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OpenAI prépare un téléphone sans applications où un agent gère les tâches à votre place

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OpenAI prépare son premier smartphone propre, selon le célèbre analyste Ming-Chi Kuo. L'appareil serait équipé de puces conçues conjointement par MediaTek et Qualcomm, et assemblé par Luxshare, le fabricant taïwanais déjà partenaire d'Apple. La production de masse débuterait au premier semestre 2027, avec un objectif de 30 millions d'unités expédiées sur les deux premières années. La particularité du concept : remplacer la grille classique d'applications par un flux de tâches géré par des agents intelligents, transformant fondamentalement la façon dont l'utilisateur interagit avec son téléphone.

Ce changement de paradigme est significatif pour l'industrie entière. Si Apple et Google ont bâti des empires sur le modèle de l'écran d'accueil rempli d'icônes, OpenAI parie qu'une interface pilotée par agents peut supplanter cette logique. Pour les utilisateurs, cela signifierait déléguer la navigation entre applications à une IA qui orchestre les tâches en arrière-plan. L'enjeu commercial est considérable : 30 millions d'unités en deux ans représenterait une entrée en matière ambitieuse dans un marché dominé par Samsung et Apple.

Ce projet s'inscrit dans une vague plus large de tentatives d'appareils IA dédiés, dont beaucoup ont échoué à convaincre le grand public. Le Humane AI Pin et le Rabbit R1 ont démontré que les formats expérimentaux ne sont pas encore matures. En choisissant le smartphone, OpenAI opte pour un terrain familier, tout en cherchant à en réinventer les usages depuis l'intérieur. L'implication de Qualcomm et MediaTek, deux fournisseurs incontournables de l'Android premium, suggère une ambition de volume, pas d'un produit de niche.

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OpenAI travaillerait sur son propre smartphone, prévu pour 2028. C'est l'analyste Ming-Chi Kuo, réputé pour ses informations fiables sur l'industrie des semi-conducteurs et de l'électronique grand public, qui révèle que la société de Sam Altman aurait déjà engagé des discussions avec deux fabricants de puces : MediaTek et Qualcomm. Ces deux géants des processeurs mobiles seraient en compétition, ou en collaboration, pour équiper l'appareil. Un tel projet marquerait un tournant stratégique majeur pour OpenAI. Plutôt que de rester un simple fournisseur de logiciels intégrés aux appareils d'Apple, Google ou Samsung, l'entreprise chercherait à contrôler l'ensemble de la chaîne, du matériel au modèle. Un smartphone OpenAI permettrait d'optimiser profondément l'intégration de ChatGPT, d'offrir des expériences IA impossibles à reproduire sur des systèmes tiers, et surtout de ne plus dépendre des règles imposées par les plateformes concurrentes. Ce projet s'inscrit dans une vague plus large de convergence entre l'IA et le hardware. Humane avait tenté l'aventure avec son AI Pin, et la startup de Jony Ive cofondée avec OpenAI planche déjà sur un autre type d'appareil IA. La question reste entière : un smartphone OpenAI viendrait-il compléter ou concurrencer ce projet ? Avec une fenêtre de lancement à 2028, OpenAI dispose encore de deux ans pour affiner sa stratégie matérielle, dans un marché mobile dominé par iOS et Android depuis quinze ans.

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Le Pentagone est en négociation avec Google pour intégrer Gemini, le modèle d'intelligence artificielle de l'entreprise, au sein du département de la Défense américain. Cameron Stanley, le responsable numérique du Pentagone, a confirmé ces discussions à CNBC, soulignant qu'il n'était « jamais bon de trop dépendre d'un seul fournisseur ». Cette démarche s'inscrit dans une séquence entamée en mars 2026 avec OpenAI, avec qui un premier accord avait déjà été conclu. Selon Stanley, l'utilisation de Gemini permettrait au Pentagone d'économiser « littéralement des milliers d'heures de travail chaque semaine ». Google, de son côté, affirme faire partie d'un « vaste consortium » fournissant déjà des services au service de la sécurité nationale américaine. Cette orientation vers Google et OpenAI intervient directement après le bras de fer entre le Pentagone et Anthropic. La startup avait été qualifiée de « fournisseur à risque pour la sécurité nationale », une désignation qui l'empêche de collaborer avec le département de la Défense. La justice américaine vient de rejeter l'appel d'Anthropic contre cette qualification. Face à ce vide, le Pentagone diversifie ses fournisseurs d'IA, ce qui représente un signal fort pour toute l'industrie : le marché de la défense américaine, massif et stratégique, devient un terrain de compétition direct entre les grands acteurs de l'IA. L'enjeu ne se limite pas aux contrats eux-mêmes, mais au positionnement géopolitique et technologique que ces partenariats impliquent. Ces accords suscitent néanmoins des résistances internes significatives. Chez OpenAI, le contrat avec le Pentagone avait provoqué des tensions jusqu'à la démission de Caitlin Kalinowski, responsable de la branche robotique. Chez Google, plus de 600 employés, dont une part importante travaille au DeepMind AI lab qui développe Gemini, ont adressé une lettre ouverte au PDG Sundar Pichai pour s'y opposer. Ils y dénoncent un risque d'usage militaire opaque : « La seule façon de garantir que Google ne soit pas associé à de tels préjudices est de refuser tout contrat classifié », écrivent-ils, évoquant explicitement les armes autonomes létales et la surveillance de masse. Cette fracture entre direction et ingénieurs reflète une tension structurelle croissante dans le secteur : à mesure que l'IA devient un outil militaire de premier plan, les entreprises technologiques se trouvent contraintes de choisir entre croissance commerciale et éthique de leurs équipes.

UELa consolidation du marché de l'IA militaire américaine autour de quelques acteurs majeurs renforce l'urgence pour l'Europe de développer des capacités d'IA souveraine dans le domaine de la défense, afin de réduire sa dépendance aux plateformes extraeuropéennes.

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Les entreprises chinoises d'intelligence artificielle s'imposent progressivement comme fournisseurs majeurs de ce que les analystes appellent des "exportations de tokens" sur le marché mondial. Selon des données couvrant la période du 18 mars au 18 avril 2026, les modèles chinois représentaient quatre des dix modèles les plus consommés en tokens sur OpenRouter, une place de marché de référence pour les développeurs. Cette présence dans le top 10 mondial illustre une percée concrète dans les usages réels, au-delà des seuls benchmarks techniques. L'enjeu dépasse la simple compétition technologique. Les tokens consommés via des modèles comme DeepSeek ou Qwen représentent une forme d'influence économique et stratégique nouvelle : chaque requête traitée par un modèle chinois génère des données d'usage, fidélise des développeurs et ancre une infrastructure logicielle dans les flux numériques mondiaux. Pour l'industrie tech mondiale, cela signifie que la domination américaine sur l'outillage IA des développeurs n'est plus acquise, et que les éditeurs comme OpenAI ou Anthropic font désormais face à une concurrence directe sur les marchés émergents et auprès des développeurs indépendants. Ce phénomène s'inscrit dans un contexte de montée en puissance accélérée des modèles chinois depuis la publication de DeepSeek-R1 début 2025, qui avait démontré qu'un modèle très compétitif pouvait être entraîné à coût réduit. La demande domestique en Chine croît également fortement, ce qui renforce la capacité des acteurs locaux à investir en R&D et à baisser leurs prix à l'export, une dynamique que Washington surveille de près dans un contexte de restrictions sur les semi-conducteurs.

UELes développeurs européens indépendants sont directement exposés à cette concurrence tarifaire, les modèles chinois comme DeepSeek ou Qwen s'imposant comme alternatives compétitives aux outils américains sur des plateformes comme OpenRouter.

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OpenAI abandonne les licences fixes pour Codex dans ses offres ChatGPT Team et Enterprise, au profit d'une tarification à l'usage : les entreprises ne paient désormais que pour ce qu'elles consomment réellement. Ce changement de modèle économique s'applique à Codex, l'assistant de génération de code intégré à ChatGPT, et marque un virage stratégique dans la façon dont OpenAI facture ses outils de développement aux clients professionnels. Ce repositionnement vise directement GitHub Copilot, propriété de Microsoft, et Cursor, deux concurrents dominants sur le marché des assistants de code pour développeurs. En supprimant le coût fixe par siège, OpenAI abaisse la barrière à l'entrée pour les équipes techniques qui utilisent Codex de façon irrégulière, tout en alignant sa proposition de valeur sur celle des cloud providers qui ont popularisé le modèle pay-as-you-go. Ce mouvement s'inscrit dans une bataille féroce pour capter les budgets tech des entreprises, un segment en forte croissance depuis l'explosion des outils de développement assistés par IA en 2023-2024. GitHub Copilot reste le leader du marché grâce à son intégration native dans VS Code, mais OpenAI cherche à convertir sa base d'utilisateurs ChatGPT existante en clients Codex, en réduisant le risque financier perçu par les directions informatiques.

UELes équipes de développement européennes sous contrat ChatGPT Team ou Enterprise peuvent désormais adopter Codex sans coût fixe par siège, ce qui réduit le risque financier pour les PME et DSI qui utilisent l'outil de façon irrégulière.

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