
OpenAI négocie la location d'un datacenter de 10 gigawatts en Ohio, avec le soutien de Nvidia
OpenAI est en négociations avancées pour louer un campus de centres de données colossal sur des terres fédérales en Ohio, avec le soutien financier potentiel de Nvidia. Le projet, dont les discussions impliquent deux sources ayant une connaissance directe des négociations, porterait sur une capacité totale de 10 gigawatts, ce qui en ferait l'un des plus grands complexes de ce type au monde. Le coût total du projet, s'il est entièrement réalisé, atteindrait au moins 500 milliards de dollars aux prix actuels des puces, de la main-d'oeuvre, de l'énergie et des matériaux. OpenAI contrôlerait les équipements via un bail à long terme et serait responsable des paiements dès le lancement des opérations, la première phase étant attendue pour 2028. L'ampleur de cet investissement reflète la course effrénée aux infrastructures de calcul que se livrent les grands acteurs de l'IA. Un campus de 10 gigawatts représente une puissance électrique équivalente à celle de plusieurs grandes villes, signalant que les besoins en calcul de l'IA générative dépassent largement ce que les centres de données classiques peuvent offrir. L'implication de Nvidia, dont les GPU alimentent la quasi-totalité des systèmes d'IA de pointe, suggère une intégration verticale inédite entre fournisseur de puces et opérateur d'infrastructure. Ce projet s'inscrit dans la stratégie Stargate annoncée début 2025, par laquelle OpenAI, SoftBank et Oracle s'étaient engagés à investir jusqu'à 500 milliards de dollars en infrastructures IA aux États-Unis. Le choix de terres fédérales en Ohio souligne aussi le rôle croissant du gouvernement américain dans la facilitation de ces méga-projets, dans un contexte de concurrence technologique avec la Chine. Si les négociations aboutissent, ce campus deviendrait un pilier central de la capacité de calcul mondiale d'OpenAI pour la prochaine décennie.
UECe méga-projet amplifie l'écart d'infrastructure IA entre les États-Unis et l'Europe, où aucun investissement d'ampleur comparable n'est prévu, renforçant le risque de dépendance européenne aux capacités de calcul américaines.
















































