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Les investissements en IA s'accélèrent : Deepseek prépare une levée record et Core Automation quadruple sa valorisation en quelques semaines
BusinessThe Decoder · 1 min de lecture

Les investissements en IA s'accélèrent : Deepseek prépare une levée record et Core Automation quadruple sa valorisation en quelques semaines

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Deepseek prépare une levée de fonds pouvant atteindre 7,35 milliards de dollars, ce qui en ferait la plus grande opération jamais réalisée par une entreprise d'IA chinoise. Ce tour de table devrait accompagner le lancement de Deepseek V4.1, prévu pour juin 2026. En parallèle, Core Automation, une startup fondée il y a seulement six semaines par Jerry Tworek, ex-chercheur d'OpenAI, vise déjà une valorisation de 4 milliards de dollars, soit un quadruplement en quelques semaines à peine depuis sa création.

Ces deux opérations illustrent l'appétit intact des investisseurs pour l'IA, malgré les interrogations persistantes sur la rentabilité du secteur. Pour Deepseek, ce financement représente un tournant stratégique: l'entreprise chinoise, connue pour avoir sorti des modèles très compétitifs à moindre coût, cherche désormais les ressources nécessaires pour rivaliser à grande échelle avec OpenAI et Google. Pour Core Automation, une valorisation à 4 milliards en moins de deux mois signale que les fondateurs issus des grands labos IA peuvent lever des capitaux considérables avant même d'avoir un produit abouti.

Ce contexte s'inscrit dans une course aux financements qui s'est accélérée depuis début 2025, portée par la multiplication des applications d'agents IA autonomes. Le fait que Tworek, qui a travaillé sur Codex chez OpenAI, soit déjà à la tête d'une licorne en gestation reflète la tendance des chercheurs stars à quitter les grandes structures pour lancer leurs propres projets. Du côté chinois, la montée en puissance de Deepseek nourrit les inquiétudes occidentales sur le leadership technologique face à un écosystème IA qui se finance désormais à des niveaux comparables à la Silicon Valley.

Impact France/UE

La montée en puissance financière de Deepseek intensifie la pression concurrentielle sur l'écosystème IA européen, qui peine à mobiliser des financements comparables pour ses propres champions.

💬 L'analyse de Mathieu

Deepseek, c'était la startup frugale qui humiliait les labos américains à moindre coût. La voilà qui prépare la plus grosse levée jamais faite par une boîte IA chinoise, parce que la frugalité a ses limites quand tu veux vraiment jouer dans la cour d'OpenAI. Et Core Automation, six semaines d'existence, pas de produit, 4 milliards de valorisation : le marché paye des CV, pas des boîtes.

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DeepSeek prépare déjà une nouvelle levée : pourquoi le géant chinois de l’IA veut encore 1,5 milliard de dollars ?
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DeepSeek prépare déjà une nouvelle levée : pourquoi le géant chinois de l’IA veut encore 1,5 milliard de dollars ?

Valorisée à environ 71 milliards de dollars, DeepSeek serait déjà en discussions pour lever 1,5 milliard de dollars supplémentaires, un mois à peine après avoir bouclé un tour de financement externe record de 7 milliards de dollars auprès de Tencent, CATL, JD.com et du Fonds national chinois d'investissement dans l'IA. Selon Bloomberg, cette nouvelle opération porterait la valorisation de la startup chinoise de 52 à 71 milliards de dollars, et le montant final pourrait dépasser l'objectif initial si l'intérêt des investisseurs se confirme. The Information évoque de son côté un chiffre d'affaires annualisé approchant les 500 millions de dollars et une recherche de 50 milliards de yuans (environ 7,4 milliards de dollars) pour une valorisation de 500 milliards de yuans (environ 74 milliards de dollars). DeepSeek n'a commenté aucune de ces informations. En parallèle, l'entreprise fondée en 2023 prépare une introduction en Bourse, avec des conseillers financiers et comptables déjà à l'œuvre sur les documents nécessaires : un dépôt de dossier est envisagé dès la fin 2026, pour une cotation possible en 2027. Cette succession rapide de levées ne traduit pas un besoin urgent de trésorerie mais reflète le coût croissant du développement de modèles d'IA de pointe. DeepSeek s'est imposée grâce à ses modèles V3 et R1, dont les performances ont attiré l'attention du secteur malgré des coûts de développement inférieurs à ceux de plusieurs concurrents américains. Son adoption progresse dans les entreprises : en juin, la startup représentait près de 23 % des jetons traités sur la plateforme Vercel, contre 32 % pour Anthropic. Mais cette croissance entraîne des dépenses considérables. Reuters rapporte que DeepSeek prévoit d'accélérer ses investissements dans le calcul, les centres de données et le développement de ses propres puces d'IA, dans l'objectif de réduire sa dépendance aux fournisseurs externes et d'augmenter sa capacité à entraîner des modèles toujours plus puissants. Le contexte géopolitique pèse lourd dans cette stratégie. Les restrictions américaines sur l'exportation des puces Nvidia vers la Chine compliquent l'accès aux composants les plus avancés, poussant DeepSeek à faire tourner son service cloud sur des accélérateurs Huawei afin de bâtir une chaîne technologique plus autonome. Cette levée doit donc financer autant la croissance commerciale que les infrastructures nécessaires à la prochaine génération de modèles. En multipliant les tours de table pour financer centres de données, GPU et infrastructures cloud, DeepSeek suit désormais la même trajectoire que les grands laboratoires américains, OpenAI, Anthropic et xAI en tête, qui ont eux aussi dû lever des sommes massives pour soutenir leur course à l'IA la plus puissante.

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Google DeepMind : les investissements massifs (capex) sont en réalité un pari sur la "RSI" (auto-amélioration récursive)
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Google DeepMind : les investissements massifs (capex) sont en réalité un pari sur la "RSI" (auto-amélioration récursive)

Chez Google DeepMind, le directeur de la stratégie Jasjeet Sekhon a employé un terme précis pour justifier les dépenses d'investissement sans précédent de son secteur : l'auto-amélioration récursive, ou RSI (récursive self-improvement). Il s'exprimait ce week-end lors de l'Agentic AI Summit, organisé à l'Université de Californie à Berkeley. Selon lui, cette capacité d'une IA à créer automatiquement des versions plus performantes d'elle-même constitue un "élément clé de la thèse d'investissement" qui sous-tend les milliards dépensés actuellement par les géants de la tech en infrastructures et en puissance de calcul pour l'intelligence artificielle. Cette déclaration marque un tournant dans le discours public de l'industrie. Le RSI devient le nouvel objectif affiché, au même titre que l'AGI (intelligence artificielle générale, soit une IA surpassant les humains dans la plupart des tâches à valeur économique) l'a été ces dernières années. La distinction entre les deux n'est pourtant pas anodine : on ignore encore si le RSI précédera l'AGI, coïncidera avec elle, ou en découlera. Pour les investisseurs et les dirigeants du secteur, présenter le RSI comme horizon justifie des budgets colossaux difficiles à rentabiliser sur les seuls usages actuels des chatbots et outils d'IA générative. Le concept lui-même n'a rien de nouveau. Des chercheurs en discutaient déjà dès début 2023, bien avant qu'il ne s'invite dans la communication officielle des entreprises. Ce basculement récent, des laboratoires vers les discours corporate, illustre une pression croissante à légitimer des investissements en capital jugés disproportionnés par certains observateurs, faute de retours financiers immédiats. Que Google DeepMind, l'un des laboratoires les plus avancés au monde, place désormais le RSI au cœur de sa communication stratégique traduit aussi une course entre grands acteurs de l'IA, tous engagés à des degrés divers dans cette quête d'une intelligence artificielle capable de s'améliorer elle-même, sans intervention humaine directe.

💬 Ce qui se joue, c'est un changement de vocabulaire qui n'a rien d'innocent : la RSI remplace l'AGI comme horizon officiel, parce que ça justifie mieux les milliards dépensés en capex. Bon, sur le papier, si une IA arrive à s'auto-améliorer sans intervention humaine, ça change tout, d'accord. Mais quand un directeur de la stratégie chez DeepMind sort ce terme un week-end de summit, c'est surtout qu'il faut bien vendre aux investisseurs un pari qui ne rapporte pas encore assez sur les chatbots seuls. Retenez la phrase : quand un labo se met à parler de RSI plutôt que d'AGI, c'est le signe que le capex cherche une nouvelle histoire à raconter.

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Une startup de vidéo IA en discussions pour quadrupler sa valorisation à 5 milliards de dollars
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Une startup de vidéo IA en discussions pour quadrupler sa valorisation à 5 milliards de dollars

Higgsfield AI, une startup californienne spécialisée dans la génération de vidéos par intelligence artificielle, est en négociation pour lever entre 300 et 500 millions de dollars auprès d'investisseurs, selon deux sources proches du dossier. Cette levée valoriserait l'entreprise à 5 milliards de dollars avant investissement, soit plus du quadruple de sa valorisation obtenue lors d'un tour de financement en janvier 2026. La startup, basée à San Francisco, a par ailleurs atteint ce mois-ci un rythme de revenus annualisés de 500 millions de dollars, plus du double des 200 millions enregistrés en janvier. Cette trajectoire illustre l'appétit persistant des investisseurs pour les startups capables d'entraîner et de personnaliser des modèles génératifs d'images et de vidéos à partir de simples instructions textuelles. Une valorisation à 5 milliards en quelques mois seulement témoigne d'une demande commerciale réelle et rapide dans ce segment, qui attire aussi bien les créateurs de contenu que les équipes marketing des grandes entreprises cherchant à industrialiser la production visuelle. Higgsfield AI s'inscrit dans un secteur en pleine ébullition, aux côtés de concurrents comme Runway, Pika Labs ou encore Kling d'origine chinoise, tous en course pour s'imposer dans la génération vidéo automatisée. La multiplication des levées massives dans ce domaine reflète une conviction croissante que la création de contenu vidéo sera massivement automatisée dans les prochaines années, transformant en profondeur les industries de la publicité, du divertissement et des médias numériques.

UELa montée en puissance des outils de génération vidéo par IA, illustrée par cette levée massive, va accélérer la transformation des industries publicitaires et médias européens dans les prochaines années.

💬 500M$ de revenus annualisés en 6 mois, c'est pas de la frime, c'est de la traction. Ce qui est intéressant ici, c'est que Higgsfield ne joue pas sur la hype mais sur une demande B2B concrète : les équipes marketing qui veulent industrialiser leur prod vidéo sans passer par une agence. Runway, Pika, Kling... le secteur est encombré, reste à voir qui survivra quand les budgets se resserreront.

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Le duel Anthropic-OpenAI s’accélère, quel impact pour les investisseurs en 2026 ?
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Le duel Anthropic-OpenAI s’accélère, quel impact pour les investisseurs en 2026 ?

Anthropic a franchi le seuil des 30 milliards de dollars de revenus annualisés en avril 2026, dépassant ainsi OpenAI qui affiche environ 24 à 25 milliards selon les dernières estimations. Cette progression fulgurante repose en grande partie sur Claude Code, l'outil d'agent de codage développé par la startup, qui lui a permis de capter près d'un tiers des clients entreprise américains en mars 2026. En seulement quelques mois, Anthropic est passé de 9 milliards de dollars de revenus annualisés fin 2025 à plus de 30 milliards, soit une croissance de plus de 230 % en moins d'un an. Les deux entreprises, dont les revenus combinés dépassent désormais 50 milliards de dollars annualisés, préparent toutes deux une entrée en bourse prévue pour le second semestre 2026, ce qui en fait les deux IPO technologiques les plus attendues du moment. Ce duel redessine les priorités de tout le secteur. La clé de la croissance d'Anthropic réside dans sa concentration sur les usages professionnels, qui génèrent une consommation de tokens bien plus élevée que les applications grand public. Un nombre restreint d'entreprises clientes peut ainsi produire davantage de revenus qu'une large base d'utilisateurs occasionnels. OpenAI, longtemps porté par le succès massif de ChatGPT, ajuste désormais sa stratégie en réponse : l'entreprise met l'accent sur Codex et ses outils orientés développeurs, cherchant à maximiser la valeur générée par utilisateur plutôt que le volume d'adoption. Pour les investisseurs, cela signifie que la rentabilité par usage prime désormais sur la popularité brute, un changement de paradigme qui redéfinit les critères de valorisation dans l'ensemble de l'industrie. La rivalité entre les deux acteurs dépasse cependant le seul terrain commercial. Selon des analyses relayées par le Wall Street Journal, OpenAI aurait alerté ses propres investisseurs sur la dynamique concurrentielle d'Anthropic, signe d'une tension croissante entre les deux laboratoires. Cette guerre d'influence a déjà eu des répercussions sur les marchés : la montée en puissance d'Anthropic aurait contribué à une chute de près de 1 000 milliards de dollars de valorisation dans certains segments logiciels en février 2026. Les comparaisons financières directes restent toutefois complexes, des investisseurs comme ceux de Khosla Ventures soulignant que les méthodes comptables des deux entreprises divergent, notamment sur le traitement des commissions versées aux fournisseurs cloud. Alors que les deux IPO approchent, les capitaux disponibles risquent de se concentrer sur ces deux pôles dominants, laissant moins d'espace pour le reste de l'écosystème IA.

UELes deux IPO prévues au second semestre 2026 risquent de concentrer les capitaux disponibles autour d'Anthropic et OpenAI, réduisant les opportunités de financement pour les startups IA européennes.

💬 C'est Claude Code qui a renversé la table, pas une nouvelle version de modèle ou un lancement en fanfare. Des clients enterprise qui font tourner des agents toute la journée génèrent des revenus qu'une base de millions d'abonnés à 20 euros ne peut pas suivre, et ça, OpenAI l'a compris trop tard. Pour les startups IA en Europe, deux IPOs à 50 milliards cumulés vont concentrer les capitaux comme on n'a pas vu depuis longtemps.

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