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Les coûts d'Anthropic sont difficiles à prévoir

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Les clients d'Anthropic font face à une double contrainte : des hausses de prix récentes et une quasi-impossibilité de prévoir leurs dépenses futures. Des entreprises comme PagerDuty et ServiceNow ont publiquement exprimé leur frustration cette semaine. ServiceNow est dans une situation particulièrement critique : son directeur digital information officer, Kellie Romack, a révélé que la société a déjà consommé l'intégralité de son budget annuel alloué aux outils d'intelligence artificielle d'Anthropic, et l'année est loin d'être terminée.

Le problème central n'est pas seulement le coût en lui-même, mais l'absence de visibilité sur ce qui le génère. Anthropic ne fournit pas à ses clients les données de télémétrie granulaires qui permettraient d'identifier quel utilisateur consomme quels outils, dans quelle proportion et de quelle manière. Sans ces informations, il est impossible pour les équipes IT de détecter les employés qui pratiquent le "tokenmaxxing", c'est-à-dire qui utilisent les outils de façon inefficace ou excessive, ni de mettre en place des règles de modération ciblées. Kellie Romack souligne que des éditeurs logiciels comme SAP, Microsoft, Workday ou ServiceNow lui-même offrent systématiquement ce type de données à leurs propres clients, ce qui constitue aujourd'hui un standard attendu du marché B2B.

Cette situation met en lumière une tension croissante entre Anthropic et ses clients entreprises, survenant dans un contexte où la concurrence entre fournisseurs d'IA s'intensifie. Anthropic a récemment relevé ses tarifs, une décision qui amplifie les difficultés budgétaires des grands comptes. Pour des sociétés qui ont intégré Claude dans leurs workflows critiques, la dépendance est forte et le levier de négociation limité. La pression publique de clients de cette envergure pourrait toutefois contraindre Anthropic à développer des tableaux de bord de consommation plus détaillés, une fonctionnalité que les concurrents comme OpenAI et Google proposent déjà à des degrés variables.

Impact France/UE

Les entreprises européennes ayant intégré Claude dans leurs workflows critiques sont exposées au même déficit de transparence sur les coûts, sans levier de négociation particulier face à Anthropic.

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Les succès d'Anthropic provoquent une pénurie de serveurs
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Anthropic a plus que doublé son chiffre d'affaires annualisé pour atteindre 19 milliards de dollars sur les deux premiers mois de 2025, porté par l'essor de ses outils de codage automatisé. Cette croissance fulgurante rapproche l'entreprise de son rival OpenAI, longtemps dominant. Mais dans un billet de blog non publié rendu public par erreur, Anthropic a révélé les coulisses de son prochain modèle phare, Claude Mythos : un modèle "large et gourmand en calcul", décrit comme "très coûteux à servir" et "très coûteux pour les clients". L'entreprise a précisé qu'elle devrait le rendre "bien plus efficace avant tout lancement grand public". Ce succès commercial s'accompagne d'une tension croissante sur les infrastructures. Plus Anthropic attire d'utilisateurs et de revenus, plus elle enregistre de problèmes de fiabilité — la disponibilité de Claude pour ses clients se dégrade, la capacité de ses serveurs ne parvenant pas à suivre la demande. Pour les entreprises qui intègrent Claude dans des workflows critiques, notamment de développement logiciel, ces interruptions de service représentent un risque opérationnel réel. Et si Claude Mythos s'avère trop coûteux à déployer à grande échelle, cela pourrait freiner l'adoption du modèle ou contraindre Anthropic à des arbitrages difficiles entre performance et accessibilité. Anthropic se retrouve ainsi face au paradoxe classique de la croissance rapide dans le secteur de l'IA : plus le produit séduit, plus les besoins en infrastructure explosent, et plus les coûts de calcul pèsent sur les marges. OpenAI a traversé des défis similaires lors de l'essor de ChatGPT en 2023. Pour Anthropic, qui reste dépendant d'investissements massifs — notamment d'Amazon et Google — la capacité à scaler ses serveurs tout en maîtrisant les coûts de ses modèles les plus puissants sera déterminante pour consolider sa position face à une concurrence qui ne ralentit pas.

UELes entreprises européennes intégrant Claude dans des workflows critiques sont exposées à des risques d'interruption de service et d'incertitude tarifaire liés aux tensions infrastructurelles d'Anthropic.

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UELes développeurs indépendants français et européens abonnés au plan Pro pourraient voir leur coût mensuel multiplié par cinq si Anthropic décidait de réserver Claude Code au plan Max.

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