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LLMs

50 sur 606 articles

Toute l'actualité des modèles de langage (LLM) : GPT, Claude, Gemini, Mistral, Llama — benchmarks, nouvelles sorties et comparatifs.

1Next INpact LLMsOpinion

Kimi K3 : ce qu’il faut savoir du modèle open source de 2 800 milliards de paramètres

Kimi K3, dévoilé la semaine dernière par la société chinoise Moonshot AI, se présente comme le premier modèle open source à atteindre 2 800 milliards de paramètres, une échelle inédite pour un modèle à poids ouverts. Le LLM repose sur une architecture de type mixture d'experts (MoE), qui n'active qu'une fraction des paramètres à chaque requête : sur 896 experts au total, seuls 16 sont sollicités simultanément. Certains observateurs ont calculé, à partir de ces chiffres officiels, un ratio d'environ 50 milliards de paramètres actifs par inférence, résumé sous l'appellation « 2.8T-A50B », bien que Moonshot AI n'ait fourni aucune précision officielle sur ce calcul. Le modèle dispose par ailleurs d'une fenêtre contextuelle pouvant aller jusqu'à un million de tokens, une capacité comparable à celle des modèles les plus avancés du marché. Pour l'instant, l'ouverture des poids reste une promesse : Moonshot AI annonce leur publication complète d'ici le 27 juillet 2026, l'annonce actuelle relevant donc d'un « paper launch ». L'ampleur de la nouvelle a immédiatement eu un effet sur les marchés, avec un recul de 1,5 % du Nasdaq au moment de l'annonce, signe que les investisseurs prennent au sérieux la montée en puissance des laboratoires chinois dans la course aux grands modèles de langage. Cette réaction rappelle le choc provoqué par DeepSeek début 2025, lorsque l'irruption d'un acteur chinois avec des performances de pointe à moindre coût avait ébranlé la confiance dans la suprématie technologique et financière des géants américains de l'IA. Si Kimi K3 confirme les performances « de niveau frontière » que Moonshot AI revendique, il pourrait accentuer cette dynamique et redistribuer les cartes entre modèles propriétaires occidentaux et alternatives ouvertes venues d'Asie. Moonshot AI, jusqu'ici peu connue en dehors des cercles spécialisés en IA générative, cherche ainsi à s'imposer face à des concurrents établis comme OpenAI, Anthropic ou Google. L'enjeu dépasse la seule performance technique : la taille du modèle, sa gestion par mixture d'experts et sa fenêtre contextuelle massive posent la question des coûts d'inférence et de l'accessibilité réelle d'un tel système une fois les poids publiés. La suite dépendra largement de la capacité de Moonshot AI à tenir son calendrier de publication et à démontrer, benchmarks à l'appui, que ces chiffres impressionnants se traduisent par des gains concrets pour les utilisateurs et les développeurs.

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2AI News 

Kimi K3 en poids ouverts : le pari chinois de l'IA mise sur la mémoire, pas sur la puissance de calcul

Moonshot AI a dévoilé le 16 juillet 2026 Kimi K3, un modèle open-weight de 2,8 billions de paramètres, le plus grand jamais publié en accès ouvert. Ce volume le fait entrer dans la catégorie dite "3T", jamais atteinte par un modèle ouvert auparavant, et dépasse largement le précédent modèle phare de Moonshot, un peu plus de 1 billion de paramètres, ainsi que le V4 Pro de DeepSeek, qui culmine à 1,6 billion. K3 propose une fenêtre de contexte d'un million de tokens et une architecture nativement multimodale. Moonshot met en avant deux innovations techniques : l'attention Kimi Delta, qui accélère le décodage jusqu'à 6,3 fois sur des contextes d'un million de tokens, et les Attention Residuals, qui améliorent l'efficacité d'entraînement d'environ 25 % pour moins de 2 % de coût supplémentaire. Le modèle repose sur une architecture mixture of experts divisée en 896 sections spécialisées, dont seulement 16 sont activées à chaque calcul, soit environ 1,8 % du total. Autre choix marquant, K3 a été entraîné à une précision de 4 bits par paramètre au lieu des 16 bits habituels, une technique appliquée dès la phase de fine-tuning. Résultat, selon des analyses indépendantes : environ 1,4 To de mémoire nécessaire dans ce format, contre 5,6 To en pleine précision. Moonshot a aussi contribué du code de mise en cache au projet open-source vLLM et recommande de faire tourner K3 sur au moins 64 accélérateurs étroitement interconnectés, avec des tests réalisés sur des puces Nvidia H200 et sur un GPGPU d'un fournisseur alternatif non identifié. Ce choix de conception traduit une réponse directe aux restrictions américaines sur l'exportation de puces vers la Chine. Plutôt que de contourner la contrainte de calcul, Moonshot la déplace vers la mémoire, une ressource qui peut être assemblée à partir d'un grand nombre de puces individuellement modestes, contrairement à la puissance de calcul nécessaire à l'entraînement de modèles de cette taille. En réduisant drastiquement l'empreinte mémoire du modèle, l'entreprise affirme pouvoir proposer des prix compétitifs malgré la taille de K3, une promesse cruciale pour les entreprises qui veulent déployer des modèles ouverts sans dépendre exclusivement du matériel Nvidia. Pour l'industrie, cela signifie qu'un modèle de pointe peut désormais tourner sur une infrastructure mixte ou alternative, ce qui élargit le choix des fournisseurs de cloud et des opérateurs de datacenters. Cette stratégie interroge aussi la solidité des restrictions américaines sur les semi-conducteurs : si la mémoire peut compenser le manque de puissance de calcul dédiée, la barrière technologique censée freiner les laboratoires chinois s'avère plus poreuse que prévu. Kimi K3 s'inscrit dans une compétition intense entre laboratoires chinois pour la publication de modèles ouverts toujours plus grands, face à DeepSeek et d'autres acteurs du secteur, dans un contexte où les Etats-Unis limitent depuis plusieurs années l'accès de la Chine aux puces d'intelligence artificielle les plus avancées. L'approche de Moonshot, qui consiste à répartir la charge mémoire sur des grappes de 64 accélérateurs ou plus étroitement interconnectés, rappelle la logique des systèmes CloudMatrix développés par Huawei, un signe que l'industrie chinoise mise sur l'agrégation de matériel moins performant plutôt que sur l'accès à des puces de pointe individuelles. Reste une zone d'ombre : Moonshot n'a pas précisé si ses tests incluaient du silicium chinois, se contentant de mentionner un fournisseur alternatif sans le nommer, ce qui laisse planer le doute sur la nature exacte du matériel utilisé en interne. À mesure que d'autres laboratoires observeront les performances réelles de K3 en production, la question centrale restera de savoir si cette architecture axée sur la mémoire plutôt que sur le calcul brut peut être répliquée à grande échelle, et si elle annonce une nouvelle norme pour les modèles ouverts entraînés hors des Etats-Unis.

LLMsOpinion
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3MarkTechPost 

Quelqu'un a affiné MiniCPM5-1B d'OpenBMB sur des traces de Claude Fable 5 pour un modèle de raisonnement local de 657 Mo

Un développeur communautaire connu sous le pseudonyme GnLOLot a publié un modèle de langage d'un milliard de paramètres capable de fonctionner entièrement en local, sans clé API ni appel vers le cloud. Baptisé MiniCPM5-1B-Claude-Opus-Fable5-Thinking, il est distribué au format GGUF pour les moteurs compatibles llama.cpp. Il s'appuie sur MiniCPM5-1B, un modèle de base publié par le laboratoire chinois OpenBMB, doté de 1,08 milliard de paramètres, d'une architecture LlamaForCausalLM classique à 24 couches avec attention par groupes de requêtes, et d'une fenêtre de contexte de 131 072 tokens. OpenBMB revendique déjà le meilleur score open source de sa catégorie sur ce modèle de base, qui intègre nativement un mode de raisonnement activable via le paramètre enablethinking, offrant un choix entre mode "Think" et mode "No Think". GnLOLot a ensuite affiné ce socle sur des données issues de Fable 5, le modèle Claude d'Anthropic, dans le but d'améliorer les capacités de codage et de suivi d'instructions. Le paquet GGUF propose quatre niveaux de quantification : Q4KM autour de 657 Mo, Q5KM autour de 751 Mo, Q80 autour de 1,1 Go recommandé par défaut, et F16 autour de 2,1 Go. Le modèle s'installe directement via Ollama, llama.cpp, LM Studio, Jan ou KoboldCpp, avec une commande d'une ligne pour Ollama et des réglages d'échantillonnage suggérés de température 0,9 et top_p 0,95 en mode réflexion. L'enjeu de cette publication tient moins à ses performances qu'à ce qu'elle révèle sur les limites du fine-tuning léger appliqué à des traces générées par un grand modèle propriétaire. La méthode employée n'est pas une distillation classique au sens technique du terme, puisque personne n'a accès aux poids ni aux logits internes de Claude. Il s'agit en réalité d'un ajustement supervisé effectué sur des conversations et des raisonnements produits en sortie par le modèle Anthropic, puis utilisés comme données d'entraînement pour le petit modèle. Cette distinction compte : un modèle d'un milliard de paramètres ne peut pas absorber la capacité de raisonnement d'un modèle frontière, il ne peut qu'imiter son style de réponse et son format d'expression. Pour les utilisateurs et développeurs qui cherchent des outils légers et embarquables, cela signifie que le modèle peut sembler produire des réponses au ton proche de Claude, sans pour autant en égaler la fiabilité ou la profondeur de raisonnement. Cette initiative s'inscrit dans une tendance plus large de la communauté open source consistant à capturer le style de sortie des grands modèles fermés pour l'injecter dans des architectures compactes et gratuites. OpenBMB, de son côté, utilise une véritable distillation par politique entre ses propres modèles enseignant et élève, une approche méthodologiquement différente et documentée. Aucun benchmark ni jeu de données d'entraînement n'a été publié pour ce dérivé, ce qui rend les affirmations de performance actuellement invérifiables. La question reste également ouverte sur le plan juridique : la licence Apache 2.0 couvre les poids du modèle de base, mais l'entraînement sur des sorties générées par Claude soulève une interrogation sur les conditions d'utilisation qu'Anthropic impose à ses propres résultats, un point que la fiche du modèle laisse sans réponse.

💬 C'est pas de la distillation, c'est du copiage de style. Personne n'a accès aux poids ni aux logits de Claude, donc GnLOLot a juste entraîné son 1,08 milliard de paramètres à imiter le ton de Fable 5, pas sa capacité de raisonnement, et c'est toute la nuance que le nom du modèle fait oublier. Reste la question qu'on esquive à chaque fois dans ce genre de projet: entraîner un modèle sur les sorties d'un labo propriétaire sans base claire dans ses conditions d'utilisation, c'est un pari juridique déguisé en projet open source.

LLMsOpinion
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4MarkTechPost 

Les meilleurs LLM locaux exécutables sur un GPU 24 Go en 2026 : comparatif Qwen, Gemma, Mistral et DeepSeek

Traduction fluide, respect des règles. --- Un GPU de 24 Go de VRAM, comme les RTX 3090 ou RTX 4090 de Nvidia, s'impose en 2026 comme le seuil minimal pour faire tourner sérieusement des modèles de langage en local. Longtemps, la pratique consistait à caser un modèle 70B fortement quantifié sur cette carte, mais cette approche est désormais dépassée au profit de modèles denses ou hybrides de 20 à 35 milliards de paramètres, mieux adaptés à cet espace mémoire. Trois postes se partagent les 24 Go disponibles : les poids du modèle (environ 0,58 octet par paramètre en quantification Q4KM, soit 18 à 20 Go pour un modèle de 32B), le cache KV qui croît avec la longueur du contexte, et une réserve de 1 à 2 Go pour le moteur d'inférence. Six modèles sortent du lot, tous sous licence permissive Apache 2.0 ou MIT et tenant sur une seule carte de 24 Go en Q4KM : Qwen3.6-27B d'Alibaba, modèle dense sorti en avril 2026 et orienté codage agentique (environ 16 Go de VRAM) ; Qwen3.6-35B-A3B, une architecture à mélange d'experts (35B au total, 3B actifs par token) qui décode plus vite tout en nécessitant environ 20 Go ; Gemma 4 26B de Google DeepMind, publié le 2 avril 2026, première génération Gemma entièrement ouverte, avec une variante MoE 26B à 3,8B actifs adaptée à la vision et à plus de 140 langues ; Mistral Small 3.2 24B, assistant quotidien dense de 24B ne nécessitant qu'environ 14 Go ; et gpt-oss-20b d'OpenAI, modèle de raisonnement ouvert à architecture MoE de 21B de paramètres au total. Cette évolution change concrètement la donne pour les développeurs et entreprises qui veulent exploiter l'IA générative sans dépendre du cloud. Une carte à 24 Go, accessible par rapport aux configurations multi-GPU professionnelles, permet désormais de faire tourner des modèles capables de coder, de raisonner ou de traiter des entrées multimodales, avec suffisamment de marge pour un contexte long et une vitesse de réponse compatible avec un usage interactif ou agentique. Cela réduit la dépendance aux API payantes des grands fournisseurs, protège la confidentialité des données traitées localement, et démocratise l'accès à des capacités jusque-là réservées aux infrastructures cloud coûteuses. Pour les équipes techniques, choisir le bon modèle selon l'usage, codage, chat général, vision ou raisonnement, devient aussi important que le choix du matériel lui-même. Cette bascule s'inscrit dans une dynamique plus large de course à l'efficacité chez les grands laboratoires. Alibaba, Google DeepMind, Mistral et OpenAI ont tous publié en 2026 des modèles ouverts optimisés pour tourner sur du matériel grand public, signe que l'open source reste un terrain de compétition stratégique face aux modèles propriétaires. Les architectures à mélange d'experts, comme celles de Qwen ou Gemma, illustrent une tendance de fond : privilégier la vitesse d'inférence plutôt que la seule taille brute, quitte à complexifier la gestion mémoire puisque tous les experts doivent rester chargés en VRAM même si peu sont activés à chaque étape. Mistral a par ailleurs lancé des modèles plus volumineux en 2026, désormais hors de portée d'une seule carte 24 Go, ce qui laisse présager une segmentation croissante entre modèles taillés pour l'inférence locale et modèles réservés aux infrastructures serveur.

UEMistral, entreprise française, figure parmi les modèles recommandés pour l'exécution locale, illustrant la compétitivité de l'IA européenne face aux acteurs américains et chinois.

💬 Bon, on remet à jour la barre : 24 Go de VRAM, ça suffit maintenant pour du sérieux, sans passer par du 70B quantifié à l'arrache comme avant. Ce qui change vraiment, c'est le mélange d'experts : Qwen3.6, Gemma 4, gpt-oss, tous misent sur l'inférence rapide plutôt que la taille brute, même si ça complique la gestion mémoire. Et Mistral qui reste dans la course sur une seule carte pendant que ses gros modèles filent vers le serveur, ça dit bien où va se jouer la bataille : le local d'un côté, le cloud propriétaire de l'autre.

LLMsTuto
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5MarkTechPost 

Feyn AI lance SQRL, une famille de modèles texte-vers-SQL qui inspecte la base de données avant d'écrire une requête

La startup américaine Feyn AI, soutenue par Y Combinator, a publié SQRL, une famille de modèles text-to-SQL qui inspecte la base de données avant de rédiger sa requête, plutôt que de la générer d'un seul coup. Le modèle phare, SQRL-35B-A3B, atteint 70,6% de précision d'exécution sur le benchmark BIRD Dev, dépassant Claude Opus 4.6, crédité de 68,77% sur la même évaluation. Trois versions sont disponibles en accès libre sur Hugging Face : SQRL-4B, SQRL-9B et SQRL-35B-A3B. Concrètement, le modèle reçoit une question, le schéma de la base et, éventuellement, des indices supplémentaires. S'il dispose d'assez d'informations, il répond immédiatement. Sinon, il exécute des requêtes de lecture seule pour explorer les données avant de formuler sa réponse finale, dans la limite de cinq inspections. Techniquement, le système distingue deux actions : un bloc pour interroger la base et observer le résultat, et un bloc pour livrer la requête définitive. Cette approche s'attaque à un problème que la traduction pure ne résout pas : une requête SQL peut être syntaxiquement parfaite et pourtant renvoyer une réponse fausse, par exemple en joignant les mauvaises tables ou en mal interprétant une valeur ambiguë comme un nom de comté orthographié différemment selon les lignes. Un schéma de base de données ne révèle ni ces incohérences ni les doublons générés par certaines jointures, alors qu'une inspection directe des données le peut. Pour les entreprises qui exposent leurs bases à des assistants en langage naturel, cette capacité à vérifier avant de répondre réduit le risque de décisions prises sur des chiffres erronés, sans nécessiter les pipelines coûteux à plusieurs appels vers des modèles frontières que ce niveau de fiabilité exigeait jusqu'ici. Le secteur du text-to-SQL oscillait jusque-là entre deux approches: les modèles à génération unique, rapides mais sujets aux erreurs d'interprétation, et les pipelines complexes combinant récupération de contexte, génération de plusieurs candidats et sélection, coûteux en calcul et en allers-retours vers la base. SQRL vise à fusionner les deux logiques dans un seul modèle, qui ne paie le coût d'une inspection que lorsque la question l'exige réellement. Pour l'entraîner à cette discipline, Feyn a d'abord nettoyé ses données issues des benchmarks BIRD et Spider, écartant les exemples dont la requête de référence ne produisait aucun résultat exploitable, puis a fait valider les paires restantes par trois modèles juges chargés de vérifier que chaque requête répondait bien à la question posée.

💬 Bon, sur le papier c'est un détail technique, mais c'est le bon détail. Une requête SQL peut être parfaitement écrite et quand même mentir, parce que le schéma ne dit rien des doublons ou des incohérences dans les vraies données. Feyn AI a compris ça: laisser le modèle inspecter avant de répondre, plutôt que de deviner d'un coup, c'est ce qui manquait aux outils text-to-SQL pour qu'une boîte y branche vraiment ses chiffres de prod. Reste à voir si ça tient à l'échelle, mais l'idée est la bonne.

LLMsActu
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6MarkTechPost 

Alibaba dévoile Qwen3.8-Max, un modèle multimodal de 2 400 milliards de paramètres, quelques jours après le lancement du modèle ouvert Kimi K3 de Moonshot

Alibaba a dévoilé le 19 juillet 2026, lors de la World AI Conference (WAIC) de Shanghai, une version de démonstration de Qwen3.8-Max, présentée par l'équipe Qwen comme le prochain modèle phare du groupe. Selon Alibaba, il compterait 2 400 milliards de paramètres et se classerait juste derrière Fable 5 parmi les systèmes évalués en interne, mais aucun tableau de benchmarks, aucune fiche technique et aucune licence n'ont été publiés pour étayer ce chiffre. L'accès à cette préversion est déjà ouvert via l'abonnement Token Plan d'Alibaba, ainsi que via Qoder et QoderWork, à 10 % du tarif standard. Le développeur Qwen Shuai Bai a précisé qu'il s'agit du premier modèle multimodal de l'équipe dépassant les 1 000 milliards de paramètres, capable de traiter texte, images, vidéo et documents, et censé surpasser Qwen3.7-Max en codage, développement full-stack, analyse de données et tâches bureautiques. L'annonce est tombée deux jours seulement après le lancement par Moonshot AI de Kimi K3, un modèle à poids ouverts de 2 800 milliards de paramètres, ce qui situe clairement Qwen3.8 dans une course de vitesse entre laboratoires chinois plutôt que dans une simple mise à jour de gamme. Ce que cette annonce change concrètement reste flou tant que les chiffres ne sont pas vérifiés. Le nombre total de paramètres ne reflète pas la puissance de calcul réellement utilisée: Alibaba n'a toujours pas communiqué le nombre de paramètres activés par token, la donnée qui détermine le coût réel de mise en production d'un modèle à mélange d'experts épars (MoE). L'historique de la famille Qwen invite à la prudence: Qwen3-235B-A22B n'active que 22 milliards de paramètres sur ses 235 milliards, et Qwen3-30B-A3B environ 3 milliards seulement. La compatibilité annoncée avec les protocoles OpenAI et Anthropic est en revanche un argument concret pour les développeurs, puisque les agents de codage existants pourraient basculer vers Qwen3.8 sans reconstruire leur infrastructure. Pour l'instant, la seule base vérifiable reste Qwen3.7-Max, lancé en mai 2026 en poids fermés: 92,4 sur GPQA Diamond, 80,4 % sur SWE-bench Verified, 69,7 sur Terminal-Bench 2.0, une fenêtre de contexte d'un million de tokens, à 1,25 dollar par million de tokens en entrée et 3,75 dollars en sortie. Cette annonce s'inscrit dans une compétition de plus en plus frontale entre laboratoires chinois pour la position de leader sur les modèles ouverts, Alibaba et Moonshot AI cherchant chacun à occuper le devant de la scène lors des grands rendez-vous comme la WAIC. Alibaba avait déjà promis l'ouverture des poids pour ses précédents modèles Max sans jamais tenir cette promesse, ce qui pousse à attendre une date précise, une licence et surtout la publication d'un vrai tableau de benchmarks avant de valider les affirmations sur les performances de Qwen3.8.

💬 2 400 milliards de paramètres annoncés sans un seul benchmark publié, c'est une annonce de com', pas un lancement de modèle. Le chiffre qui compte vraiment dans un MoE, c'est le nombre de paramètres activés par token, celui qu'Alibaba ne donne jamais, et l'historique Qwen (22 milliards actifs sur 235, 3 sur 30) laisse penser que Qwen3.8 sera bien plus léger à faire tourner que son total ne le suggère. Reste un vrai plus, la compatibilité annoncée avec les API OpenAI et Anthropic, qui permettrait aux devs de basculer sans tout reconstruire, si elle tient la route en prod.

LLMsOpinion
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7The Decoder 

Kimi K3 de Moonshot devance Fable 5 sur le code frontend, mais accuse un net retard en mathématiques complexes

Kimi K3, le nouveau modèle du laboratoire chinois Moonshot AI, vient de s'imposer en tête du classement Code Arena dans la catégorie développement frontend, devançant nettement Claude Fable 5 d'Anthropic et GPT-5.6 Sol d'OpenAI. Il s'agit d'une première pour un modèle chinois sur ce classement spécifique, qui évalue la qualité du code d'interface utilisateur généré par les modèles de langage. Mais ce succès a ses limites : sur le test FrontierMath Tier 4, qui mesure les capacités de raisonnement mathématique avancé, Kimi K3 plafonne à environ 39 %, alors que les modèles phares d'OpenAI et d'Anthropic atteignent des scores proches de 90 %. Ce contraste de performances illustre une tendance de fond dans la course aux modèles de langage : l'écart entre les laboratoires chinois et américains se resserre fortement sur certaines tâches pratiques comme la génération de code, mais reste béant sur le raisonnement abstrait le plus exigeant. Pour les développeurs et les entreprises qui choisissent un modèle selon leurs besoins concrets, cela signifie qu'un modèle comme Kimi K3 peut devenir un choix pertinent et probablement moins coûteux pour des tâches de développement frontend, tout en restant inadapté à des usages nécessitant un raisonnement mathématique poussé, comme la recherche scientifique ou l'ingénierie complexe. Ce résultat s'inscrit dans la compétition croissante entre Moonshot, une start-up chinoise soutenue notamment par Alibaba, et les géants américains de l'IA générative. Depuis plusieurs mois, les laboratoires chinois comme Moonshot, DeepSeek ou Alibaba multiplient les annonces de modèles rivalisant sur des benchmarks spécifiques, sans toujours égaler les ténors américains sur l'ensemble des critères. La spécialisation par domaine de compétence pourrait devenir un argument de différenciation clé, chaque acteur cherchant à dominer des niches précises plutôt qu'à viser une supériorité généralisée.

💬 Kimi K3 qui bat Fable 5 sur le frontend, c'est un vrai signal : les labos chinois ne rattrapent plus juste sur le prix, ils prennent la tête sur des usages concrets. Mais 39% en maths avancées contre 90% pour les ténors américains, ça montre où se joue vraiment la course : pas sur "qui code le mieux une interface", sur qui résout des problèmes que personne d'autre ne peut résoudre. Retiens ça : dans deux ans, choisir un LLM voudra dire choisir sa spécialité, pas son classement général.

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8MarkTechPost 

Kimi K3 face à DeepSeek V4 Pro et GLM-5.2 : comparatif des modèles MoE open source à mille milliards de paramètres

Trois laboratoires chinois dominent désormais le classement des modèles à poids ouverts. Kimi K3, développé par Moonshot AI et lancé le 16 juillet 2026, DeepSeek V4 Pro, sorti le 24 avril 2026, et GLM-5.2 de Zhipu AI, disponible depuis le 13 juin 2026, sont tous des modèles de type Mixture-of-Experts (MoE) dotés d'une fenêtre de contexte d'un million de tokens et pensés pour le codage et les tâches d'agents sur de longues durées. Kimi K3 est le plus massif avec 2,8 billions de paramètres au total, activant 16 experts sur 896 à chaque requête, et intègre nativement la vision ainsi qu'un raisonnement permanent. DeepSeek V4 Pro compte 1,6 billion de paramètres, dont 49 milliards actifs, répartis sur 384 experts routés plus un expert partagé. GLM-5.2, plus modeste avec 744 milliards de paramètres et environ 40 milliards actifs, propose des modes de raisonnement High et Max. Sur l'indice neutre Artificial Analysis Intelligence Index, Kimi K3 obtient un score d'environ 57, se classant troisième mondial derrière Claude Fable 5 et GPT-5.6 Sol, contre 51 pour GLM-5.2 et 44 pour DeepSeek V4 Pro. Sur les benchmarks de codage testés par Moonshot, K3 devance nettement GLM-5.2, notamment sur SWE Marathon (42,0 contre 13,0) et FrontierSWE (81,2 contre 67,3), tandis que DeepSeek V4 Pro Max revendique 80,6% sur SWE-bench Verified, un résultat record pour un modèle ouvert. Ces écarts de performance comptent d'autant plus que les trois modèles ne jouent pas dans la même catégorie sur le plan commercial. DeepSeek V4 Pro et GLM-5.2 sont publiés sous licence MIT, avec leurs poids déjà disponibles sur Hugging Face, ce qui autorise un usage commercial, un fine-tuning et un auto-hébergement sans restriction dès aujourd'hui. Kimi K3, en revanche, reste pour l'instant accessible uniquement via API ou applications Kimi, Moonshot ayant promis la publication des poids pour le 27 juillet 2026 sous une licence MIT modifiée n'imposant une clause d'attribution qu'au-delà de 100 millions d'utilisateurs mensuels actifs. Côté coûts, les tarifs API divergent fortement: Kimi K3 facture 3 dollars par million de tokens en entrée et 15 en sortie, contre seulement 0,435 et 0,87 dollar pour DeepSeek V4 Pro, et 1,40 dollar en entrée pour GLM-5.2, un écart qui pèsera lourd pour les équipes déployant ces modèles à grande échelle. Cette compétition illustre l'accélération de la course chinoise aux modèles ouverts de très grande taille, portée par Moonshot AI, DeepSeek et Zhipu AI qui rivalisent désormais avec les meilleurs modèles propriétaires occidentaux. GLM-5.2 occupait la première place des modèles ouverts avant l'arrivée de K3, signe d'un rythme de sortie très soutenu. Pour les équipes IA qui doivent choisir un modèle à héberger ou interroger via API, l'arbitrage se joue désormais autant sur les performances brutes que sur les conditions de licence et le coût réel de service, avec la publication imminente des poids de K3 comme prochaine étape à surveiller.

UELes équipes IA européennes gagnent de nouvelles options open source à moindre coût pour l'auto-hébergement, mais aucune entreprise ou régulation française/UE n'est directement impliquée.

💬 Kimi K3 décroche la troisième place mondiale, un poids lourd chinois qui rivalise enfin avec les modèles fermés occidentaux. Mais sur le terrain, c'est DeepSeek V4 Pro qui gagne : licence MIT, poids déjà sur Hugging Face, et un tarif API sept fois moins cher que celui de K3. Le classement des benchmarks ne dit rien du coût réel de déploiement, et c'est justement là que se joue la vraie bataille entre ces modèles ouverts chinois.

LLMsActu
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9Ahead of AI 

Contrôler l'effort de raisonnement dans les LLM

Voici l'article traduit et résumé : Le 26 juin dernier, OpenAI a lancé la famille de modèles GPT-5.6, disponible en trois tailles, chacune proposant entre cinq et six niveaux d'effort de raisonnement configurables. Cette annonce intervient près de deux ans après le lancement d'o1 par OpenAI, qui avait popularisé les modèles de raisonnement basés sur les LLM, et environ quatre mois après DeepSeek-R1, qui avait détaillé une méthode d'apprentissage par renforcement à récompenses vérifiables (RLVR) pour entraîner ce type de modèles. Sebastian Raschka, chercheur reconnu dans le domaine, souligne dans son analyse que les modèles de raisonnement sont désormais devenus un standard incontournable de toute nouvelle génération de modèles. Il rappelle le principe central du RLVR popularisé par DeepSeek-R1 : fournir un signal de récompense binaire, zéro pour une réponse incorrecte, un pour une réponse correcte, uniquement sur des domaines vérifiables comme les mathématiques, via des outils comme SymPy ou WolframAlpha, ou le code, via des compilateurs et des tests unitaires. Fait notable, la trace de raisonnement intermédiaire elle-même n'est pas utilisée pour l'entraînement du modèle : seule la réponse finale et le respect du format comptent pour le calcul de la récompense. Cette généralisation des modes d'effort configurables change concrètement la manière dont les entreprises et les développeurs peuvent exploiter ces modèles. Plutôt que de choisir entre un modèle rapide et peu coûteux ou un modèle lent et performant, les utilisateurs peuvent désormais ajuster finement le curseur entre vitesse d'exécution et qualité de raisonnement selon la tâche à accomplir, un simple résumé de texte ne nécessitant pas le même effort qu'un problème mathématique complexe. Pour l'industrie, cela signifie une meilleure maîtrise des coûts de calcul et une adaptation plus fine des modèles aux usages professionnels réels, où toutes les requêtes n'exigent pas le même niveau de sophistication. C'est aussi le signe que la recherche sur le raisonnement des LLM a atteint une maturité suffisante pour passer d'une simple option binaire, raisonnement activé ou non, à un curseur continu de performance. Cette évolution s'inscrit dans un contexte de recherche particulièrement actif depuis la publication de DeepSeek-R1. Deux grandes approches permettent aujourd'hui d'améliorer les capacités de résolution de problèmes des modèles de raisonnement : l'optimisation à l'entraînement et l'optimisation à l'inférence, c'est-à-dire au moment de l'exécution. La question de savoir comment exploiter la trace de raisonnement intermédiaire pour améliorer l'entraînement, notamment via des modèles de récompense de processus, reste un sujet de recherche actif et non résolu. Raschka, auteur d'un livre de 440 pages intitulé Build A Reasoning Model (From Scratch), consacré à la construction de modèles de raisonnement à partir de zéro, prévoit que la prochaine étape naturelle de cette recherche portera sur le développement de modèles capables de moduler nativement leur propre effort de raisonnement selon la complexité de la tâche, plutôt que de dépendre uniquement de réglages externes fixés par l'utilisateur.

💬 Ce qui compte dans GPT-5.6, c'est pas le modèle, c'est le curseur : cinq ou six crans d'effort, ça veut dire qu'OpenAI admet enfin que le raisonnement a un prix et qu'il faut le doser comme du café. Bon, sur le papier ça sonne comme du réglage fin pour les entreprises qui veulent économiser du calcul, mais en vrai ça acte surtout que le mode "réfléchir" à deux vitesses d'il y a deux ans était un hack grossier. Reste à voir si les modèles apprendront un jour à choisir eux-mêmes leur effort, parce que pour l'instant c'est encore à l'utilisateur de deviner combien de réflexion vaut sa question.

LLMsOpinion
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10Latent Space 

Kimi K3 de Moonshot AI rejoint le peloton de tête des modèles frontières selon les benchmarks

Le modèle Kimi K3 du laboratoire chinois Moonshot AI a dominé l'actualité IA des 16 et 17 juillet 2026, provoquant une réévaluation générale de la position des modèles chinois en accès ouvert face à la frontière technologique. Selon Artificial Analysis, le nombre de laboratoires dépassant un score de 51 sur son Intelligence Index est passé de deux à six en environ six semaines, Kimi K3 obtenant un score de 57, derrière Claude Fable 5 (60) mais devant Opus 4.8 (56). Sur l'indice des agents de codage, K3 atteint également 57 points, à égalité avec GPT-5.6 Terra et GPT-5.5, devant Opus 4.8, avec 84% sur Terminal-Bench v2, 64% sur DeepSWE et 23% sur SWE-Atlas-QnA. Le modèle s'est particulièrement distingué sur les tâches de développement frontend : selon Arena, K3 a permis à la Chine de dépasser les États-Unis pour la première fois sur le Frontend Code Arena, plusieurs utilisateurs rapportant que le modèle égale ou surpasse Fable sur des tâches visuelles comme la création de tableaux de bord interactifs. Par ailleurs, Databricks a bouclé une levée de fonds en série M de 188 milliards de dollars, et la plateforme OpenRouter ferait l'objet de discussions de rachat, évoquées par son cofondateur Alex Atallah lors d'une intervention publique. Ce lancement dépasse le simple exercice de benchmarks : il relance le débat sur la nature réelle de l'avantage compétitif entre laboratoires américains et chinois. Plusieurs analystes estiment que K3 fragilise la thèse selon laquelle la capacité de pointe dépend avant tout de la puissance de calcul brute, pointant plutôt vers des choix d'architecture comme le routage MoE (mixture of experts), la quantification, la curation des données d'entraînement et une infrastructure pensée pour la rareté de calcul, à l'image de la pile logicielle "Mooncake" développée par Moonshot. Pour l'industrie, cela signifie que l'écart entre modèles fermés occidentaux et modèles ouverts chinois pourrait se réduire plus vite que prévu, non pas en rattrapant les investissements en capital des géants américains, mais en améliorant l'efficacité par calcul grâce à un meilleur post-entraînement et une meilleure conversion des capacités en usages concrets. Cette annonce s'inscrit dans un contexte plus large de compétition entre laboratoires ouverts et fermés, où les avis restent partagés sur l'ampleur réelle du rattrapage chinois. Certains commentateurs, comme le chercheur cité sous le pseudonyme @scaling01, restent prudents et estiment que K3 accuse encore plusieurs mois de retard sur des critères plus larges tels que la généralité, l'efficacité énergétique ou les évaluations non publiques, tandis que d'autres, plus optimistes, jugent le modèle proche de la frontière, voire supérieur sur certains sous-ensembles précis. Sur le plan des coûts, les avis divergent également : si Artificial Analysis présente K3 comme relativement efficace pour ses performances, d'autres observateurs font remarquer que l'efficacité réelle en tokens et le débit de traitement réduisent souvent l'avantage tarifaire affiché face à des concurrents comme GPT-5.6 Sol. En parallèle, la conférence AI Engineer de New York a ouvert ses candidatures pour des interventions centrées sur l'intersection entre intelligence artificielle et finance, signe de l'intérêt croissant du secteur pour des applications sectorielles concrètes de ces avancées technologiques.

💬 Kimi K3 qui égale ou dépasse Fable sur du frontend, ça, ça me parle plus que les 57 points sur l'Intelligence Index. Le point clé du papier c'est que l'écart se resserre pas par la force brute (plus de GPU), mais par l'ingénierie fine : routage MoE, quantif, curation des data. Selon Le Fil IA, la vraie course en 2026 c'est plus qui a le plus de calcul, c'est qui convertit le mieux chaque token en usage réel. Reste à voir si K3 tient la route sur des benchs moins publics, parce que sur le prix affiché, plusieurs observateurs disent déjà que l'avantage fond une fois qu'on regarde le débit réel.

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11The Decoder 

La Kimi K3 de la Chine, comme Deepseek, pousse les labos occidentaux à interroger leur avantage en calcul

Moonshot AI, la startup chinoise derrière Kimi, a dévoilé Kimi K3, un nouveau modèle d'intelligence artificielle qui, selon les premières évaluations, rivalise avec Opus 4.8 d'Anthropic. Fait notable, ce modèle a été développé par une équipe de seulement 300 personnes, un effectif nettement inférieur à celui des grands laboratoires américains. Même Dean W. Ball, stratège chez OpenAI, a qualifié Kimi K3 de "très bon", tout en mettant en garde contre un monde où les modèles à poids ouverts domineraient, qu'il assimile à une forme de "communisme de l'IA". Cette sortie relance un débat crucial dans l'industrie de l'IA : celui de l'importance réelle de la puissance de calcul dans la course aux modèles les plus performants. Si une équipe restreinte peut produire un système comparable aux meilleures offres occidentales, cela remet en question l'idée selon laquelle disposer de ressources de calcul massives constitue un avantage décisif et durable. Pour les laboratoires américains, qui ont investi des milliards dans l'acquisition de puces et d'infrastructures, ce constat soulève des interrogations stratégiques majeures. Kimi K3 s'inscrit dans la lignée de Deepseek, autre modèle chinois qui avait déjà bousculé les certitudes occidentales sur la suprématie technologique américaine en IA. Ces avancées successives interrogent également l'efficacité des restrictions à l'exportation de semi-conducteurs imposées par Washington à la Chine, censées freiner le développement de l'IA chinoise. Alors que les entreprises chinoises continuent de produire des modèles compétitifs malgré ces contraintes, la question de savoir si ces contrôles atteignent réellement leurs objectifs reste plus que jamais ouverte.

💬 Une équipe de 300 personnes qui rivalise avec Opus 4.8, ça remet une sacrée claque au narratif sur l'avantage calcul massif. Chaque modèle chinois qui sort avec moins de moyens prouve un peu plus que les contrôles à l'export américains ratent leur cible. Reste à voir si K3 tient la route en usage réel, pas juste sur les benchmarks.

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12Le Big Data 

Google temporise avec Gemini 3.5 Pro : le lancement aurait été repoussé

Google prendrait plusieurs mois de retard sur le lancement de Gemini 3.5 Pro, son modèle d'intelligence artificielle le plus avancé. Présenté officiellement lors de la conférence Google I/O en mai 2026, ce modèle devait initialement arriver dès le mois de juin. Deux mois plus tard, aucune sortie publique n'a eu lieu. Selon un rapport de Bloomberg publié le 16 juillet 2026 par les journalistes Davey Alba et Julia Love, les résultats obtenus pendant l'entraînement du modèle n'auraient pas satisfait les équipes internes, en particulier sur les tâches liées au codage informatique. Une source proche du dossier évoque des résultats jugés "décevants". Face à ce constat, Google aurait lancé fin juin une nouvelle phase d'entraînement accompagnée d'une mise à jour des données utilisées, revoyant ainsi une partie du développement entre la présentation de mai et la date de lancement initialement prévue. L'entreprise n'a pas confirmé publiquement ces informations, mais a reconnu tester Gemini 3.5 Pro ainsi qu'une version améliorée de Gemini Flash et d'autres modèles auprès de partenaires sélectionnés, sans communiquer de nouvelle date de sortie. Ce retard illustre à quel point le développement logiciel assisté par IA est devenu un terrain de bataille stratégique entre les grands acteurs du secteur. OpenAI multiplie les annonces autour de GPT-5.6, Anthropic avance avec Claude Fable 5, tandis que xAI et Mistral cherchent eux aussi à imposer leurs assistants de codage. Pour Google, l'enjeu est d'autant plus sensible que l'entreprise utilise déjà massivement l'IA en interne : en avril 2026, le PDG Sundar Pichai indiquait que près de 75 % du nouveau code produit par ses équipes était généré avec l'aide de l'IA, contre environ 50 % quelques mois plus tôt. Un lancement raté de Gemini 3.5 Pro sur le codage exposerait donc Google à une contradiction difficile à assumer face à ses concurrents comme face à ses propres usages internes. Ce paradoxe s'explique aussi par une organisation interne encore fragmentée. Plusieurs équipes développent leurs propres outils d'IA pour le code, notamment Google DeepMind, Vertex AI et Android Studio, et l'unification de ces solutions reste un chantier en cours. Certains ingénieurs maison resteraient par ailleurs prudents face à une dépendance excessive au code généré automatiquement. Dans ce contexte, retarder la sortie de Gemini 3.5 Pro peut décevoir les utilisateurs qui l'attendaient depuis mai, mais ce choix vise avant tout à éviter un lancement raté qui aurait fragilisé la position de Google dans la course à l'IA générative appliquée au développement logiciel.

💬 Google temporise avec Gemini 3.5 Pro parce que les résultats sur le codage n'étaient pas au niveau, et ça en dit long : quand un labo repousse son propre modèle phare deux mois après l'avoir présenté sur scène, c'est que le gap avec la concurrence sur le code s'est révélé plus large que prévu en interne. Pichai qui annonce 75% de code généré par IA chez Google, et son propre modèle de référence qui coince sur cette tâche précise, ça fait une drôle de dissonance. Bonne nouvelle quand même : ils testent en vrai avant de sortir un truc à moitié cuit, plutôt que de lâcher un Gemini 3.5 Pro à la Bard.

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13MarkTechPost 

NVIDIA lance Nemotron 3 Embed, une collection d'embeddings ouverts dont le modèle 8B se classe premier sur RTEB

NVIDIA a publié Nemotron 3 Embed, une collection de modèles d'embedding conçue pour la recherche documentaire à grande échelle, le RAG agentique, la recherche de code et la mémoire des agents IA. La collection comprend trois modèles ouverts sous licence OpenMDW 1.1 : Nemotron-3-Embed-8B-BF16, la version privilégiant la précision maximale, Nemotron-3-Embed-1B-BF16, une version compacte au design identique, et Nemotron-3-Embed-1B-NVFP4, une variante quantifiée en 4 bits optimisée pour l'architecture Blackwell. Les trois sont des encodeurs transformer à attention bidirectionnelle, avec une longueur de séquence maximale de 32 768 tokens et une évaluation menée sur 34 langues. Les modèles s'appuient sur les bases Mistral : Ministral-3-8B-Instruct-2512 pour la version 8B, et Ministral-3-3B-Instruct-2512 pour les deux versions 1B. Sur le benchmark RTEB (Retrieval Embedding Benchmark), qui couvre 16 tâches publiques, la version 8B affiche un score NDCG@10 de 78,46, la plaçant en tête de classement au 17 juillet 2026. La version 1B atteint 72,38, tandis que sa déclinaison NVFP4 obtient 72,00, ne perdant que 0,38 point tout en conservant 99,5% de la précision du modèle de référence. Ces performances comptent parce que la qualité des embeddings détermine directement ce qu'un agent IA peut retrouver et exploiter comme information avant même de raisonner dessus. Un gain comme celui du modèle 1B, qui devance de 10,4 points l'ancienne génération llama-nemotron-embed-vl-1b-v2, permet de déployer des systèmes de recherche plus performants sur du matériel plus modeste, un enjeu direct pour les entreprises qui veulent industrialiser le RAG sans multiplier les coûts de calcul. La quasi-absence de perte de précision avec la quantification NVFP4, couplée à un débit jusqu'à deux fois supérieur au format BF16 sur les puces Blackwell selon NVIDIA, ouvre la voie à des déploiements massifs à moindre coût, un argument de poids pour les fournisseurs de cloud et les équipes qui opèrent des infrastructures d'IA agentique à grande échelle. Les gains obtenus sur les petits modèles ne viennent pas d'un entraînement réduit mais d'un pipeline de compression en plusieurs étapes. Le modèle 3B nemotron-3-embed-3b a d'abord été élagué à 2 milliards de paramètres via une recherche d'architecture neuronale (NAS) de NVIDIA ModelOpt, évaluant largeur cachée, taille des couches, nombre de têtes d'attention et profondeur sur un corpus de calibration de 50 000 exemples. Le modèle a ensuite été distillé à partir du modèle 8B, combinant perte de distance cosinus et erreur quadratique moyenne, avant de répéter l'opération pour obtenir la version 1,14 milliard de paramètres finale. Pour la variante NVFP4, la quantification a ciblé les poids et activations des couches linéaires via nvidia-modelopt v0.45.0, suivie d'une distillation adaptée à la quantification (QAD) sur 20 000 exemples pour préserver la précision sur les textes longs, calibrée avec 512 échantillons issus du jeu de données CNN/DailyMail. Les vecteurs de la version 2048 dimensions peuvent aussi être tronqués à 1024 ou 512 dimensions, un choix qui s'inscrit dans la tendance plus large des laboratoires d'IA à optimiser le coût d'inférence sans sacrifier la qualité de récupération.

💬 Bon, enfin des chiffres qui tiennent la route sur la compression : 78,46 en NDCG@10 pour le 8B, en tête du RTEB, mais c'est le 1B quantifié NVFP4 qui m'intéresse vraiment, il perd 0,38 point face au modèle de référence et double le débit sur Blackwell. Le vrai signal ici, c'est que la qualité des embeddings redescend vers le matériel accessible sans sacrifier la précision de récupération, ça change qui peut se permettre de faire tourner du RAG agentique sérieux. Reste à voir si ces gains de benchmark se retrouvent tels quels sur des corpus métier réels, pas juste sur les 16 tâches publiques du RTEB.

14Latent Space 

« Kimi K3 2.8T-A50B : le plus grand modèle ouvert jamais publié, niveau Opus 4.8 au prix de Sonnet 5 »

Moonshot AI a officiellement lancé Kimi K3, un modèle open-weights qu'elle présente comme une "intelligence frontière ouverte" de 2,8 billions de paramètres au total, avec une fenêtre de contexte d'un million de tokens, une entrée multimodale native et deux innovations techniques maison : Kimi Delta Attention (KDA), qui promet un décodage jusqu'à 6,3 fois plus rapide sur des contextes très longs, et Attention Residuals (AttnRes), censé apporter environ 25% d'efficacité d'entraînement supplémentaire pour moins de 2% de coût additionnel. Le modèle est déjà disponible sur Kimi.com, Kimi Work, Kimi Code et via API, et Moonshot promet la publication des poids ouverts pour le 27 juillet 2026, ce qui en ferait le plus grand modèle open-weight jamais diffusé. Sur l'Arena Frontend Code, Kimi K3 s'est hissé à la première place avec 1679 points, dépassant Claude Fable 5, et bondissant de la 18e place (occupée par la version précédente K2.6) au sommet du classement, avec un taux de victoire en duel de 76% contre 63% pour Fable 5 et 58% pour GPT-5.6 Sol. Dans l'Arena Text, il se classe 9e avec 1486 points, contre 38e auparavant. Artificial Analysis, de son côté, lui attribue un score de 57 sur son Intelligence Index, le plaçant au niveau d'Opus 4.8 et de GPT-5.5, avec un coût par tâche de 0,94 dollar et environ 21% de tokens de sortie en moins que K2.6. Cette montée en puissance a des conséquences directes pour l'écosystème de l'IA générative. En proposant des performances comparables aux meilleurs modèles fermés à un tarif proche de celui de Sonnet 5, Kimi K3 renforce la pression concurrentielle sur les laboratoires occidentaux et confirme la capacité des acteurs chinois à rivaliser au plus haut niveau, après les précédents marquants de DeepSeek. Pour les développeurs et les entreprises, cela signifie un accès à un modèle taillé pour le codage agentique de long terme, les flux de travail auto-évolutifs et les usages "vision in the loop", où le modèle itère entre code et captures d'écran pour affiner ses productions, le tout à un coût potentiellement bien inférieur aux offres propriétaires équivalentes une fois les poids publiés. Le contexte de cette annonce s'inscrit dans une compétition de plus en plus tendue entre modèles ouverts et fermés, où chaque nouvelle génération cherche à combler l'écart avec les ténors du secteur, ici explicitement Claude Fable 5 et GPT-5.6 Sol, contre lesquels Moonshot reconnaît elle-même un "écart perceptible" en matière d'expérience utilisateur malgré des scores bruts compétitifs. L'architecture repose notamment sur une variante appelée LatentMoE, avec 16 experts activés sur 896 disponibles, un choix qui vise à maximiser la capacité du modèle tout en maîtrisant les coûts de calcul. La publication effective des poids fin juillet sera scrutée de près, tant elle pourrait rebattre les cartes de l'écosystème open-source face aux offres commerciales fermées.

💬 Un modèle chinois au niveau d'Opus 4.8 pour le prix de Sonnet 5, ça fait mal aux labs fermés. Bon, sur le papier, parce que Moonshot reconnaît lui-même un écart d'expérience face à Fable 5, les benchmarks Arena ne disent pas tout. Mais avec 2,8 billions de paramètres et des poids ouverts promis le 27 juillet, Kimi K3 prouve que l'écart entre open-weight chinois et modèles fermés américains se referme plus vite que prévu.

15MarkTechPost 

Moonshot AI dévoile Kimi K3, un modèle open MoE de 2,8 billions de paramètres avec Kimi Delta Attention et un contexte d'1M tokens

Moonshot AI a publié le 17 juillet 2026 son nouveau modèle Kimi K3, un système à 2,8 billions de paramètres doté d'une vision native et d'une fenêtre de contexte d'un million de tokens. L'entreprise chinoise le présente comme le premier modèle ouvert à franchir la barre des 3 000 milliards de paramètres, une taille encore inédite en open source. K3 repose sur une architecture Mixture-of-Experts éparse combinant deux innovations : Kimi Delta Attention (KDA), un mécanisme d'attention linéaire hybride qui accélérerait le décodage jusqu'à 6,3 fois sur des contextes d'un million de tokens, et Attention Residuals (AttnRes), qui optimise la circulation de l'information à travers la profondeur du réseau pour un gain d'efficacité d'entraînement d'environ 25 %, moyennant moins de 2 % de coût supplémentaire. Le modèle n'active que 16 de ses 896 experts à la fois grâce à un système baptisé Stable LatentMoE, avec un mécanisme de répartition appelé Quantile Balancing qui élimine les réglages heuristiques habituels. Combinées à d'autres innovations comme Per-Head Muon ou Gated MLA, ces optimisations offrent selon Moonshot une efficacité d'apprentissage 2,5 fois supérieure à celle de son prédécesseur Kimi K2. Pour le déploiement, K3 utilise une quantification en MXFP4 et MXFP8, et Moonshot recommande des configurations d'au moins 64 accélérateurs ; l'entreprise a également contribué une implémentation de KDA au projet vLLM. Sur le plan des performances, Kimi K3 reste globalement en retrait par rapport aux modèles propriétaires les plus puissants du marché, Claude Fable 5 d'Anthropic et GPT 5.6 Sol d'OpenAI, mais il les dépasse sur plusieurs benchmarks spécifiques : Program Bench, SWE Marathon, BrowseComp, Automation Bench et OmniDocBench, ce dernier mesurant l'analyse de documents avec un score de 91,1. Il reste derrière Fable 5 sur les tâches d'ingénierie logicielle complexes (FrontierSWE) et de raisonnement expert (HLE-Full), et derrière GPT 5.6 Sol sur DeepSWE. Pour les développeurs et les entreprises, cela signifie l'arrivée d'une alternative ouverte capable de rivaliser avec les meilleurs modèles fermés sur des cas d'usage concrets comme l'ingénierie logicielle à l'échelle d'un dépôt entier, la recherche automatisée ou le traitement de documents complexes, sans les coûts de licence ni les contraintes d'accès des API propriétaires. Ce lancement s'inscrit dans une course effrénée à la taille et à l'efficacité des modèles ouverts, où Moonshot a occupé neuf des douze derniers mois la position de plus gros modèle disponible en open source. Face à des géants comme Anthropic, OpenAI ou Google, mais aussi face à d'autres acteurs chinois comme Zhipu avec sa gamme GLM, l'entreprise mise sur la sparsité et des architectures d'attention plus efficaces pour compenser l'écart de ressources de calcul. Les cas d'usage mis en avant, agents de codage autonomes fonctionnant sur de longues sessions avec un minimum de supervision humaine, itération entre code et captures d'écran grâce à la vision intégrée, ou encore production de rapports de recherche approfondis s'appuyant sur des milliers de pages consultées, dessinent une trajectoire claire vers des systèmes d'IA capables de mener des tâches complexes en autonomie prolongée. La suite dépendra de l'adoption par la communauté open source et de la capacité de Moonshot à maintenir ce rythme d'innovation architecturale.

💬 Kimi K3 franchit les 2,8 billions de paramètres, mais le chiffre qui compte c'est le 6,3x sur le décodage long contexte, c'est ça qui rend un million de tokens réellement exploitable en prod et pas juste un chiffre marketing. Moonshot tient le rythme depuis neuf mois sur douze en tête de l'open source, et ça commence à ressembler à une stratégie plus qu'à un coup ponctuel. Reste que sur les tâches d'ingénierie complexe, Fable 5 et GPT 5.6 Sol gardent l'avance, l'open source rattrape sur les cas d'usage concrets, pas encore sur le raisonnement pur.

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16The Decoder 

Le modèle ouvert K3 de Kimi se rapproche de GPT-5.6 Sol et Fable 5, marquant la fin de l'IA chinoise à bas coût

Kimi a annoncé le lancement de K3, un nouveau modèle multimodal à poids ouverts doté de 2,8 billions de paramètres et d'une fenêtre de contexte d'un million de tokens. Selon les benchmarks internes publiés par l'entreprise, K3 talonne de très près Claude Fable 5 et GPT-5.6 Sol, tout en dépassant nettement Opus 4.8 et GLM 5.2, avec des écarts parfois considérables sur certains tests. Les poids complets du modèle doivent être rendus publics d'ici le 27 juillet. Autre changement notable : la tarification de K3 est sensiblement plus élevée que celle de son prédécesseur. Cette hausse de prix marque un tournant pour l'écosystème chinois de l'IA, longtemps caractérisé par des modèles ouverts proposés à des coûts très inférieurs à ceux de leurs concurrents américains. Si K3 confirme ses performances une fois les poids disponibles pour la communauté, il rapprocherait encore l'offre open source chinoise du niveau des meilleurs modèles propriétaires, tout en réduisant l'écart de prix qui faisait jusqu'ici l'attractivité de ces alternatives pour les développeurs et les entreprises soucieux de maîtriser leurs coûts d'inférence. Le lancement s'inscrit dans une compétition de plus en plus serrée entre laboratoires chinois et occidentaux sur les modèles à très grande échelle et à contexte étendu, un terrain où Kimi, DeepSeek, Zhipu ou Alibaba multiplient les annonces depuis plusieurs mois. La publication des poids complets fin juillet permettra à la communauté de vérifier de façon indépendante ces résultats, dans un contexte où la fiabilité des benchmarks maison des éditeurs de modèles fait régulièrement débat.

UELes entreprises et développeurs européens qui misaient sur les modèles chinois ouverts pour maîtriser leurs coûts d'inférence pourraient voir cet avantage tarifaire se réduire.

💬 Ce qui compte dans K3, c'est pas les benchmarks, c'est le prix qui grimpe. Depuis deux ans, l'IA chinoise ouverte gagnait sur le coût, pas sur la perf pure, et c'est ça qui faisait tourner pas mal de boîtes en Europe qui regardaient leur facture d'inférence. Si Kimi aligne ses tarifs sur l'occidental, la fin de l'IA chinoise à bas coût referme une fenêtre qu'on croyait durable, et reste à voir si les poids publiés le 27 juillet confirment les chiffres maison, parce qu'un benchmark interne, ça reste un devoir noté par l'élève lui-même.

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17AWS ML Blog 

Grok arrive sur Amazon Bedrock

xAI a annoncé la disponibilité générale de son modèle Grok 4.3 sur Amazon Bedrock, une intégration coécrite avec Eric Jiang, responsable chez xAI (filiale de SpaceX). xAI devient ainsi fournisseur de modèles sur la plateforme Bedrock d'Amazon. Grok 4.3 se distingue par un niveau d'effort de raisonnement configurable, quatre paliers disponibles (aucun, faible, moyen, élevé) que les développeurs peuvent ajuster selon chaque requête. Le modèle accepte du texte et des images en entrée, dispose d'une fenêtre de contexte d'un million de tokens et tourne sur Mantle, le nouveau moteur d'inférence d'Amazon Bedrock qui utilise des API compatibles OpenAI plutôt que l'API Runtime classique de Bedrock. Selon les benchmarks internes publiés par xAI au moment du lancement, Grok 4.3 s'est classé numéro un sur le test Omniscience d'Artificial Analysis, avec le taux d'hallucination le plus bas parmi les modèles de pointe comparés. Il occupe également la première place du benchmark Tau2 Telecom d'Artificial Analysis, qui évalue l'appel d'outils dans des scénarios de support client, ainsi que des tests Vals AI portant sur le droit jurisprudentiel et la finance d'entreprise. xAI affirme que le modèle se situe sur la frontière de Pareto entre intelligence et coût, avec un rapport allant jusqu'à dix fois plus d'intelligence par dollar dépensé que d'autres modèles concurrents. Cette annonce compte pour les équipes qui développent des agents et des flux de travail automatisés en entreprise, car elle leur offre un modèle unique capable de couvrir tout un éventail de tâches sans changer d'outil. Une simple classification peut tourner avec un effort de raisonnement nul pour minimiser la latence, tandis qu'une analyse de contrat ou de jurisprudence peut mobiliser le niveau élevé lorsque la profondeur d'analyse prime sur la vitesse de réponse. Cette flexibilité, combinée à la gestion fiable des appels d'outils et au respect des instructions, rend le modèle particulièrement adapté à des usages comme la révision de contrats, l'analyse de conventions de crédit ou les questions-réponses sur des documents financiers volumineux, des tâches où le modèle doit à la fois raisonner sur de longs textes et interagir avec des systèmes externes. Cette intégration s'inscrit dans la stratégie d'Amazon Web Services visant à diversifier les modèles disponibles sur Bedrock au-delà de ses partenaires historiques, en ouvrant la porte à des fournisseurs tiers comme xAI. Pour les développeurs, l'accès à Grok 4.3 passe par le SDK OpenAI ou des requêtes HTTPS directes vers l'API Chat Completions ou l'API Responses, via une URL propre à chaque région AWS, par exemple https://bedrock-mantle.us-west-2.api.aws/openai/v1 pour la région us-west-2. Les paramètres par défaut diffèrent aussi légèrement de la norme OpenAI : la température est fixée à 0,7 au lieu de 1, le top_p à 0,95 au lieu de 1, et le nombre maximal de tokens de complétion à 131 072 par défaut, des réglages que les équipes doivent ajuster explicitement si leur application l'exige.

UELes développeurs et entreprises françaises utilisant AWS pourront accéder à Grok 4.3 via les régions européennes de Bedrock, mais aucune entreprise ou régulation française/européenne n'est directement impliquée.

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18La Tribune 

IA : Avec un modèle moins coûteux et « résistant à la censure », Mira Murati rivalise avec les modèles chinois

Il ne s'agit ni de rattraper OpenAI ni de dépasser les modèles chinois sur la performance brute : Thinking Machines Lab, la start-up cofondée par Mira Murati, ancienne directrice technique d'OpenAI, a présenté Inkling, un modèle qu'elle reconnaît elle-même ne pas être le plus performant du marché. Sa promesse repose ailleurs, sur trois atouts assumés : un coût d'exploitation nettement mieux maîtrisé que ceux d'OpenAI ou d'Anthropic, une capacité de personnalisation poussée pour les entreprises clientes, et une résistance revendiquée à la censure. Cette approche tranche avec la stratégie de la plupart des laboratoires occidentaux, qui misent sur des modèles toujours plus puissants et plus chers à faire tourner. Ce positionnement vise directement le terrain où les modèles chinois, à l'image de DeepSeek ou Qwen, ont gagné du terrain ces derniers mois : celui des entreprises qui cherchent des solutions d'IA générative à prix contenu, sans exiger la performance de pointe. En proposant une alternative occidentale sur ce même segment économique, Thinking Machines Lab espère capter une clientèle professionnelle sensible aux coûts de licence et d'inférence, tout en offrant des garanties de personnalisation et de transparence que les modèles chinois n'apportent pas toujours, notamment sur les questions de modération des contenus. Cette stratégie s'inscrit dans un marché de l'IA générative de plus en plus segmenté, où la course au modèle le plus puissant coexiste désormais avec une bataille sur les prix et l'adaptabilité. Fondée par Mira Murati après son départ d'OpenAI, Thinking Machines Lab cherche à se différencier de ses anciens employeurs en misant sur un modèle économique distinct plutôt que sur une surenchère technologique. Reste à voir si Inkling parviendra à convaincre les entreprises face à la concurrence, à la fois occidentale et chinoise, sur un marché où les positionnements se multiplient rapidement.

💬 Bon, Inkling n'est pas le modèle le plus puissant, et Mira Murati l'assume complètement. C'est peut-être ça le vrai signal : la course à la perf brute n'est plus le seul jeu en ville, et un acteur occidental qui accepte de perdre ce match pour gagner celui du prix, ça change la donne face à DeepSeek et Qwen. Reste à voir si les entreprises suivent, parce que sur le papier c'est malin, mais le marché du "moins cher et personnalisable" est déjà en train de se remplir vite.

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19Ben's Bites 

J'ai un pressentiment

Thinking Machines, la startup fondée par l'ancienne directrice technique d'OpenAI Mira Murati, a lancé Inkling, son premier modèle en poids ouverts (open-weights). Le modèle dispose d'une fenêtre de contexte d'un million de tokens et fonctionne sur trois modalités : texte, image et audio. Il reste toutefois loin derrière les meilleurs modèles ouverts du marché, dont la plupart proviennent aujourd'hui de laboratoires chinois, à l'image de GLM-5.2, considéré comme l'un des modèles open source les plus performants actuellement, même s'il ne gère pas encore les images en entrée. Inkling est disponible sur Tinker, la plateforme de fine-tuning de Thinking Machines, permettant aux développeurs de créer des versions personnalisées adaptées à des cas d'usage spécifiques. Par ailleurs, OpenAI a révélé l'existence de GPT-Red, un modèle interne conçu pour attaquer ses propres modèles afin de détecter les instructions cachées capables de les détourner ; cet outil a servi à renforcer la sécurité de GPT-5.6 Sol lors de son entraînement. Google a aussi mis à jour Gemini Spark, son concurrent d'OpenClaw, qui peut désormais éditer des documents Google Docs, lire les commentaires dans Sheets et Slides, et traiter plusieurs sources en parallèle, le tout 50% plus rapidement qu'auparavant. Ces annonces illustrent une bataille de plus en plus intense autour des modèles ouverts, un segment où de nombreuses startups délaissent progressivement les modèles propriétaires les plus puissants au profit de versions auto-hébergées ou affinées de modèles comme GLM-5.2, pour des raisons de coûts et de contrôle. Le fait qu'Inkling arrive loin derrière l'offre chinoise souligne à quel point les laboratoires occidentaux peinent à rivaliser sur ce terrain précis. Du côté de la sécurité, l'existence de GPT-Red témoigne d'une prise de conscience croissante des risques de manipulation par instructions cachées, un sujet d'autant plus sensible qu'un incident récent a montré qu'un prompt dissimulé avait réussi à faire fuiter par Claude des noms, employeurs et réponses à des questions de sécurité issus de sa mémoire. Ce climat de vigilance accrue rejoint les propos tenus par Demis Hassabis, directeur général de DeepMind, qui estime que l'intelligence artificielle générale (AGI) est probablement encore à quelques années. Il appelle à la création d'un organisme de normalisation dirigé par les États-Unis pour tester les modèles les plus avancés avant leur déploiement commercial, avec un partage volontaire des modèles jusqu'à 30 jours avant leur sortie pour évaluer les risques liés à la cybersécurité, aux menaces biologiques et aux comportements trompeurs. Cette proposition, pour l'instant sur une base volontaire mais avec la possibilité d'une approbation de déploiement obligatoire à terme, s'inscrit dans un contexte où même les outils grand public suscitent la controverse : xAI a dû rendre open source son assistant de code Grok Build après que des utilisateurs ont découvert que l'outil envoyait leur code vers ses serveurs par défaut.

💬 Le vrai signal, c'est pas Inkling, c'est son classement : il arrive loin derrière GLM-5.2, un modèle chinois. Une startup fondée par l'ex-CTO d'OpenAI qui sort son premier modèle ouvert et se fait doubler comme ça, ça en dit long sur qui mène vraiment la course à l'open source aujourd'hui. Le million de tokens de contexte et les trois modalités, c'est solide sur le papier, mais la hiérarchie du open-weights s'écrit clairement à Pékin, pas à San Francisco.

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20Next INpact 

☕️ Thinking Machines publie Inkling, un modèle généraliste à poids ouverts

Le laboratoire Thinking Machines, fondé par Mira Murati, ancienne directrice technique d'OpenAI, a dévoilé mercredi 15 juillet son premier modèle à poids ouverts, baptisé Inkling. L'annonce intervient dix huit mois après une levée de fonds record de 2 milliards de dollars pour l'entreprise. Inkling repose sur une architecture Mixture of Experts totalisant 975 milliards de paramètres, dont seulement 41 milliards sont activés à chaque requête, une conception pensée pour limiter les coûts de calcul tout en conservant une large capacité de connaissances. Le modèle gère une fenêtre de contexte pouvant atteindre 1 million de tokens et a été entraîné sur 45 000 milliards de tokens couvrant texte, images, audio et vidéo. Thinking Machines propose également une version allégée, Inkling Small, dotée de 12 milliards de paramètres actifs et entraînée selon la même méthode. Les deux modèles sont accessibles dès à présent via Tinker, le service de personnalisation et de fine tuning lancé en accès anticipé début 2026, avec des fenêtres de contexte de 64 000 et 256 000 tokens et une tarification de lancement fixée à 1,87 dollar le million de tokens en entrée et 4,68 dollars en sortie. Cette sortie marque un tournant stratégique pour un laboratoire jusque là connu surtout pour la notoriété de son équipe fondatrice plutôt que pour des produits concrets. En choisissant d'ouvrir les poids d'Inkling plutôt que de viser la performance brute face à des modèles fermés comme ceux d'OpenAI ou d'Anthropic, Thinking Machines se positionne sur un créneau différent, celui des chercheurs et développeurs souhaitant personnaliser un modèle généraliste solide en chat, audio et vision, quitte à sacrifier une partie des capacités agentiques les plus avancées. Cette approche pourrait séduire des équipes de recherche et des entreprises qui cherchent une base fiable, multimodale et modulable, sans dépendre entièrement des API propriétaires des grands acteurs du secteur, tout en bénéficiant d'un contrôle direct sur les données et la boucle d'entraînement via Tinker. L'initiative s'inscrit dans une stratégie produit plus large amorcée par Thinking Machines dès octobre dernier avec le lancement de Tinker, conçu pour affranchir les chercheurs des contraintes d'infrastructure lors du réglage fin de modèles. Inkling doit désormais nourrir d'autres développements du laboratoire, notamment TLM Interaction Small, un modèle à très faible latence destiné en particulier aux interactions vocales, illustrant une volonté de construire un écosystème cohérent plutôt qu'un modèle isolé. Dans un marché de l'IA générative dominé par une poignée d'acteurs aux modèles fermés, ce pari sur l'ouverture et la personnalisation pourrait redéfinir la place que Thinking Machines entend occuper, entre laboratoires de recherche indépendants et géants technologiques.

UELes chercheurs et developpeurs europeens pourront exploiter ce modele a poids ouverts via Tinker, sans impact reglementaire ou economique direct sur la France ou l'UE.

💬 Bon, sur le papier c'est le pari le plus honnête que Thinking Machines pouvait faire : au lieu de courir après OpenAI sur la perf brute, ils ouvrent les poids et misent sur la personnalisation via Tinker. Ça vaut ce que ça vaut face à des géants fermés, mais c'est exactement le créneau qui manquait entre labos indépendants et boîtes qui verrouillent tout. Reste à voir si les chercheurs suivent, parce qu'un modèle ouvert sans écosystème solide autour, ça finit vite sur une étagère.

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21The Decoder 

Thinking Machines lance Inkling, un modèle de 975 milliards de paramètres qui devance les labos américains mais reste derrière la Chine

Voici l'article traduit et résumé : Thinking Machines Lab, le laboratoire fondé par Mira Murati, ancienne directrice technique d'OpenAI, a dévoilé Inkling, un modèle multimodal en poids ouverts comptant 975 milliards de paramètres. Selon l'Artificial Analysis Intelligence Index, ce modèle se hisse en tête des modèles ouverts américains, devançant ses concurrents domestiques sur plusieurs benchmarks, bien que les meilleurs modèles ouverts chinois conservent l'avantage sur certaines tâches spécifiques. Le prix d'accès démarre à 1,87 dollar par million de tokens en entrée. Plutôt que de le présenter comme le modèle le plus puissant du marché, Thinking Machines positionne Inkling comme une base solide destinée au fine-tuning par les développeurs. Cette annonce confirme la place de Thinking Machines parmi les acteurs sérieux de l'IA générative, un an après sa création par Murati avec d'anciens cadres d'OpenAI. Pour les entreprises et développeurs américains cherchant des alternatives ouvertes aux modèles propriétaires, Inkling offre une option compétitive taillée pour la personnalisation plutôt que l'usage generaliste immédiat. Le positionnement tarifaire et l'approche orientée fine-tuning visent un public technique désireux d'adapter le modèle à des besoins spécifiques, sans dépendre exclusivement des géants comme OpenAI, Google ou Meta. Le contexte plus large est celui d'une course mondiale à l'ouverture des modèles, où les laboratoires chinois comme DeepSeek ou Alibaba ont pris une avance notable sur les modèles ouverts, poussant les acteurs américains à réagir. Thinking Machines, avec Inkling, tente de combler cet écart tout en évitant la comparaison directe sur la puissance brute, préférant miser sur la flexibilité offerte aux développeurs. La suite dépendra de l'adoption réelle par la communauté technique et de la capacité du laboratoire à itérer face à une concurrence chinoise toujours plus agressive sur ce segment.

💬 Inkling, c'est le premier modèle ouvert américain qui assume de ne pas viser la puissance brute mais l'adaptabilité pour les devs. Sur le papier ça sonne comme un aveu de faiblesse face à DeepSeek ou Alibaba, mais en vrai c'est plutôt malin : un modèle taillé pour le fine-tuning évite justement la comparaison frontale que les Américains sont en train de perdre sur l'open source. Reste que 975 milliards de paramètres à 1,87 dollar le million de tokens, faut voir qui a vraiment les moyens de le personnaliser en interne plutôt que de louer l'accès à l'API.

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22Latent Space 

Thinky's Inkling : nouveau meilleur modèle ouvert Apache 2.0 américain, 975B-A41B multimodal (avec Inkling-Small, 276B-A12B)

Thinking Machines Lab, la startup cofondée par Mira Murati, a dévoilé le 15 juillet 2026 Inkling, son premier modèle de fondation à poids ouverts. Il s'agit d'un modèle Mixture-of-Experts comptant 975 milliards de paramètres au total, dont 41 milliards actifs par token, entraîné sur 45 000 milliards de tokens de texte, d'images, d'audio et de vidéo. Le modèle gère nativement le texte, l'image et l'audio en entrée, produit du texte en sortie, et supporte une fenêtre de contexte allant jusqu'à 1 million de tokens en version poids ouverts (256 000 tokens sur la plateforme Tinker et l'API, avec une tarification différenciée entre 64K et 256K). Inkling est distribué sous licence Apache 2.0, ce qui en fait un modèle librement réutilisable et modifiable. Aux côtés du modèle principal, l'entreprise a présenté un aperçu d'Inkling-Small, une version plus légère de 276 milliards de paramètres au total avec 12 milliards actifs, conçue pour offrir de bonnes performances à moindre coût et latence. Selon John Schulman, cofondateur de Thinking Machines, le pré-entraînement du modèle a débuté l'hiver dernier, et une petite équipe a ensuite construit dès la mi-janvier les capacités de codage, de raisonnement et d'agents par-dessus cette base. Cette sortie marque un jalon pour l'écosystème open source américain : plusieurs observateurs, dont Nathan Lambert et l'équipe d'Artificial Analysis, la désignent d'emblée comme le modèle à poids ouverts le plus solide produit aux États-Unis à ce jour, même si elle reste en retrait par rapport aux meilleurs modèles ouverts chinois et aux modèles propriétaires les plus performants sur certains benchmarks. Pour les entreprises et développeurs, l'intérêt réside surtout dans la personnalisation : Mira Murati insiste sur le fait qu'Inkling permet un fine-tuning le jour même de sa sortie via la plateforme Tinker, ce qui facilite l'adaptation du modèle à des besoins spécifiques sans dépendre exclusivement des géants fermés comme OpenAI ou Google. Le déploiement a bénéficié d'un support technique inhabituellement large dès le premier jour, avec une intégration immédiate chez vLLM, SGLang, Modal, Baseten, Databricks et Hugging Face, ainsi que des outils de quantification communautaires. Thinking Machines Lab, fondée par d'anciens cadres d'OpenAI dont Mira Murati, s'était jusqu'ici fait connaître via ses modèles Interaction, sans jamais publier de modèle de fondation complet. Les dirigeants de l'entreprise, dont Soumith Chintala et la chercheuse Lilian Weng, présentent Inkling non pas comme un modèle visant à battre tous les benchmarks, mais comme une base solide et polyvalente, point de départ d'une famille de modèles appelée à s'étoffer. Ce positionnement traduit une stratégie à plus long terme, où l'ouverture des poids et la facilité de personnalisation priment sur la course pure à la performance, dans un paysage dominé par les modèles fermés américains et les modèles ouverts chinois de plus en plus compétitifs.

UELe modele etant distribue en open source sous licence Apache 2.0, les entreprises et developpeurs europeens peuvent le telecharger, le personnaliser et le deployer librement sans dependre des API fermees americaines.

💬 Le vrai coup ici c'est pas le nombre de paramètres, c'est que les États-Unis avaient laissé le terrain de l'open weight aux modèles chinois, et Inkling change ça d'un coup. Bon, sur le papier il reste derrière les meilleurs modèles ouverts chinois sur certains benchmarks, mais le pari de Thinking Machines c'est pas la course au score : c'est le fine-tuning dispo le jour J via Tinker, et ça, aucun labo fermé ne peut te le proposer. Reste à voir si les boîtes vont vraiment se mettre à personnaliser un modèle de 975 milliards de paramètres plutôt que de louer une API.

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23MarkTechPost 

Thinking Machines Lab lance Inkling, un modèle multimodal MoE open-weights de 975 milliards de paramètres (41 milliards actifs) à effort de raisonnement ajustable

Thinking Machines Lab vient de publier Inkling, son premier modèle entraîné entièrement en interne, avec des poids ouverts et un réglage fin possible via sa plateforme Tinker. Il s'agit d'un transformeur à mélange d'experts (MoE) comptant 975 milliards de paramètres au total, dont 41 milliards actifs, doté d'une fenêtre de contexte pouvant atteindre 1 million de tokens. Le préentraînement a porté sur 45 000 milliards de tokens mêlant texte, images, audio et vidéo ; le modèle accepte du texte, des images et de l'audio en entrée, mais ne produit que du texte en sortie. Le laboratoire a également dévoilé Inkling Small, une version de 276 milliards de paramètres avec 12 milliards actifs, qui égale voire dépasse son grand frère sur de nombreux benchmarks ; ses poids seront publiés une fois les tests terminés. L'architecture, proche de celle de DeepSeek V3, comprend 66 couches de décodeur avec 256 experts routés et 2 experts partagés par couche MoE, six experts routés s'activant par token via un routeur à base de sigmoïde. Le modèle alterne couches d'attention locale et globale selon un ratio de 5 pour 1, utilise un encodage positionnel relatif plutôt que RoPE, et a été entraîné avec l'optimiseur Muon sur des systèmes NVIDIA GB300 NVL72, avec un post-entraînement basé sur du SFT synthétique (notamment généré par Kimi K2.5) suivi d'un apprentissage par renforcement asynchrone dépassant 30 millions de déploiements. L'innovation la plus notable concerne le contrôle de l'effort de raisonnement : durant l'entraînement RL, l'équipe a fait varier le budget de tokens alloué au modèle en ajustant le message système et le coût par token, si bien qu'Inkling a appris à moduler lui-même sa profondeur de réflexion selon la tâche. Ce curseur, réglable de 0,2 à 0,99, est directement exposé via un paramètre reasoning_effort dans la bibliothèque transformers, ce qui permet aux développeurs d'ajuster coût et latence à la demande plutôt que de choisir entre plusieurs modèles figés. Concrètement, Inkling consomme trois fois moins de tokens que Nemotron 3 Ultra pour une performance équivalente sur Terminal Bench 2.1, un gain d'efficacité qui pourrait peser lourd pour les entreprises déployant des agents à grande échelle. Sur les benchmarks, évalués à effort maximal (0,99), Inkling se montre compétitif face à des modèles ouverts comme Kimi K2.6, GLM 5.2 ou DeepSeek V4 Pro, dominant notamment le test d'adversarialité FORTRESS avec 78 %, mais accusant un retard de près de 19 points sur GLM 5.2 en Terminal Bench 2.1. Il affiche aussi 73,5 % sur MMMU Pro et 91,4 % sur VoiceBench. Ce lancement s'inscrit dans la course des laboratoires d'IA à proposer des modèles open-weights toujours plus personnalisables, où Thinking Machines Lab, fondé par d'anciens cadres d'OpenAI, mise sur la finesse de réglage et la maîtrise du coût de calcul comme argument différenciant face aux géants du secteur.

💬 Le vrai coup ici c'est le curseur reasoning_effort, pas la taille du modèle. Thinking Machines Lab remplace le choix entre plusieurs modèles figés par un seul réglage de profondeur de réflexion, ajustable à la volée, et trois fois moins de tokens que Nemotron 3 Ultra pour la même perf sur Terminal Bench, ça pèse lourd sur la facture des boîtes qui font tourner des agents à grande échelle. Reste que sur ce même benchmark il traîne 19 points derrière GLM 5.2, donc l'efficacité ne rattrape pas encore un vrai écart de capacité.

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24VentureBeat AI 

Thinking Machines rend Inkling open source, son premier modèle de langage multimodal, axé sur le faible coût et la "résistance à la censure

Thinking Machines, la start-up américaine fondée par Mira Murati, ancienne directrice technique d'OpenAI, a publié son premier grand modèle de langage sous licence open source Apache 2.0, baptisé Inkling. Doté de 975 milliards de paramètres au total, dont 41 milliards actifs grâce à une architecture Mixture-of-Experts, il s'agit d'un système nativement multimodal capable de raisonner sur du texte, des images et de l'audio. Ses poids sont déjà disponibles sur Hugging Face ainsi que sur Tinker, l'API d'entraînement de modèles maison. Sur les benchmarks tiers, Inkling affiche 77,6% sur SWE-bench Verified, devançant le rival américain Nvidia Nemotron 3 (71,9%), et 91,4% sur VoiceBench, proche des 94,4% de Gemini 3.1 Pro en mode raisonnement élevé. Thinking Machines a également dévoilé une version allégée, Inkling-Small, avec 276 milliards de paramètres, pensée pour les usages où la latence et le coût priment. Ce lancement cible directement les entreprises qui veulent déplacer leurs charges d'IA agentique vers des modèles à poids ouverts, personnalisables et exécutables sur leurs propres serveurs ou dans des clouds privés virtuels. Inkling introduit un mécanisme inédit d'"effort de réflexion contrôlable", conçu pour arbitrer finement entre coût et performance, une approche qui tranche avec les stratégies de scaling opaques des modèles propriétaires concurrents. Autre argument commercial fort: Thinking Machines affirme avoir conçu Inkling pour répondre directement sur des sujets susceptibles d'être censurés, une promesse pensée pour séduire les entreprises soucieuses de la fiabilité factuelle de leurs outils, indépendamment du caractère sensible des questions posées. Le modèle arrive toutefois dans un paysage 2026 des modèles ouverts extrêmement disputé, dominé par des architectures MoE très spécialisées, notamment issues des laboratoires chinois. GLM 5.2, considéré comme le meilleur modèle de raisonnement ouvert du marché, surpasse Inkling sur le codage et les tâches complexes, avec 62,1% contre 54,3% sur SWEBench Pro et un écart plus marqué encore sur Terminal Bench 2.1 (82,7 contre 63,8). DeepSeek V4 Pro fait mieux sur SWEBench Verified (80,6% contre 77,6%) et sur la factualité, mais Inkling le devance en mathématiques avec 97,1% sur AIME 2026. Kimi K2.6 domine sur plusieurs tests techniques comme GPQA Diamond, tandis qu'Inkling reste plus performant sur le suivi d'instructions. Face à son concurrent américain direct, Nemotron 3 Ultra, Inkling s'impose de façon constante en raisonnement comme en codage, confirmant sa position de meilleure alternative ouverte made in USA face à la concurrence chinoise.

💬 Inkling, c'est la meilleure alternative ouverte made in USA face à la Chine, mais ça reste une alternative, pas un leader. Face à Nemotron 3, Thinking Machines écrase son rival maison sans discussion. Face à GLM 5.2 ou DeepSeek V4 Pro, l'écart sur le code reste net, et l'argument de la "résistance à la censure" sonne surtout comme un pitch commercial pour les boîtes qui se méfient des modèles chinois.

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25MarkTechPost 

Le consortium Soofi publie Soofi S 30B-A3B, un modèle hybride Mamba-Transformer MoE ouvert pour l'allemand et l'anglais

Souveraineté numérique allemande et europ­éenne en IA : un consortium mené par la fédération professionnelle KI Bundesverband, avec le soutien du ministère fédéral allemand de l'Économie et de l'Énergie, vient de publier le rapport de pré-entraînement de Soofi S 30B-A3B, un nouveau modèle de fondation ouvert bilingue allemand-anglais. Développé avec Fraunhofer IAIS, le DFKI, l'université technique de Darmstadt, ellamind et Merantix Momentum, l'entraînement s'est déroulé intégralement sur l'Industrial AI Cloud de Deutsche Telekom à Munich, entre le 24 mars et le 13 mai 2026, mobilisant jusqu'à 512 GPU NVIDIA B200 pour un total d'environ 253 000 heures de calcul. Les poids en préversion sont disponibles sur Hugging Face. Techniquement, il s'agit d'un modèle hybride Mamba-Transformer à mélange d'experts (MoE), totalisant 31,6 milliards de paramètres dont seulement 3,2 milliards activés par token. Son architecture reprend sans modification le design de référence Nemotron 3 Nano de Nvidia : 52 couches réparties entre 23 couches Mamba-2, 23 couches MoE et seulement 6 couches d'attention GQA, ces dernières étant les seules à conserver un cache clé-valeur. Chaque couche MoE dispose de 128 experts routés, dont 6 sont activés par token, complétés par 2 experts partagés. Le modèle a ingéré environ 26 680 milliards de tokens en trois phases, avec une part de l'allemand passant de 7,2% à 15,32% des tokens entre les deux premières phases, contre à peine 5% pour toutes les langues non anglaises réunies dans la référence Nemotron, notamment grâce à Genios, qui fournit 193 millions d'articles issus de 916 archives de presse et de titres spécialisés sous licence commerciale. Cette approche paie sur les benchmarks : testé face à 16 autres modèles de base ouverts avec le même protocole d'évaluation, Soofi S affiche les meilleurs scores agrégés en anglais (70,1%) et en allemand (79,1%) parmi les modèles entièrement ouverts, devançant Olmo 3 32B, Apertus 70B, EuroLLM 22B et Alia 40B, avec des écarts particulièrement marqués en programmation, en mathématiques et en compréhension de texte allemand. Comparé à une version Nemotron 3 Nano entraînée sur les données de référence habituelles, le gain net attribuable uniquement à la recette de données allemande est de 1,8 point en anglais, 4,2 points en allemand et 6,7 points sur les tâches inédites en anglais, ce qui démontre que la performance vient bien du corpus et non de l'architecture. Pour l'industrie européenne de l'IA, ce résultat est significatif : il prouve qu'un modèle entraîné avec des ressources publiques et une gouvernance souveraine peut rivaliser avec des modèles bien plus gros comme Apertus 70B ou Alia 40B, tout en restant totalement ouvert et reproductible. Soofi S s'inscrit dans une dynamique plus large de modèles de fondation souverains, portée en réaction à la dépendance de l'Europe envers les modèles américains et chinois. Face aux meilleurs modèles ouverts toutes tailles confondues, il reste toutefois derrière Qwen3.5 35B-A3B, et se situe au coude à coude avec Gemma 3 27B et Ministral 3 14B en anglais, tout en les dépassant en allemand. S'agissant d'un modèle de base sans alignement ni réglage d'instructions, son usage direct reste réservé aux équipes techniques : les poids sont distribués en accès restreint avec un code de modélisation personnalisé, pensé pour être déployé sur des infrastructures comme vLLM. Les prochaines étapes attendues incluent probablement des versions instruites et alignées, ainsi qu'une adoption par des acteurs industriels allemands soucieux de disposer d'une alternative locale aux grands modèles propriétaires.

UECe modèle souverain germano-européen, développé avec le soutien d'institutions publiques allemandes et de Deutsche Telekom, illustre une alternative crédible à la dépendance de l'UE envers les modèles américains et chinois, sans concerner directement une entreprise ou institution française.

💬 Ce qui est intéressant ici, c'est que le gain vient à 100% de la recette de données allemande, pas de l'architecture (ils ont juste repris Nemotron 3 Nano tel quel). Autrement dit : la souveraineté en IA, ça se joue sur le corpus et les accords de licence presse, pas sur un exploit d'ingénierie exotique. Reste que c'est un modèle de base sans instruction, en accès restreint, donc pour l'instant c'est une preuve de concept pour labos et industriels allemands, pas un outil qu'on branche demain.

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26The Decoder 

« GPT-5.6 Sol aurait résolu en 90 minutes une conjecture statistique vieille de 30 ans que les humains n'avaient pas percée »

Le procès de Benjamini-Hochberg, méthode statistique vieille de trente ans, vient de perdre l'une de ses conjectures les plus tenaces. Un professeur de statistiques de l'Université de Pennsylvanie a utilisé GPT-5.6 Sol Pro, le nouveau modèle d'OpenAI, pour réfuter cette conjecture centrale en environ 90 minutes de travail. Le point de comparaison est frappant: la version précédente, GPT-5.5, avait planché sur le même problème pendant 20 heures sans jamais aboutir à une solution. La démonstration produite par le modèle ne repose pas sur une méthode inédite, mais sur une combinaison originale de techniques déjà connues, assemblées d'une manière que les chercheurs humains n'avaient pas explorée. Cette percée relance un débat déjà vif dans la communauté scientifique et technologique sur la nature réelle des capacités de raisonnement des grands modèles de langage. Pour les statisticiens, la conjecture Benjamini-Hochberg touchait à des fondements du contrôle du taux de faux positifs, un enjeu central dans des domaines aussi variés que la recherche médicale, la génomique ou l'apprentissage automatique. Qu'un modèle d'IA parvienne à trancher une question ouverte depuis des décennies, là où des experts humains avaient échoué, illustre un potentiel concret pour accélérer la recherche fondamentale, à condition que ces résultats soient fiables et vérifiables par la communauté scientifique. Reste la question de fond, non résolue par cet épisode: l'IA a-t-elle réellement produit une connaissance nouvelle, ou s'est-elle contentée de recombiner intelligemment des éléments déjà présents dans son entraînement. Cette distinction n'est pas anecdotique, elle conditionne la portée qu'on peut accorder à ce genre de résultat et la confiance à placer dans les futures démonstrations mathématiques assistées par IA. Le cas s'inscrit dans une série croissante d'exemples où des modèles de pointe s'attaquent à des problèmes mathématiques non résolus, ravivant les spéculations sur le rôle que ces outils pourraient jouer dans la recherche scientifique des prochaines années.

💬 Le vrai signal, c'est pas le résultat, c'est le delta : 20 heures dans le mur avec GPT-5.5, 90 minutes avec Sol Pro sur le même problème. Ça, c'est mesurable, et ça compte plus que la conjecture elle-même. Reste la question qu'on n'a toujours pas tranchée : recombinaison brillante ou vraie génération de connaissance, la nuance change tout pour la suite.

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27Latent Space 

Le compagnon IA de Superapp franchit un nouveau million d'utilisateurs

Les usages d'agents de codage d'OpenAI connaissent une croissance inhabituelle : Sam Altman a indiqué que l'utilisation de Codex et de ChatGPT Work a été multipliée par 2,5 en une semaine, ajoutant que la demande pour GPT-5.6 Sol est si forte qu'elle pourrait provoquer des tensions sur l'infrastructure le temps que la capacité suive. JetBrains a fait de Codex son agent recommandé, tandis que LangChain a ajouté le traçage de Codex dans LangSmith avant de l'étendre à Cursor, Copilot, Pi et OpenCode, exposant les appels d'outils, les sous-agents et la consommation de tokens. Côté modèles ouverts, PrismML a publié Bonsai 27B, basé sur Qwen 3.6 27B, en deux versions compressées : une variante ternaire de 5,9 Go (1,71 bit effectif) et une variante à 1 bit de 3,9 Go (1,125 bit effectif), toutes deux sous licence Apache 2.0. Tencent a de son côté publié Hy3, un modèle de 295 milliards de paramètres disponible en versions 1 bit et 4 bits, capable de tourner sur un seul GPU via llama.cpp. Enfin, le laboratoire OpenMOSS a présenté MOSS-VL-Realtime, une famille de modèles vision-langage de 11 milliards de paramètres à contexte de 256 000 tokens, conçue pour analyser des flux vidéo en continu. Ces annonces marquent un changement de nature dans l'IA appliquée au travail quotidien des développeurs et des entreprises. La croissance explosive de Codex montre que les agents de codage passent du statut de gadget expérimental à celui d'outil de production utilisé à grande échelle, ce qui pousse tout l'écosystème, éditeurs comme JetBrains ou plateformes d'observabilité comme LangSmith, à s'adapter en urgence pour suivre, tracer et fiabiliser ces usages. La compression extrême de modèles comme Bonsai 27B ou Hy3 change aussi la donne pour les utilisateurs individuels : des modèles proches de la frontière technologique peuvent désormais tourner sur une carte graphique grand public, voire sur un téléphone, sans dépendre du cloud. Cela ouvre la voie à des workflows agentiques locaux plus rapides, plus privés et moins coûteux, un enjeu majeur pour les professionnels et les entreprises soucieuses de confidentialité des données. Ces évolutions s'inscrivent dans une course plus large entre les grands laboratoires d'IA et les acteurs open source pour dominer les usages professionnels réels, au-delà des simples benchmarks. La qualité des harnais d'agents, c'est-à-dire la manière dont un modèle est encadré, tracé et corrigé en production, devient un facteur de différenciation aussi important que la qualité brute du modèle lui-même, comme l'ont souligné plusieurs commentateurs du secteur. Parallèlement, la quantification agressive et les architectures multimodales en temps réel, capables de regarder une vidéo en continu et de réagir aux changements de scène, annoncent une nouvelle génération d'assistants capables d'agir et de percevoir en continu plutôt que de simplement répondre à des requêtes ponctuelles.

💬 Codex qui prend x2,5 en une semaine, ça dit tout : les agents de code sont sortis du statut de gadget, ils tournent en prod chez du monde, pas juste en démo. La bataille se joue ailleurs maintenant, la qualité du harnais qui trace et corrige un modèle compte autant que le modèle lui-même, et ça, JetBrains et LangSmith l'ont compris avant les autres. Reste ce Hy3 de Tencent, 295 milliards de paramètres sur un seul GPU : si la compression tient ses promesses, l'IA locale sans cloud devient jouable pour de vrai.

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28MarkTechPost 

PrismML lance Bonsai 27B : versions 1-bit et ternaire de Qwen3.6-27B pour ordinateurs portables et smartphones

PrismML a publié Bonsai 27B, une compression à très basse précision du modèle Qwen3.6-27B, sans nouvel entraînement ni changement d'architecture. Deux versions sont proposées sous licence Apache 2.0 : une variante ternaire, avec des poids à trois valeurs (-1, 0, +1) pour une précision réelle de 1,71 bit par poids et un poids total de 5,9 Go, et une variante binaire à deux valeurs (-1, +1), à 1,125 bit par poids pour seulement 3,9 Go. Les deux modèles restent multimodaux, avec environ 24,8 milliards de paramètres pour la partie langage, 0,46 milliard pour la tour de vision (conservée en 4 bits via HQQ) et 2,5 milliards pour les embeddings et la tête de sortie. Le contexte atteint 262 000 tokens, rendu praticable par le fait qu'environ 75% des mécanismes d'attention de Qwen3.6-27B sont linéaires. La compression repose sur une échelle FP16 partagée par groupe de 128 poids, ce qui donne une réduction d'environ 9,4 fois par rapport au FP16 pour la version ternaire et 14,2 fois pour la version binaire, appliquée aux embeddings, projections d'attention, projections MLP et à la tête du modèle. Sur 15 benchmarks évalués en mode réflexion via EvalScope sur GPU H100, la version ternaire conserve 94,6% des performances du modèle FP16 d'origine, et la version binaire 89,5%, avec des scores moyens de 80,49 et 76,11 contre 85,07 pour la référence. C'est significatif car les méthodes de quantification classiques s'effondrent bien plus brutalement à des précisions comparables : la version IQ2_XXS de Qwen3.6-27B, à 2,8 bits par poids, chute à 57,5 sur AIME26 et 56,4 sur LiveCodeBench, tout en maintenant un score trompeur de 88,93 sur MMLU-Redux, ce qui masque l'effondrement réel des capacités. Cette robustesse ouvre la voie à faire tourner des modèles de 27 milliards de paramètres directement sur des appareils grand public, téléphones et ordinateurs portables compris, là où la mémoire disponible est la vraie contrainte : un iPhone avec 12 Go de RAM n'expose qu'environ 6 Go à une application, et le cache KV pour une fenêtre de 262 000 tokens peut à lui seul atteindre 17,2 Go en FP16, contre 4,3 Go une fois compressé en 4 bits. Ces contraintes mémoire expliquent pourquoi PrismML mise sur la densité plutôt que sur la seule taille du modèle, avec des débits mesurés sur plusieurs plateformes : la variante binaire atteint 66,4 tokens par seconde sur un Mac M5 Max et 11 tokens par seconde sur un iPhone 17 Pro Max, contre 104,8 sur un H100. L'entreprise propose aussi un mécanisme de décodage spéculatif nommé DSpark, entraîné spécifiquement pour accompagner Bonsai 27B, qui accélère la génération de 1,37 fois sur H100 sans perte de qualité, la vérification restant strictement fidèle à la distribution du modèle original. Cette approche s'inscrit dans une tendance plus large de la recherche en IA à repousser les limites de la quantification agressive, à rebours de méthodes comme BitNet qui nécessitent un réentraînement complet dès l'origine pour éviter l'effondrement des performances.

💬 Le vrai scoop ici, c'est que MMLU-Redux ment : IQ2_XXS affiche encore 88,93 sur ce benchmark pendant qu'il s'effondre à 57,5 sur AIME26, preuve qu'on mesure la casse de la quantification avec le mauvais outil depuis des années. Bonsai 27B, lui, tient 94,6% des perfs à 1,71 bit par poids sans réentraînement, et ça déplace le vrai goulot d'étranglement du calcul vers la RAM disponible sur ton téléphone. Bon, sur le papier ça fait rêver un 27B qui tourne en local, reste à voir si ça tient hors labo.

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29NVIDIA AI Blog 

Nemotron Labs : comment les modèles ouverts donnent aux entreprises et aux États une IA fiable, maîtrisable et personnalisable

Traduction résumée de l'article : NVIDIA a publié un nouveau billet dans sa série de blog Nemotron Labs, consacrée à sa famille de modèles ouverts Nemotron. Le texte détaille comment plusieurs entreprises ont déjà personnalisé ces modèles pour des usages métiers précis. Abridge construit ainsi le premier modèle de fondation conçu spécifiquement pour les conversations cliniques. Glean a développé Waldo, un modèle de recherche agentique qui combine Nemotron avec des modèles fermés plus volumineux pour offrir une recherche d'entreprise à latence réduite et avec moins de tokens consommés. H Company a créé Holotron 3 Nano en post-entraînant Nemotron 3 Nano Omni sur des données propriétaires d'utilisation d'ordinateur, atteignant plus de 76% de précision sur OSWorld-Verified, un benchmark de référence pour les tâches informatiques, tout en égalant les modèles fermés les plus avancés pour une fraction du coût. Harvey a de son côté post-entraîné Nemotron 3 Ultra sur son propre benchmark juridique et obtenu une précision de niveau frontière, équivalente aux meilleurs modèles fermés sur des tâches juridiques complexes, avec un coût par exécution au moins dix fois inférieur. Heidi Health atteint des résultats comparables aux modèles de pointe en documentation clinique sans recourir à une puissance de calcul massive, tandis que YTL AI Labs a adapté un modèle Nemotron à la langue malaisienne pour la communauté de développeurs du pays. L'enjeu central mis en avant par NVIDIA est celui du contrôle et de la confiance. Contrairement aux modèles fermés, dont l'accès reste limité à une interface d'utilisation, les modèles ouverts permettent aux entreprises d'inspecter leur fonctionnement, de les évaluer selon leurs propres critères métier et de les affiner sans faire transiter leurs données sensibles par un tiers. Cet avantage est particulièrement décisif dans des secteurs comme la santé ou le droit, où une erreur peut avoir des conséquences lourdes et où les exigences de traçabilité et de conformité sont strictes. Pour ces industries, pouvoir auditer l'entraînement d'un modèle et le corriger devient un critère aussi important que sa performance brute. Cette approche s'inscrit dans une tendance plus large où l'avantage compétitif en IA ne dépend plus seulement du choix d'un modèle, mais de la manière dont il est adapté et intégré. NVIDIA promeut une architecture hybride où des modèles ouverts comme Nemotron gèrent des tâches spécialisées aux côtés de modèles fermés plus puissants chargés du raisonnement complexe, une répartition qui permet d'optimiser les coûts d'inférence tout en conservant de la flexibilité. L'exemple malaisien avec YTL AI Labs illustre par ailleurs un enjeu de souveraineté numérique, montrant comment des nations peuvent s'approprier des capacités d'IA adaptées à leur langue et à leur contexte local plutôt que de dépendre entièrement de fournisseurs étrangers.

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30Ben's Bites 

Comment utiliser GPT-5.6

OpenAI a déployé la nouvelle génération GPT-5.6 pour l'ensemble des utilisateurs, accompagnée de plusieurs changements de produit. L'application macOS de ChatGPT et l'application Codex ont fusionné, donnant naissance à un nouveau mode baptisé ChatGPT Work, dont l'interface reprend celle de Codex en distinguant les tâches de codage des tâches générales. Un nouveau plugin, ChatGPT Sites, permet également de créer des sites web hébergés avec une option de connexion via ChatGPT. La série GPT-5.6 comprend trois modèles, Luna, Terra et Sol, chacun disponible selon cinq niveaux de réflexion, léger, moyen, élevé, très élevé et maximal, ainsi qu'un nouveau mode Ultra qui active un fonctionnement par sous-agents multiples. Ce mode consomme cependant très rapidement les quotas d'utilisation, au point que certains utilisateurs se sont retrouvés proches de la limite dès leur première utilisation dans Codex. Au cours du week-end, OpenAI a dû réinitialiser plusieurs fois les quotas, entre quatre et cinq fois, pour corriger des bugs liés à la fusion des applications, et a temporairement supprimé la limite de cinq heures sur l'usage, ce qui signifie que les limites hebdomadaires peuvent désormais être atteintes en une seule session intensive. Ces changements ont un impact concret sur la façon dont développeurs et utilisateurs professionnels organisent leur travail quotidien avec l'IA. Sol, jugé particulièrement performant pour la conception d'interfaces et l'écriture lorsqu'il est poussé en mode maximal, devient un outil de choix pour la création et la rédaction, tandis que Terra se positionne comme une évolution incrémentale de la version 5.5, plus pilotable grâce à un meilleur suivi des instructions. Luna, plus économe, convainc moins sur les requêtes ambiguës mais reste fiable sur des tâches bien définies. La fonctionnalité Computer Use, qui permet à ces modèles de piloter eux-mêmes le curseur pour ouvrir des applications et cliquer sur des boutons en analysant l'écran, marque une avancée notable vers l'automatisation de tâches numériques complexes, un axe stratégique majeur pour OpenAI face à la concurrence. Cette sortie s'inscrit dans un climat de compétition intense entre laboratoires d'IA. Anthropic a de son côté prolongé jusqu'au 19 juillet les limites hebdomadaires élevées de Claude Code, tandis que Meta a publié Muse Spark 1.1, un modèle multimodal à fenêtre de contexte d'un million de tokens, proposé à un tarif plus compétitif via son API. Le contexte reste par ailleurs tendu sur le plan juridique, puisqu'Apple poursuit OpenAI et deux anciens employés pour vol présumé de secrets industriels liés à son futur matériel d'intelligence artificielle, accusation qu'OpenAI conteste fermement.

💬 Cinq resets de quotas en un week-end, ça montre surtout qu'OpenAI ship plus vite qu'ils ne testent. Le mode Ultra qui vide ton forfait dès la première requête dans Codex, c'est le signe qu'ils optimisent pour la démo, pas pour l'usage réel. Ce qui m'intéresse vraiment c'est Computer Use : l'IA qui pilote elle-même le curseur et clique à ta place, c'est ça le vrai axe de bataille en ce moment, pas le nombre de modèles dans la gamme.

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31MarkTechPost 

Claude Sonnet 5 vs Sonnet 4.6 vs Opus 4.8 : benchmarks de codage à base d'agents, prix API et coût-performance

Anthropic a lancé Claude Sonnet 5 le 30 juin 2026, présenté comme son modèle Sonnet le plus agentique à ce jour, capable de planifier des tâches, de piloter des navigateurs et des terminaux, et de fonctionner de façon autonome sur des missions longues. Il devient le modèle par défaut des offres Free et Pro, reste disponible en option pour les abonnements Max, Team et Enterprise, et est déjà intégré à Claude Code ainsi qu'à la plateforme Claude. Sur le plan des performances, Sonnet 5 dépasse son prédécesseur Sonnet 4.6 sur tous les benchmarks publiés : 63,2% contre 58,1% sur SWE-bench Pro (codage agentique), 81,2% contre 78,5% sur OSWorld-Verified (usage d'ordinateur), 80,4% contre 67% sur Terminal-Bench 2.1, et 57,4% contre un score proche de celui d'Opus 4.8 (57,9%) sur Humanity's Last Exam avec outils. Il devance même Opus 4.8 sur le benchmark de travail de connaissance GDPval-AA v2, avec 1618 points contre 1615. Côté tarifs, Anthropic propose un prix de lancement à 2 dollars par million de tokens en entrée et 10 dollars en sortie jusqu'au 31 août 2026, avant de passer à 3 et 15 dollars, contre 5 et 25 dollars pour Opus 4.8. Le modèle utilise par ailleurs un nouveau tokenizer, identique à celui d'Opus 4.7, qui peut faire gonfler de 1 à 1,35 fois le nombre de tokens nécessaires pour un même texte. Cette mise à jour vise avant tout la fiabilité sur la durée plutôt qu'un seul score record : des chaînes de tâches plus longues sans perte de contexte, une meilleure autocorrection quand un appel d'outil échoue, et un comportement plus stable lors de sessions prolongées dans Claude Code ou Cowork. Pour les développeurs, l'enjeu principal se joue au niveau des quatre paliers d'effort proposés (low, medium, high, xhigh) : Sonnet 5 offre le meilleur rapport qualité-prix aux niveaux faible et moyen, mais devient parfois plus coûteux qu'Opus 4.8 pour une qualité comparable au niveau xhigh. Le modèle a aussi été rendu délibérément moins capable sur le plan cyber, ce qui le rend plus sûr mais laisse Opus comme référence pour les tâches où la précision est critique. Ce lancement s'inscrit dans la stratégie de gamme d'Anthropic, où Sonnet occupe le milieu entre le modèle économique Haiku 4.5 et le modèle phare Opus 4.8, et succède à Sonnet 4.6 sorti en février 2026. La recommandation pratique qui se dégage est une politique de routage par tâche : confier l'essentiel du codage agentique, de l'usage d'outils et du travail de connaissance à Sonnet 5, et réserver Opus 4.8 aux missions où l'exactitude prime sur le coût.

💬 Le point important ici, c'est pas le score qui écrase Sonnet 4.6 sur tous les benchmarks. C'est qu'Anthropic officialise le routage par tâche : Sonnet 5 pour l'essentiel du codage agentique et de l'usage d'outils, Opus réservé aux missions où l'erreur coûte cher. Sur le papier le rapport qualité-prix est imbattable en low et medium, mais gare au xhigh, ça peut vite revenir plus cher qu'Opus pour un résultat équivalent.

LLMsOpinion
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32AWS ML Blog 

OpenAI GPT-5.6 Sol, Terra et Luna sont désormais disponibles sur Amazon Bedrock

OpenAI a annoncé la disponibilité générale de sa nouvelle famille de modèles GPT-5.6, baptisée Sol, Terra et Luna, sur Amazon Bedrock, le service d'inférence cloud d'AWS. Cette annonce marque un changement de nomenclature chez OpenAI : le chiffre 5.6 identifie la génération, tandis que les noms Sol, Terra et Luna désignent des niveaux de capacité distincts pouvant évoluer selon leur propre calendrier. Sol, le modèle phare de raisonnement, atteint un score record de 80 points sur l'index Artificial Analysis Coding Agent, soit 2,8 points de plus que le meilleur concurrent, tout en utilisant moins de la moitié des tokens de sortie, un temps d'exécution divisé par deux et un coût inférieur d'environ un tiers. Sur ExploitBench, un test dédié à la recherche en cybersécurité, Sol obtient 73,5%, contre 47,9% pour GPT-5.5 à budget de tokens comparable. Sur Agents' Last Exam, une évaluation portant sur des flux de travail professionnels de longue durée dans 55 domaines, Sol établit un nouveau record de 53,6, devançant son plus proche rival de 13,1 points. Terra, positionné comme le modèle équilibré pour la production quotidienne, surpasse GPT-5.5 à moindre coût, tandis que Luna cible les tâches à fort volume comme la classification ou le routage, où la latence et le coût par token priment. Les tarifs correspondent aux prix directs d'OpenAI et l'usage s'impute sur les engagements AWS existants des clients. Cette mise à disposition répond aux besoins d'entreprises qui déploient des agents autonomes sur des centaines d'étapes consécutives, que ce soit pour générer du code en production, mener des recherches sur des failles de sécurité ou analyser des séquences génétiques complètes. Ces charges de travail traitent souvent des données sensibles et exigent un débit stable même en cas de pics d'usage imprévisibles, dans des environnements où la résidence des données et la sécurité ne souffrent aucun compromis. En proposant trois niveaux de modèles aux performances et coûts différenciés, Amazon Bedrock permet aux équipes techniques d'ajuster précisément la puissance de calcul à chaque tâche, réduisant les dépenses inutiles sur les usages simples tout en réservant la puissance maximale aux problèmes complexes. Le nouveau moteur d'inférence d'Amazon Bedrock a été conçu pour absorber la nature imprévisible du trafic généré par les agents, où une seule requête utilisateur peut déclencher des centaines d'appels au modèle. Le système mutualise la capacité tout en isolant le débit de chaque client, et l'inférence reste cantonnée à la région AWS choisie pour répondre aux exigences réglementaires de résidence des données. Autre nouveauté clé : la mise en cache des prompts avec des points de rupture explicites, qui permet de réutiliser le contexte déjà traité, comme les instructions système ou les définitions d'outils, lors des appels suivants. Cette fonctionnalité vise directement les charges de travail agentiques et multi-étapes, où une grande partie du contexte se répète d'un appel à l'autre, réduisant ainsi coûts et latence pour les architectures d'intelligence artificielle les plus exigeantes.

💬 Ce qui m'accroche ici c'est pas les 80 points sur l'index de code, c'est le bond sur ExploitBench : 73,5% contre 47,9% pour GPT-5.5, sur un test taillé pour la recherche de failles de sécurité. Tu vois où ça mène : un modèle qui trouve mieux les vulnérabilités, ça sert la défense autant que l'attaque, et personne n'en parle vraiment. Le vrai coup, lui, c'est la distribution : atterrir sur Bedrock au prix OpenAI direct, c'est vendre la techno via la ligne AWS que les boîtes ont déjà signée, sans nouveau contrat à faire approuver.

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33Latent Space 

OpenAI réinitialise plusieurs fois les quotas après un lancement mouvementé de GPT-5.6

OpenAI a déployé cette semaine sa nouvelle famille de modèles GPT-5.6, remplaçant l'ancien sélecteur unique par une architecture à trois niveaux baptisés Luna, Terra et Sol, chacun décliné en plusieurs niveaux d'effort de calcul. Résultat pour les utilisateurs de l'API : jusqu'à 36 variantes différentes du modèle, même si la plupart des usages courants peuvent se limiter à trois configurations de base. Selon des ingénieurs d'OpenAI, le mode Max fait passer un seul modèle plus de temps sur un problème complexe, tandis que le mode Ultra répartit le travail entre plusieurs sous-agents en parallèle ; les réglages d'effort de la version 5.5 ne sont d'ailleurs pas directement comparables à ceux de la 5.6. Le lancement s'est toutefois révélé plus chaotique que prévu : la nouvelle séparation entre ChatGPT Work et Codex a dérouté de nombreux utilisateurs, rendant l'accès aux conversations et projets plus difficile, avec une consommation de quota bien plus rapide qu'anticipé. Face aux critiques, OpenAI a réinitialisé plusieurs fois les limites d'usage et reconnu publiquement que les réglages par défaut poussaient vers des configurations trop coûteuses, promettant de restaurer une navigation plus familière. Cette refonte a des conséquences concrètes pour les développeurs et les entreprises qui budgétisent leurs usages d'IA. Les premiers résultats de benchmarks montrent un GPT-5.6 particulièrement performant en codage agentique, en présentation et sur certaines tâches scientifiques : il obtient par exemple la première place ex aequo sur Code Arena Frontend, à un coût environ deux fois inférieur à Claude Fable 5, ainsi qu'un bond d'environ 500 points sur l'indice de présentation AA-Briefcase par rapport à GPT-5.5. Mais le modèle n'est pas dominant partout, avec des problèmes signalés de suivi d'instructions, d'efficacité inégale en tokens et des inquiétudes sur sa vulnérabilité au jailbreak. Un point opérationnel préoccupant a également émergé : les sous-agents générés automatiquement héritent des réglages premium du modèle parent, ce qui peut vider un quota beaucoup plus vite que prévu, sans que l'utilisateur puisse choisir le modèle ou le niveau d'effort de ces agents. Au-delà des chiffres, ce lancement illustre un tournant stratégique chez OpenAI : la version Sol s'illustre surtout comme planificateur et orchestrateur capable de mobiliser des sous-agents pour des tâches complexes, notamment dans l'automatisation d'interfaces graphiques ou des logiciels comme Blender. OpenAI mise sur ChatGPT Work pour amener ces capacités d'agents jusqu'aux usages mobiles grand public. Cette évolution s'inscrit dans une tendance plus large du secteur où la qualité brute du modèle compte de moins en moins face à la sophistication du système d'orchestration qui l'entoure, un terrain où la concurrence avec Anthropic et d'autres acteurs va continuer de s'intensifier dans les prochains mois.

💬 36 variantes d'un même modèle, avec un quota qui fond sur les sous-agents sans que tu puisses rien régler, c'est le signe qu'OpenAI a sacrifié la lisibilité sur l'autel de la puissance. Sur le papier les scores sont costauds, première place ex aequo sur Code Arena Frontend à moitié prix de Claude Fable 5, mais ce lancement chaotique confirme surtout un basculement plus large du secteur : la qualité brute du modèle compte de moins en moins face à la sophistication de l'orchestration qui l'entoure. Reste à voir si Sol tient la promesse d'agent capable de piloter tes logiciels, parce que pour l'instant c'est surtout le portefeuille des devs qui pilote tout seul.

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34The Decoder 

OpenAI : sur GPT-5.6, Sol a post-entraîné en autonomie le plus petit modèle Luna avec une consigne "assez peu spécifiée

OpenAI a annoncé que son modèle GPT-5.6 Sol a mené de façon autonome le post-entraînement d'un modèle plus petit, baptisé Luna, à partir d'une seule instruction qualifiée par l'entreprise de "plutôt sous-spécifiée". Concrètement, Sol a reçu une consigne volontairement vague et a lui-même déterminé la démarche à suivre pour affiner Luna, sans supervision détaillée d'un ingénieur humain à chaque étape. Sur le benchmark interne d'OpenAI mesurant l'auto-amélioration récursive des systèmes d'IA, Sol obtient un score supérieur de 16,2 points à celui de GPT-5.5, son prédécesseur direct. OpenAI présente ce résultat comme une étape significative dans la progression de ses modèles. Cette capacité marque un changement potentiel dans la manière dont les modèles d'IA sont développés et améliorés. Si un modèle peut concevoir et exécuter lui-même le post-entraînement d'un autre modèle à partir d'une consigne minimale, cela réduit la dépendance aux équipes d'ingénieurs pour orchestrer ces processus, avec des gains possibles en vitesse et en coût pour l'industrie. Cela soulève aussi des questions sur le contrôle et la supervision humaine à mesure que les systèmes gagnent en autonomie. Ce développement s'inscrit dans la course plus large à l'auto-amélioration récursive, un objectif de longue date pour les laboratoires d'IA de pointe. OpenAI évoque désormais la perspective d'un "chercheur automatisé", un système capable de mener ses propres travaux de recherche et développement sans intervention humaine constante. Reste à voir comment cette annonce sera reçue par la communauté scientifique, souvent prudente face aux benchmarks internes propriétaires.

💬 Sol qui post-entraîne Luna avec une consigne vague, c'est la première fois qu'on voit un labo publier un chiffre sur de l'auto-amélioration récursive et pas juste en parler au futur. Bon, sur le papier ça donne 16,2 points sur un benchmark maison qu'on ne peut pas vérifier, donc prudence. Mais le signal est clair : si un modèle peut piloter le post-training d'un autre sans ingénieur dans la boucle, la question n'est plus "est-ce que l'IA peut s'améliorer elle-même" mais "qui la supervise pendant qu'elle le fait".

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35Latent Space 

GPT-5.6 Sol/Terra/Luna d'OpenAI arrive, Codex devient une superapp ChatGPT

OpenAI a dévoilé le 9 juillet 2026 une nouvelle famille de modèles baptisée GPT-5.6, déclinée en trois tailles : Sol, Terra et Luna, du nom du Soleil, de la Terre et de la Lune. L'entreprise introduit aussi un nouveau niveau d'effort de raisonnement appelé "ultra", qui coordonne par défaut quatre agents en parallèle pour accélérer la résolution de tâches complexes, en plus du niveau "max" déjà existant qui laisse au modèle plus de temps que le niveau "xhigh" pour explorer des solutions et vérifier son travail. Selon OpenAI, Terra se situe juste au-dessus de Claude Fable 5 et Luna dépasse Claude Opus 4.8, tout en tournant environ trois fois plus vite, avec deux fois moins de tokens de sortie et un coût quatre fois inférieur. Les nouveaux modèles établissent aussi des records sur les benchmarks Terminal-Bench 2.1 et DeepSWE, qui évaluent respectivement les tâches en ligne de commande et l'ingénierie logicielle sur le long terme. Sol atteint un score inédit de 53,6 sur l'évaluation Agents' Last Exam, devançant Claude Fable 5 adaptive de 13,1 points. Côté tarifs, l'accès via l'API coûte 5 et 30 dollars par million de tokens en entrée et sortie pour Sol, 2,5 et 15 dollars pour Terra, 1 et 6 dollars pour Luna, avec pour la première fois une tarification pour l'écriture en cache et une réduction de 90% conservée pour la lecture en cache. Les abonnés Plus, Pro, Business et Enterprise de ChatGPT accèdent à Sol dès le niveau d'effort moyen, tandis que Pro et Enterprise peuvent choisir GPT-5.6 Pro pour les tâches les plus exigeantes. Ce lancement s'accompagne d'un remaniement de toute la gamme de produits d'OpenAI. L'entreprise a introduit ChatGPT Work, une nouvelle application de bureau fusionnant Codex et ChatGPT, une version bêta de Sites, l'appel programmatique d'outils, ainsi qu'une fonctionnalité multi-agents en bêta dans l'API Responses. Pour le PDG Sam Altman, GPT-5.6 est "sans doute le meilleur modèle que nous ayons jamais produit", et Sol représente selon lui "une avancée majeure en matière de coût par tâche" pour les entreprises. Le président Greg Brockman a de son côté résumé l'objectif de la maison comme la recherche du "meilleur prix pour chaque niveau de performance visé", combiné à un plafond de capacité toujours plus élevé. Ces gains d'efficacité comptent particulièrement pour les entreprises qui déploient l'IA à grande échelle sur des tâches d'agents, de codage ou de génération de documents, où le rapport coût-performance détermine directement la rentabilité des projets. La fusion de Codex et ChatGPT dans une seule application confirme aussi une stratégie de "superapp" évoquée par les observateurs dès avril, dernière étape avant que la question du navigateur agentique ne soit tranchée. Cette annonce intervient après une prévisualisation de GPT-5.6 quelques semaines plus tôt, dans l'attente d'une validation réglementaire mentionnée par OpenAI. Elle survient aussi le même jour que le lancement, par les Meta Superintelligence Labs, du modèle Muse Spark 1.1, jugé étonnamment compétitif et intégré pour la première fois à l'API Meta Model, un signe de confiance de Meta envers ses propres modèles. La compétition entre laboratoires d'IA générative s'intensifie ainsi sur deux fronts simultanés : la performance brute sur des benchmarks d'agents et de programmation, et l'efficacité économique par tâche accomplie, un critère de plus en plus déterminant pour les entreprises clientes. OpenAI mise sur cette structure à trois modèles pour couvrir tout le spectre des besoins, de l'usage ponctuel à très haute exigence avec Sol jusqu'au traitement massif et rapide avec Luna, en passant par Terra comme compromis intermédiaire. Les mois à venir devraient montrer si ces gains de performance et de coût se traduisent en adoption réelle chez les développeurs et les entreprises, et si Anthropic ou Google répondent avec leurs propres annonces face à cette offensive tarifaire et technique d'OpenAI.

💬 Le vrai chiffre à retenir, c'est pas le score sur Agents' Last Exam, c'est le coût quatre fois inférieur pour une vitesse trois fois supérieure. Pour les boîtes qui font tourner des agents à grande échelle, c'est ce ratio-là qui décide si le projet est rentable, pas la médaille du benchmark du mois. Et la fusion de Codex dans ChatGPT confirme ce que tout le monde sentait venir depuis avril : OpenAI construit sa superapp avant que la guerre du navigateur agentique n'éclate pour de bon.

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36Next INpact 

Muse Spark 1.1 : Meta agressif sur les prix pour rattraper les cadors de l’IA

Meta a lancé cette semaine Muse Spark 1.1, une nouvelle version de son modèle d'IA, accompagnée d'une API en préversion publique désormais ouverte aux développeurs tiers. Après une première mouture grand public dévoilée début avril, puis le lancement de Muse Image et la présentation de Muse Video cette même semaine, il manquait une brique essentielle : une interface de programmation permettant de tester des prompts et de prototyper des intégrations, jusque là réservée à un aperçu privé. Cette version 1.1 est présentée comme pensée pour les tâches agentiques : utilisation d'outils, navigation sur ordinateur, codage et raisonnement à partir d'images, de documents et de vidéos. Meta met en avant une fenêtre de contexte d'un million de tokens et une capacité à conserver le fil sur de longues sessions, le modèle mémorisant les actions passées pour synthétiser les étapes critiques nécessaires à la suite. Côté tarifs, l'API facture 1,25 dollar par million de tokens en entrée, 4,25 dollars en sortie, et seulement 0,15 dollar pour les tokens en entrée mis en cache. Ce choix tarifaire agressif traduit une stratégie assumée : plutôt que de viser le modèle le plus puissant du marché, Meta mise sur le rapport performances/prix pour convaincre développeurs et entreprises d'intégrer Muse Spark 1.1 dans leurs outils. Les tarifs pratiqués sont inférieurs à ceux de Grok 4.5, qui facture 2 dollars en entrée et 6 dollars en sortie, et très en deçà des 5 et 25 dollars demandés par Opus 4.8. Les benchmarks fournis par Meta montrent que le modèle domine nettement sur les tâches d'agent face à Gemini 3.1 Pro high, Opus 4.8 max et GPT-5.5 xhigh, même s'il reste en retrait sur le codage et le multimodal. Pour les développeurs, cela ouvre la possibilité d'un modèle assez robuste pour des usages agentiques répétés à grande échelle, sans le coût prohibitif des modèles premium. Meta insiste aussi sur la sécurité, affirmant que Muse Spark 1.1 reste dans des marges sûres sur les grands risques, cybersécurité, usages chimiques ou biologiques, perte de contrôle, avec une meilleure résistance aux jailbreaks et aux injections de prompt, ainsi que moins d'hallucinations et une tendance réduite à flatter l'utilisateur. Cette offensive tarifaire s'inscrit dans un contexte où Meta cherche à se repositionner après la déception suscitée par ses précédents modèles Llama. L'entreprise a massivement investi dans les infrastructures et le recrutement de talents, avec la création du Meta Superintelligence Labs dirigé par Alexandr Wang, sous l'impulsion de Mark Zuckerberg. Face à des concurrents comme Anthropic et OpenAI, dont les modèles Opus et GPT dominent encore les classements de performance pure, Meta choisit le pragmatisme et l'accessibilité économique plutôt que la course aux benchmarks. L'enjeu est de gagner des parts de marché chez les développeurs et les entreprises en misant sur un modèle assez solide pour les usages agentiques, suffisamment polyvalent, et surtout assez bon marché pour être utilisé intensivement. La bataille des coûts d'inférence, déjà engagée par SpaceXAI avec Grok 4.5, pourrait s'intensifier à mesure que les usages agentiques se généralisent et que la facture en tokens devient un critère décisif pour les entreprises.

💬 Meta ne cherche plus à sortir le modèle le plus intelligent, il cherche à sortir le moins cher à faire tourner en boucle. Muse Spark 1.1 à 1,25 dollar le million de tokens en entrée face aux 5 dollars d'Opus 4.8, ça change le calcul pour qui envoie des millions de requêtes agentiques par jour, même si le modèle reste en retrait sur le code. Le vrai terrain de bataille de l'IA en 2026, c'est plus le classement des benchmarks, c'est le prix du token à grande échelle.

37MarkTechPost 

Meta Superintelligence Labs lance Muse Spark 1.1, un modèle de raisonnement multimodal pour les tâches à base d'agents sur Meta Model API

Meta Superintelligence Labs a dévoilé Muse Spark 1.1, un modèle de raisonnement multimodal conçu pour les tâches agentiques, et a ouvert en parallèle un aperçu public de la Meta Model API. Ce second élément marque un tournant structurel : jusqu'ici, les modèles de Meta étaient distribués principalement en poids ouverts, alors que Muse Spark 1.1 est fermé, hébergé et facturé au token. Le modèle dispose d'une fenêtre de contexte d'un million de tokens (1 048 576 selon la documentation technique de l'API) et accepte du texte, des images, de la vidéo et des documents en entrée, avec une sortie textuelle. Son effort de raisonnement est ajustable à chaque requête, et l'API propose en complément la sortie structurée, l'appel d'outils en parallèle, une Files API, la mise en cache des prompts et un outil de recherche web renvoyant des réponses sourcées. Côté accès, les particuliers profitent du mode "Thinking" gratuitement dans l'application Meta AI et sur meta.ai, tandis que les développeurs paient 1,25 dollar par million de tokens en entrée et 4,25 dollars par million en sortie, avec 20 dollars de crédits offerts à la création d'un compte. Le lancement reste pour l'instant réservé aux États-Unis, sans disponibilité en Europe. Sur le plan des performances, Meta positionne clairement Muse Spark 1.1 comme un modèle d'orchestration plutôt qu'un champion du code. Il domine les benchmarks liés à l'usage d'outils : 88,1 sur MCP Atlas contre 82,2 pour Opus 4.8, 75,3 pour GPT-5.5 et 78,2 pour Gemini 3.1 Pro, et 54,7 sur JobBench contre 48,4, 38,3 et seulement 15,9 pour Gemini. Il obtient aussi le meilleur score sur Humanity's Last Exam (62,1). En revanche, sur le code pur, il se classe troisième, avec 61,5 sur SWE-Bench Pro et 53,3 sur DeepSWE 1.1, loin derrière Gemini 3.1 Pro sur ce dernier test (67,0). Ce qui distingue vraiment le modèle, c'est sa gestion active de son contexte massif : il mémorise ses actions, retrouve des informations issues de travaux antérieurs et compacte ce qu'il conserve. Il peut aussi déléguer des tâches à des sous-agents en parallèle lorsqu'il agit comme agent principal, et exécuter fidèlement une mission tout en sachant remonter un problème lorsqu'il agit comme sous-agent, avec une capacité de généralisation immédiate à de nouveaux outils, serveurs MCP ou compétences personnalisées. Cette sortie s'inscrit dans une bataille plus large entre grands laboratoires d'IA pour dominer les usages agentiques, où la capacité à orchestrer des outils et des sous-tâches complexes compte désormais autant que la performance brute sur le code. En rendant son API compatible avec le format OpenAI, Meta facilite l'intégration : migrer vers Muse Spark 1.1 revient essentiellement à changer une URL de base plutôt qu'à réécrire une application, et les environnements compatibles avec le format Anthropic peuvent pointer vers l'équivalent Messages API. Pour l'automatisation d'ordinateur, le modèle a été entraîné à choisir entre écrire un script ou cliquer directement selon ce qui est le plus efficace, générant des lots d'actions à chaque étape. L'absence d'accès européen et le choix par Meta de son propre jeu de benchmarks invitent toutefois à la prudence avant d'en tirer des conclusions définitives sur sa supériorité réelle face aux modèles concurrents.

💬 Muse Spark 1.1 n'essaie pas de battre GPT-5.5 ou Gemini sur le code, il joue une autre partie : celle de chef d'orchestre qui délègue à des sous-agents et gère un million de tokens de contexte sans perdre le fil. C'est révélateur d'un vrai basculement dans la course à l'IA, la bataille se déplace du "qui code le mieux" vers "qui orchestre le mieux", et les scores sur MCP Atlas ou JobBench comptent maintenant autant que SWE-Bench. Reste que c'est fermé, payant, réservé aux US, et benchmarké par Meta lui-même, donc j'attends de voir ça tourner ailleurs qu'en démo avant de crier au génie.

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38MarkTechPost 

OpenAI lance GPT-5.6 (Sol, Terra, Luna), une famille de trois modèles avec appel d'outils programmatique dans l'API Responses

OpenAI a fait passer sa famille GPT-5.6 en disponibilité générale après une période de test limitée, avec trois modèles distincts plutôt qu'un seul. Sol est le modèle phare, Terra la version équilibrée pour un usage quotidien, et Luna la variante la plus économique. Les prix par million de tokens s'échelonnent de 1 dollar en entrée et 6 dollars en sortie pour Luna, à 2,50 et 15 dollars pour Terra, jusqu'à 5 et 30 dollars pour Sol. L'accès varie selon les plateformes : dans ChatGPT, les abonnés Plus, Pro, Business et Enterprise obtiennent Sol en effort moyen ou supérieur, les comptes Pro et Enterprise pouvant aussi choisir une version Sol Pro. Sur Codex et ChatGPT Work, les utilisateurs gratuits accèdent à Terra tandis que les payants choisissent librement entre les trois modèles. Les trois tiers sont également disponibles via l'API, qui introduit une fonctionnalité baptisée Programmatic Tool Calling permettant au modèle d'exécuter du code JavaScript qu'il a lui-même écrit, dans un environnement V8 isolé sans accès réseau. La mise en cache des prompts évolue aussi, avec une durée de vie minimale de 30 minutes, une facturation des écritures en cache à 1,25 fois le tarif standard, et une remise de 90% conservée pour les lectures. Sur le plan des performances, Sol s'impose avec un score de 80 sur l'indice de codage agentique d'Artificial Analysis, soit 2,8 points de plus que Claude Fable 5, tout en consommant moins de la moitié des tokens de sortie et du temps nécessaires. En activant un mode appelé ultra, qui fait tourner quatre agents en parallèle, Sol grimpe à 91,9% sur Terminal-Bench 2.1, contre 88,8% en configuration standard. Le modèle atteint aussi 92,2% sur BrowseComp et dépasse Claude Opus 4.8 sur OSWorld 2.0 avec 85% de tokens en moins. Ces gains concrets touchent directement les développeurs et les équipes qui automatisent des tâches complexes via des agents, en réduisant coûts et temps d'exécution. Mais Sol accuse un retard net sur SWE-Bench Pro, où il plafonne à 64,6% contre 80,3% pour Claude Mythos 5, un écart de quinze points sur un benchmark de codage très suivi. Claude Fable 5 garde aussi l'avantage sur l'indice d'intelligence générale d'Artificial Analysis et sur l'usage d'outils via Toolathlon. Cette sortie s'inscrit dans une compétition serrée entre OpenAI, Anthropic et Google autour des agents autonomes capables de mener des tâches professionnelles longues et complexes, mesurées notamment par le test Agents' Last Exam couvrant 55 métiers, où Sol revendique un score de 53,6, largement devant Fable 5. La stratégie de tarification par paliers et la diversification des surfaces d'accès traduisent une volonté de capter aussi bien les usages grand public que les déploiements d'agents en entreprise, un terrain où la bataille des benchmarks continue de s'intensifier.

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39MarkTechPost 

« Nemotron Labs 3 Puzzle 75B A9B : un LLM MoE hybride compressé qui multiplie par 2,03 le débit serveur »

NVIDIA a dévoilé Nemotron-Labs-3-Puzzle-75B-A9B, une version compressée de son modèle hybride Nemotron-3-Super, combinant architecture Mamba et Transformer avec un système de mélange d'experts (MoE). Le modèle parent comptait 120,7 milliards de paramètres au total, dont 12,8 milliards actifs par requête. La version compressée descend à 75,3 milliards de paramètres au total et 9,3 milliards actifs, soit une réduction à 62,4% et 73,1% respectivement. L'équipe a fixé deux objectifs avant de lancer la recherche d'architecture : doubler le débit serveur à 100 tokens par seconde et par utilisateur, et permettre huit requêtes simultanées d'un million de tokens sur un seul GPU H100. Trois versions du modèle sont disponibles sur Hugging Face, en BF16, FP8 et NVFP4. La structure en 88 blocs du modèle d'origine, répartis entre 40 blocs Mamba, 40 blocs MoE et 8 blocs d'attention, a été conservée telle quelle ; seule la capacité interne de chaque bloc a été réduite, notamment la taille de l'état Mamba, ramenée de 128 à 96, et le nombre d'experts activés par token, passé de 22 à une moyenne de 4 à 18. Les gains de performance sont substantiels. Sur un nœud à huit GPU B200, le débit total grimpe de 1,60 à 2,14 fois par rapport à Nemotron-3-Super, à format NVFP4 et débit par utilisateur équivalents, avec les meilleurs résultats dans les scénarios à forte génération de texte (8K tokens en entrée, 64K en sortie). Sur un seul GPU H100 traitant des contextes d'un million de tokens, la contrainte bascule du calcul vers la mémoire : les poids NVFP4 du modèle Super occupent environ 70 Go sur les 80 Go de mémoire HBM disponibles, ne laissant de la place que pour une seule requête simultanée. La version Puzzle, avec des poids réduits à 44,5 Go, permet de traiter huit requêtes en parallèle, soit un débit de décodage agrégé environ quatre fois supérieur. Le préremplissage d'un prompt de 990 000 tokens est également environ 1,2 fois plus rapide. La méthode de recherche itérative employée, baptisée Puzzletron, surpasse une approche en une seule étape de 0,57 point en moyenne sur les benchmarks, pour un même niveau de compression. Le coût de cette compression n'est cependant pas nul : les scores reculent de 4,2 points sur Arena-Hard-V2 et de 2,6 points sur SWE-Bench, tandis que les benchmarks de contexte long comme RULER et AA-LCR restent quasiment stables. Cette avancée répond à un problème économique concret pour les fournisseurs d'infrastructure IA : les modèles hybrides massifs comme Nemotron-3-Super, bien que précis, coûtent cher à déployer en production, leurs paramètres actifs et leur cache mémoire limitant le nombre d'utilisateurs qu'un serveur peut servir à un débit donné. En réduisant la taille du modèle sans repenser sa structure fondamentale, NVIDIA cherche à rendre l'inférence à grande échelle plus abordable, notamment pour les cas d'usage à contexte très long comme l'analyse de documents volumineux ou les agents conversationnels de longue durée. Puzzletron s'inscrit dans un mouvement plus large de recherche d'architecture neuronale appliquée à la compression de modèles, où un programme d'optimisation mixte sélectionne, bloc par bloc, la meilleure configuration possible sous une contrainte de taille donnée. La méthode illustre une tendance de fond dans l'industrie : plutôt que de simplement réduire uniformément la taille des modèles, les équipes de recherche cherchent désormais à identifier précisément quelles parties d'un réseau neuronal peuvent être compressées sans sacrifier les capacités jugées essentielles, ouvrant la voie à des déploiements plus efficaces à mesure que les contextes traités par les modèles de langage continuent de s'allonger.

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SWE-Bench Pro : benchmark jugé défaillant, OpenAI retire sa recommandation
40Le Big Data 

SWE-Bench Pro : benchmark jugé défaillant, OpenAI retire sa recommandation

Le 8 juillet 2026, OpenAI a publié les résultats d'un audit approfondi de SWE-Bench Pro, l'un des benchmarks de codage les plus utilisés pour évaluer les modèles d'intelligence artificielle, et la conclusion est sans appel : le test ne mesure plus fiablement les capacités réelles des modèles de pointe. Pour arriver à ce constat, l'entreprise a combiné un pipeline d'analyse automatisé et une vérification humaine sur l'ensemble des tâches du benchmark. L'analyse automatique a identifié 200 tâches défectueuses, soit 27,4 % du total, tandis que la vérification humaine en a relevé 249, soit 34,1 %. Au final, OpenAI estime qu'environ trois tâches sur dix présentent des failles suffisamment importantes pour fausser les résultats des modèles testés. Ce constat intervient alors que les performances des meilleurs modèles sur ce benchmark ont bondi de façon spectaculaire en seulement huit mois, le taux de réussite sur les 731 tâches publiques passant de 23,3 % à 80,3 %. Cette annonce a des conséquences concrètes pour toute l'industrie de l'IA appliquée au développement logiciel. Les défauts identifiés par OpenAI prennent plusieurs formes : des tests cachés trop stricts qui rejettent des solutions pourtant correctes, des consignes trop vagues qui obligent les modèles à deviner des exigences jamais formulées, une couverture de tests insuffisante qui laisse passer des correctifs incomplets, et parfois des instructions carrément trompeuses qui orientent les modèles vers une mauvaise réponse. Résultat, un score élevé sur SWE-Bench Pro ne garantit plus qu'un agent de codage résout effectivement les problèmes qui lui sont soumis, ni qu'un score plus faible traduise un échec réel. Pour les entreprises qui s'appuient sur ce type de classement pour choisir un fournisseur d'IA, comparer des modèles concurrents ou décider d'un déploiement en production, ces biais représentent un risque direct de mauvaise décision. Face à ces découvertes, OpenAI a officiellement retiré sa recommandation d'utiliser SWE-Bench Pro comme référence pour la recherche sur les capacités de codage des IA, une prise de position notable de la part d'un acteur qui avait jusqu'ici largement contribué à populariser ce type d'évaluation. L'épisode relance un débat plus large sur la fiabilité des benchmarks dans un secteur où la course aux scores s'est accélérée ces derniers mois, avec des progrès affichés parfois difficiles à vérifier de façon indépendante. Il reste à savoir si les organismes à l'origine de SWE-Bench Pro corrigeront les tâches défectueuses identifiées, et si d'autres benchmarks largement utilisés par la communauté feront l'objet d'audits similaires dans les mois à venir.

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41The Decoder 

GPT-5.6 Sol égale presque Fable 5 sur les benchmarks agrégés, pour un tiers du coût

OpenAI a présenté GPT-5.6 Sol, une nouvelle version de son modèle phare, qui obtient 59 points sur l'Artificial Analysis Intelligence Index, un indice qui agrège plusieurs benchmarks pour évaluer les capacités des grands modèles de langage. Ce score place Sol à seulement un point derrière Claude Fable 5, le modèle le plus avancé d'Anthropic, considéré jusqu'ici comme la référence du secteur. La différence la plus marquante se situe toutefois du côté du prix : chaque tâche traitée par Sol coûte 1,04 dollar, soit environ un tiers du tarif facturé par Anthropic pour Fable 5. Sur les benchmarks de codage agentique, qui évaluent la capacité d'un modèle à exécuter des tâches complexes de façon autonome, Sol devance même l'ensemble de ses concurrents, Fable 5 y compris. Pour les entreprises et les développeurs qui choisissent quel modèle intégrer dans leurs produits, cet écart de prix change la donne : obtenir des performances quasiment équivalentes à celles du modèle le plus coté du marché, pour un tiers du coût, rend Sol particulièrement attractif pour les usages à grande échelle, où la facture de l'API pèse lourd. Le secteur du codage agentique, en pleine expansion avec la multiplication des assistants capables d'écrire et d'exécuter du code sans supervision constante, est particulièrement concerné. En prenant la tête sur ces benchmarks tout en restant nettement moins cher, OpenAI met une pression tarifaire directe sur Anthropic, qui devra soit baisser ses prix, soit justifier son positionnement premium par des gains de performance plus nets. Cette annonce s'inscrit dans une compétition de plus en plus serrée entre les grands laboratoires d'IA, où les écarts de performance entre modèles concurrents se resserrent d'une génération à l'autre, tandis que la guerre des prix s'intensifie. Anthropic, OpenAI et leurs rivaux misent de plus en plus sur les capacités agentiques, jugées déterminantes pour convaincre les entreprises d'automatiser des tâches de développement logiciel. L'Artificial Analysis Intelligence Index, devenu une référence pour comparer les modèles de façon indépendante, illustre à quel point les positions en tête de classement peuvent désormais basculer en quelques mois. Reste à voir comment Anthropic réagira à cette pression sur ses tarifs, et si d'autres acteurs suivront la stratégie d'OpenAI consistant à combiner performances de pointe et prix agressifs.

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42Le Big Data 

GPT-5.6 est maintenant accessible au grand public : voici les nouveautés

GPT-5.6 est officiellement sorti de sa phase de test réservée et s'ouvre désormais au grand public. Le déploiement a commencé le 9 juillet 2026 et OpenAI prévoit une disponibilité mondiale complète sous 24 heures. Les abonnés ChatGPT Plus, Pro, Business et Enterprise peuvent d'ores et déjà sélectionner GPT-5.6 Sol depuis le sélecteur de modèles de l'application, tandis que les développeurs y accèdent via l'API OpenAI et via Codex. Cette nouvelle génération se compose en réalité de trois modèles distincts, Sol, Terra et Luna, chacun ciblant des besoins et des budgets différents. Les utilisateurs de la version gratuite de ChatGPT devront patienter, OpenAI n'ayant communiqué aucune date pour une éventuelle extension à cette offre. Après plusieurs semaines passées en accès limité à un cercle de testeurs, ce lancement marque donc la fin d'une phase de rodage pour s'adresser à des dizaines de millions d'utilisateurs supplémentaires. Ce déploiement compte pour l'industrie parce qu'OpenAI présente GPT-5.6 Sol comme son modèle le plus abouti à ce jour, avec des progrès mesurés en programmation, en recherche documentaire, en cybersécurité et sur les tâches scientifiques. La véritable rupture technique tient toutefois à sa capacité à faire travailler plusieurs agents en parallèle sur une même tâche complexe, plutôt que d'exécuter chaque étape de façon séquentielle, ce qui doit réduire les temps de réponse sur les traitements les plus lourds. Le modèle gagne aussi en autonomie dans l'usage d'outils externes, pouvant écrire de petits programmes, traiter des résultats intermédiaires et ajuster sa méthode en cours d'exécution. Selon les benchmarks internes d'OpenAI, GPT-5.6 Sol surpasse GPT-5.5 tout en consommant moins de ressources de calcul, un argument central pour les entreprises qui surveillent leurs coûts d'inférence à grande échelle. Terra et Luna doivent offrir des alternatives plus économiques pour des usages moins exigeants. OpenAI insiste également sur le volet sécurité, affirmant avoir soumis GPT-5.6 à des tests d'intrusion, des évaluations automatisées et une collaboration avec des partenaires spécialisés avant ce lancement mondial, dans le but de limiter les usages malveillants du modèle. Cette communication s'inscrit dans un contexte de concurrence intense entre grands laboratoires d'IA, où chaque nouvelle génération doit démontrer à la fois des gains de performance et une meilleure maîtrise des risques. Les chiffres avancés restent toutefois issus des propres tests d'OpenAI, et l'expérience des précédentes générations montre que les usages réels des professionnels et des développeurs, sur plusieurs semaines, seront le véritable test de la fiabilité et de l'intérêt de GPT-5.6.

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Faire tenir une IA de 54 Go dans votre poche : voici PrismML sur iPhone qui intéresse Apple
43Frandroid 

Faire tenir une IA de 54 Go dans votre poche : voici PrismML sur iPhone qui intéresse Apple

PrismML, jeune pousse soutenue par le fonds de capital-risque de Vinod Khosla, affirme être parvenue à compresser un modèle d'intelligence artificielle de 27 milliards de paramètres, qui occupe habituellement environ 54 Go en mémoire, pour le faire tenir dans moins de 4 Go sur un iPhone 17 Pro. Selon les informations rapportées par The Information, Apple s'intéresserait de près à cette technologie, sans que la nature exacte des discussions (partenariat, licence ou rachat) n'ait été précisée à ce stade. La prouesse technique repose sur des méthodes de quantification poussées, permettant de réduire drastiquement la taille d'un modèle sans le faire tourner sur des serveurs distants. Cette avancée compte parce qu'elle permettrait de faire fonctionner des modèles proches de la taille des meilleurs LLM actuels directement sur un smartphone, sans connexion internet ni envoi de données vers le cloud. Pour Apple, empêtrée dans un retard perçu sur l'IA générative embarquée face à Google et Samsung, disposer d'un modèle puissant tournant nativement sur ses puces représenterait un argument de poids pour Apple Intelligence, tout en renforçant sa promesse historique de confidentialité. Le crédit accordé à cette rumeur tient largement à la réputation de Khosla, investisseur précoce et influent dans OpenAI, dont le flair pour repérer les technologies d'IA de rupture reste une référence dans la Silicon Valley. Apple, de son côté, a multiplié ces derniers mois les discussions et rachats discrets dans l'IA pour combler son retard, rendant cette piste d'autant plus plausible dans un marché où la compression de modèles devient un enjeu stratégique majeur.

💬 La vraie nouvelle, c'est pas la compression en soi, c'est que 27 milliards de paramètres qui tiennent dans 4 Go sur un iPhone, ça veut dire qu'Apple pourrait faire tourner un LLM quasi frontier sans jamais toucher le cloud. Bon, sur le papier ça règle direct le problème de confidentialité qui plombe Apple Intelligence depuis le début. Reste que Khosla a un flair qui ne s'est pas trompé sur OpenAI, alors quand son fonds mise sur une boîte de quantification, ça mérite d'être suivi de près, rachat ou pas au bout du compte.

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Grok x Cursor
44Ben's Bites 

Grok x Cursor

Voici l'article traduit et résumé : xAI et l'éditeur de code Cursor ont annoncé avoir entraîné conjointement un nouveau modèle, Grok 4.5, désormais disponible dans Cursor avec des limites d'usage augmentées ainsi que via API. Ce modèle se positionne dans la catégorie des modèles les plus performants du marché, avec des résultats se situant approximativement entre Claude Opus 4.7 et Opus 4.8 d'Anthropic. Son principal argument reste toutefois économique : grâce à une meilleure efficacité en nombre de tokens utilisés, Grok 4.5 coûte environ six fois moins cher que les modèles Opus d'Anthropic et trois fois moins cher que GPT-5.5 d'OpenAI, à performance comparable. Cette annonce intervient le même jour qu'Anthropic prolonge jusqu'au 12 juillet l'accès élargi à son modèle Fable 5 pour les abonnés Claude, avec jusqu'à 50% des limites hebdomadaires habituelles avant un passage aux crédits d'usage prépayés. OpenAI, de son côté, met en service ce jour-là ses nouveaux modèles GPT-5.6, baptisés Sol, Terra et Luna, pour l'ensemble de ses utilisateurs. Cette accélération simultanée de plusieurs laboratoires illustre l'intensification de la concurrence sur le segment des modèles de très haut niveau, en particulier pour les usages de développement logiciel où Cursor s'impose comme un point d'intégration central. Pour les développeurs, la multiplication de modèles proches en performance mais très différents en coût change concrètement les arbitrages : un modèle nettement moins cher à qualité équivalente peut devenir le choix par défaut pour l'usage quotidien, reléguant les modèles plus onéreux à des tâches ponctuelles exigeant le maximum de capacité. Les premiers retours d'utilisateurs testeurs sur les nouveaux modèles OpenAI vont d'ailleurs dans ce sens : Sol ne serait pas plus intelligent que Fable 5, mais nettement plus fiable, un critère de plus en plus déterminant dans le choix d'un modèle pour un usage professionnel régulier. Cette bataille des prix et de la fiabilité s'inscrit dans un mouvement plus large de diversification des offres. Anthropic a également annoncé une version allégée de Claude Cowork fonctionnant sur web et mobile, permettant de lancer une tâche depuis un ordinateur puis de suivre son avancement depuis un téléphone, avec un déploiement en bêta prévu dans les prochaines semaines. OpenAI a de son côté dévoilé de nouveaux modèles vocaux, GPT-Live-1 et Live-1-mini, capables de dialoguer sans interrompre l'utilisateur grâce à une nouvelle architecture s'appuyant sur GPT-5.5 en arrière-plan. Meta a présenté Muse, ses nouveaux modèles de génération d'images et de vidéo, capables de rechercher des informations sur le web pour garantir l'exactitude du contenu généré, avec un modèle vidéo dont la sortie est annoncée prochainement.

💬 Le vrai move ici, c'est pas la perf de Grok 4.5, c'est le prix : six fois moins cher qu'Opus pour un niveau quasi équivalent, ça change direct les arbitrages du quotidien pour n'importe quel dev qui code dans Cursor. Ce qui se joue là, c'est que le critère qui décide du choix d'un modèle en prod devient le rapport qualité-prix-fiabilité, plus la place dans le classement des benchmarks, et les retours sur Sol qui serait "pas plus intelligent que Fable 5 mais plus fiable" vont dans le même sens. Reste à voir si xAI tient la cadence sur la durée, iels ont pas franchement un historique de stabilité irréprochable.

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Startup soutenu par Khosla revendique une avancée avec le plus grand modèle IA jamais déployé sur iPhone
45The Information AI 

Startup soutenu par Khosla revendique une avancée avec le plus grand modèle IA jamais déployé sur iPhone

La startup américaine PrismML, soutenue par le fonds Khosla Ventures et sortie du mode furtif au début de l'année, affirme avoir fait tourner sur un iPhone 17 Pro le plus grand modèle d'intelligence artificielle jamais exécuté sur un téléphone mobile. L'entreprise a réussi à compresser Qwen 3.6, un grand modèle de langage open source développé par le géant chinois Alibaba, pour le faire fonctionner directement sur l'appareil. Ce modèle compte 27 milliards de paramètres, ces variables qui s'apparentent aux synapses du cerveau et qui déterminent la capacité d'un système à traiter des données complexes. À titre de comparaison, la plupart des modèles conçus pour les smartphones ne mobilisent que quelques milliards de paramètres actifs simultanément. Cette prouesse technique s'inscrit dans une tendance de fond de l'industrie : faire tourner des modèles d'IA puissants directement sur l'appareil plutôt que dans le cloud. L'intérêt est double. D'un côté, cela réduit fortement les coûts de calcul liés aux serveurs distants, qui pèsent lourd sur les marges des entreprises d'IA. De l'autre, cela renforce la confidentialité des utilisateurs, puisque les données n'ont plus besoin de transiter vers des serveurs externes pour être traitées. Apple elle-même poursuit activement cet objectif de réduction des modèles pour ses iPhones, cherchant à limiter sa dépendance aux infrastructures cloud tout en respectant ses engagements en matière de vie privée. La percée de PrismML, encore une jeune pousse peu connue, illustre la compétition croissante entre grands groupes et startups pour dominer ce segment stratégique de l'IA embarquée, où Alibaba, via son modèle Qwen, s'impose déjà comme un acteur open source incontournable.

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Databricks fait de GLM 5.2, un modèle open-source chinois, son moteur de code par défaut après l'avoir vu égaler Opus à moindre coût
46The Decoder 

Databricks fait de GLM 5.2, un modèle open-source chinois, son moteur de code par défaut après l'avoir vu égaler Opus à moindre coût

Databricks a comparé plusieurs agents de codage IA en les testant directement sur sa propre base de code, longue de plusieurs millions de lignes. Résultat : le modèle chinois en open source GLM 5.2 a égalé les performances d'Opus 4.8 d'Anthropic, tout en coûtant 1,28 dollar par tâche contre 1,94 dollar pour son concurrent américain. Face à ce résultat, l'entreprise a décidé d'adopter GLM 5.2 comme moteur de codage par défaut pour un usage quotidien. Ce choix a une portée qui dépasse la simple question du prix. Pour les entreprises qui déploient des agents de codage IA à grande échelle, chaque dollar économisé par tâche se multiplie rapidement sur des milliers d'exécutions quotidiennes. Le fait qu'un modèle open source chinois puisse rivaliser avec les meilleures offres propriétaires américaines change la donne pour les équipes techniques qui cherchaient jusqu'ici à limiter leurs coûts sans sacrifier la qualité du code produit. Cela ouvre aussi la voie à une diversification des fournisseurs, réduisant la dépendance à un seul acteur. Cette décision s'inscrit dans un contexte où la concurrence entre modèles de langage s'intensifie, notamment avec la montée en puissance des modèles chinois open source face aux géants américains comme Anthropic ou OpenAI. La conclusion la plus significative que tire Databricks de son étude n'est pas tant le choix de GLM 5.2 en lui-même, mais la remise en cause des benchmarks publics habituels : aucun fournisseur ne domine systématiquement toutes les tâches, et les résultats varient fortement selon le cas d'usage réel. L'entreprise recommande donc aux équipes techniques de construire leurs propres évaluations, adaptées à leur code et à leurs besoins spécifiques, plutôt que de se fier aux classements génériques disponibles publiquement.

💬 Ce qui saute aux yeux ici, ce n'est pas GLM 5.2 en lui-même, c'est que Databricks a jeté les benchmarks publics à la poubelle pour tester sur son propre code. Et c'est ça la vraie leçon : aucun modèle ne domine partout, ça dépend du cas d'usage réel, donc arrêtez de choisir un LLM sur un classement générique. Pour le prix par contre, 1,28 dollar contre 1,94, ça reste un détail sympa mais pas la révolution qu'on nous vend.

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NVIDIA lance Nemotron-Labs-3-Puzzle-75B-A9B : un LLM MoE hybride compressé qui double le débit serveur à débit utilisateur égal
47MarkTechPost 

NVIDIA lance Nemotron-Labs-3-Puzzle-75B-A9B : un LLM MoE hybride compressé qui double le débit serveur à débit utilisateur égal

NVIDIA a publié Nemotron-Labs-3-Puzzle-75B-A9B, une version compressée de son modèle hybride Mamba-Transformer à mélange d'experts Nemotron-3-Super. Le modèle d'origine comptait 120,7 milliards de paramètres au total, dont 12,8 milliards actifs par requête. La version compressée tombe à 75,3 milliards de paramètres au total et 9,3 milliards actifs, soit une réduction respective à 62,4% et 73,1% de la taille initiale. L'architecture en 88 blocs (40 blocs Mamba, 40 blocs MoE, 8 blocs d'attention) a été préservée telle quelle ; seule la capacité interne de chaque bloc a été réduite, notamment la taille de l'état des couches Mamba (de 128 à 96) et le nombre d'experts routés activés par token (de 22 à une moyenne de 11). Le modèle est disponible sur Hugging Face en trois versions : BF16, FP8 et NVFP4. Les objectifs de conception avaient été fixés avant même la recherche d'architecture : doubler le débit serveur à 100 tokens par seconde et par utilisateur, et permettre huit requêtes simultanées de 1 million de tokens de contexte sur un seul GPU H100. Les gains mesurés dépassent l'objectif initial. Sur un nœud à huit GPU B200, le débit total grimpe de 1,60 à 2,14 fois celui du modèle Super, à format numérique et débit utilisateur équivalents, les meilleurs résultats se situant dans les scénarios à forte génération (jusqu'à 42 601 tokens par seconde contre 20 939 pour Super). Sur un H100 unique avec un contexte d'un million de tokens, le poids des paramètres NVFP4 passe de 70 Go à 44,5 Go, ce qui fait chuter la contrainte mémoire dominante et fait passer la concurrence de requêtes traitables simultanément de 1 à 8, avec un débit de décodage agrégé environ quadruplé. Cette efficacité a un coût en qualité : les scores chutent de 4,2 points sur Arena-Hard-V2 et de 2,6 points sur SWE-Bench, alors que les benchmarks de contexte long comme RULER restent quasiment stables. Pour les entreprises qui déploient de grands modèles hybrides à grande échelle, cela représente une réduction significative des coûts d'infrastructure par utilisateur servi. Cette compression repose sur Puzzletron, un framework de recherche d'architecture neuronale développé par NVIDIA qui explore différentes implémentations possibles pour chaque couche du modèle, leur attribue un score de qualité, puis sélectionne la combinaison optimale via un programme d'optimisation en nombres entiers mixtes sous contrainte de taille cible. L'équipe a par ailleurs démontré qu'une approche itérative de cette recherche surpasse une approche en une seule étape de 0,57 point en moyenne, pour un même niveau de compression. Les couches Mamba ont été élaguées de façon uniforme, faute de support actuel des frameworks d'inférence pour des tailles d'état variables selon les couches, tandis que les couches d'attention sont restées intactes, l'équipe jugeant Nemotron-3-Super déjà très efficace en matière de cache KV. Les détails complets figurent dans un article publié sur arXiv.

UELes entreprises européennes utilisant des GPU NVIDIA pourraient réduire indirectement leurs coûts d'infrastructure IA grâce à ce modèle compressé, mais aucune entreprise ou réglementation française/européenne n'est directement impliquée.

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Grok 4.5 casse les prix, GPT-Live donne de la voix
48Next INpact 

Grok 4.5 casse les prix, GPT-Live donne de la voix

xAI, rebaptisée SpaceXAI, a lancé Grok 4.5, un nouveau modèle qui ne cherche pas à dominer les benchmarks mais à casser les prix. Sur les tests techniques, les résultats sont mitigés : 53 % sur DeepSWE 1.1, contre des scores plus élevés pour GPT-5.5 xhigh, Opus 4.8 ou Fable max. Sur Terminal Bench 2.1, Grok 4.5 obtient 83,3 %, quasiment à égalité avec GPT-5.5 (83,4 %) et Fable (84,3 %). Il devance en revanche OpenAI sur SWE Bench Pro, avec 64,7 % contre 58,6 %, tout en restant derrière Opus 4.8 et Fable max (80,4 %). La vraie rupture se joue sur la facture : Grok 4.5 coûte 2 dollars par million de tokens en entrée et 6 dollars en sortie, quand Opus 4.8 facture 5 et 25 dollars, GPT-5.6 5 et 30 dollars, et Fable 5 monte à 10 et 50 dollars. xAI avance aussi une consommation nettement inférieure, avec 15 854 tokens de sortie en moyenne sur SWE Bench Pro contre 67 020 pour Opus 4.8, soit 4,2 fois moins. Le modèle est disponible dès maintenant dans Grok Build, Cursor et la console xAI, avec des plugins pour Word, PowerPoint et Excel, mais les utilisateurs européens devront attendre mi-juillet. Le même jour, OpenAI a présenté GPT-Live, une nouvelle génération de modèles vocaux destinée à rendre ChatGPT Voice moins mécanique, capable de parler et d'écouter simultanément. Cette stratégie tarifaire de xAI rappelle celle des modèles chinois comme DeepSeek : plutôt que de chercher la suprématie sur les benchmarks, l'entreprise mise sur le rapport performance-prix pour attirer développeurs et entreprises, un public particulièrement sensible au coût par token à grande échelle. Si les chiffres avancés se confirment en production, cela pourrait forcer les concurrents à revoir leurs grilles tarifaires, surtout face à des usages intensifs en code où le volume de tokens consommés pèse lourd sur la facture finale. Du côté d'OpenAI, GPT-Live cible un autre enjeu : rendre l'assistant vocal plus naturel et réactif, avec des voix retravaillées et l'affichage de cartes visuelles (météo, résultats sportifs) pendant la conversation, même si les fonctions multimodales comme le partage d'écran ou la caméra manquent encore à l'appel. Ces annonces interviennent alors qu'OpenAI attend toujours le feu vert de l'administration Trump pour déployer GPT-5.6 et ses variantes Sol, Terra et Luna, des restrictions qui, selon Axios, viendraient d'être levées. Le marché des grands modèles de langage entre ainsi dans une phase où la compétition ne se joue plus seulement sur les capacités brutes mais sur l'efficacité économique et l'expérience utilisateur, deux terrains où xAI et OpenAI cherchent chacun à se différencier avant l'arrivée de la prochaine génération de modèles.

UELes utilisateurs européens devront attendre mi-juillet pour accéder à Grok 4.5, retardant l'adoption de ce modèle moins cher par les développeurs et entreprises françaises et européennes.

💬 Grok 4.5 ne cherche pas à battre les autres sur les benchmarks, il cherche à les tuer sur la facture. Trois fois moins cher qu'Opus 4.8 en sortie, quatre fois moins de tokens consommés sur SWE Bench Pro : c'est le genre d'écart qui change le calcul économique d'une boîte qui fait tourner du code à grande échelle. xAI reprend la stratégie prix de DeepSeek, et ça va forcer OpenAI et Anthropic à revoir leurs grilles tarifaires, pendant qu'OpenAI, avec GPT-Live sorti le même jour, préfère miser sur l'expérience utilisateur plutôt que sur le prix.

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Le fil IA d'X lance Grok 4.5, premier modèle de niveau Opus après le rachat de Cursor
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Le fil IA d'X lance Grok 4.5, premier modèle de niveau Opus après le rachat de Cursor

xAI, la société d'Elon Musk également désignée sous le nom SpaceXAI, a officiellement lancé Grok 4.5 les 7 et 8 juillet 2026, son premier modèle entraîné spécifiquement pour le code et les agents autonomes, développé en partenariat avec l'éditeur de l'IDE Cursor. Musk avait annoncé la veille que le modèle serait rendu public, le qualifiant de « niveau Opus » mais plus rapide, plus économe en tokens et moins coûteux, avant de préciser qu'il se situait « à peu près au niveau d'Opus 4.7, mais bien plus rapide ». Cursor a confirmé avoir coentraîné le modèle, le décrivant comme le plus puissant qu'il ait proposé et le premier conçu pour aller au-delà du simple génie logiciel, avec un doublement des quotas d'usage offert pendant la première semaine. Grok 4.5 pèse 1 500 milliards de paramètres, soit trois fois la taille de Grok 4.3, mais sa fenêtre de contexte a été ramenée à 500 000 tokens contre 1 million auparavant, Musk annonçant un retour prévu à 1 million de tokens sous une semaine. Côté tarifs, xAI facture 2 dollars par million de tokens en entrée et 6 dollars en sortie, avec une remise de 75% sur les tokens en cache (0,5 dollar) mais un coût doublé au-delà de 200 000 tokens d'entrée. Le modèle est disponible dès le lancement sur Grok Build, l'API, Cursor, Hermes Agent, Grok Portal et OpenRouter. Cette stratégie tarifaire est le cœur du message de xAI: plutôt que de revendiquer la suprématie absolue sur les benchmarks, l'entreprise mise sur le rapport performance-prix pour s'imposer dans le marché du codage assisté par agents, aujourd'hui dominé par Anthropic, OpenAI et les outils liés à Cursor. La comparaison est frappante: Grok 4.5 coûte 2 dollars en entrée et 6 en sortie, contre 5 et 30 dollars pour GPT-5.6 et 5 et 25 dollars pour Opus 4.8. Pour les développeurs et les entreprises qui consomment massivement des tokens dans des workflows agentiques, cet écart de prix peut peser lourd dans le choix du modèle, et met une pression tarifaire directe sur les ténors du secteur. Ce lancement intervient alors que GPT-5.6 doit sortir dès le lendemain, ce qui réduit la fenêtre d'attention accordée à Grok 4.5. Le contexte plus large est celui d'une course à l'évaluation de plus en plus contestée: selon l'équipe d'évaluation d'OpenAI elle-même, le benchmark SWE-Bench Pro serait désormais saturé, voire structurellement biaisé, ce qui pousse l'industrie vers de nouveaux tests comme FrontierCode. xAI n'a par ailleurs communiqué que très peu d'informations sur l'entraînement et les données utilisées pour Grok 4.5.

💬 Le vrai move de xAI, c'est pas de prétendre battre Opus ou GPT-5.6 sur les benchs, c'est le prix : 2 dollars en entrée contre 5 pour les deux autres, ça change le calcul pour n'importe qui qui fait tourner des agents à la chaîne. Après, réduire la fenêtre de contexte de moitié pour "bientôt" revenir à 1 million, ça sent le lancement précipité pour exister avant GPT-5.6 le lendemain. Xai mise sur le rapport qualité-prix pour s'imposer dans le codage agentique, pas sur la performance brute, et vu le silence sur les données d'entraînement, je préfère attendre de voir si ça tient en prod avant de migrer quoi que ce soit dessus.

SpaceXAI lance Grok 4.5 : Tout savoir sur la nouvelle IA de code d’Elon Musk
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SpaceXAI lance Grok 4.5 : Tout savoir sur la nouvelle IA de code d’Elon Musk

SpaceXAI, l'entreprise d'Elon Musk, a officiellement lancé Grok 4.5 le 8 juillet 2026, après plusieurs semaines de tests en version bêta. Présenté comme le modèle le plus avancé de la société, il cible en priorité le développement logiciel, les tâches agentiques (où l'IA enchaîne plusieurs actions de façon autonome) et les usages professionnels. Musk le classe dans la catégorie des modèles « Opus », en référence directe à la gamme d'Anthropic. Techniquement, Grok 4.5 repose sur une architecture de 1 500 milliards de paramètres entraînée grâce au supercalculateur Colossus, avec la participation de Cursor comme partenaire d'entraînement. Sur le plan des performances, il affiche 83,3 % sur Terminal-Bench 2.1 contre 78,9 % pour Claude Opus 4.8, et 62 % sur DeepSWE 1.0 contre 55,8 % pour son rival. En revanche, Claude Opus 4.8 garde l'avantage sur SWE-Bench Multilingual (84,4 % contre 78 %) et sur SWE-Bench Pro, qui évalue la correction de vrais bugs (69,2 % contre 64,7 %). Ces chiffres comptent parce qu'ils redessinent la concurrence sur le marché des IA de code, un segment devenu stratégique pour les développeurs et les entreprises tech. Grok 4.5 revendique un net avantage économique : il génère jusqu'à 80 tokens par seconde, facturés 2 dollars par million de tokens en entrée et 6 dollars en sortie, et SpaceXAI affirme qu'il consomme jusqu'à quatre fois moins de tokens que Claude Opus 4.8 pour une tâche équivalente. Concrètement, cela pourrait réduire sensiblement la facture des professionnels qui l'utilisent au quotidien via Grok Build, Cursor ou une clé API, même si le modèle ne domine pas systématiquement les benchmarks de programmation les plus exigeants. Ce lancement illustre l'accélération continue de la course aux modèles d'IA, où chaque acteur promet d'être plus rapide, plus performant et moins cher que le précédent. Il s'inscrit aussi dans un contexte de surveillance croissante de la part des autorités américaines : la sortie de Grok 4.5 avait été retardée le mois dernier à la demande du gouvernement des États-Unis, qui souhaitait examiner les risques d'utilisation abusive des modèles d'IA les plus avancés, un scénario déjà observé avec GPT 5.6 et Fable 5. Pour les utilisateurs européens, la patience reste de mise puisque le déploiement dans l'Union européenne n'est prévu que pour la mi-juillet. Reste à voir si SpaceXAI parviendra à transformer cet avantage tarifaire en gains de parts de marché face à Anthropic et OpenAI, dans un secteur où l'écart entre les modèles se resserre benchmark après benchmark.

UELe déploiement de Grok 4.5 dans l'Union européenne est prévu pour la mi-juillet 2026, sans impact réglementaire ou concurrentiel direct pour les entreprises européennes à ce stade.

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