l'IA : levées de fonds, acquisitions, startups, valorisations et tendances du marché.

Les coûts d'Anthropic sont difficiles à prévoir
201The Information AI BusinessActu

Les coûts d'Anthropic sont difficiles à prévoir

Les clients d'Anthropic font face à une double contrainte : des hausses de prix récentes et une quasi-impossibilité de prévoir leurs dépenses futures. Des entreprises comme PagerDuty et ServiceNow ont publiquement exprimé leur frustration cette semaine. ServiceNow est dans une situation particulièrement critique : son directeur digital information officer, Kellie Romack, a révélé que la société a déjà consommé l'intégralité de son budget annuel alloué aux outils d'intelligence artificielle d'Anthropic, et l'année est loin d'être terminée. Le problème central n'est pas seulement le coût en lui-même, mais l'absence de visibilité sur ce qui le génère. Anthropic ne fournit pas à ses clients les données de télémétrie granulaires qui permettraient d'identifier quel utilisateur consomme quels outils, dans quelle proportion et de quelle manière. Sans ces informations, il est impossible pour les équipes IT de détecter les employés qui pratiquent le "tokenmaxxing", c'est-à-dire qui utilisent les outils de façon inefficace ou excessive, ni de mettre en place des règles de modération ciblées. Kellie Romack souligne que des éditeurs logiciels comme SAP, Microsoft, Workday ou ServiceNow lui-même offrent systématiquement ce type de données à leurs propres clients, ce qui constitue aujourd'hui un standard attendu du marché B2B. Cette situation met en lumière une tension croissante entre Anthropic et ses clients entreprises, survenant dans un contexte où la concurrence entre fournisseurs d'IA s'intensifie. Anthropic a récemment relevé ses tarifs, une décision qui amplifie les difficultés budgétaires des grands comptes. Pour des sociétés qui ont intégré Claude dans leurs workflows critiques, la dépendance est forte et le levier de négociation limité. La pression publique de clients de cette envergure pourrait toutefois contraindre Anthropic à développer des tableaux de bord de consommation plus détaillés, une fonctionnalité que les concurrents comme OpenAI et Google proposent déjà à des degrés variables.

UELes entreprises européennes ayant intégré Claude dans leurs workflows critiques sont exposées au même déficit de transparence sur les coûts, sans levier de négociation particulier face à Anthropic.

1 source
Les grands gagnants de l'introduction en bourse de Cerebras : Foundation, Benchmark et OpenAI
202The Information AI 

Les grands gagnants de l'introduction en bourse de Cerebras : Foundation, Benchmark et OpenAI

Cerebras Systems a fixé mercredi soir le prix de son introduction en bourse à 185 dollars par action, valorisant l'entreprise à 56 milliards de dollars en tenant compte de l'ensemble des options, attributions et bons de souscription en circulation. Cette cotation récompense des investisseurs comme les fonds Foundation et Benchmark, ainsi qu'OpenAI, qui ont maintenu leurs positions malgré une décennie marquée par les turbulences. La société a déposé une nouvelle demande d'introduction en bourse en avril 2026, après avoir retiré son prospectus initial l'année précédente. L'introduction en bourse de Cerebras représente un test majeur pour le marché des semi-conducteurs spécialisés dans l'intelligence artificielle. L'entreprise développe des puces conçues comme alternative aux GPU de Nvidia, qui dominent aujourd'hui l'entraînement et l'inférence des grands modèles de langage. Une valorisation de 56 milliards de dollars signalerait que les investisseurs croient à l'existence d'un marché viable pour des architectures concurrentes, ce qui aurait des répercussions sur l'ensemble de l'écosystème matériel de l'IA. Le parcours de Cerebras illustre les difficultés colossales du secteur des semi-conducteurs : la société n'a livré ses premières puces que cinq ans après sa fondation. Son premier dossier d'IPO en 2024 avait été bloqué par le gouvernement américain, inquiet de ses liens avec G42, conglomérat technologique des Émirats arabes unis et client stratégique. La résolution de ce différend réglementaire a ouvert la voie à cette deuxième tentative, dans un contexte où la demande mondiale en puces pour l'IA atteint des niveaux historiques.

BusinessActu
1 source
Les abonnements Claude disposent d'un budget séparé pour l'usage API, facturé au tarif standard
203The Decoder 

Les abonnements Claude disposent d'un budget séparé pour l'usage API, facturé au tarif standard

À partir du 15 juin, Anthropic modifie en profondeur la façon dont les usages programmatiques sont facturés dans ses abonnements Claude. Jusqu'ici, les appels via le SDK et les applications tierces étaient comptabilisés dans le quota global de l'abonnement, au tarif subventionné. Désormais, ces usages disposent d'un crédit mensuel dédié, distinct du quota conversationnel habituel, dont le montant varie entre 20 et 200 dollars selon le plan souscrit. Au-delà de ce crédit, chaque requête est facturée aux tarifs pleins de l'API Anthropic. Ce changement touche directement les développeurs et les utilisateurs qui accèdent à Claude via des outils ou applications tiers construits sur l'API. Là où ils bénéficiaient auparavant d'un accès de fait subventionné par leur abonnement, ils devront désormais surveiller leur consommation programmatique de près. Pour les usages intensifs, la facture pourrait grimper significativement, l'API Anthropic étant nettement plus coûteuse que ce que couvrait l'ancienne formule forfaitaire. Cette évolution s'inscrit dans une tendance de fond chez les fournisseurs de modèles de langage : distinguer clairement l'usage grand public de l'usage développeur, deux segments aux profils de consommation très différents. Anthropic cherche ainsi à mieux refléter les coûts réels d'inférence liés aux appels programmatiques, qui peuvent être bien plus lourds qu'une conversation classique. La décision pourrait également pousser certains développeurs d'applications tierces à reconsidérer leur modèle économique, ou à répercuter ces coûts supplémentaires sur leurs propres utilisateurs.

UELes développeurs et utilisateurs français accédant à Claude via l'API ou des outils tiers devront auditer leur consommation programmatique et anticiper une hausse de coûts significative avant le 15 juin.

💬 C'est la fin d'une zone grise qu'Anthropic laissait traîner depuis trop longtemps. Les devs qui utilisaient un abonnement Claude pro pour faire tourner leurs scripts en douce, c'était pas vraiment le deal prévu, et là ça se referme. Reste à voir comment les apps tierces vont gérer ça côté utilisateurs, parce que répercuter les coûts API sur un public grand public, c'est rarement transparent.

BusinessOpinion
1 source
La refonte de l'expérience shopping d'Amazon par l'IA
204The Information AI 

La refonte de l'expérience shopping d'Amazon par l'IA

Amazon a annoncé mercredi le renommage de son assistant d'achat propulsé par l'intelligence artificielle, jusqu'ici connu sous le nom de Rufus, au profit de la marque Alexa, bien plus établie dans l'esprit des consommateurs. Ce changement de nom s'inscrit dans une refonte plus large du service de shopping d'Amazon, qui intègre désormais un ensemble de nouvelles fonctionnalités basées sur l'IA. Rufus avait été lancé comme chatbot spécialisé pour guider les acheteurs dans leurs recherches de produits sur la plateforme, mais la marque n'a jamais réussi à s'imposer durablement dans la mémoire des utilisateurs. La décision de capitaliser sur le nom Alexa est stratégiquement limpide : des millions d'utilisateurs connaissent déjà cet assistant vocal, présent dans les foyers depuis des années via les enceintes Echo. En consolidant les deux expériences sous une même identité de marque, Amazon cherche à renforcer la cohérence de son écosystème et à offrir une expérience d'achat assistée par IA perçue comme familière et de confiance. L'enjeu est directement commercial : Amazon doit faire face à la montée en puissance des chatbots généralistes comme ChatGPT ou Gemini, qui commencent à capter une partie des requêtes de recherche de produits que les consommateurs adressaient auparavant directement à Amazon. Ce repositionnement rappelle la trajectoire de Google, qui avait lancé son chatbot sous le nom de Bard avant de le rebaptiser Gemini pour l'aligner sur une marque plus forte et plus cohérente. La bataille pour capter l'intention d'achat en amont du moteur de recherche traditionnel est devenue l'un des fronts les plus disputés du secteur tech. Pour Amazon, dont le chiffre d'affaires repose massivement sur sa marketplace, il est vital de rester le point d'entrée naturel pour les décisions d'achat en ligne. L'intégration accrue de l'IA dans l'expérience shopping, sous le pavillon Alexa, est sa réponse directe à cette menace structurelle.

UEAmazon étant présent sur le marché français et européen via Amazon.fr, ce repositionnement de l'assistant shopping sous la marque Alexa pourrait à terme affecter l'expérience d'achat des consommateurs européens, mais l'impact reste indirect et sans échéance précise annoncée pour l'Europe.

BusinessOpinion
1 source
Anthropic dépasse enfin OpenAI en adoption professionnelle de l'IA, mais trois menaces pèsent sur son avance
205VentureBeat AI 

Anthropic dépasse enfin OpenAI en adoption professionnelle de l'IA, mais trois menaces pèsent sur son avance

Pour la première fois depuis le début de la course à l'IA, davantage d'entreprises américaines paient pour Claude d'Anthropic que pour ChatGPT d'OpenAI. Selon l'édition de mai 2026 du Ramp AI Index, publié mardi par la plateforme de cartes corporate Ramp qui agrège les données de dépenses de plus de 50 000 entreprises américaines, Anthropic a atteint 34,4% d'adoption professionnelle en avril 2026, contre 32,3% pour OpenAI. En un an, Anthropic a quadruplé sa pénétration en entreprise, passant de moins de 8% en avril 2025, tandis qu'OpenAI n'a progressé que de 0,3% sur la même période. Le moteur principal de cette ascension est Claude Code, l'outil de programmation agentique d'Anthropic, devenu le produit à la croissance la plus rapide de l'histoire de la société: une analyse récente estime que 4% de l'ensemble des commits publics sur GitHub dans le monde sont désormais rédigés par Claude Code, un chiffre qui a doublé en un mois seulement. Ce renversement de leadership est significatif pour l'ensemble de l'industrie. Anthropic a conquis 70% des face-à-face commerciaux contre OpenAI au cours du premier trimestre 2026, notamment auprès des entreprises du secteur logiciel, de la finance et des services professionnels. Parallèlement, une enquête Gallup menée en février 2026 auprès de 23 717 salariés américains révèle que 50% des actifs utilisent désormais l'IA dans leur travail, contre 46% le trimestre précédent, et que 13% l'utilisent quotidiennement. Malgré cette diffusion massive, la révolution de la productivité reste partielle: seul un employé sur dix dans les organisations ayant adopté l'IA déclare que celle-ci a véritablement transformé sa façon de travailler. La trajectoire d'Anthropic suit une logique précise: la société a d'abord séduit les ingénieurs et les premiers adoptants techniques, avant de capitaliser sur cette base pour conquérir le marché grand public des entreprises, un mouvement que l'économiste en chef de Ramp, Ara Kharazian, avait décrit dès mars 2026. Mais le rapport qui consacre ce nouveau leader souligne aussi la fragilité de cette position. Anthropic fait face à trois risques structurels: la hausse continue des coûts opérationnels, des contraintes sur la disponibilité des ressources de calcul, et les risques inhérents à un modèle de tarification à la consommation de tokens qui, s'il alimente une croissance spectaculaire des revenus, reste vulnérable à la concurrence tarifaire. OpenAI, qui culminait à environ 36,5% d'adoption mi-2025, est en recul progressif mais conserve une présence massive et les ressources nécessaires pour contre-attaquer.

UELes entreprises françaises et européennes qui évaluent leurs fournisseurs d'IA suivront ce basculement de leadership, mais les données restent limitées au marché américain.

BusinessOpinion
1 source
La startup Modal en négociations pour lever des fonds à une valorisation de 4,5 milliards de dollars après une forte hausse de ses revenus
206The Information AI 

La startup Modal en négociations pour lever des fonds à une valorisation de 4,5 milliards de dollars après une forte hausse de ses revenus

La startup Modal est en négociation pour lever des fonds à une valorisation d'environ 4,5 milliards de dollars, selon deux sources proches du dossier. Ce montant représente une prime de 80 % par rapport à sa dernière valorisation, obtenue il y a seulement quelques mois. Fondée pour permettre aux développeurs de louer des GPU Nvidia et d'accéder à des outils logiciels pour entraîner et exécuter des modèles d'IA ainsi que des agents autonomes, la société affiche désormais un chiffre d'affaires annualisé d'environ 300 millions de dollars, soit une multiplication par cinq depuis l'automne 2025. Cette trajectoire illustre l'appétit croissant des entreprises pour des infrastructures capables d'exécuter des agents IA de façon sécurisée. La majeure partie de cette croissance provient des "sandboxes" de Modal, des environnements logiciels isolés qui permettent aux développeurs de faire tourner du code et des agents sans risquer d'affecter le reste de leur système ou de leur base de code. À mesure que les entreprises déploient des agents IA en production, ce type d'isolation devient une exigence technique non négociable. Modal s'inscrit dans une vague de startups d'infrastructure IA qui profitent de la ruée vers les agents autonomes. Alors que les grands fournisseurs cloud comme AWS, Google et Azure proposent des solutions similaires, Modal mise sur la simplicité et la rapidité de déploiement pour séduire les équipes d'ingénieurs. Une levée à 4,5 milliards de dollars lui donnerait les moyens d'accélérer son expansion et de renforcer sa capacité de calcul face à une demande qui ne montre aucun signe de ralentissement.

BusinessActu
1 source
Apple cherche à intégrer les agents IA dans l'App Store
207The Information AI 

Apple cherche à intégrer les agents IA dans l'App Store

Apple explore actuellement des moyens d'intégrer les agents d'intelligence artificielle dans son App Store, selon des sources proches du dossier. La firme de Cupertino cherche à tirer profit de l'une des tendances les plus fortes du secteur technologique tout en maintenant le contrôle sur les logiciels distribués via sa plateforme. Depuis plusieurs mois, Apple bloque les outils de "vibe coding", ces environnements de développement pilotés par IA, au motif qu'ils enfreignent ses règles de publication. L'enjeu est considérable pour Apple, qui risque de se retrouver marginalisée si ses plateformes ne parviennent pas à accueillir la prochaine génération d'applications autonomes. Les agents IA, capables d'exécuter des tâches complexes de manière indépendante, représentent un changement de paradigme pour l'ensemble de l'industrie du logiciel. En les tenant à l'écart, Apple se coupe d'un marché en pleine explosion et expose sa boutique applicative à la critique d'être trop restrictive face à l'innovation. Cette situation reflète la tension structurelle entre le modèle fermé d'Apple et l'essor rapide des outils d'IA générative. Des concurrents comme Google et Microsoft ont déjà ouvert leurs écosystèmes aux agents et aux outils de développement assistés par IA. Apple, longtemps réticente à assouplir ses règles de l'App Store, notamment sous pression réglementaire en Europe, doit désormais trouver un équilibre entre contrôle de la qualité, sécurité des utilisateurs et compétitivité face à un secteur qui n'attend pas.

UELa pression réglementaire européenne (DMA) sur l'App Store d'Apple, explicitement citée, pourrait forcer une ouverture accélérée aux agents IA en Europe avant d'autres marchés.

💬 Apple a bloqué le vibe coding pendant des mois, et là ils découvrent qu'il faut quand même accueillir les agents IA, bon. Le modèle fermé a rendu l'App Store solide, mais face à des agents autonomes qui exécutent des tâches de bout en bout, leurs règles actuelles ne tiennent plus. Le DMA va les forcer à trancher en Europe avant qu'ils aient une réponse propre, et ça pourrait créer un précédent.

BusinessOpinion
1 source
Anthropic pourrait évincer un fournisseur clé d'OpenAI
208The Information AI 

Anthropic pourrait évincer un fournisseur clé d'OpenAI

Anthropic est en négociation avancée pour racheter Stainless, une startup new-yorkaise spécialisée dans les outils pour développeurs, pour un montant d'au moins 300 millions de dollars. L'information a été révélée mardi par les journalistes Stephanie et Katie. Stainless conçoit des kits de développement logiciel (SDK) qui facilitent l'intégration des modèles d'intelligence artificielle dans des applications tierces via des interfaces de programmation (API). Parmi ses clients figurent trois géants du secteur : OpenAI, Google et Anthropic elle-même. Si l'acquisition se concrétise, elle pourrait priver OpenAI et Google de l'un de leurs fournisseurs stratégiques. Les deux entreprises devraient alors se tourner vers des alternatives ou redévelopper leurs propres SDK en interne. OpenAI avait d'ailleurs emprunté cette voie avant de devenir client de Stainless, mais selon ses propres ingénieurs, la maintenance de ces outils maison s'est révélée complexe et coûteuse. Un témoignage publié sur le site de Stainless, signé d'un ingénieur d'OpenAI, résumait le problème sans détour : "L'expérience développeur laissait à désirer." Cette opération s'inscrit dans une bataille plus large pour la fidélisation des développeurs. À mesure que les performances brutes des grands modèles de langage convergent, la facilité d'accès et la qualité des outils d'intégration deviennent des arguments différenciants majeurs. Contrôler les SDK, c'est contrôler une partie de l'expérience développeur, et donc orienter les choix d'infrastructure de milliers d'équipes techniques. Pour Anthropic, l'acquisition de Stainless représenterait un coup stratégique double : renforcer son propre écosystème tout en fragilisant la chaîne d'approvisionnement de son principal concurrent, OpenAI, dont la valorisation dépasse désormais les 300 milliards de dollars.

UELes équipes techniques européennes intégrant Claude, GPT ou Gemini via les SDK Stainless devront surveiller d'éventuelles migrations forcées si l'acquisition aboutit et qu'OpenAI ou Google perdent l'accès à ce fournisseur stratégique.

💬 Racheter le fournisseur SDK d'OpenAI pour 300 millions, c'est un coup que j'aurais pas anticipé, et c'est exactement pour ça que c'est brillant. Quand les modèles se valent à peu près sur les benchmarks, l'expérience développeur devient le vrai différenciateur, et Anthropic s'offre là le contrôle d'un morceau de la chaîne d'approvisionnement de son concurrent. OpenAI va devoir reconstruire ce qu'elle avait abandonné parce que trop cher à maintenir, et crois-moi, ils le savent déjà.

BusinessOpinion
1 source
IA : des levées record malgré le risque de bulle
209Le Big Data 

IA : des levées record malgré le risque de bulle

Au premier trimestre 2026, les investissements dans les startups d'intelligence artificielle ont atteint un niveau sans précédent : près de 300 milliards de dollars injectés dans plus de 6 000 entreprises à travers le monde, selon les données de Crunchbase. Les financements liés à la seule IA générative ont dépassé 140 milliards de dollars sur ces trois mois, soit plus que l'ensemble de l'année 2025, d'après une étude de S&P Global Market Intelligence. Trois acteurs dominent cette dynamique : OpenAI aurait levé 122 milliards de dollars en mars, portant sa valorisation estimée à 852 milliards de dollars ; Anthropic a sécurisé 30 milliards lors d'un seul tour de table ; et xAI, la startup d'Elon Musk, a ouvert l'année avec une série E de 20 milliards. Nvidia, fabricant de puces incontournable, renforce simultanément son emprise sur l'écosystème en prenant des participations dans plusieurs jeunes pousses, dont Thinking Machines Lab, fondée par l'ex-CTO d'OpenAI Mira Murati. Pour les fonds de capital-risque, l'IA représente aujourd'hui ce qu'Internet ou le cloud ont incarné lors des grands cycles technologiques précédents : une fenêtre d'opportunité qu'il faut saisir avant la consolidation du marché. Selon John Mannes, associé chez Basis Set Ventures, le rythme des investissements en 2026 serait déjà comparable, voire supérieur, à celui observé en 2025. Cette course aux positions se maintient malgré l'inflation, les tensions géopolitiques et le ralentissement général du capital-investissement, ce qui traduit une conviction profonde que l'IA va restructurer durablement l'économie mondiale. Le modèle de financement de Nvidia illustre à lui seul l'ampleur du phénomène : en investissant dans des startups qui achèteront ensuite ses GPU, le fabricant crée un cercle auto-entretenu où chaque levée de fonds génère mécaniquement de la demande pour ses propres produits. Cette frénésie inquiète pourtant un nombre croissant d'analystes. Jack Gold, de J. Gold Associates, juge que les signes d'une bulle sont déjà visibles : les coûts d'infrastructure, de centres de données et d'énergie progressent beaucoup plus vite que les revenus réellement générés par les modèles d'IA, rendant la rentabilité à court terme illusoire pour la plupart des acteurs. Il pointe notamment le risque de financement circulaire, où les investissements croisés entre équipementiers et startups entretiennent artificiellement les valorisations. Brad Harrison, de Scout Ventures, assume ouvertement que de nombreuses startups disparaîtront dans les prochaines années, laissant le marché se concentrer autour d'un petit nombre de survivants. Le secteur reproduit ainsi la logique des précédentes bulles technologiques : une phase d'euphorie capitalistique qui précède inévitablement une sélection sévère, dont l'ampleur et le calendrier restent, pour l'instant, impossibles à prévoir.

UELa concentration massive des capitaux aux États-Unis risque d'accentuer le retard de financement des startups IA européennes, rendant plus difficile leur accès aux talents, aux infrastructures GPU et aux partenariats stratégiques face à des concurrentes surcapitalisées.

BusinessOpinion
1 source
Exaforce lève 125 millions de dollars pour sa plateforme de cybersécurité IA
210Le Big Data 

Exaforce lève 125 millions de dollars pour sa plateforme de cybersécurité IA

Exaforce, startup américaine spécialisée dans la cybersécurité par intelligence artificielle, a annoncé le 12 mai 2026 une levée de fonds de série B de 125 millions de dollars, portant sa valorisation totale à 725 millions de dollars et son financement cumulé à 200 millions en seulement trois ans d'existence. L'opération a été menée par HarbourVest, aux côtés de Peak XV, Mayfield, Khosla Ventures et Seligman Ventures. La startup, fondée par Ankur Singla, développe une plateforme de sécurité pilotée par des agents IA appelés Exabots, conçus pour analyser massivement les données de sécurité, identifier les comportements suspects et réduire le temps de détection des menaces. Commercialisée officiellement au quatrième trimestre 2025 après deux ans de tests avec des partenaires, la plateforme est déjà adoptée par plusieurs grandes entreprises. L'enjeu central qu'Exaforce cherche à résoudre est réel et bien documenté dans le secteur : les équipes des centres d'opérations de sécurité (SOC) croulent sous des centaines, parfois des milliers d'alertes quotidiennes, dont une large part sont des faux positifs. La startup affirme que ses agents IA peuvent éliminer jusqu'à 90 % des tâches manuelles de ces équipes, leur permettant de se concentrer sur les menaces réellement critiques. La plateforme intègre également une fonctionnalité baptisée "Vibe Hunting", lancée récemment, qui permet aux analystes d'interroger le système en langage naturel, par exemple "avons-nous subi de nouvelles attaques provenant d'Iran ?", et d'obtenir une analyse automatisée des signaux faibles correspondants. Cette approche vise à rendre la cybersécurité plus accessible, moins dépendante d'une expertise technique pointue, et donc plus scalable pour des équipes sous pression. Cette levée intervient dans un contexte de forte accélération des investissements dans la cybersécurité augmentée par l'IA, portée par la multiplication des attaques automatisées et la pression réglementaire croissante sur la protection des données. Exaforce avait déjà levé 75 millions en série A un an plus tôt, une performance qui lui avait valu d'être signalée par le Wall Street Journal parmi les jeunes pousses les plus surveillées du secteur. Développer une telle plateforme exige des investissements considérables en infrastructure, en entraînement de modèles et en intégration de données d'entreprises, ce qui explique la cadence soutenue des tours de table. Les concurrents, dont des acteurs comme CrowdStrike, Palo Alto Networks ou des startups comme Secureworks, investissent eux aussi massivement dans l'automatisation par IA, faisant de ce segment l'un des plus disputés de la tech en 2026.

BusinessActu
1 source
La valorisation de N8N double à 4,42 milliards d’euros alors que SAP accélère sur les workflows de l’IA d’entreprise
211FrenchWeb 

La valorisation de N8N double à 4,42 milliards d’euros alors que SAP accélère sur les workflows de l’IA d’entreprise

La plateforme d'automatisation de workflows n8n vient de voir sa valorisation doubler pour atteindre 4,42 milliards d'euros, à la faveur d'une entrée au capital du groupe allemand SAP. L'opération s'inscrit dans une séquence d'acquisitions et de prises de participation menées par SAP en l'espace de quelques semaines seulement, ciblant des acteurs clés de la chaîne de valeur de l'intelligence artificielle d'entreprise. Après Dremio, spécialiste de la gestion des données, et Prior Labs, orienté modèles IA, n8n devient la troisième pièce du puzzle stratégique de l'éditeur de Walldorf. Cette montée au capital dépasse le cadre d'un simple investissement financier. SAP cherche à positionner ses solutions au coeur des architectures d'agents IA qui se déploient rapidement dans les grandes entreprises, un marché en pleine ébullition où la maîtrise des workflows d'orchestration est devenue un avantage compétitif décisif. Pour n8n, dont le modèle open-source a séduit des centaines de milliers de développeurs, l'adossement à SAP ouvre les portes d'un écosystème de clients grands comptes que la startup n'aurait pu atteindre seule. SAP, dont le coeur de métier reste les ERP, doit réinventer sa proposition de valeur face à la montée en puissance de Microsoft, Salesforce et ServiceNow sur le terrain de l'automatisation intelligente. En constituant rapidement un portefeuille d'actifs spécialisés autour des données, des modèles et des workflows, le groupe allemand parie sur une intégration verticale qui lui permettrait de proposer une offre IA bout en bout à ses 440 000 clients dans le monde.

UESAP, géant européen des ERP basé à Walldorf, et n8n, startup allemande d'automatisation open-source, consolident ensemble une filière européenne de l'IA d'entreprise, renforçant la compétitivité du continent sur le marché mondial des workflows intelligents.

💬 La vraie cohérence de la stratégie SAP commence à apparaître. Dremio pour les données, Prior Labs pour les modèles, n8n pour l'orchestration, tout ça en quelques semaines, c'est une pile IA verticale qu'ils assemblent vite et bien. Reste à voir si n8n, outil adoré des devs précisément parce qu'il n'est pas SAP, survit au contact des grands comptes enterprise.

BusinessOpinion
1 source
Anthropic en négociations pour racheter une startup d'outils développeurs utilisée par OpenAI et Google
212The Information AI 

Anthropic en négociations pour racheter une startup d'outils développeurs utilisée par OpenAI et Google

Anthropic est en négociations avancées pour acquérir Stainless, une startup spécialisée dans les outils pour développeurs, pour un montant d'au moins 300 millions de dollars. Fondée il y a quatre ans, Stainless propose des logiciels qui permettent aux développeurs, aux non-techniciens et aux agents IA d'accéder plus rapidement aux modèles d'intelligence artificielle. Parmi ses clients figurent Anthropic elle-même, mais aussi OpenAI et Google, trois des acteurs les plus puissants du secteur. Cette acquisition placerait Anthropic en position de contrôle direct sur une infrastructure critique que ses principaux concurrents utilisent quotidiennement. La demande pour ce type d'outils a fortement progressé avec l'essor des agents IA, ces systèmes capables d'automatiser des tâches complexes de manière autonome. Des produits comme Claude Code, le terminal de développement d'Anthropic, ou OpenClaw illustrent cette tendance : ils reposent précisément sur des couches d'abstraction que Stainless contribue à standardiser et accélérer. Le rachat illustre la course que se livrent les grands laboratoires d'IA pour contrôler non seulement les modèles, mais aussi les outils qui facilitent leur adoption. Posséder Stainless permettrait à Anthropic de façonner la manière dont les développeurs s'interfacent avec l'ensemble de l'écosystème IA, tout en disposant d'une visibilité inédite sur les usages de ses rivaux. Aucune des parties n'a commenté officiellement, mais si la transaction se confirme à 300 millions de dollars, elle marquerait l'un des rachats les plus stratégiques de l'année dans le secteur.

UELes développeurs européens utilisant les SDK Stainless pourraient voir leurs conditions d'accès modifiées si Anthropic impose de nouvelles politiques tarifaires ou de priorisation post-acquisition.

💬 300 millions pour racheter l'outil qu'OpenAI et Google utilisent tous les jours, c'est le coup qu'on n'attendait pas. Bon, personne ne va fermer les accès demain matin, mais Anthropic va désormais voir comment ses concurrents s'en servent en prod. C'est plus précieux que le SDK lui-même.

BusinessActu
1 source
Au-delà des modèles : où les investisseurs cherchent la prochaine vague de l'IA
213The Information AI 

Au-delà des modèles : où les investisseurs cherchent la prochaine vague de l'IA

Face à la concentration massive des investissements dans les modèles frontières et les infrastructures des hyperscalers, les investisseurs cherchent de nouveaux territoires où l'IA offre encore de la valeur. Dans une table ronde organisée par The Information, Alexa von Tobel, fondatrice du fonds early-stage Inspired Capital, et Alex Baker, associé chez PwC en charge des opérations TMT aux États-Unis, ont identifié les poches où le potentiel reste intact. Parmi les signaux du marché : le mois dernier, la startup Cursor a accordé à SpaceX une option de rachat à 60 milliards de dollars, illustrant à la fois l'appétit pour l'IA applicative et la fragilité croissante des positions différenciantes dans le logiciel vertical. Pour les deux investisseurs, la vraie question n'est plus de savoir si l'IA va transformer les industries, mais où les avantages concurrentiels sont durables. Von Tobel avertit que dans un monde dominé par des géants comme Google ou Microsoft, chacun avec plus d'un milliard d'utilisateurs, il est risqué de construire quelque chose qu'ils pourraient répliquer à moindre effort. Baker, lui, définit la défendabilité par trois critères : l'intégration profonde dans les environnements enterprise, la difficulté à reproduire l'infrastructure technique sous-jacente, et la confiance des clients. Il estime que la différenciation des startups d'IA verticale qui entraînent leurs propres modèles sectoriels s'érode rapidement, et que le vrai rempart se situe désormais dans la couche d'orchestration, plus difficile à reproduire que le modèle lui-même. C'est dans l'IA physique que les deux investisseurs voient le potentiel le plus solide pour les quatre prochaines années. Von Tobel cite BrightAI, une société de son portefeuille qu'elle décrit comme "Cursor pour les travailleurs d'infrastructure" : l'entreprise déploie des capteurs sur des canalisations d'eau, des poteaux téléphoniques et d'autres actifs physiques, collectant des données que personne d'autre ne capte. L'avantage est concret : retirer des centaines de milliers de capteurs collés sur des équipements serait coûteux et laborieux. Baker souligne que cette irréversibilité physique crée des barrières à l'entrée bien plus solides que celles du logiciel. Il cite également la revitalisation de secteurs comme la sécurité physique, caméras, lecteurs de badges et serrures connectées, longtemps considérés comme matures et désormais réinventés par l'IA. Quant au logiciel traditionnel, Baker reste optimiste malgré la montée des outils de "vibe coding" : dans les workflows réglementés et critiques, les coûts de migration restent un rempart efficace, d'autant qu'un futur peuplé d'agents IA actifs 24h/24 pourrait en fait accroître la demande de logiciels, pas la réduire.

BusinessOpinion
1 source
Microsoft a récupéré plus du double de son investissement de 13 milliards de dollars dans OpenAI
214The Information AI 

Microsoft a récupéré plus du double de son investissement de 13 milliards de dollars dans OpenAI

Microsoft a investi 13 milliards de dollars dans OpenAI sur plusieurs années, obtenant en échange un droit exclusif de revendre les modèles de langage de la startup à d'autres entreprises via son cloud Azure. Pendant trois ans, Microsoft était ainsi le seul fournisseur cloud autorisé à commercialiser GPT-4 et ses successeurs auprès des professionnels. Malgré cet avantage concurrentiel, les données révèlent que les entreprises ont acheté davantage de capacités directement auprès d'OpenAI que via Microsoft durant cette période. Selon les estimations de The Information, basées sur des documents financiers d'OpenAI et des témoignages internes, Microsoft a toutefois déjà récupéré plus du double de son investissement initial en revenus nouveaux générés par les services liés à la technologie d'OpenAI. Ce résultat illustre que la valeur du partenariat pour Microsoft dépasse largement la simple revente de modèles. L'intégration de Copilot dans Microsoft 365, Azure OpenAI Service et les outils GitHub ont tous bénéficié directement de l'accès privilégié aux modèles d'OpenAI, générant des milliards de revenus supplémentaires que la comptabilité classique ne capturait pas forcément. Ce partenariat s'est construit dans un contexte de course effrénée à l'IA générative, où Microsoft cherchait à rattraper Google sur le terrain de la recherche et des outils de productivité. La relation entre les deux entreprises reste toutefois complexe : OpenAI développe désormais ses propres offres cloud concurrentes, et l'exclusivité commerciale de Microsoft s'érode progressivement, redessinant les contours d'une alliance stratégique à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

UEL'érosion progressive de l'exclusivité commerciale de Microsoft sur les modèles OpenAI pourrait modifier les conditions d'accès et de tarification pour les entreprises européennes utilisant Azure OpenAI Service.

BusinessActu
1 source
Pourquoi Lightspeed a financé deux levées consécutives de cette startup spécialisée dans l'évaluation d'agents
215The Information AI 

Pourquoi Lightspeed a financé deux levées consécutives de cette startup spécialisée dans l'évaluation d'agents

Alex Shan avait 20 ans et ne pouvait pas encore légalement acheter de l'alcool aux États-Unis quand il a fondé Judgment Labs en 2023. Entré à Stanford à 16 ans, il y avait mené des recherches sur l'évaluation et la supervision des modèles d'intelligence artificielle au sein du prestigieux Natural Language Processing Group du Stanford AI Lab, dirigé par Christopher Manning, l'un des chercheurs en traitement du langage naturel les plus cités au monde. C'est par l'intermédiaire d'un camarade de Stanford qu'il rencontre James Alcorn, associé chez Lightspeed Venture Partners. Pendant des mois, les deux hommes imaginent des idées de startups avec les amis d'enfance de Shan, Andrew Li et Joseph Camyre, avant de s'arrêter sur un projet directement lié aux travaux de recherche de ce dernier. Lightspeed a finalement mené deux tours de financement consécutifs dans Judgment Labs, valorisant la société à 175 millions de dollars lors du plus récent, avec 32 millions de dollars de nouveaux capitaux. SV Angel et Valor Equity Partners, connu pour ses investissements dans les entreprises liées à Elon Musk, ont également participé. L'évaluation des agents IA répond à un besoin urgent dans l'industrie. Les agents autonomes prolifèrent à grande vitesse, mais ils commettent encore de nombreuses erreurs, souvent difficiles à détecter à l'échelle. Disposer d'outils fiables pour mesurer leurs performances, identifier leurs failles et surveiller leur comportement en production devient une priorité pour les entreprises qui les déploient. Judgment Labs se positionne précisément sur ce segment critique, à mi-chemin entre l'outillage pour développeurs et la gouvernance des systèmes d'IA. Ce pari s'inscrit dans un mouvement plus large : les investisseurs en capital-risque cherchent désormais à financer non seulement les constructeurs de modèles, mais aussi toute la couche d'infrastructure qui permet de les utiliser de façon fiable. Lightspeed, qui a soutenu des poids lourds comme Snap ou Affirm, mise ici sur la thèse que l'évaluation deviendra un standard incontournable à mesure que les agents IA s'intègrent dans des processus métier critiques. La rapidité des deux tours successifs signale une conviction forte, et la valorisation de 175 millions de dollars pour une startup aussi jeune illustre l'intensité de la course aux infrastructures IA en 2024-2025.

BusinessActu
1 source
Pourquoi les entreprises chinoises de l’IA accélèrent leur expansion mondiale ?
216Le Big Data 

Pourquoi les entreprises chinoises de l’IA accélèrent leur expansion mondiale ?

En l'espace de quelques jours fin avril 2026, trois startups chinoises d'intelligence artificielle ont concentré à elles seules plus de 11 milliards de dollars de financements potentiels ou confirmés. DeepSeek, fondée en 2023 avec le soutien du fonds quantitatif HighFlyer, s'apprête à réaliser sa toute première levée de fonds externe : le tour de table, initialement envisagé à 300 millions de dollars pour une valorisation de 10 milliards, pourrait atteindre 7 milliards de dollars et valoriser l'entreprise à près de 50 milliards. Moonshot AI, créateur des modèles Kimi, a de son côté levé 2 milliards de dollars sous la conduite de Meituan, portant ses financements cumulés à 3,9 milliards en six mois et sa valorisation au-delà de 20 milliards. StepFun, basée à Shanghai, serait quant à elle proche de finaliser une levée de 2,5 milliards de dollars, selon des sources proches du dossier. Ces chiffres signalent un tournant dans la perception des acteurs chinois de l'IA par les investisseurs mondiaux. Pendant des années, le capital-risque technologique en Chine a stagné depuis 2021, les investisseurs doutant de la capacité des startups locales à transformer leurs modèles en revenus durables. Ce doute s'estompe : les entreprises chinoises ont démontré qu'elles pouvaient non seulement produire des modèles de classe mondiale, mais aussi les intégrer dans des usages concrets et monétisables. Moonshot, par son partenariat avec Meituan, déploie des agents capables de réserver des hôtels ou commander des repas, tandis que son modèle Kimi K2.6 peut orchestrer jusqu'à 300 sous-agents simultanément pour automatiser des tâches complexes en programmation. StepFun déploie déjà ses modèles sur des millions d'appareils, des smartphones aux véhicules intelligents, visant une IA embarquée à grande échelle plutôt qu'un simple chatbot. Ce regain de dynamisme s'inscrit dans un contexte de compétition mondiale accélérée avec les laboratoires américains comme OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic. DeepSeek avait marqué les esprits début 2025 en publiant en open source ses modèles R1 puis V4, prouvant qu'un acteur chinois pouvait rivaliser techniquement avec des budgets bien inférieurs. Cette stratégie ouverte a construit une crédibilité internationale que les investisseurs valorisent aujourd'hui massivement. La question qui se pose désormais est celle de l'expansion hors de Chine : ces entreprises ne cherchent plus seulement à rattraper la Silicon Valley, elles visent à imposer leurs plateformes, leurs infrastructures et leurs standards dans les marchés asiatiques, européens et émergents, là où les acteurs américains n'ont pas encore consolidé leur position.

UELes startups chinoises de l'IA ciblent explicitement les marchés européens pour leur expansion, ce qui pourrait modifier l'équilibre concurrentiel et offrir aux acteurs européens des alternatives aux plateformes américaines.

💬 11 milliards en quelques jours, c'est plus le signal d'un rattrapage, c'est celui d'une offensive. Ce qui a changé par rapport à 2023, c'est que Moonshot ou StepFun ne vendent plus des benchmarks : ils déploient des agents qui réservent des hôtels et font tourner de l'IA embarquée sur des millions d'appareils. Et l'Europe, là-dedans, c'est exactement le terrain que ces boîtes visent, là où ni Google ni OpenAI n'ont vraiment verrouillé quoi que ce soit.

BusinessOpinion
1 source
Sêmeia lève 21 M€ pour la télésurveillance IA
217FrenchWeb 

Sêmeia lève 21 M€ pour la télésurveillance IA

La startup toulousaine Sêmeia a annoncé une levée de fonds de 21 millions d'euros, réalisée auprès d'Acton Capital, de XAnge via son véhicule Mutuelles Impact, et de Citizen Capital. Les investisseurs historiques de la société, dont la Banque des Territoires et Orange Ventures, ont également participé à l'opération. Fondée en 2017 par Mathieu Godart, Pierre Hornus et Daniel Szeftel, la startup développe une plateforme de télésurveillance médicale destinée à suivre les patients atteints de maladies chroniques à distance, en intégrant des briques d'intelligence artificielle pour optimiser la détection des signaux cliniques. Ce financement doit permettre à Sêmeia d'accélérer le déploiement de sa technologie auprès des établissements de santé et des professionnels médicaux français, dans un secteur où la demande explose sous la pression du vieillissement de la population et du manque de praticiens. L'enjeu est concret : réduire les hospitalisations évitables, alléger la charge des soignants et améliorer la qualité de vie des patients chroniques grâce à un suivi continu depuis leur domicile. La télésurveillance médicale a connu une accélération réglementaire majeure en France avec la création du forfait de télésurveillance remboursé par l'Assurance maladie depuis 2023, ce qui ouvre un marché structuré pour des acteurs comme Sêmeia. La startup s'inscrit dans un écosystème healthtech français en pleine consolidation, face à des concurrents européens et américains bien dotés. Cette levée devrait lui donner les moyens de renforcer ses équipes commerciales et d'approfondir ses capacités d'analyse prédictive par IA.

UELa levée de 21 M€ va accélérer le déploiement d'une plateforme de télésurveillance médicale désormais remboursée par l'Assurance maladie, bénéficiant directement aux patients chroniques et aux établissements de santé français.

BusinessActu
1 source
Isomorphic Labs réalise une levée de fonds record de plus de 2 milliards de dollars
218Le Big Data 

Isomorphic Labs réalise une levée de fonds record de plus de 2 milliards de dollars

Isomorphic Labs, la spin-off de Google DeepMind fondée en 2021 par Demis Hassabis, est en négociations avancées pour lever plus de 2 milliards de dollars dans un nouveau tour de table mené par Thrive Capital, avec la participation d'Alphabet. Cette opération, révélée par Bloomberg le 8 mai 2026, dépasserait largement les 600 millions de dollars levés lors du premier financement externe de l'entreprise en 2025, qui impliquait déjà Alphabet et GV. Si elle se confirme, cette levée deviendra l'une des plus importantes jamais réalisées par une entreprise spécialisée dans la découverte de médicaments par intelligence artificielle. La société londonienne s'appuie sur AlphaFold, le système de prédiction des structures protéiques développé par DeepMind, ainsi que sur IsoDDE, son moteur propriétaire de conception moléculaire, pour identifier des candidats médicaments prometteurs en automatisant des étapes qui demandaient auparavant des années de recherche manuelle. Ce financement record confirme l'appétit persistant des investisseurs pour les plateformes qui cherchent à industrialiser l'IA appliquée à la biologie, malgré les contraintes réelles du secteur. Isomorphic Labs a ainsi repoussé d'une année complète ses premiers essais cliniques, ce qui illustre que même les outils les plus avancés restent soumis aux exigences réglementaires et scientifiques du développement pharmaceutique. Pourtant, les partenariats signés avec Eli Lilly et Johnson & Johnson en 2024 ont fourni une validation industrielle cruciale, rassurant des investisseurs souvent échaudés par des promesses technologiques sans ancrage concret. Pour les grands groupes pharmaceutiques, l'enjeu est stratégique : réduire les coûts de R&D, limiter les échecs tardifs et compresser des cycles de développement qui coûtent en moyenne plus d'un milliard de dollars par molécule mise sur le marché. Isomorphic Labs évolue dans un marché disputé où Recursion Pharmaceuticals, Insilico Medicine et Exscientia développent également des modèles d'apprentissage automatique pour la découverte de médicaments. Mais la société dispose d'un avantage distinctif : l'héritage scientifique de DeepMind et la crédibilité de Demis Hassabis, prix Nobel de chimie 2024, lui confèrent une légitimité que peu de concurrents peuvent revendiquer. Là où certains acteurs proposent essentiellement des outils logiciels, Isomorphic Labs combine modélisation des protéines de pointe, IA générative appliquée à la chimie et alliances avec des majors pharmaceutiques disposant de pipelines cliniques réels. Avec cette nouvelle levée, l'entreprise cherche vraisemblablement à accélérer le développement de ses propres programmes thérapeutiques internes et à consolider sa position avant que le secteur n'entre dans une phase de consolidation plus intense.

UELa levée record d'Isomorphic Labs, société londonnienne héritière de DeepMind, renforce la crédibilité de l'Europe comme pôle d'excellence en IA appliquée aux sciences du vivant et pourrait catalyser de nouveaux investissements dans l'écosystème biotech européen.

BusinessOpinion
1 source
OpenAI Deployment Company obtient 4 milliards de dollars pour l’IA d’entreprise
219Le Big Data 

OpenAI Deployment Company obtient 4 milliards de dollars pour l’IA d’entreprise

OpenAI a lancé le 11 mai 2026 une nouvelle entité baptisée OpenAI Deployment Company, dotée d'un investissement initial de plus de 4 milliards de dollars. Majoritairement détenue et contrôlée par OpenAI, cette structure regroupe 19 firmes d'investissement, cabinets de conseil et intégrateurs systèmes parmi lesquels TPG, Bain Capital, Goldman Sachs, Capgemini et McKinsey. Son coeur opérationnel repose sur des Forward Deployed Engineers (FDE), des ingénieurs spécialisés qui s'intègrent directement au sein des organisations clientes pour identifier les processus à fort potentiel, concevoir des systèmes IA adaptés et les connecter aux données internes, outils métier et systèmes de contrôle existants. Pour démarrer immédiatement avec une masse critique, OpenAI a parallèlement annoncé l'acquisition de Tomoro, société britannique spécialisée dans le conseil et l'ingénierie IA appliquée, qui apporte environ 150 ingénieurs et spécialistes du déploiement expérimentés, ayant travaillé pour des clients comme Tesco, Virgin Atlantic ou Supercell. Cette initiative répond à un blocage structurel bien documenté dans l'adoption de l'IA en entreprise : si plus d'un million d'organisations utilisent déjà les produits et API d'OpenAI, la grande majorité peine à franchir le fossé entre expérimentation et production réelle. Déployer un modèle dans un environnement critique implique de gérer la gouvernance, la sécurité des données, la fiabilité opérationnelle et l'intégration aux systèmes existants, autant de dimensions que les équipes internes maîtrisent rarement seules. OpenAI positionne explicitement cette transformation comme un changement organisationnel complet, et non comme une simple mise à jour logicielle, ce qui justifie la présence d'ingénieurs embarqués capables d'accompagner les équipes métier dans la durée. Pour les grandes entreprises, cela représente un accélérateur concret ; pour OpenAI, une source de revenus récurrents et de fidélisation bien plus profondes qu'une simple licence API. Ce lancement marque un tournant stratégique pour OpenAI, qui jusqu'ici dominait essentiellement la couche des modèles et des plateformes. En s'attaquant désormais à la couche d'intégration et d'exécution, l'entreprise entre en concurrence directe avec les grands cabinets de conseil en transformation numérique et les intégrateurs systèmes traditionnels, tout en cherchant à verrouiller ses clients dans son écosystème. Ce mouvement s'inscrit dans une course plus large entre les hyperscalers et les labs d'IA pour capturer la valeur générée par l'IA dans les flux de travail des grandes organisations. Microsoft, Google et Salesforce ont chacun développé des offres similaires d'accompagnement au déploiement ; OpenAI, en créant une entité dédiée avec un réseau de partenaires de premier rang, signale qu'elle entend jouer dans cette ligue, et pas seulement fournir les modèles qui la font tourner.

UECapgemini, groupe français de conseil en transformation numérique, figure parmi les 19 partenaires fondateurs, le positionnant en première ligne pour capter les contrats d'intégration IA d'entreprise à l'échelle mondiale.

💬 OpenAI arrête de louer des modèles et se lance dans le conseil, avec 4 milliards pour démarrer. C'est le seul truc qui fonctionnait vraiment pour passer de l'API à la prod : des ingénieurs qui s'incrustent chez le client, qui comprennent les données internes, qui font le travail sale. L'ironie, c'est que McKinsey figure à la fois parmi les partenaires et parmi les premiers visés.

BusinessOpinion
1 source
OpenAI va économiser 97 milliards de dollars d'ici 2030 grâce à son nouvel accord avec Microsoft
220The Information AI 

OpenAI va économiser 97 milliards de dollars d'ici 2030 grâce à son nouvel accord avec Microsoft

OpenAI a conclu un nouvel accord avec Microsoft qui lui permettra d'économiser jusqu'à 97 milliards de dollars d'ici 2030. C'est la directrice financière Sarah Friar qui supervise cette renégociation majeure, dont les détails n'avaient jusqu'ici pas été rendus publics. Selon les termes initiaux du partenariat, OpenAI devait reverser 20 % de ses revenus à Microsoft, une clause qui aurait pu représenter 135 milliards de dollars si la société atteignait ses objectifs de croissance à long terme. Le nouvel accord réduit drastiquement cette obligation, limitant la part due à Microsoft à une fraction de ce montant. Cet allègement financier est considérable pour OpenAI, dont les ambitions d'expansion nécessitent des capitaux massifs. La société, valorisée à plus de 300 milliards de dollars après sa dernière levée de fonds, doit financer le développement de ses modèles, l'infrastructure de calcul et l'internationalisation de ChatGPT. Réduire la charge liée au partage de revenus libère des marges de manœuvre significatives pour investir dans la recherche et rester compétitif face à Google, Anthropic et Meta. Le partenariat entre OpenAI et Microsoft remonte à 2019, quand le géant de Redmond a injecté un premier milliard de dollars dans la startup. Depuis, Microsoft a engagé plus de 13 milliards de dollars et intégré les technologies d'OpenAI dans ses produits phares, de Copilot à Azure. La renégociation de cet accord de partage de revenus reflète le rapport de force qui a évolué entre les deux entités, OpenAI cherchant à préserver son autonomie financière à mesure qu'elle se transforme en une entreprise à but lucratif.

💬 Le rapport de force a changé de camp. Quand Microsoft a posé son premier milliard en 2019, les termes du deal reflétaient exactement ça, OpenAI avait besoin d'eux. À 300 milliards de valorisation, continuer à reverser 20% des revenus à Redmond, c'était une anomalie qui ne pouvait pas tenir.

BusinessActu
1 source
LOVABLE recrute des Design Engineers pour construire les expériences qui racontent l’avenir de l’IA
221FrenchWeb 

LOVABLE recrute des Design Engineers pour construire les expériences qui racontent l’avenir de l’IA

Lovable, startup européenne spécialisée dans la création de logiciels par langage naturel, ouvre des postes de Design Engineers pour renforcer son équipe produit. Ces profils hybrides, situés à l'intersection du design produit, du développement frontend et du storytelling visuel, auront pour mission de concevoir les expériences qui incarnent la vision de l'entreprise sur l'avenir du développement logiciel assisté par l'IA. L'annonce intervient alors que la plateforme revendique déjà des millions d'utilisateurs actifs, aussi bien des freelances indépendants que des salariés de grandes entreprises. Ce recrutement témoigne d'une étape de maturité pour Lovable : après avoir prouvé l'utilité de son produit à grande échelle, la startup cherche désormais à soigner la dimension narrative et esthétique de son interface, un levier souvent décisif pour convertir des utilisateurs occasionnels en clients fidèles. Dans un marché où les outils de développement no-code et AI-assisted se multiplient, la qualité de l'expérience utilisateur devient un différenciateur aussi important que la performance technique. Lovable s'est imposée comme l'une des startups IA européennes les plus suivies, portée par la vague des outils de génération de code et d'applications accessibles à des non-développeurs. Elle évolue dans un secteur très concurrentiel, face à des acteurs comme Bolt, Cursor ou Replit. En investissant dans des ingénieurs capables de marier code et design, la société parie que l'expérience visuelle et le storytelling seront les prochains terrains de différenciation dans la course aux outils de développement augmenté.

UELovable, startup européenne spécialisée dans le développement assisté par l'IA, renforce ses équipes produit en Europe, s'affirmant comme un acteur de l'écosystème tech européen face aux outils américains.

BusinessActu
1 source
L'ingénierie centrée client au service de l'innovation en IA
222MIT Technology Review 

L'ingénierie centrée client au service de l'innovation en IA

Malgré des années d'investissements massifs dans la digitalisation, les grandes entreprises ne capturent en moyenne moins d'un tiers de la valeur attendue, selon une étude McKinsey. Ashish Agrawal, vice-président responsable des technologies de paiement et cartes business chez Capital One, identifie une cause structurelle : la plupart des organisations construisent leurs outils technologiques d'abord, puis cherchent ensuite à les appliquer aux besoins clients. Son équipe a inversé cette logique en adoptant ce qu'il appelle le "customer-back engineering" : partir des attentes, frictions et besoins concrets des utilisateurs, puis remonter vers les solutions techniques. Concrètement, Capital One impose à chaque ingénieur plusieurs points de contact annuels avec les clients : sessions d'empathie digitale pour observer les parcours utilisateurs, immersions au sein du support client, accompagnements terrain aux côtés des équipes commerciales, et hackathons centrés sur de vrais problèmes clients. Cette approche produit un effet multiplicateur sur l'innovation. Quand les ingénieurs sont exposés directement aux difficultés vécues par les utilisateurs, ils développent des solutions que ni les équipes produit ni les équipes commerciales n'auraient imaginées seules, car ils restent naturellement proches des systèmes et des données. L'impact est aussi motivationnel : voir concrètement comment une modification de code améliore la vie d'un client transforme l'engagement des développeurs. Avec l'IA, cet effet est amplifié. Dans le service client de Capital One, des agents conversationnels basés sur l'IA générative peuvent désormais résumer instantanément l'historique d'un échange, fournir au conseiller humain le contexte complet d'une demande et poser automatiquement des questions de suivi ciblées, des tâches qui demandaient auparavant plusieurs minutes de lecture manuelle. Le constat d'Agrawal s'inscrit dans un débat plus large sur la manière dont les grandes entreprises tirent parti de l'IA. Beaucoup ont construit des pipelines de données riches au fil des années sans en exploiter pleinement le potentiel. L'émergence des outils agentiques change la donne : combinés à un écosystème de données de qualité, ils permettent de passer des correctifs incrémentaux à une transformation à haute vélocité. Le véritable frein n'est plus technologique mais organisationnel : rapprocher les ingénieurs des clients demande une discipline managériale forte et une culture délibérément entretenue. Capital One parie que les entreprises qui réussiront à ancrer cette proximité dans leurs pratiques d'ingénierie seront celles capables d'itérer le plus vite, d'identifier les bons problèmes avant leurs concurrents, et donc de transformer l'IA en avantage compétitif durable plutôt qu'en coût technologique supplémentaire.

BusinessOpinion
1 source
Kuaishou envisage de scinder sa filiale Kling AI à une valorisation de 20 milliards de dollars
223The Information AI 

Kuaishou envisage de scinder sa filiale Kling AI à une valorisation de 20 milliards de dollars

Kuaishou Technology, le géant chinois des réseaux sociaux, prépare la scission de sa division d'IA vidéo Kling en vue d'une introduction en bourse prévue pour l'année prochaine. Selon deux sources proches du dossier, l'entreprise a déjà engagé des discussions avec des investisseurs potentiels pour un tour de financement pré-IPO qui valoriserait Kling à 20 milliards de dollars. Kling développe des modèles de génération vidéo par intelligence artificielle qui se positionnent directement face aux solutions de ByteDance, Google et Alibaba. Cette opération illustre la volonté de Kuaishou de monétiser séparément ses actifs d'IA, dans un contexte où les investisseurs internationaux affichent un appétit marqué pour les entreprises du secteur. En isolant Kling dans une entité indépendante, Kuaishou cherche à lui attribuer une valorisation autonome, distincte de celle du groupe parent, et à attirer des capitaux dédiés à la course mondiale aux outils de création vidéo générative. Kling s'est imposé ces derniers mois comme l'un des acteurs les plus sérieux dans la génération vidéo par IA, un segment en pleine explosion depuis le lancement de Sora par OpenAI début 2024. La compétition est intense : ByteDance, Alibaba, Google et de nombreuses startups occidentales comme Runway ou Pika investissent massivement dans ces technologies. Une IPO réussie de Kling pourrait faire de cette division un acteur coté majeur dans la course à l'IA générative, et renforcer l'ambition de Kuaishou à l'international.

BusinessActu
1 source
Bain identifie un marché SaaS de 100 milliards de dollars dans l'automatisation par agents IA
224AI News 

Bain identifie un marché SaaS de 100 milliards de dollars dans l'automatisation par agents IA

Le cabinet de conseil Bain & Company estime à 100 milliards de dollars le marché adressable aux États-Unis pour les éditeurs SaaS qui intègrent l'IA agentique dans l'automatisation des processus d'entreprise. Cette estimation figure dans le deuxième volet d'une série de cinq rapports que Bain consacre au secteur logiciel à l'ère de l'IA. La firme chiffre à 4 à 6 milliards de dollars ce que les éditeurs captent déjà aujourd'hui aux États-Unis, ce qui signifie que plus de 90 % du marché reste inexploité. En étendant l'analyse au Canada, à l'Europe, à l'Australie et à la Nouvelle-Zélande, Bain porte l'estimation globale à environ 200 milliards de dollars. Par fonction, la vente représente la plus grande part individuelle avec environ 20 milliards, portée avant tout par la taille de la main-d'oeuvre commerciale. Les opérations et le coût de production pèsent 26 milliards au total. Le support client, la R&D, l'ingénierie et la finance se situent chacun entre 6 et 12 milliards. Ce que Bain met en évidence, c'est moins la concurrence frontale avec les plateformes SaaS existantes que la conversion en dépenses logicielles d'un travail humain massif et jusqu'ici peu automatisé : la coordination entre applications d'entreprise. Ces workflows traversent des ERP, des CRM, des outils de gestion fournisseurs et des boîtes mail, enchaînant des tâches comme la vérification croisée de données, l'interprétation de messages non structurés ou la décision d'escalader un problème. L'automatisation classique par règles ou par RPA bute sur l'ambiguïté et la dispersion de l'information dans plusieurs systèmes. L'IA agentique, elle, peut agréger des sources hétérogènes, déclencher des actions dans plusieurs outils et opérer dans des cadres de gouvernance définis. Le potentiel d'automatisation varie selon les fonctions : le support client et la R&D atteignent 40 à 60 % des tâches automatisables, grâce à des données structurées et des signaux de résultat clairs. La finance et les RH se situent entre 35 et 45 %, la vente et l'informatique entre 30 et 40 %, tandis que le juridique plafonne à 20-30 % en raison du risque d'erreur élevé. Ce rapport s'inscrit dans un contexte de réorientation stratégique des grands éditeurs, qui cherchent à positionner l'IA agentique non pas comme une fonctionnalité supplémentaire, mais comme un nouveau segment de revenus autonome. Bain identifie six facteurs déterminants pour évaluer l'automatisabilité réelle d'un workflow : la vérifiabilité des résultats, les conséquences d'un échec, la disponibilité de données structurées, la variabilité des processus, notamment. Les workflows à risque réglementaire ou financier élevé, déclarations fiscales, conformité légale, réponse aux incidents de sécurité, nécessitent une supervision humaine rapprochée même lorsque les agents sont techniquement capables. Ce cadre analytique va probablement devenir une référence pour les éditeurs qui doivent décider où concentrer leurs investissements en IA agentique dans les prochains mois.

UEL'Europe est explicitement incluse dans l'estimation globale de 200 milliards de dollars, ce qui positionne les éditeurs SaaS et entreprises européens face à une opportunité de marché directe dans l'automatisation par agents IA.

💬 100 milliards dans l'automatisation agentique, Bain sort l'artillerie. Ce qui me retient dans ce rapport, c'est pas le total (les cabinets de conseil adorent les chiffres ronds), c'est qu'ils pointent le vrai angle : tout le travail de coordination entre ERP, CRM et boîte mail, le genre de flux qui n'a encore aucune ligne budget logiciel aujourd'hui. Sur ce sujet, franchement, c'est plus intéressant que ça en a l'air.

BusinessOpinion
1 source
Anthropic pourrait lever des fonds sur une valorisation record de 1000 milliards $
225Le Big Data 

Anthropic pourrait lever des fonds sur une valorisation record de 1000 milliards $

Anthropic prépare ce qui pourrait devenir la plus importante levée de fonds de l'histoire des entreprises technologiques privées. Selon le Financial Times et Reuters, la startup américaine envisage de lever jusqu'à 50 milliards de dollars dès l'été 2026, ce qui propulserait sa valorisation aux alentours de 900 milliards de dollars, voire au seuil symbolique de 1 000 milliards. Pour donner la mesure de cette trajectoire, le chiffre d'affaires annualisé d'Anthropic est passé de 1 milliard de dollars en janvier 2025 à 30 milliards en avril 2026, et devrait franchir le cap des 45 milliards dans les prochains mois, contre 9 milliards l'année précédente. Des fonds comme Lightspeed Venture Partners et General Catalyst seraient parmi les candidats à participer à l'opération. La startup, fondée en 2021 par d'anciens cadres d'OpenAI, est déjà soutenue financièrement par Amazon et Google. Cette valorisation potentielle placerait Anthropic devant OpenAI dans la hiérarchie des entreprises privées les mieux valorisées au monde, signalant un basculement dans la perception des investisseurs vis-à-vis de l'IA. Les fonds levés serviraient principalement à financer l'expansion de l'infrastructure cloud et des capacités de calcul nécessaires à l'entraînement des prochains modèles, dont le futur Mythos. Développer un modèle génératif de pointe exige des milliers de GPU spécialisés, des centres de données massifs et une consommation énergétique colossale, ce qui rend l'accès aux ressources matérielles aussi stratégique que la recherche elle-même. Cette dynamique pousse les investisseurs à traiter l'IA comme une infrastructure mondiale au même titre qu'Internet ou le cloud, justifiant des niveaux de capitalisation autrefois réservés aux géants industriels cotés en bourse. La montée en puissance d'Anthropic s'explique par plusieurs facteurs structurels. Sur le terrain professionnel, son assistant Claude gagne rapidement du terrain face à OpenAI, notamment auprès des développeurs via Claude Code, apprécié pour l'automatisation de tâches de programmation et d'analyse. L'entreprise bénéficie d'une réputation de fiabilité et de sécurité qui lui ouvre les portes des grandes entreprises. Pour sécuriser son accès aux puces et aux infrastructures nécessaires au déploiement de Mythos, Anthropic aurait signé des accords stratégiques avec Amazon Web Services, Google et le fabricant de semi-conducteurs Broadcom, cherchant à éviter les tensions d'approvisionnement qui paralysent déjà une partie du marché. La course aux ressources de calcul est désormais aussi déterminante pour l'avenir de l'IA que la qualité des modèles eux-mêmes.

UELa montée en puissance d'Anthropic comme concurrent crédible à OpenAI renforce la dépendance potentielle des entreprises et institutions européennes à des infrastructures d'IA américaines.

💬 30 milliards de revenus annualisés en quinze mois, c'est pas de la finance, c'est de la physique. Ce qui m'intéresse vraiment, c'est que Claude Code est cité comme moteur de croissance, et ça colle parfaitement avec ce que je vois au quotidien. La valorisation à 1 000 milliards suit, mais au fond c'est juste pour acheter des GPUs par milliers et de l'électricité, parce que c'est là que se joue la course maintenant.

BusinessActu
1 source
GPT-5.5 coûte 49 à 92 % plus cher que son prédécesseur, selon la longueur des entrées
226The Decoder 

GPT-5.5 coûte 49 à 92 % plus cher que son prédécesseur, selon la longueur des entrées

OpenAI a doublé le prix affiché de GPT-5.5 par rapport à GPT-5.4, justifiant cette hausse par la promesse que des réponses plus courtes compenseraient le surcoût pour les utilisateurs. Mais une analyse conduite par OpenRouter, plateforme d'agrégation de modèles de langage, révèle que la réalité est bien différente : en s'appuyant sur des données d'utilisation réelles, OpenRouter conclut que les coûts effectifs ont augmenté de 49 à 92 % selon la longueur des requêtes soumises au modèle. Cette hausse tarifaire a des conséquences directes pour les développeurs et les entreprises qui intègrent GPT-5.5 dans leurs applications via l'API d'OpenAI. Une augmentation pouvant frôler les 100 % sur certains usages représente un choc budgétaire significatif, en particulier pour les startups et les équipes traitant de gros volumes de requêtes. Le fait que l'écart entre le tarif officiel et le coût réel soit si prononcé soulève également des questions sur la transparence des grilles tarifaires publiées par OpenAI. Anthropic a, elle aussi, relevé le prix de son modèle haut de gamme Opus 4.7, confirmant une tendance de fond dans l'industrie. Les deux entreprises se préparent à une introduction en bourse, ce qui pourrait expliquer une stratégie visant à améliorer leur rentabilité à court terme. Alors que la concurrence entre les grands acteurs de l'IA reste intense, cette course à la hausse des prix suggère que la phase de conquête à prix coûtant laisse progressivement place à une logique de monétisation plus agressive.

UELes startups et développeurs européens intégrant GPT-5.5 ou Opus 4.7 via API subissent une hausse effective de 49 à 92 % de leurs coûts opérationnels, les contraignant à revoir leurs budgets ou à évaluer des alternatives open-source.

💬 La "promesse de réponses plus courtes qui compensent", c'était du flan. OpenRouter a sorti les vraies données d'utilisation : +49 à +92% sur les coûts réels selon la longueur des requêtes, loin de ce qu'annonce le tarif officiel. Entre les deux boîtes en pré-IPO qui remontent leurs marges simultanément, le signal est assez lisible.

BusinessOpinion
1 source
L'IA s'allie à ses rivaux par nécessité
227The Information AI 

L'IA s'allie à ses rivaux par nécessité

Elon Musk vient de conclure un accord avec Anthropic pour lui vendre l'accès à Colossus 1, son campus de centres de données à Memphis. L'annonce a surpris l'industrie : il y a quelques mois encore, Musk désignait régulièrement la startup comme "Misanthropic", terme qu'il utilisait pour railler son nom, et la considérait comme un rival direct de son propre laboratoire d'IA, xAI, récemment fusionné dans SpaceX. Le changement de ton est radical. Musk a expliqué avoir rencontré l'équipe d'Anthropic la semaine précédente et avoir signé l'accord après avoir constaté que "personne n'avait déclenché son détecteur de malveillance". En échange d'un accès à la puissance de calcul de Colossus, Anthropic a publiquement exprimé son intérêt pour les futurs centres de données orbitaux que SpaceX ambitionne de déployer dans l'espace. Cet accord répond à deux impératifs urgents qui se sont alignés au même moment. Du côté d'Anthropic, Claude Code et les autres produits de la startup sont devenus des succès commerciaux majeurs, mais la demande en calcul dépasse la capacité disponible. Après des années dans l'ombre de Google et d'OpenAI, Anthropic ne peut pas se permettre de ralentir, et cherche à sécuriser des ressources informatiques le plus rapidement possible. Du côté de Musk, SpaceX se prépare à une introduction en bourse le mois prochain, et les revenus tirés de la location de Colossus améliorent directement la situation financière du groupe. L'intérêt d'Anthropic pour les data centers spatiaux lui offre par ailleurs un argument marketing précieux à mettre en avant lors de sa tournée auprès des investisseurs. L'accord s'inscrit dans une série de manœuvres plus larges qui révèlent la complexité des alliances dans l'industrie de l'IA. Quelques semaines plus tôt, Musk avait vendu de la capacité de calcul à Cursor, concurrent direct d'Anthropic, tout en s'octroyant une option d'achat sur la startup assortie d'une clause de rupture de 10 milliards de dollars. Avec la montée en puissance d'Anthropic, les perspectives de Cursor pourraient se réduire, rendant cette option moins attractive et Musk potentiellement enclin à ne pas l'exercer. En parallèle, le procès qui oppose Musk à Sam Altman autour d'OpenAI se poursuit sans victoire décisive pour aucun des deux camps. En s'alliant à Anthropic, Musk fragilise indirectement OpenAI tout en renforçant un acteur qui lui en concède les bénéfices commerciaux immédiats. Dans une industrie où les rivalités et les partenariats se reconfigurent en quelques semaines, la règle semble désormais simple : l'ennemi de mon ennemi est mon fournisseur de GPU.

💬 Musk insulte Anthropic pendant des mois, puis leur loue Colossus. C'est presque beau comme pragmatisme : SpaceX a besoin de cash avant l'IPO, Anthropic crève sous les requêtes de Claude Code, et renforcer Anthropic fragilise OpenAI au passage. Trois problèmes résolus en une réunion, bon.

BusinessOpinion
1 source
Anthropic affiche une croissance de 10x par an pendant que ses concurrents licencient plus de 10 % de leurs effectifs
228Latent Space 

Anthropic affiche une croissance de 10x par an pendant que ses concurrents licencient plus de 10 % de leurs effectifs

Anthropic est désormais valorisée entre 1 000 et 1 200 milliards de dollars selon les estimations du marché secondaire et les rapports de la presse spécialisée, ce qui en fait officiellement la onzième à quinzième entreprise la plus valorisée au monde, devant OpenAI. Cette ascension fait suite à un premier trimestre 2026 qualifié de "miraculeux" par les analystes : la startup fondée par Dario Amodei aurait enregistré une croissance annualisée de 80 fois et un bond de 15 milliards de dollars de revenus récurrents annualisés (ARR) en un seul mois. Pendant ce temps, OpenAI multiplie les sorties de modèles à un rythme soutenu : GPT-5.5, GPT-5.5 Pro, GPT-5.5 Instant, GPT-Realtime-2 et GPT-5.5 Cyber ont tous été annoncés sur une fenêtre d'à peine deux semaines. Ce dernier modèle, destiné à la cybersécurité, est disponible en accès limité pour les entreprises et les administrations chargées de protéger des infrastructures critiques. Sur le front open source, Zyphra a publié ZAYA1-74B-Preview, un modèle MoE de 74 milliards de paramètres (4 milliards actifs), entraîné sur du matériel AMD et distribué sous licence Apache 2.0. La polarisation économique engendrée par cette course à l'IA est saisissante. Alors qu'Anthropic et ses pairs affichent une croissance à deux chiffres par mois, des entreprises technologiques de premier plan procèdent à des suppressions massives d'emplois, invoquant précisément la "préparation à l'IA" : Block a licencié 40 % de ses effectifs, Cloudflare 20 %, et Coinbase 14 %. Le phénomène soulève des questions légitimes sur la part d'"AI-washing" dans ces décisions, mais le message de fond est clair : l'IA concentre les richesses et les croissances dans un nombre très restreint d'acteurs, tandis qu'elle fragilise des pans entiers du reste de l'économie tech. L'agent Codex d'OpenAI illustre cette mutation : désormais conçu comme un runtime autonome capable de poursuivre des tâches indéfiniment, il a atteint 61 % sur les jeux publics ARC-AGI-3 après 160 heures d'exécution et 30 000 actions. Ce tableau s'inscrit dans une dynamique plus large de concentration économique qui inquiète certains observateurs. La croissance de l'IA reste pour l'instant dominée par le matériel et l'énergie plutôt que par le logiciel, ce qui favorise des acteurs disposant de capitaux massifs. Anthropic, longtemps perçue comme la rivale plus "sérieuse" d'OpenAI sur les questions de sécurité, confirme qu'elle peut aussi battre son adversaire sur le terrain commercial. La transparence affichée par OpenAI sur ses propres failles, notamment un problème de calibration dans son processus d'alignement lié à la notation des chaînes de raisonnement, montre que la course à la puissance ne dispense pas de devoir gérer des risques techniques fondamentaux. Les prochains mois diront si cette concentration extrême préfigure l'éclatement d'une bulle ou l'émergence d'un secteur dominant comparable à ce qu'ont été les GAFA dans les années 2010.

💬 Anthropic qui dépasse OpenAI en valorisation, c'est le genre de truc qu'on attendait depuis un moment. Ce qui me frappe plus, c'est Block qui licencie 40 % de ses équipes "pour se préparer à l'IA" pendant qu'Anthropic fait 80x annualisé. Les richesses s'accumulent dans cinq boîtes, le reste de la tech saborde ses équipes et appelle ça de la transformation.

BusinessActu
1 source
Musk vs. Altman, semaine 2 : OpenAI riposte et Shivon Zilis révèle une tentative de débauchage
229MIT Technology Review 

Musk vs. Altman, semaine 2 : OpenAI riposte et Shivon Zilis révèle une tentative de débauchage

La deuxième semaine du procès opposant Elon Musk à OpenAI a mis en lumière les contradictions profondes entre les deux camps. Greg Brockman, président et cofondateur d'OpenAI, est monté à la barre en costume bleu, calme mais tendu sous l'interrogatoire de l'avocat de Musk, Steven Molo. Il a contredit point par point la version de Musk, qui avait affirmé la semaine précédente avoir donné 38 millions de dollars à une organisation promise à rester à but non lucratif, avant de se faire flouer par une restructuration en faveur des actionnaires. Brockman a rappelé qu'en 2017, après qu'un modèle d'OpenAI eut battu les meilleurs joueurs mondiaux au jeu vidéo Dota 2, Musk lui-même avait écrit dans un email que c'était "le moment de passer à l'étape suivante" et de créer une entité commerciale. Lors des semaines suivantes, Musk aurait réclamé une participation majoritaire au capital, le droit de nommer la majorité du conseil d'administration, et le poste de PDG. Shivon Zilis, ancienne membre du conseil d'OpenAI et mère de quatre enfants de Musk, a également témoigné : selon elle, Musk avait tenté de recruter Sam Altman pour diriger un nouveau laboratoire d'IA chez Tesla. Les enjeux financiers et juridiques du procès sont considérables. Musk réclame jusqu'à 134 milliards de dollars de dommages et intérêts à OpenAI et à Microsoft, principal investisseur de la société, et demande au tribunal d'écarter Altman et Brockman de leurs fonctions ainsi d'annuler la récente transformation de la filiale commerciale en "public benefit corporation". Une victoire de Musk pourrait faire dérailler l'introduction en bourse d'OpenAI, dont la valorisation approche 1 000 milliards de dollars. Deux jours avant l'ouverture du procès, Musk avait envoyé un message à Brockman pour évoquer un accord amiable ; quand Brockman proposa que chaque partie abandonne ses poursuites, Musk répondit : "D'ici la fin de la semaine, toi et Sam serez les hommes les plus haïs d'Amérique." Le procès s'inscrit dans une rivalité commerciale directe entre les deux hommes. Musk a quitté le conseil d'OpenAI en 2018, avant de fonder xAI en 2023, désormais intégré à SpaceX, avec une valorisation cible de 1 750 milliards de dollars en vue d'une entrée en bourse dès juin prochain. OpenAI soutient que la plainte n'est pas motivée par la défense d'une mission humaniste, mais par la volonté de nuire à un concurrent direct. Cette lecture est renforcée par les révélations sur la tentative de débauchage d'Altman vers Tesla. Le jury devra trancher entre deux récits incompatibles de la genèse d'une des entreprises les plus influentes du monde, alors que la course à l'intelligence artificielle générale s'accélère et que ses implications économiques, éthiques et géopolitiques n'ont jamais été aussi lourdes.

UESi le procès aboutit à une injonction bloquant l'introduction en bourse d'OpenAI ou à l'éviction de sa direction, les entreprises européennes dépendantes des APIs OpenAI pourraient subir une instabilité majeure de leur fournisseur d'IA générative le plus utilisé.

💬 Le témoignage de Shivon Zilis change tout : si Musk voulait recruter Altman pour Tesla, c'est qu'il voyait dans OpenAI une ressource à capturer, pas une cause à défendre. Le reste, les 134 milliards, les discours sur la mission humaniste, c'est du bruit. Le portrait qui se dessine, c'est celui d'un fondateur éjecté qui préfère brûler la maison plutôt que voir quelqu'un d'autre y habiter.

BusinessActu
1 source
Anthropic annonce un rythme de revenus annuels de 30 milliards de dollars après une croissance de 80x
230VentureBeat AI 

Anthropic annonce un rythme de revenus annuels de 30 milliards de dollars après une croissance de 80x

Anthropic a annoncé lors de sa conférence développeurs "Code with Claude" le 7 mai 2026 avoir atteint un taux de revenus annualisé de 30 milliards de dollars, contre environ 9 milliards fin 2025. La progression est spectaculaire : 87 millions de dollars en janvier 2024, 1 milliard en décembre 2024, 14 milliards en février 2026, 19 milliards en mars, et 30 milliards en avril. Sur scène, le PDG Dario Amodei a reconnu que cette croissance avait dépassé toutes les projections internes : la société avait planifié une croissance de 10x, mais a enregistré 80x au premier trimestre sur base annualisée, une performance qu'il a lui-même qualifiée de "complètement folle" et "trop difficile à gérer". Cette accélération hors norme a d'ailleurs provoqué des tensions sur les capacités de calcul disponibles. À titre de comparaison, Salesforce a mis vingt ans pour atteindre 30 milliards de revenus annuels ; Anthropic y est parvenu en moins de trois ans d'existence. Ce bond repose en grande partie sur un seul produit : Claude Code, l'outil de programmation agentique lancé publiquement à mi-2025. Il a atteint 1 milliard de dollars de revenus annualisés en six mois, puis 2,5 milliards dès février 2026. Depuis janvier 2026, le nombre d'utilisateurs actifs hebdomadaires a doublé et les abonnements entreprises ont quadruplé. L'outil ne se contente pas de suggérer des extraits de code : il lit une base de code complète, planifie une séquence d'actions, les exécute avec de vrais outils de développement, évalue les résultats et ajuste son approche de manière autonome. Un développeur moyen passe désormais 20 heures par semaine à l'utiliser. Anthropic compte aujourd'hui plus de 1 000 clients entreprises dépensant chacun plus d'un million de dollars par an en services Claude, un chiffre qui a doublé depuis février. Ce qui rend la dynamique particulièrement difficile à contrer pour la concurrence, c'est qu'Anthropic utilise Claude Code pour développer Claude Code lui-même. La majorité du code produit en interne est désormais généré par l'outil, les ingénieurs se concentrant sur l'architecture et l'orchestration de plusieurs agents en parallèle. Amodei a précisé que 2026 est la première année où les pull requests internes d'Anthropic ont augmenté grâce au travail de Claude sur sa propre base de code, créant une boucle de rétroaction que les concurrents sans produit équivalent ne peuvent pas répliquer. Dans un secteur où OpenAI, Google et Meta investissent des dizaines de milliards pour rester compétitifs, Anthropic, valorisé 61,5 milliards de dollars lors de sa dernière levée de fonds, s'impose comme le premier acteur à transformer la demande d'IA générative en croissance de revenus véritablement industrielle.

UELa croissance fulgurante d'Anthropic renforce la dépendance stratégique des développeurs et entreprises européens vis-à-vis des plateformes d'IA agentique américaines, un enjeu que l'AI Act ne réglemente qu'indirectement.

💬 30 milliards en moins de trois ans, le chiffre est spectaculaire, et Dario lui-même dit que ça le dépasse. Ce qui me frappe vraiment : 20 heures par semaine en moyenne sur Claude Code, ce n'est plus de l'assistance au développement, c'est le poste de travail. Et quand tu vois que la moitié du code d'Anthropic est produit par Claude Code qui développe Claude Code, là tu comprends pourquoi personne d'autre ne peut reprendre le terrain.

BusinessActu
1 source
Anthropic veut contrôler mémoire, évaluations et orchestration des agents, de quoi inquiéter les entreprises
231VentureBeat AI 

Anthropic veut contrôler mémoire, évaluations et orchestration des agents, de quoi inquiéter les entreprises

Quelques semaines seulement après le lancement de Claude Managed Agents, Anthropic a enrichi sa plateforme de trois nouvelles fonctionnalités majeures : « Dreaming », « Outcomes » et « Multi-Agent Orchestration ». Dreaming permet aux agents de réviser leurs sessions passées pour construire une mémoire évolutive et détecter des patterns jusque-là invisibles. Outcomes offre aux équipes la possibilité de définir des critères de succès précis pour mesurer la performance de leurs agents. Quant à Multi-Agent Orchestration, elle permet à un agent principal de décomposer des tâches complexes et de les déléguer à des agents spécialisés. L'objectif affiché d'Anthropic est de réduire au minimum l'intervention humaine dans la gestion des agents, en intégrant mémoire, évaluation et orchestration au sein d'une seule et même infrastructure hébergée. Ce repositionnement place Anthropic en concurrence directe avec un écosystème entier d'outils spécialisés que les entreprises utilisent aujourd'hui séparément : LangGraph et CrewAI pour l'orchestration, Pinecone pour la mémoire vectorielle à long terme, DeepEval pour l'évaluation externe, et des équipes humaines entières pour le contrôle qualité. En consolidant toutes ces couches dans un runtime unifié, Anthropic promet une traçabilité complète et un déploiement simplifié. Mais cette intégration verticale soulève des questions sérieuses pour les entreprises. La plateforme tourne sur une infrastructure qu'elles ne contrôlent pas, ce qui peut créer des problèmes de conformité sur la résidence des données, un point critique dans des secteurs régulés comme la finance ou la santé. Par ailleurs, les organisations déjà engagées dans de vastes chantiers de transformation IA ne peuvent pas forcément remplacer leurs systèmes existants du jour au lendemain sans casser leurs workflows. La vraie tension est celle du lock-in. En concentrant mémoire, orchestration et évaluation dans une même couche, Anthropic capte l'essentiel de l'architecture décisionnelle des agents, et les entreprises qui adoptent pleinement la plateforme se retrouvent structurellement dépendantes d'un seul fournisseur. Cette dynamique n'est pas propre à Anthropic : OpenAI et Microsoft poussent également vers des architectures intégrées, au motif que rapprocher orchestration et modèle améliore le contrôle et la cohérence. Mais le mouvement accélère une recomposition du marché où les couches intermédiaires, mémoire, routing, évaluation, risquent d'être absorbées par les grands modèles eux-mêmes. Les entreprises qui ont investi dans des stacks modulaires et flexibles devront arbitrer entre la commodité d'une plateforme tout-en-un et leur capacité à rester agiles face à un marché encore en pleine définition.

UELes entreprises européennes des secteurs régulés (finance, santé) devront évaluer la conformité de l'infrastructure hébergée d'Anthropic avec les exigences de résidence des données imposées par le RGPD.

💬 Anthropic ne vend plus un modèle, il vend une plateforme, et la différence va se payer cash d'ici 18 mois. Mémoire, orchestration, évaluation dans un seul runtime hébergé, c'est séduisant pour les équipes qui gèrent 4 outils différents, mais ça fait une dépendance énorme sur l'architecture décisionnelle complète. Pour les boîtes françaises en finance ou santé, la question de la résidence des données n'est pas rhétorique.

BusinessOutil
1 source
Les investissements en IA s'accélèrent : Deepseek prépare une levée record et Core Automation quadruple sa valorisation en quelques semaines
232The Decoder 

Les investissements en IA s'accélèrent : Deepseek prépare une levée record et Core Automation quadruple sa valorisation en quelques semaines

Deepseek prépare une levée de fonds pouvant atteindre 7,35 milliards de dollars, ce qui en ferait la plus grande opération jamais réalisée par une entreprise d'IA chinoise. Ce tour de table devrait accompagner le lancement de Deepseek V4.1, prévu pour juin 2026. En parallèle, Core Automation, une startup fondée il y a seulement six semaines par Jerry Tworek, ex-chercheur d'OpenAI, vise déjà une valorisation de 4 milliards de dollars, soit un quadruplement en quelques semaines à peine depuis sa création. Ces deux opérations illustrent l'appétit intact des investisseurs pour l'IA, malgré les interrogations persistantes sur la rentabilité du secteur. Pour Deepseek, ce financement représente un tournant stratégique: l'entreprise chinoise, connue pour avoir sorti des modèles très compétitifs à moindre coût, cherche désormais les ressources nécessaires pour rivaliser à grande échelle avec OpenAI et Google. Pour Core Automation, une valorisation à 4 milliards en moins de deux mois signale que les fondateurs issus des grands labos IA peuvent lever des capitaux considérables avant même d'avoir un produit abouti. Ce contexte s'inscrit dans une course aux financements qui s'est accélérée depuis début 2025, portée par la multiplication des applications d'agents IA autonomes. Le fait que Tworek, qui a travaillé sur Codex chez OpenAI, soit déjà à la tête d'une licorne en gestation reflète la tendance des chercheurs stars à quitter les grandes structures pour lancer leurs propres projets. Du côté chinois, la montée en puissance de Deepseek nourrit les inquiétudes occidentales sur le leadership technologique face à un écosystème IA qui se finance désormais à des niveaux comparables à la Silicon Valley.

UELa montée en puissance financière de Deepseek intensifie la pression concurrentielle sur l'écosystème IA européen, qui peine à mobiliser des financements comparables pour ses propres champions.

💬 Deepseek, c'était la startup frugale qui humiliait les labos américains à moindre coût. La voilà qui prépare la plus grosse levée jamais faite par une boîte IA chinoise, parce que la frugalité a ses limites quand tu veux vraiment jouer dans la cour d'OpenAI. Et Core Automation, six semaines d'existence, pas de produit, 4 milliards de valorisation : le marché paye des CV, pas des boîtes.

BusinessOpinion
1 source
La ruée vers l'IA d'entreprise et la compagnie aérienne du peuple
233TechCrunch AI 

La ruée vers l'IA d'entreprise et la compagnie aérienne du peuple

La ruée vers l'IA d'entreprise s'accélère. Cette semaine, plusieurs annonces majeures ont illustré l'intensité de la compétition pour capter les budgets des grandes sociétés. Anthropic et OpenAI ont chacun annoncé de nouvelles coentreprises ciblant le déploiement de l'IA en milieu professionnel, tandis que SAP a frappé un grand coup en injectant un milliard de dollars dans Prior Labs, une startup allemande spécialisée dans les outils IA pour entreprises. Le signal est clair : le marché de l'IA d'entreprise est devenu le terrain de chasse prioritaire des grands acteurs technologiques. Ces mouvements traduisent une pression croissante sur l'ensemble de l'écosystème. Pour les startups qui développent des outils professionnels, être rachetées n'est plus une éventualité parmi d'autres, c'est une trajectoire quasi inévitable. Les entreprises comme SAP, Anthropic ou OpenAI cherchent à sécuriser des positions dominantes avant que le marché ne se consolide, ce qui crée une fenêtre d'opportunité étroite, mais lucrative, pour les fondateurs en bonne position. L'IA d'entreprise concentre aujourd'hui l'essentiel des investissements du secteur, car c'est là que se trouvent les budgets les plus importants et les contrats pluriannuels. La montée en puissance d'OpenAI et d'Anthropic sur ce segment, traditionnellement dominé par des acteurs comme Microsoft, Salesforce ou SAP, redistribue les cartes. L'acquisition de Prior Labs par SAP montre que les géants historiques du logiciel d'entreprise n'ont pas l'intention de laisser le terrain aux nouveaux entrants sans résistance.

UESAP, géant allemand du logiciel d'entreprise, a investi un milliard de dollars dans Prior Labs, une startup allemande, consolidant ainsi un champion européen de l'IA d'entreprise face aux offensives d'Anthropic et OpenAI.

💬 Le milliard de SAP dans Prior Labs, ça dit tout : les géants historiques du logiciel d'entreprise ont compris qu'ils ne pouvaient plus juste regarder. Anthropic et OpenAI débarquent sur leur terrain avec des modèles fondamentaux, pas des années d'intégrations ERP à défendre. Pour les startups bien placées dans la niche, c'est le moment de négocier, pas d'attendre.

BusinessActu
1 source
DeepSeek lève plus de 7 milliards de dollars pour accélérer sa monétisation
234The Information AI 

DeepSeek lève plus de 7 milliards de dollars pour accélérer sa monétisation

DeepSeek, le laboratoire d'intelligence artificielle chinois qui a ébranlé l'industrie mondiale début 2025 avec ses modèles performants à faible coût, s'apprête à lever jusqu'à 50 milliards de yuans, soit environ 7,35 milliards de dollars, dans ce qui constituerait son tout premier tour de financement externe. Liang Wenfeng, fondateur et PDG milliardaire de la société, prévoit lui-même d'apporter la plus grande part de cette levée. Si elle se concrétise à ce montant, il s'agirait du tour de financement le plus important jamais réalisé par une entreprise d'intelligence artificielle chinoise. Cette levée de fonds marque un tournant stratégique majeur pour DeepSeek, qui a jusqu'ici fonctionné sans capital externe. La perspective de cette entrée d'argent frais pousse le laboratoire à accélérer ses plans de monétisation afin de devenir commercialement viable. DeepSeek aurait également indiqué à certains investisseurs qu'il compte désormais publier ses modèles à un rythme plus rapproché, aligné sur les standards du secteur, abandonant ainsi la cadence irrégulière qui était jusque-là sa marque de fabrique. DeepSeek s'était distingué en janvier 2025 en publiant des modèles rivaux de ceux d'OpenAI ou Google, mais développés à une fraction du coût déclaré, provoquant une onde de choc sur les marchés boursiers américains et alimentant les débats sur la suprématie technologique entre les États-Unis et la Chine. Cette levée signale que le laboratoire entend désormais transformer sa notoriété technique en position commerciale durable, dans un écosystème IA chinois de plus en plus compétitif face à Baidu, Alibaba et ByteDance.

UELa montée en puissance commerciale de DeepSeek intensifie la concurrence mondiale dans l'IA et pourrait influencer les choix d'adoption des entreprises européennes, qui devront peser les questions de conformité liées à l'utilisation de modèles issus de laboratoires chinois.

💬 7 milliards pour un labo qui s'est construit sans un centime externe, c'est un vrai changement de posture. Ce qui m'intéresse plus que le montant, c'est l'abandon de leur cadence de publication chaotique pour quelque chose de plus régulier, parce que c'est ça qui bloquait l'adoption sérieuse. Transformer la notoriété technique en machine commerciale face à Baidu et ByteDance, c'est pas le même sport.

BusinessActu
1 source
Un ex-chercheur d'OpenAI cherche à lever des fonds à 4 milliards pour sa startup âgée de six semaines
235The Information AI 

Un ex-chercheur d'OpenAI cherche à lever des fonds à 4 milliards pour sa startup âgée de six semaines

Core Automation, une startup spécialisée dans le développement de modèles d'IA, cherche à lever entre 300 et 500 millions de dollars à une valorisation d'environ 4 milliards de dollars. L'entreprise a été fondée fin mars 2026 par Jerry Tworek, ancien chercheur chez OpenAI. Cette nouvelle levée de fonds intervient seulement quelques semaines après un premier tour de table de 100 millions de dollars qui avait valorisé la startup à 1 milliard de dollars, Nvidia figurant parmi les investisseurs de ce premier round. Cette progression fulgurante illustre une dynamique inédite dans l'écosystème des startups IA : des entreprises créées depuis quelques semaines seulement parviennent à enchaîner les tours de financement à des valorisations en forte hausse. Pour les fondateurs et investisseurs, cela signifie que la fenêtre pour positionner de nouveaux challengers face à Anthropic et OpenAI reste ouverte, et que les capitaux affluent massivement vers quiconque présente les bons profils et la bonne technologie. Ce phénomène s'explique en partie par la stratégie d'investissement agressive de Nvidia dans les startups qui utilisent ses puces IA. En entrant au capital de ces jeunes pousses, Nvidia leur confère une crédibilité qui attire ensuite les fonds de capital-risque traditionnels. Core Automation bénéficie directement de cet effet de halo : le passage de 1 à 4 milliards de valorisation en moins de deux mois témoigne d'une confiance des marchés privés dans la capacité de nouveaux acteurs à concurrencer les géants établis du secteur.

BusinessOpinion
1 source
Microsoft allège Copilot
236The Information AI 

Microsoft allège Copilot

Microsoft réduit la voilure sur sa stratégie Copilot. Asha Sharma, nouvellement nommée PDG de la division Xbox, a annoncé cette semaine la fermeture de Gaming Copilot, un chatbot intégré aux applications mobiles et PC de Xbox. Ce retrait marque un premier recul concret dans une offensive commerciale qui avait conduit Microsoft à déployer des fonctionnalités estampillées Copilot dans des dizaines de produits : Office, Bing, PowerBI, Dynamics, et bien d'autres. L'entreprise avait lancé cette vague d'intégrations après avoir obtenu les droits d'utilisation de la technologie d'OpenAI. Ce désengagement partiel intervient en réponse à des critiques de plus en plus nombreuses de la part des utilisateurs et des clients professionnels, qui jugent ces fonctionnalités inutiles ou intrusives. Le cas Xbox est révélateur : un chatbot embarqué dans une application de jeu répond à un besoin que la plupart des joueurs ne ressentent pas. Microsoft semble prendre acte que l'enthousiasme interne pour l'IA générative n'a pas toujours correspondu à une demande réelle du terrain. Ce virage illustre une tendance plus large dans le secteur tech : après la phase d'hyper-intégration de l'IA dans tous les produits, les grandes entreprises commencent à évaluer la valeur réelle de chaque fonctionnalité. Microsoft avait misé massivement sur OpenAI, investissant plusieurs milliards de dollars depuis 2019, et avait fait du déploiement accéléré de Copilot un axe stratégique central. La question qui se pose désormais est de savoir jusqu'où cette rationalisation ira, et quels autres produits Copilot pourraient être abandonnés.

UELes entreprises et administrations européennes déployant Microsoft Copilot dans leurs outils de productivité (Office, Dynamics) pourraient voir certaines fonctionnalités IA rationalisées ou supprimées dans les prochains mois.

BusinessOpinion
1 source
Elon Musk a tenté de recruter les fondateurs d'OpenAI pour créer une division IA chez Tesla
237Ars Technica AI 

Elon Musk a tenté de recruter les fondateurs d'OpenAI pour créer une division IA chez Tesla

En 2018, Elon Musk a tenté de recruter l'équipe fondatrice d'OpenAI, Sam Altman, Greg Brockman et Ilya Sutskever, pour diriger un nouveau laboratoire d'intelligence artificielle au sein de Tesla. Selon des éléments de preuve présentés lors d'un procès très médiatisé qui oppose le milliardaire à OpenAI, Musk leur a proposé d'intégrer la société à Tesla en tant que filiale, ou d'octroyer à Altman un siège au conseil d'administration. Ces révélations ont émergé mercredi devant le tribunal, alors que les dirigeants d'OpenAI se disputaient le contrôle stratégique de l'organisation qu'ils venaient de cofonder. Ces informations éclairent sous un angle nouveau les griefs que Musk formule contre OpenAI et son PDG. Le milliardaire soutient qu'Altman a "volé une association caritative" en transformant OpenAI, initialement fondée à but non lucratif, en entité commerciale. Or, les avocats d'OpenAI font valoir que Musk était lui-même favorable à une commercialisation de la structure, à condition d'en conserver le contrôle. Cette contradiction fragilise l'argumentaire du plaignant et suggère que le litige tient davantage à une bataille de pouvoir qu'à un désaccord éthique sur la mission originelle de l'organisation. OpenAI a été co-fondée en 2015 par Musk, Altman, Brockman, Sutskever et d'autres, avec l'ambition de développer une intelligence artificielle générale au bénéfice de l'humanité. Musk a quitté le conseil d'administration en 2018, officiellement pour éviter des conflits d'intérêts avec Tesla, qui développait ses propres systèmes d'IA. Il a ensuite fondé xAI en 2023. Le procès actuel, qui porte sur la transformation capitalistique d'OpenAI, s'annonce décisif pour déterminer les obligations légales qui s'imposent aux organismes à but non lucratif lorsqu'ils pivotent vers un modèle commercial, dans un secteur où les enjeux financiers atteignent désormais des dizaines de milliards de dollars.

BusinessActu
1 source
DeepSeek atteint 50 milliards $ de valorisation grâce au boom de l’IA chinoise
238Le Big Data 

DeepSeek atteint 50 milliards $ de valorisation grâce au boom de l’IA chinoise

DeepSeek, le laboratoire d'intelligence artificielle chinois fondé par Liang Wenfeng, serait en négociation pour boucler sa première levée de fonds externe, d'un montant compris entre 3 et 4 milliards de dollars, à une valorisation pouvant atteindre 50 milliards de dollars. L'information, révélée en premier par le Financial Times puis confirmée par le Wall Street Journal, place DeepSeek parmi les startups d'IA les plus valorisées au monde. Le fonds national chinois dédié à l'intelligence artificielle, doté de 60 milliards de yuans, serait en discussions pour mener l'opération, avec Tencent également présent dans les négociations. Jusqu'à présent, DeepSeek fonctionnait de façon quasi autonome, financée principalement par High-Flyer, le hedge fund de son fondateur, qui conserve environ 89,5 % du capital via ses participations personnelles et affiliées. Cette levée de fonds marque un tournant stratégique pour DeepSeek. Les capitaux recherchés visent à renforcer les infrastructures de calcul de la société et à améliorer les conditions offertes à ses ingénieurs, dans un contexte de compétition féroce pour attirer les talents. Le développement des agents IA, qui exécutent des tâches complexes avec une intervention humaine réduite, exige désormais une puissance de calcul nettement supérieure à celle des chatbots classiques, ce qui se traduit par des coûts en GPU, datacenters et recrutement considérablement plus élevés. Pour rester dans la course face à ByteDance, Alibaba, MiniMax ou Moonshot AI, DeepSeek ne peut plus se permettre de fonctionner en dehors des circuits d'investissement institutionnels. Le succès viral des modèles V3 et R1 de DeepSeek début 2025 avait provoqué un choc sur les marchés technologiques mondiaux, en démontrant qu'il était possible d'atteindre des performances comparables à celles d'OpenAI ou d'Anthropic à une fraction du coût, grâce à une approche open source radicale. Pékin avait alors perçu dans la startup un potentiel champion national capable de rivaliser avec les géants américains dans la course à l'IA générale. L'intérêt du fonds souverain pour cette opération confirme que l'État chinois entend désormais consolider son soutien aux laboratoires les plus prometteurs, réduisant ainsi sa dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis dans un domaine jugé stratégique. DeepSeek doit cependant confirmer cette trajectoire sur le plan technique : son nouveau modèle V4, présenté comme redéfinissant l'état de l'art open source pour les agents IA, fait l'objet d'évaluations indépendantes mitigées, certains analystes estimant qu'il reste en retrait face aux meilleurs modèles concurrents.

UELa montée en puissance de DeepSeek, soutenue par des fonds souverains chinois, intensifie la compétition mondiale en IA et fragilise la position des acteurs européens face à deux blocs (US/Chine) disposant désormais de ressources d'investissement massives.

💬 Ce qui m'intéresse, c'est pas la valorisation à 50 milliards. C'est que DeepSeek, le labo qui nous avait sorti V3 et R1 en mode "regardez ce qu'on fait avec trois fois rien", doit maintenant aller chercher de l'argent à l'État pour rester dans la course. Le modèle "on fait mieux moins cher" a ses limites dès qu'on passe aux agents IA, et V4 fait pas l'unanimité non plus, donc on est un peu à 50 milliards sur une promesse pas encore tenue.

BusinessActu
1 source
Procès Musk vs Altman : le témoin censé défendre Musk l’a trahi
239Le Big Data 

Procès Musk vs Altman : le témoin censé défendre Musk l’a trahi

Lors du procès opposant Elon Musk à Sam Altman, le témoignage de Shivon Zilis, ancienne membre du conseil d'administration d'OpenAI et mère de quatre enfants de Musk, s'est retourné contre celui qu'elle était censée défendre. Appelée à la barre pour étayer la version du milliardaire, Zilis a au contraire fourni des preuves accablantes sur les manœuvres de Musk au sein d'OpenAI. Entre 2017 et 2018, elle servait d'intermédiaire entre Musk, Sam Altman, Greg Brockman et Ilya Sutskever lors des discussions sur la transformation commerciale de l'organisation, consacrant entre 80 et 100 heures par semaine à débloquer les situations difficiles pour le camp Musk. Seule à prendre des notes détaillées lors de ces réunions sensibles, elle a produit des documents qui sont devenus des pièces centrales du dossier. Ces échanges révèlent plusieurs réalités embarrassantes pour Musk. Les courriels montrent qu'OpenAI envisageait des modèles commerciaux bien avant les accusations actuelles du milliardaire, contredisant sa thèse d'une trahison de la mission originale. Plus compromettant encore, les messages exposent les tentatives répétées de Musk pour prendre le contrôle de l'organisation : installation de proches au conseil d'administration, intégration d'OpenAI à Tesla sous diverses formes, projet de créer un méga-laboratoire d'IA chez Tesla en débrachant directement les meilleurs chercheurs d'OpenAI. Zilis apparaît également comme une intermédiaire secrète, informée de décisions cruciales avant même les dirigeants de l'entreprise, notamment la suspension de financements par Musk, dont elle connaissait l'impact psychologique sur l'équipe plusieurs jours avant l'annonce officielle. Son comportement à la barre a renforcé les doutes sur sa neutralité. Zilis a invoqué à plusieurs reprises des trous de mémoire lors du contre-interrogatoire, tout en conservant des souvenirs étonnamment précis sur les points favorables à Musk. Une avocate d'OpenAI a ironisé : "Vos souvenirs perdus depuis longtemps ont été retrouvés." Sa démission du conseil d'administration, présentée comme un geste d'intégrité lorsqu'elle dit avoir appris que Musk préparait une entreprise concurrente, est également remise en cause par un SMS adressé à une amie, dans lequel elle écrivait : "Quand le père de vos enfants se lance dans la compétition et recrute chez OpenAI, il n'y a rien à faire", preuve qu'elle était déjà au courant de la création de xAI. Ce procès illustre les tensions fondatrices entre les ambitions commerciales et la mission à but non lucratif d'OpenAI, un contentieux qui engage aussi l'avenir de la gouvernance des grands laboratoires d'IA.

BusinessActu
1 source
Anthropic et xAI/SpaceX : accord de 300 MW et 5 milliards de dollars par an pour Colossus I, ARR en hausse de 8 000 %
240Latent Space 

Anthropic et xAI/SpaceX : accord de 300 MW et 5 milliards de dollars par an pour Colossus I, ARR en hausse de 8 000 %

Anthropic a tenu mercredi 6 mai 2026 sa deuxième conférence annuelle destinée aux développeurs, baptisée "Code with Claude". L'annonce phare de l'événement est un accord de partenariat inédit avec SpaceX : la société d'Elon Musk met à disposition d'Anthropic l'intégralité de son datacenter Colossus I, une installation de 300 mégawatts. Le déploiement doit s'opérer "dans les prochains jours", selon Tom Brown, directeur technique d'Anthropic. La valeur estimée du contrat tourne autour de cinq milliards de dollars par an, ce qui en fait l'un des deals compute les plus massifs jamais conclus dans l'industrie de l'IA. L'accord se traduit immédiatement par un doublement des limites d'utilisation sur cinq heures pour les abonnés Pro, Max, Team et Enterprise de Claude Code, la suppression des restrictions aux heures de pointe pour Pro et Max, et une hausse substantielle des quotas API pour le modèle Opus. Lors d'une session avec Dario Amodei et sa sœur Daniela, Anthropic a annoncé une croissance de son ARR de 80 fois sur l'année écoulée, soit un taux annualisé de 8 000 %. Cet accord marque un tournant dans la capacité opérationnelle d'Anthropic. Jusqu'ici, la société faisait face à des goulots d'étranglement compute plus sévères que ce que beaucoup d'observateurs supposaient, directement liés à une explosion imprévue de l'usage, notamment de Claude Code. Doubler les limites de taux répond à une demande pressante des développeurs, qui se heurtaient régulièrement à des restrictions aux heures de pointe. Pour xAI, filiale de SpaceX, l'opération consacre un nouveau statut de "neocloud" : plutôt que d'opérer uniquement ses propres modèles, elle loue désormais son infrastructure à un concurrent direct sur le marché des LLMs. La coïncidence n'a pas échappé aux observateurs, l'accord a été finalisé alors qu'Elon Musk est actuellement en procès contre OpenAI. Sur le fond, Dario Amodei a profité de l'événement pour dessiner sa vision de l'évolution à court terme. Il maintient sa prédiction que 2026 verra émerger la première entreprise valorisée à un milliard de dollars fondée et gérée par une seule personne, rendue possible par les agents IA. Il a esquissé une trajectoire en trois temps : des modèles qui écrivent du code, à des modèles qui pensent l'ingénierie logicielle comme une discipline, jusqu'à des modèles qui aident à construire des unités économiques entières. Anthropic a également dévoilé trois nouvelles fonctionnalités pour ses agents gérés, en mettant l'accent sur la mémoire persistante et l'amélioration automatique des agents, une direction qui vise à passer de la productivité individuelle, incarnée par Claude Code, à la productivité d'équipes et d'organisations entières.

UELes développeurs et entreprises européens utilisant Claude Code bénéficient directement du doublement des limites d'utilisation et de la suppression des restrictions aux heures de pointe, sans surcoût.

💬 Ce deal révèle surtout une chose : Anthropic était vraiment à l'étroit sur le compute ces derniers mois, plus que ce que la com' laissait entendre. Que ce soit xAI, la boîte d'Elon, qui débloque la situation (pendant qu'il est en procès contre OpenAI), c'est assez savoureux. L'ARR à 8 000 %, reste à voir sur quelle base de départ on calcule.

BusinessOpinion
1 source
xAI d'Elon Musk se lance dans le cloud
241The Information AI 

xAI d'Elon Musk se lance dans le cloud

La filiale d'intelligence artificielle d'Elon Musk, xAI, vient de conclure un accord avec Anthropic pour lui fournir de la capacité de calcul. Cette annonce faite par SpaceX intervient quelques semaines après un accord similaire signé avec Cursor, une startup spécialisée dans la programmation assistée par IA. Musk lui-même a indiqué que l'entité serait désormais rebaptisée SpaceXAI. En quelques semaines, xAI s'est donc transformée en fournisseur de cloud computing, louant son infrastructure à deux acteurs majeurs du secteur. Ce repositionnement est inhabituel dans l'industrie. Les grandes entreprises d'IA disposant de modèles compétitifs cherchent généralement à acquérir davantage de puissance de calcul, pas à en vendre. Anthropic, qui développe la famille de modèles Claude, a conclu ce deal précisément parce qu'elle a besoin de capacités supplémentaires. Le fait que xAI se retrouve dans la situation inverse, c'est-à-dire avec un excédent de capacité à écouler, envoie un signal fort sur l'état réel de son activité principale. L'explication la plus directe est que Grok, le modèle phare de xAI, ne rencontre pas le succès escompté. Sans une base d'utilisateurs suffisamment large pour absorber les ressources computationnelles constituées à grands frais, xAI se retrouve avec une infrastructure surdimensionnée dont il faut rentabiliser les coûts. Entrer sur le marché du cloud, à l'image de CoreWeave qui loue des GPU Nvidia sans développer ses propres modèles, devient alors une stratégie de repli économique. La comparaison avec CoreWeave n'est pas anodine : elle souligne que xAI, malgré ses ambitions initiales de concurrencer OpenAI et Anthropic sur le terrain des modèles, pourrait se retrouver à jouer un rôle d'infrastructure plutôt que d'innovation, au moins le temps de redresser la trajectoire de Grok.

La recherche marketing trop lente pour l'IA : Brox crée 60 000 jumeaux numériques sondables à volonté
242VentureBeat AI 

La recherche marketing trop lente pour l'IA : Brox crée 60 000 jumeaux numériques sondables à volonté

Brox, une startup américaine de quatorze personnes spécialisée dans l'intelligence prédictive, vient d'annoncer un tour de table stratégique après avoir enregistré une croissance de ses revenus multipliée par dix en un an. L'entreprise, fondée par Hamish Brocklebank, a développé une technologie permettant de créer 60 000 "jumeaux numériques" de personnes réelles et vivantes, dont elle a capturé les profils démographiques complets, les préférences de consommation et les ressorts psychologiques. Ces répliques comportementales peuvent être interrogées instantanément, à volonté, sur n'importe quelle question, des conséquences d'une invasion américaine de l'Iran sur l'opinion publique, au comportement des déposants de Bank of America face à une hausse des taux d'intérêt, en passant par l'impact des déclarations de Robert F. Kennedy Jr. sur la propension à se faire vacciner. Le produit est actuellement actif aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon et en Turquie. Le problème que Brox cherche à résoudre est structurel : dans un environnement où une vidéo TikTok peut propulser une marque au sommet des tendances mondiales en quelques heures, le cycle traditionnel d'une étude de marché, souvent douze semaines entre la formulation d'une question et la livraison des résultats, est devenu un handicap compétitif majeur pour les décideurs de grandes entreprises. Banques, groupes pharmaceutiques et multinationales se retrouvent régulièrement à naviguer sur des données périmées au moment même où elles sont présentées en réunion. La promesse de Brox est de comprimer ce délai à quelques heures, en permettant de faire tourner des simulations à l'échelle et à répétition, sans recruter de nouveaux panels à chaque fois. La différence fondamentale avec les concurrents repose sur la nature des données d'entrée. Là où la plupart des acteurs du secteur génèrent des audiences synthétiques à partir de grands modèles de langage, produisant selon Brocklebank de l'« IA générique » qui sur-représente les comportements socialement valorisés, comme manger sainement, Brox recrute de vrais individus, les rémunère, et les soumet à des heures d'entretiens approfondis, parfois assistés par l'IA. Pour certains jumeaux, l'entreprise conserve jusqu'à 300 pages de données textuelles par personne, explorant jusqu'aux relations familiales et à la stabilité conjugale pour cerner les véritables moteurs de décision. Pour éviter l'effet boîte noire, le modèle produit une "chaîne de raisonnement" qui explique pas à pas pourquoi un profil donné réagirait d'une certaine façon à un événement, offrant aux clients non seulement une prédiction, mais une psychologie sous-jacente compréhensible et exploitable.

BusinessActu
1 source
Les coûts croissants de l'IA posent problème même aux investisseurs
243The Information AI 

Les coûts croissants de l'IA posent problème même aux investisseurs

Les coûts de l'intelligence artificielle commencent à peser lourdement, y compris sur les investisseurs en capital-risque. Un associé d'un grand fonds de venture capital a révélé que cinq membres de son équipe, équipés de comptes Claude Enterprise à facturation à l'usage, ont généré des dépenses atteignant 1 000 dollars par jour et par personne ces dernières semaines. À ce rythme, la firme aurait pu dépenser plus de 100 000 dollars par mois uniquement pour ces quelques utilisateurs intensifs. Le problème ne se limite pas à ce fonds : Uber, par exemple, a épuisé l'intégralité de son budget IA pour 2026 en quelques mois seulement. L'origine du problème est comportementale autant que tarifaire. Les employés avaient pris l'habitude de solliciter les modèles les plus puissants et les plus coûteux pour des tâches banales, comme rédiger des réponses à des emails. Cette tendance à utiliser la technologie la plus avancée disponible par défaut, indépendamment de la complexité réelle de la tâche, multiplie les coûts sans nécessairement améliorer les résultats. L'associé a depuis imposé à son équipe de basculer vers des modèles moins chers ou open source pour les tâches courantes, réduisant ainsi la facture. Ce phénomène illustre une tension croissante dans l'industrie IA : les fournisseurs comme Anthropic ou OpenAI monétisent leurs modèles les plus sophistiqués à des tarifs élevés, tandis que les entreprises clientes peinent à maîtriser leur consommation. Pour les fonds d'investissement, qui conseillent leurs portefeuilles sur la maîtrise des coûts technologiques, se retrouver eux-mêmes victimes du problème est paradoxal. La montée en puissance des modèles open source compétitifs, notamment ceux de Meta ou Mistral, offre une alternative crédible pour les usages non critiques, et pourrait accélérer une segmentation du marché entre tâches premium et tâches courantes.

UELa montée en puissance de Mistral (France) comme alternative open source crédible représente une opportunité concrète pour les entreprises européennes de réduire leurs coûts IA sur les tâches courantes.

BusinessOpinion
1 source
Anthropic s'engage à dépenser 200 milliards de dollars sur Google Cloud sur cinq ans
244The Decoder 

Anthropic s'engage à dépenser 200 milliards de dollars sur Google Cloud sur cinq ans

Anthropic s'est engagé à dépenser environ 200 milliards de dollars sur les services de Google Cloud au cours des cinq prochaines années, selon un rapport de The Information. Ce montant représente plus de 40 % du carnet de commandes total de Google Cloud, une proportion sans précédent pour un seul client. OpenAI et Anthropic réunis comptent aujourd'hui pour environ la moitié des 2 000 milliards de dollars de revenus cloud contractualisés chez les quatre grands fournisseurs du marché : Amazon, Microsoft, Google et Oracle, alors que les deux startups demeurent déficitaires. Ces chiffres illustrent la dépendance structurelle des acteurs dominants de l'IA générative à l'infrastructure cloud, et la pression financière considérable qui pèse sur leurs modèles économiques. Pour justifier de tels engagements, Anthropic et OpenAI tablent chacun sur une multiplication de leurs revenus par 20 à 30 d'ici 2029. Si cette trajectoire est atteignable reste une question ouverte, au regard des pertes actuelles et de la compétition acharnée dans le secteur. Ces engagements s'inscrivent dans une relation d'interdépendance financière entre les géants du cloud et les startups IA. Google a investi plusieurs milliards de dollars dans Anthropic en tant qu'actionnaire, et ces dépenses cloud constituent en retour un flux de revenus garanti pour l'infrastructure Google. Ce modèle circulaire, où les fournisseurs cloud financent les startups qui reversent ces capitaux en achats d'infrastructure, soulève des questions sur la viabilité à long terme d'un secteur qui brûle des capitaux à une échelle inédite dans l'histoire de la tech.

UELa dépendance structurelle des leaders de l'IA générative aux infrastructures cloud américaines renforce les enjeux de souveraineté numérique européenne et soulève des questions sur la compétitivité des acteurs du secteur en Europe.

💬 200 milliards sur cinq ans chez Google Cloud, c'est pas un partenariat, c'est une dépendance assumée. Le truc fascinant, c'est la circularité du schéma : Google investit dans Anthropic, Anthropic reverse cet argent à Google Cloud, et tout le monde appelle ça de la croissance. Reste à voir comment ce montage tient si les revenus ne décollent pas au rythme x20 promis.

Le gouvernement américain diversifie ses fournisseurs d'IA et reconsidère le rôle d'Anthropic
245AI News 

Le gouvernement américain diversifie ses fournisseurs d'IA et reconsidère le rôle d'Anthropic

Le Pentagone a officialisé des partenariats avec quatre nouveaux fournisseurs d'intelligence artificielle le 6 mai 2026 : Microsoft, Amazon, Nvidia, et Reflection AI, une startup qui n'a encore publié aucun modèle accessible au grand public. Ces entreprises rejoignent OpenAI, xAI et Google dans un cercle restreint de prestataires autorisés à déployer leurs technologies pour "tout usage légal" au sein des forces armées américaines, y compris sur des données classifiées aux niveaux les plus sensibles, dits Impact Level 6 (secret) et Impact Level 7 (très secret défense). Ce mouvement intervient quelques semaines après la rupture fracassante entre le Pentagone et Anthropic : le département de la Défense avait annulé un contrat de 200 millions de dollars avec la startup, qualifiant publiquement l'entreprise de "risque pour la chaîne d'approvisionnement", une première pour une société américaine. Anthropic avait aussitôt contesté cette décision en justice, réclamant des millions en revenus perdus, après que son PDG Dario Amodei s'était opposé à la formule "tout usage légal", estimant qu'elle ouvrait la porte à la surveillance de civils américains et au développement d'armes autonomes. L'élargissement du portefeuille de fournisseurs militaires réduit mécaniquement la dépendance du Pentagone à l'égard de n'importe quel acteur individuel. Si un dirigeant comme Amodei pose des conditions éthiques, l'armée peut simplement se tourner vers des concurrents moins regardants. Le Pentagone l'a d'ailleurs formulé sans détour : l'objectif est de "bâtir une architecture qui prévient le verrouillage sur un fournisseur unique." Concrètement, les nouveaux outils doivent permettre aux forces armées de "synthétiser les données", d'"élever la compréhension situationnelle" et d'"augmenter la prise de décision des combattants dans des environnements opérationnels complexes", une formulation qui laisse ouverte la question des déploiements sur le territoire américain. Google et Amazon avaient déjà licencié des employés qui protestaient contre l'usage militaire de leurs technologies, signalant que ces entreprises n'ont pas l'intention de répéter la résistance publique d'Anthropic. Le tableau reste pourtant plus nuancé qu'il n'y paraît. Le modèle Mythos d'Anthropic serait actuellement utilisé par la NSA dans le cadre de capacités de cyberguerre et de cyberdéfense, et est en cours d'évaluation par 40 organisations dans le monde, dont seulement 12 nommées publiquement, le MI5 britannique et la NSA figurant parmi les 28 restantes. Le modèle de codage Claude d'Anthropic serait aussi toujours actif au sein d'agences gouvernementales américaines malgré la crise. Selon Axios, qui cite une source à la Maison-Blanche, l'administration Trump chercherait désormais un moyen de "sauver la face et de les ramener dans le giron." La rupture serait donc davantage tactique que définitive, dans un secteur où la dépendance à l'IA militaire s'accélère et où aucun acteur ne peut vraiment se permettre d'être exclu du plus grand client du monde.

UELe MI5 britannique figure parmi les agences évaluant le modèle Mythos d'Anthropic dans un programme mondial impliquant 40 organisations, signalant un intérêt croissant des services de renseignement européens pour ces technologies d'IA à usage militaire.

💬 Amodei fait ses principes en public, mais Mythos tourne déjà chez la NSA. Le Pentagone élargit sa liste de fournisseurs, soit, mais la vraie info c'est que tout le monde veut que ça reprenne, Maison-Blanche incluse. C'est du théâtre contractuel, pas une rupture idéologique.

BusinessOpinion
1 source
[AINews] Silicon Valley prend les services au sérieux
246Latent Space 

[AINews] Silicon Valley prend les services au sérieux

Anthropic et OpenAI ont simultanément annoncé le lancement de sociétés de services dédiées au déploiement de l'IA en entreprise. Anthropic s'associe à trois géants financiers, Blackstone, Hellman & Friedman et Goldman Sachs, dans une coentreprise non encore nommée, capitalisée à hauteur de 1,5 milliard de dollars (300 millions chacun des principaux participants). Le modèle opérationnel repose sur des petites équipes qui travaillent directement avec les clients pour identifier les usages à fort impact, puis construisent des systèmes sur mesure basés sur Claude en collaboration avec les ingénieurs d'Anthropic. OpenAI, de son côté, lance "The Deployment Company", soutenue par 19 investisseurs dont TPG, Brookfield Asset Management, Advent et Bain Capital, ayant déjà levé environ 4 milliards de dollars pour une valorisation pré-money de 10 milliards. Brad Lightcap, directeur des opérations d'OpenAI, quitte son poste pour diriger cette nouvelle entité, sous l'autorité directe de Sam Altman. En parallèle, OpenAI a déployé GPT-5.5 Instant comme nouveau modèle par défaut de ChatGPT, avec des améliorations en factualité, compréhension d'images et personnalisation, incluant l'accès aux souvenirs, historiques de conversations et Gmail des utilisateurs. Ce pivot vers les services marque une inflexion majeure dans le modèle économique des grands laboratoires d'IA. Vendre des modèles via API ne suffit plus, la vraie valeur, et le vrai chiffre d'affaires, se trouvent dans l'intégration effective de l'IA dans les processus métiers. Aaron Levie, PDG de Box, le résume clairement : faire fonctionner des agents en dehors du code implique de moderniser les systèmes informatiques, de fournir le bon contexte aux agents, de repenser les workflows, de gérer la relation humain-agent et de piloter l'adoption en interne. Il n'existe pas de raccourci pour ancrer l'intelligence artificielle dans un processus industriel de manière stable. Ces nouvelles entités ouvrent un marché considérable pour de nouveaux emplois et de nouvelles entreprises de services. Cette évolution traduit une tension structurelle que les laboratoires d'IA avaient jusqu'ici évitée : devenir des sociétés de conseil et d'intégration, ce qui les expose à une concurrence directe avec des acteurs comme Accenture, McKinsey ou les grandes ESN. La finance représente déjà le deuxième segment de revenus d'Anthropic, comme en témoigne l'événement "Financial Services" organisé à New York début mai avec un parterre de dirigeants du secteur. OpenAI et Anthropic font le pari que la complexité du déploiement de l'IA en entreprise est suffisamment grande pour justifier une présence directe sur le terrain, et que les marges d'un contrat d'intégration à 1,5 milliard valent bien le risque de brouiller leur positionnement de laboratoire de recherche.

UELes ESN et cabinets de conseil européens (Capgemini, Sopra Steria) se retrouvent en concurrence directe avec OpenAI et Anthropic sur le marché de l'intégration IA en entreprise, un segment jusqu'ici préservé.

💬 C'est le mouvement que tout le monde voyait venir, mais pas si tôt. La vraie marge, ce n'est pas les tokens via API, c'est l'intégration sur mesure chez le client, les mains dans le cambouis avec les équipes IT, et OpenAI et Anthropic ont décidé de ne pas laisser ça aux ESN. Capgemini et Sopra ont un problème.

BusinessOpinion
1 source
Pourquoi Jamie Foxx, Eva Longoria et Matthew McConaughey investissent dans ELEVEN LABS
247FrenchWeb 

Pourquoi Jamie Foxx, Eva Longoria et Matthew McConaughey investissent dans ELEVEN LABS

Jamie Foxx, Eva Longoria, Matthew McConaughey et Hwang Dong-hyuk, le réalisateur de Squid Game, ont rejoint le tour de table d'ElevenLabs en participant à une extension de la série D de la startup spécialisée dans la synthèse vocale par intelligence artificielle. Ils s'associent à des investisseurs institutionnels de premier plan déjà présents au capital, dont BlackRock, NVIDIA et Wellington Management. Ce tour, dont le premier closing avait été annoncé en février dernier, confirme l'appétit des marchés financiers pour les technologies de voix génératives. Ce n'est pas un investissement symbolique. En misant sur ElevenLabs, ces figures du cinéma et de la télévision cherchent à peser dans une technologie qui pourrait fondamentalement restructurer leurs propres industries : doublage automatique, narration de contenus, droits à l'image vocale, personnalisation d'expériences audio à grande échelle. Pour les studios et producteurs, ElevenLabs représente à la fois une menace sur les métiers traditionnels de la voix et un outil capable de réduire drastiquement les coûts de localisation internationale. ElevenLabs s'est imposée en quelques années comme le leader mondial de la voix IA, avec des usages allant de l'audiobook à la localisation de films en passant par les assistants conversationnels. La présence de NVIDIA au capital souligne l'enjeu infrastructurel de cette course : générer des voix réalistes en temps réel exige une puissance de calcul considérable. En attirant des personnalités qui sont à la fois clientes potentielles, ambassadrices et actrices concernées par les implications réglementaires, ElevenLabs construit une coalition stratégique autant qu'un financement.

UEL'essor d'ElevenLabs menace directement l'industrie du doublage et des comédiens de voix en France et en Europe, où la localisation audiovisuelle représente un secteur économique significatif.

💬 Quand les acteurs qui risquent de se faire remplacer choisissent d'investir dans la tech qui va les remplacer, c'est soit très malin soit une forme de capitulation stylée. Foxx, Longoria, McConaughey, c'est pas du name-dropping pour le pitch deck, c'est une coalition qui leur achète un siège à la table quand les négociations sur les droits vocaux vont devenir sérieuses. Reste que les comédiens de doublage, eux, n'avaient pas l'option d'investir.

SAP tente de reprendre la main sur les données d’entreprise avec DREMIO et PRIOR LABS
248FrenchWeb 

SAP tente de reprendre la main sur les données d’entreprise avec DREMIO et PRIOR LABS

SAP a annoncé quasiment en simultané deux acquisitions stratégiques majeures : Dremio, spécialiste américain des architectures lakehouse bâties sur le format ouvert Apache Iceberg, et Prior Labs, une startup allemande qui développe des modèles d'intelligence artificielle spécialement conçus pour les données tabulaires, le format de prédilection des entreprises. Les termes financiers des deux transactions n'ont pas été divulgués. Ces mouvements s'inscrivent dans la volonté de l'éditeur de Walldorf de repositionner sa plateforme cloud SAP Business Technology Platform comme le système nerveux des données d'entreprise à l'ère de l'IA. L'enjeu est considérable : les grandes entreprises disposent de vastes stocks de données structurées dans des ERP, des entrepôts de données et des lacs de données disparates, et peinent à les exploiter pour alimenter des agents IA ou des analyses prédictives. En intégrant Dremio, SAP offrirait à ses clients la capacité d'interroger ces données en temps réel sans les déplacer, grâce à la couche de requête universelle qu'Iceberg permet. Prior Labs, de son côté, apporte des modèles capables d'apprendre directement sur des tableaux sans pré-entraînement massif, ce qui accélère drastiquement le déploiement de l'IA sur les données métier. SAP se retrouve dans une course serrée face à Salesforce, Microsoft et ServiceNow, tous en train de muscler leurs capacités IA sur les données d'entreprise. L'approche "lakehouse ouvert" de Dremio tranche avec les silos propriétaires traditionnels, un argument commercial puissant face aux clients méfiants du vendor lock-in. Ces deux rachats signalent que SAP parie sur une architecture de données ouverte et fédérée comme socle de sa prochaine génération d'agents IA d'entreprise.

UESAP, entreprise allemande et leader mondial des ERP, renforce sa plateforme IA avec l'acquisition de Prior Labs (startup allemande), impactant directement les milliers d'entreprises françaises et européennes clientes de SAP.

💬 SAP qui mise sur Apache Iceberg et une architecture ouverte, ça change vraiment quelque chose par rapport à leur approche historique. Prior Labs m'intrigue plus que Dremio, en fait : des modèles qui apprennent directement sur des données tabulaires sans pré-entraînement massif, c'est exactement ce dont les équipes métier ont besoin pour déployer de l'IA sans passer par six mois de data prep. Reste à voir si SAP sait intégrer sans casser ce qui faisait l'intérêt de ces deux boîtes.

BusinessOpinion
1 source
ServiceNow impose de nouvelles restrictions aux agents IA
249The Information AI 

ServiceNow impose de nouvelles restrictions aux agents IA

ServiceNow a annoncé lundi, lors de sa journée dédiée aux analystes financiers à Las Vegas, la création d'une nouvelle couche d'infrastructure baptisée "Action Fabric". Ce dispositif constitue un point de passage obligatoire que les agents d'intelligence artificielle devront traverser pour interagir avec les données hébergées dans les applications ServiceNow. Amit Zavery, directeur des opérations de l'entreprise, a précisé que ServiceNow mesurera la fréquence d'accès à cette Action Fabric, mettra en place un système de comptage et facturera les clients en conséquence. Concrètement, cette tarification s'apparente à une taxe imposée aux entreprises qui utilisent des agents IA externes, comme ceux de Microsoft, Salesforce ou d'autres fournisseurs, pour interroger leurs données stockées chez ServiceNow. L'analyste Mark Murphy de JPMorgan a qualifié le mécanisme en ces termes dans une note adressée aux investisseurs. ServiceNow rejoint ainsi HubSpot et Workday, qui ont récemment dévoilé des stratégies similaires de monétisation des accès par agents IA. Pour les entreprises clientes, cela signifie un coût supplémentaire chaque fois qu'un agent automatisé consulte ou manipule des données dans ces plateformes, quelle que soit l'origine de l'agent. Ce mouvement s'inscrit dans une tension croissante au sein de l'industrie du logiciel d'entreprise (SaaS). Alors que l'essor des agents IA remet en question les modèles de licences traditionnels basés sur le nombre d'utilisateurs humains, les éditeurs cherchent de nouveaux leviers de revenus. La stratégie des "péages logiciels" soulève cependant un débat stratégique de fond : ces barrières tarifaires protègent-elles la valeur des plateformes existantes, ou risquent-elles d'inciter les clients à migrer vers des écosystèmes plus ouverts et moins coûteux ? La réponse du marché dans les prochains trimestres sera déterminante pour savoir si cette approche renforce ou fragilise la compétitivité à long terme des grands éditeurs SaaS.

UELes entreprises européennes clientes de ServiceNow devront anticiper des coûts supplémentaires pour chaque accès de leurs agents IA aux données hébergées sur la plateforme.

BusinessOpinion
1 source
OpenAI prépare un téléphone sans applications où un agent gère les tâches à votre place
250The Decoder 

OpenAI prépare un téléphone sans applications où un agent gère les tâches à votre place

OpenAI prépare son premier smartphone propre, selon le célèbre analyste Ming-Chi Kuo. L'appareil serait équipé de puces conçues conjointement par MediaTek et Qualcomm, et assemblé par Luxshare, le fabricant taïwanais déjà partenaire d'Apple. La production de masse débuterait au premier semestre 2027, avec un objectif de 30 millions d'unités expédiées sur les deux premières années. La particularité du concept : remplacer la grille classique d'applications par un flux de tâches géré par des agents intelligents, transformant fondamentalement la façon dont l'utilisateur interagit avec son téléphone. Ce changement de paradigme est significatif pour l'industrie entière. Si Apple et Google ont bâti des empires sur le modèle de l'écran d'accueil rempli d'icônes, OpenAI parie qu'une interface pilotée par agents peut supplanter cette logique. Pour les utilisateurs, cela signifierait déléguer la navigation entre applications à une IA qui orchestre les tâches en arrière-plan. L'enjeu commercial est considérable : 30 millions d'unités en deux ans représenterait une entrée en matière ambitieuse dans un marché dominé par Samsung et Apple. Ce projet s'inscrit dans une vague plus large de tentatives d'appareils IA dédiés, dont beaucoup ont échoué à convaincre le grand public. Le Humane AI Pin et le Rabbit R1 ont démontré que les formats expérimentaux ne sont pas encore matures. En choisissant le smartphone, OpenAI opte pour un terrain familier, tout en cherchant à en réinventer les usages depuis l'intérieur. L'implication de Qualcomm et MediaTek, deux fournisseurs incontournables de l'Android premium, suggère une ambition de volume, pas d'un produit de niche.

BusinessActu
1 source