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Procès Musk vs Altman : le témoin censé défendre Musk l’a trahi

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Lors du procès opposant Elon Musk à Sam Altman, le témoignage de Shivon Zilis, ancienne membre du conseil d'administration d'OpenAI et mère de quatre enfants de Musk, s'est retourné contre celui qu'elle était censée défendre. Appelée à la barre pour étayer la version du milliardaire, Zilis a au contraire fourni des preuves accablantes sur les manœuvres de Musk au sein d'OpenAI. Entre 2017 et 2018, elle servait d'intermédiaire entre Musk, Sam Altman, Greg Brockman et Ilya Sutskever lors des discussions sur la transformation commerciale de l'organisation, consacrant entre 80 et 100 heures par semaine à débloquer les situations difficiles pour le camp Musk. Seule à prendre des notes détaillées lors de ces réunions sensibles, elle a produit des documents qui sont devenus des pièces centrales du dossier.

Ces échanges révèlent plusieurs réalités embarrassantes pour Musk. Les courriels montrent qu'OpenAI envisageait des modèles commerciaux bien avant les accusations actuelles du milliardaire, contredisant sa thèse d'une trahison de la mission originale. Plus compromettant encore, les messages exposent les tentatives répétées de Musk pour prendre le contrôle de l'organisation : installation de proches au conseil d'administration, intégration d'OpenAI à Tesla sous diverses formes, projet de créer un méga-laboratoire d'IA chez Tesla en débrachant directement les meilleurs chercheurs d'OpenAI. Zilis apparaît également comme une intermédiaire secrète, informée de décisions cruciales avant même les dirigeants de l'entreprise, notamment la suspension de financements par Musk, dont elle connaissait l'impact psychologique sur l'équipe plusieurs jours avant l'annonce officielle.

Son comportement à la barre a renforcé les doutes sur sa neutralité. Zilis a invoqué à plusieurs reprises des trous de mémoire lors du contre-interrogatoire, tout en conservant des souvenirs étonnamment précis sur les points favorables à Musk. Une avocate d'OpenAI a ironisé : "Vos souvenirs perdus depuis longtemps ont été retrouvés." Sa démission du conseil d'administration, présentée comme un geste d'intégrité lorsqu'elle dit avoir appris que Musk préparait une entreprise concurrente, est également remise en cause par un SMS adressé à une amie, dans lequel elle écrivait : "Quand le père de vos enfants se lance dans la compétition et recrute chez OpenAI, il n'y a rien à faire", preuve qu'elle était déjà au courant de la création de xAI. Ce procès illustre les tensions fondatrices entre les ambitions commerciales et la mission à but non lucratif d'OpenAI, un contentieux qui engage aussi l'avenir de la gouvernance des grands laboratoires d'IA.

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Le procès Musk-Altman promet des révélations compromettantes
1The Verge AI 

Le procès Musk-Altman promet des révélations compromettantes

Un procès opposant Elon Musk à Sam Altman et à OpenAI doit s'ouvrir le 27 avril 2026 à Oakland, en Californie. Musk, cofondateur de l'organisation, avait quitté son conseil d'administration en 2018 après ne pas avoir obtenu le poste de PDG, laissant Altman aux commandes. Sa plainte accuse OpenAI de fraude, de rupture de contrat, de pratiques commerciales déloyales et de publicité mensongère, les théories juridiques ont évolué au fil des mois, mais l'objectif reste le même : mettre OpenAI en difficulté devant les tribunaux. L'enjeu dépasse largement la dimension juridique. Les deux hommes devront témoigner sous serment à un moment particulièrement sensible pour OpenAI, qui est en pleine transformation de son statut d'organisation à but non lucratif en entité commerciale valorisée à plusieurs centaines de milliards de dollars. Les dépositions pourraient révéler des détails embarrassants sur la gouvernance interne, les décisions stratégiques et les tensions entre fondateurs que ni Musk ni Altman n'ont intérêt à voir étalées publiquement. Musk a fondé OpenAI en 2015 aux côtés d'Altman et d'autres investisseurs, avec la promesse d'un développement de l'IA dans l'intérêt général. Depuis son départ, il a fondé xAI et son propre modèle Grok, devenant un concurrent direct. Ce procès s'inscrit dans une guerre plus large entre deux visions de l'IA et deux ego surdimensionnés, dans un secteur où les alliances et trahisons façonnent autant l'industrie que les modèles eux-mêmes.

UELes révélations sur la gouvernance interne d'OpenAI pourraient fragiliser la confiance des régulateurs et partenaires européens au moment où l'entreprise restructure son statut juridique, avec des implications potentielles sur sa conformité à l'AI Act.

BusinessOpinion
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La première semaine du procès Musk contre Altman : ambiance et coulisses
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La première semaine du procès Musk contre Altman : ambiance et coulisses

Elon Musk et Sam Altman se font face depuis la semaine dernière devant un tribunal fédéral d'Oakland, en Californie, dans un procès qui met en jeu l'avenir d'OpenAI. Musk poursuit Altman et le président d'OpenAI Greg Brockman pour violation d'une fiducie caritative, affirmant que les millions qu'il a investis vers 2015 pour cofonder la société étaient destinés à une organisation à but non lucratif, et non à une entreprise commerciale. Il réclame plusieurs réparations : des dommages considérables, la révocation d'Altman, et surtout l'annulation de la restructuration d'OpenAI. En octobre 2025, la société avait conclu des accords avec les procureurs généraux de Californie et du Delaware permettant à sa branche non lucrative de réduire son contrôle opérationnel quotidien, un compromis qu'OpenAI présentait comme raisonnable, mais que Musk entend bloquer. OpenAI, de son côté, soutient que Musk était parfaitement au courant de la nécessité d'un bras commercial, compte tenu des coûts astronomiques du développement de l'IA. L'enjeu procédural central porte sur la prescription : Musk ayant déposé plainte en 2024, il doit prouver qu'il n'a découvert les agissements qu'en 2022 au plus tôt, sous peine de voir sa demande rejetée pour tardiveté. L'issue du procès pourrait avoir des conséquences directes sur les ambitions d'entrée en Bourse d'OpenAI, prévue cette année selon plusieurs sources. Une victoire partielle de Musk suffirait à bloquer ou retarder significativement cette opération. Mais l'enjeu dépasse la finance : si un tribunal fédéral venait à reconnaître qu'OpenAI a trahi sa mission d'origine, développer une IA sûre pour le bénéfice de l'humanité, cela remettrait en question la légitimité même de son modèle de gouvernance. Dehors, des manifestants brandissaient des pancartes estimant que, quelle que soit l'issue, c'est le public qui perd, signe d'une méfiance croissante envers les deux protagonistes et envers l'IA en général. Les premiers jours d'audience ont déjà produit des moments saillants. L'un des avocats de Musk a déclaré en salle d'audience : "Nous pourrions tous mourir à cause de l'IA", provoquant un malaise visible dans la salle. La juge a aussitôt fait remarquer que Musk lui-même dirige xAI, une entreprise concurrente dans le même domaine, semblant suggérer qu'il n'est pas davantage qualifié qu'Altman pour "garder" l'IA. Elle a finalement recadré les débats sèchement, rappelant que ce procès ne portait pas sur les dangers existentiels de l'intelligence artificielle. Ce moment illustre la tension sous-jacente à tout le dossier : derrière une bataille juridique sur des statuts associatifs et des textos d'entreprise se joue une question beaucoup plus large sur qui doit contrôler les technologies les plus puissantes jamais développées.

UESi le tribunal bloque la restructuration ou l'entrée en Bourse d'OpenAI, cela pourrait fragiliser la gouvernance de l'un des principaux fournisseurs d'IA en Europe et compliquer sa conformité à l'AI Act.

💬 Le moment où l'avocat de Musk sort "on pourrait tous mourir à cause de l'IA" devant une juge qui rappelle aussitôt que son client dirige une boîte d'IA concurrente, ça résume tout le dossier. Je trouve que la juge a vu juste : c'est pas un procès sur la sécurité de l'IA, c'est un règlement de comptes entre deux acteurs qui veulent chacun contrôler le jackpot. L'IPO d'OpenAI se joue peut-être là, mais aucun des deux ne mérite vraiment d'être présenté comme le gardien de l'IA.

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Musk contre Altman devant la justice, et le problème de rentabilité de l'IA
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Musk contre Altman devant la justice, et le problème de rentabilité de l'IA

Elon Musk et Sam Altman s'affrontent cette semaine devant un tribunal américain dans un procès aux conséquences potentiellement historiques pour l'industrie de l'intelligence artificielle. Musk, cofondateur d'OpenAI, réclame 134 milliards de dollars en dommages et intérêts, l'éviction d'Altman et du président Greg Brockman, ainsi que le retour de l'entreprise à son statut d'organisation à but non lucratif. Il affirme avoir été trompé lors de son financement initial de la société. Le tribunal pourrait décider si OpenAI est autorisée à poursuivre sa transformation en entreprise commerciale en vue d'une introduction en bourse, une décision dont la portée dépasse largement le simple litige entre deux milliardaires. Dans ce contexte tendu, OpenAI a également mis fin à son partenariat exclusif avec Microsoft, ouvrant la voie à des accords avec des concurrents comme Amazon, même si Microsoft conserve une licence d'utilisation des technologies du groupe. Par ailleurs, DeepSeek a annoncé que son nouveau modèle d'IA est proposé à un prix 97 % inférieur à celui du GPT-5.5 d'OpenAI, ciblant délibérément les entreprises, les développeurs et les applications d'agents autonomes. Ce procès cristallise une tension plus profonde qui traverse toute l'industrie : les entreprises d'IA ont construit des technologies impressionnantes et promis des transformations radicales, mais le modèle économique qui relie ces deux extrémités reste encore flou. Pendant ce temps, les deepfakes weaponisés constituent une menace concrète et immédiate : des images sexuelles explicites non consenties aux campagnes de désinformation politique, les modèles génératifs bon marché produisent des contenus d'une crédibilité alarmante. Ces outils alimentent déjà des violences réelles, influencent des opinions et détruisent la confiance, avec un impact disproportionné sur les femmes et les groupes marginalisés. La montée d'une résistance populaire contre l'IA dans les zones rurales américaines, de l'Indiana à l'Idaho, traduit ce même malaise qui s'étend désormais à l'échelle mondiale. L'environnement réglementaire et géopolitique complique encore davantage ce tableau. Google a signé un accord classifié avec le Pentagone autorisant l'usage de l'IA à des fins gouvernementales, malgré l'opposition interne de plus de 600 employés. L'Union européenne a simultanément ordonné à Google d'ouvrir Android à des assistants IA concurrents de Gemini, une décision finale attendue avant fin juillet. OpenAI travaillerait en parallèle sur un smartphone centré sur l'IA, développé avec des processeurs potentiellement fournis par Qualcomm et MediaTek, un appareil qui remplacerait les applications traditionnelles par des agents. Le verdict du procès Musk-Altman, attendu dans les prochaines semaines, pourrait redéfinir non seulement l'avenir d'OpenAI, mais aussi les règles du jeu pour l'ensemble du secteur.

UEL'Union européenne a ordonné à Google d'ouvrir Android aux assistants IA concurrents de Gemini, avec une décision finale attendue avant fin juillet, ce qui impacte directement l'écosystème des assistants IA pour les utilisateurs et développeurs européens.

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Elon Musk accuse OpenAI d'avoir trahi sa mission caritative lors d'un procès aux États-Unis
4Interesting Engineering 

Elon Musk accuse OpenAI d'avoir trahi sa mission caritative lors d'un procès aux États-Unis

Elon Musk a témoigné mardi devant un tribunal américain dans le cadre de son procès contre OpenAI, réclamant 150 milliards de dollars de dommages et intérêts ainsi que des changements structurels majeurs au sein de l'entreprise. Face aux jurés, le milliardaire a accusé OpenAI et ses dirigeants, le PDG Sam Altman et le président Greg Brockman, d'avoir trahi la mission caritative originelle de l'organisation. Musk affirme avoir été à l'origine du concept, du nom, du recrutement des fondateurs clés et du financement initial. "C'était spécifiquement conçu pour être une organisation caritative qui ne bénéficie à aucun individu", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il aurait pu bâtir une entreprise commerciale dès le départ mais avait volontairement choisi de ne pas le faire. Il a également demandé que Altman et Brockman soient écartés de leurs fonctions et qu'OpenAI revienne intégralement à un statut à but non lucratif. La transformation d'OpenAI soulève des enjeux qui dépassent largement le cadre d'une querelle entre fondateurs. Musk a averti les jurés que valider une telle dérive reviendrait à légitimer le détournement d'organisations caritatives à l'échelle nationale : "Si on accepte de piller une association, tout le fondement du don caritatif en Amérique sera détruit." L'affaire touche également à l'avenir de la gouvernance de l'IA à grande échelle, à un moment où OpenAI est devenue l'une des entreprises technologiques les plus influentes au monde, soutenue par un investissement de 10 milliards de dollars de Microsoft en 2023. La question de savoir si une organisation née pour l'intérêt public peut légitimement se muer en machine à profit intéresse bien au-delà du secteur technologique. La défense d'OpenAI a contre-attaqué vigoureusement. L'avocat William Savitt a affirmé que Musk lui-même avait poussé à la création d'une branche commerciale lors de la phase de croissance de l'entreprise, qu'il avait cherché à en prendre le contrôle, et que cette action en justice n'était qu'une réaction à un échec personnel : "Nous sommes ici parce que M. Musk n'a pas obtenu ce qu'il voulait." OpenAI a publié un communiqué accusant son ancien cofondateur d'agir par "jalousie et regret", rappelant qu'il avait lui-même approuvé en 2017 la nécessité d'une structure commerciale pour lever des fonds suffisants, et qu'il avait même proposé de fusionner OpenAI avec Tesla. L'entreprise précise que ses 38 millions de dollars de dons ont bien financé de la recherche, et qu'une fondation à but non lucratif continue de superviser sa mission dans les domaines de la santé, de la sécurité et des risques liés à l'IA. Musk doit poursuivre son témoignage mercredi, alors que le procès s'enfonce dans des questions fondamentales de gouvernance et d'orientation de l'intelligence artificielle.

UEL'issue du procès pourrait redéfinir la structure de gouvernance d'OpenAI et influencer indirectement sa conformité avec l'AI Act européen et ses obligations de transparence sur le marché de l'UE.

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