Aller au contenu principal
ServiceNow impose de nouvelles restrictions aux agents IA
BusinessThe Information AI · 1 min de lecture

ServiceNow impose de nouvelles restrictions aux agents IA

Source originale ↗·

ServiceNow a annoncé lundi, lors de sa journée dédiée aux analystes financiers à Las Vegas, la création d'une nouvelle couche d'infrastructure baptisée "Action Fabric". Ce dispositif constitue un point de passage obligatoire que les agents d'intelligence artificielle devront traverser pour interagir avec les données hébergées dans les applications ServiceNow. Amit Zavery, directeur des opérations de l'entreprise, a précisé que ServiceNow mesurera la fréquence d'accès à cette Action Fabric, mettra en place un système de comptage et facturera les clients en conséquence.

Concrètement, cette tarification s'apparente à une taxe imposée aux entreprises qui utilisent des agents IA externes, comme ceux de Microsoft, Salesforce ou d'autres fournisseurs, pour interroger leurs données stockées chez ServiceNow. L'analyste Mark Murphy de JPMorgan a qualifié le mécanisme en ces termes dans une note adressée aux investisseurs. ServiceNow rejoint ainsi HubSpot et Workday, qui ont récemment dévoilé des stratégies similaires de monétisation des accès par agents IA. Pour les entreprises clientes, cela signifie un coût supplémentaire chaque fois qu'un agent automatisé consulte ou manipule des données dans ces plateformes, quelle que soit l'origine de l'agent.

Ce mouvement s'inscrit dans une tension croissante au sein de l'industrie du logiciel d'entreprise (SaaS). Alors que l'essor des agents IA remet en question les modèles de licences traditionnels basés sur le nombre d'utilisateurs humains, les éditeurs cherchent de nouveaux leviers de revenus. La stratégie des "péages logiciels" soulève cependant un débat stratégique de fond : ces barrières tarifaires protègent-elles la valeur des plateformes existantes, ou risquent-elles d'inciter les clients à migrer vers des écosystèmes plus ouverts et moins coûteux ? La réponse du marché dans les prochains trimestres sera déterminante pour savoir si cette approche renforce ou fragilise la compétitivité à long terme des grands éditeurs SaaS.

Impact France/UE

Les entreprises européennes clientes de ServiceNow devront anticiper des coûts supplémentaires pour chaque accès de leurs agents IA aux données hébergées sur la plateforme.

Dans nos dossiers

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Perplexity voit ses revenus grimper de 50% grâce aux agents IA
1Le Big Data 

Perplexity voit ses revenus grimper de 50% grâce aux agents IA

Perplexity, la startup américaine connue pour son moteur de recherche conversationnel, a vu son chiffre d'affaires annuel récurrent (ARR) bondir à 450 millions de dollars en mars 2026, soit une hausse de 50 % en un seul mois. Cette progression fait suite au lancement de Computer, un agent IA capable d'exécuter des tâches concrètes comme effectuer des achats en ligne, résumer l'actualité ou envoyer des e-mails à partir d'instructions en langage naturel. La société a également introduit un nouveau modèle de tarification à l'usage, qui facture les clients au-delà d'un certain quota de crédits, en complément de ses abonnements mensuels allant de 20 à 200 dollars. Perplexity revendique désormais plus de 100 millions d'utilisateurs actifs mensuels et plusieurs dizaines de milliers de clients professionnels. Pour replacer l'ampleur de cette croissance : l'ARR de la société était de 16 millions de dollars il y a deux ans, avant d'atteindre 305 millions début 2026. Ce bond de 50 % en un mois illustre un pivot stratégique majeur : Perplexity ne cherche plus seulement à concurrencer Google sur la recherche d'information, mais à se positionner sur le marché des agents IA autonomes, un segment en pleine explosion. En proposant des outils capables d'agir à la place de l'utilisateur, la startup s'attaque à un marché beaucoup plus vaste et potentiellement plus rentable que la simple requête web. L'ajout du navigateur Comet, qui intègre des fonctionnalités agentiques directement dans la navigation, et de Model Council, qui interroge plusieurs modèles d'IA en parallèle pour comparer leurs réponses, témoigne d'une diversification rapide de l'offre. Pour les entreprises et les professionnels, ces outils représentent une alternative crédible aux assistants IA des géants comme Google ou Microsoft. Cette ascension se déroule pourtant dans un contexte juridique tendu. Perplexity est visée par plusieurs poursuites d'éditeurs de presse, dont le New York Times et Britannica, pour violation de droits d'auteur et plagiat dans le cadre de son moteur de recherche. Une plainte distincte l'accuse également d'avoir partagé des données d'utilisateurs avec Google et Meta sans consentement, ce que la société rejette. Sur le plan financier, la rentabilité reste hors de portée : Perplexity dépend d'OpenAI, d'Anthropic et d'autres fournisseurs externes pour accéder aux modèles de langage, ce qui génère un coût à chaque requête. Malgré cela, les investisseurs maintiennent leur confiance. La valorisation de l'entreprise a atteint 20 milliards de dollars en septembre 2025, contre 500 millions début 2024, avec au capital des noms comme Nvidia, SoftBank, Jeff Bezos et Yann LeCun. La prochaine étape sera de transformer cette traction commerciale en profitabilité durable.

UELes entreprises européennes peuvent évaluer Perplexity comme alternative crédible aux assistants IA dominants, mais les poursuites pour violation de droits d'auteur soulèvent des questions de conformité avec la directive européenne sur le droit d'auteur.

BusinessActu
1 source
OpenAI et Microsoft présentent de nouvelles offres IA aux entreprises
2The Information AI 

OpenAI et Microsoft présentent de nouvelles offres IA aux entreprises

Le même mardi, OpenAI et Microsoft ont chacun organisé un événement dédié aux entreprises, dans deux villes différentes. OpenAI a tenu une présentation à New York pour promouvoir de nouveaux outils d'intelligence artificielle à destination des professionnels, dont plusieurs conçus pour des secteurs précis comme le trading d'actions et la banque d'investissement. En parallèle, Microsoft tenait son propre événement à San Francisco, où l'entreprise a dévoilé du nouveau matériel informatique spécifiquement pensé pour l'IA, notamment un ordinateur de bureau et des modèles d'IA destinés aux entreprises clientes. Ces annonces simultanées illustrent la pression croissante que subissent les responsables des achats technologiques dans les grandes entreprises. La multiplication des offres d'IA entreprise rend les décisions d'achat de plus en plus complexes : chaque acteur majeur du secteur déploie désormais des équipes de consultants, souvent rebaptisés "forward-deployed engineers", pour convaincre les directions informatiques d'adopter leurs solutions. Pour OpenAI, dont le modèle économique repose largement sur les contrats d'entreprise, s'imposer sur ce segment est devenu une priorité stratégique et financière majeure. Le marché de l'IA en entreprise est aujourd'hui perçu comme un terrain sur lequel Anthropic, concurrent direct d'OpenAI, jouit d'une longueur d'avance et d'une image particulièrement solide auprès des directions techniques et des grands comptes. Microsoft, actionnaire historique d'OpenAI et partenaire de longue date des entreprises via Azure et la suite Office, occupe quant à lui une position établie dans cet écosystème. L'offensive conjointe des deux alliés témoigne néanmoins de l'intensification de la bataille pour capter les budgets informatiques des grandes organisations, à mesure que l'IA générative passe du stade expérimental à celui de l'outil opérationnel intégré dans les processus métier.

UELes entreprises européennes devront arbitrer entre les offres concurrentes d'OpenAI et Microsoft pour leurs budgets IA, avec une complexité croissante des décisions d'achat technologique à mesure que l'IA générative s'intègre dans les processus métier.

💬 Deux événements le même jour, deux villes différentes : OpenAI et Microsoft ne laissent plus rien au hasard sur le segment entreprise. Le signal, c'est qu'ils sentent tous les deux la pression d'Anthropic, qui s'est imposé chez les équipes techniques sans avoir eu besoin de tout ce cirque commercial. Reste à voir si les "forward-deployed engineers" suffisent à renverser ça.

BusinessOpinion
1 source
AWS accélère ses agents IA internes après des suppressions de postes
3The Information AI 

AWS accélère ses agents IA internes après des suppressions de postes

Amazon Web Services accélère le déploiement d'agents d'intelligence artificielle en interne pour automatiser des fonctions dans ses équipes commerciales, de développement et d'autres départements, précisément ceux qui ont été touchés par des suppressions de postes récentes, portant sur des centaines, voire davantage, d'employés. Ce mouvement illustre une tendance de fond dans les grandes entreprises tech : utiliser l'IA générative pour absorber les tâches auparavant confiées à des spécialistes humains, tout en réduisant les effectifs. Pour AWS, cela soulève des questions structurelles sur le modèle de vente de solutions cloud complexes, traditionnellement appuyé par des experts techniques dédiés aux clients. L'un des agents développés en interne assiste les commerciaux d'AWS en fournissant des réponses rapides aux questions techniques des clients, un travail qui incombait jusqu'ici à des spécialistes techniques maîtrisant des domaines comme la cybersécurité et les réseaux de serveurs. Selon deux personnes ayant utilisé le système, cet agent prend en charge une partie significative du travail de milliers de spécialistes techniques. Des employés de ce profil ont été licenciés lors des récentes vagues de suppressions de postes, selon un ancien employé d'AWS. La coïncidence entre les licenciements et le déploiement accéléré de ces agents internes suggère une substitution délibérée plutôt qu'un simple outil d'assistance. Si la tendance se confirme, elle pourrait redéfinir en profondeur le modèle de support technique client dans l'industrie du cloud, où la relation humaine avec les experts de terrain a longtemps été un avantage concurrentiel clé.

UECette stratégie d'automatisation par agents IA pour remplacer des spécialistes techniques pourrait accélérer des restructurations similaires chez les grands acteurs cloud opérant en Europe.

BusinessActu
1 source
Les agents IA sur Robinhood se lancent dans le trading autonome
4The Information AI 

Les agents IA sur Robinhood se lancent dans le trading autonome

Début juillet, Robinhood comptait plus de 70 000 comptes ouverts par ses clients pour des agents d'intelligence artificielle, sur une base totale de 27,7 millions d'utilisateurs. Ce chiffre reste modeste rapporté à l'ensemble de la clientèle, mais il traduit une adoption rapide depuis fin mai, date à laquelle le courtier en ligne a ouvert son application aux agents IA via le Model Context Protocol (MCP), un standard permettant à des agents autorisés d'accéder à des données et services externes. Cette ouverture a suivi la montée en puissance de modèles comme Claude Opus d'Anthropic, présenté par l'entreprise comme performant notamment pour l'analyse financière. Une fois configurés sur un compte de courtage dédié, ces agents peuvent analyser les avoirs d'un utilisateur sur l'ensemble de ses comptes Robinhood et exécuter une stratégie de trading avec un montant de fonds défini, sans validation humaine transaction par transaction. Robinhood a d'abord limité la fonctionnalité aux actions avant d'ajouter le trading d'options, et prévoit d'ouvrir prochainement les comptes agentiques aux cryptomonnaies, avec d'autres produits comme les contrats événementiels potentiellement à suivre. Selon Abhishek Fatehpuria, vice-président produit pour le courtage chez Robinhood Markets, la plupart des clients utilisent pour l'instant ces comptes comme un terrain d'expérimentation plutôt que comme un remplacement de leur compte principal, souvent pour de la recherche plutôt que pour passer des ordres. Certains comparent les performances de leur agent aux leurs, ou font s'affronter plusieurs agents IA entre eux. L'enjeu financier est réel pour Robinhood, dont le trading a représenté la majorité du chiffre d'affaires au premier trimestre. L'entreprise ne facture pas de commissions sur les actions, ETF et options : elle tire ses revenus des paiements reçus des teneurs de marché et des plateformes d'exécution en échange du flux d'ordres de ses clients, des paiements généralement proportionnels aux profits attendus sur ces transactions. Cette mécanique soulève une question centrale pour l'avenir de la fonctionnalité : si les agents IA réagissent aux informations plus vite que les humains, leurs ordres pourraient être plus difficiles à rentabiliser pour les teneurs de marché, ce qui réduirait les paiements perçus par Robinhood, à l'inverse d'ordres dont les stratégies agentiques seraient plus prévisibles et donc plus profitables. Il est toutefois encore tôt pour tirer des conclusions, la fonctionnalité étant trop récente. Robinhood continue d'élargir l'accès des agents à des données comme les indicateurs techniques, les lots fiscaux ou les résultats d'entreprises, dans un contexte où l'entreprise diversifie aussi ses revenus via des abonnements, notamment Gold, qui propose déjà des résumés de marché et de portefeuille générés par IA.

BusinessOpinion
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic