Aller au contenu principal

Dossier Sam Altman — page 3

169 articles · page 3 sur 4

Sam Altman, PDG d'OpenAI : décisions produit, conflit Musk vs Altman, polémiques internes, vision long terme et notes stratégiques.

☕️ L’administration Trump envisage d’entrer au capital des géants de l’IA
101Next INpact BusinessOpinion

☕️ L’administration Trump envisage d’entrer au capital des géants de l’IA

L'administration Trump envisage de prendre des participations au capital des principaux laboratoires d'intelligence artificielle américains, selon des informations rapportées par le Wall Street Journal. Interrogé à bord d'Air Force One, Donald Trump a exprimé un intérêt direct pour l'idée, évoquant la possibilité de « créer un partenariat avec le public américain » et de rendre les citoyens « partenaires » des entreprises du secteur. Le mécanisme envisagé consisterait à redistribuer les gains futurs via un fonds souverain ou un dispositif similaire. Le 2 juin, Trump a par ailleurs signé un décret présidentiel, jugé en demi-teinte par les observateurs, instaurant un processus d'évaluation volontaire pour les modèles d'IA avancés, auquel OpenAI a confirmé sa participation. L'enjeu est considérable à mesure qu'OpenAI et Anthropic se rapprochent d'introductions en bourse potentiellement records. Une prise de participation publique permettrait à l'État fédéral de capter une fraction des valorisations futures, dans un secteur où les montants en jeu se chiffrent en centaines de milliards de dollars. Sur le plan politique, le projet répond aussi à une défiance croissante de la population américaine envers l'IA : 71 % des Américains s'opposent à l'installation de nouveaux centres de données. Offrir aux citoyens une part des bénéfices constituerait un levier pour rendre cette technologie politiquement acceptable, en transformant les contribuables en bénéficiaires directs plutôt qu'en spectateurs inquiets. Cette idée n'est pas née sous Trump : Sam Altman, fondateur et PDG d'OpenAI, la défend depuis des années, bien avant le lancement de ChatGPT. Pour élargir la coalition de soutien, il a rencontré le sénateur Bernie Sanders, figure de la gauche américaine, qui travaille de son côté sur une mesure bien plus radicale : transférer 50 % du capital des grandes entreprises d'IA vers un fonds public. En avril, OpenAI avait déjà proposé la création d'un tel fonds de redistribution directe vers les citoyens. Le gouvernement fédéral a d'ores et déjà démontré sa volonté d'intervenir dans le capital industriel, en acquérant 9,9 % d'Intel. Rien n'est toutefois officiellement décidé, et le risque d'un éclatement de la bulle IA, qui réduirait drastiquement la valeur de ces investissements publics, reste une hypothèse que personne ne peut exclure.

UEL'éventuelle prise de participation publique américaine dans les grands laboratoires d'IA pourrait nourrir le débat européen sur la gouvernance des technologies stratégiques et l'opportunité de créer des fonds souverains dédiés à l'IA.

OpenAI commence par les robots industriels, mais vise un robot personnel pour chacun
102The Decoder 

OpenAI commence par les robots industriels, mais vise un robot personnel pour chacun

OpenAI relance une division robotique, cinq ans après avoir fermé son équipe initiale dédiée à ce domaine. Selon les informations publiées par The Decoder, cette nouvelle équipe est directement issue du programme de recherche en simulation du monde développé en interne. Sam Altman, PDG d'OpenAI, a exprimé une ambition à long terme claire : offrir à chaque individu un robot personnel capable de répondre à n'importe quel besoin. Dans l'immédiat, les premiers déploiements cibleront la construction d'infrastructures. Ce retour dans la robotique signale une accélération majeure dans la course à l'automatisation physique. Après avoir dominé le domaine logiciel avec ChatGPT et les modèles GPT, OpenAI entend désormais ancrer ses modèles d'intelligence artificielle dans le monde réel. L'enjeu est considérable : des robots capables d'opérer dans des environnements complexes pourraient transformer des secteurs entiers comme la construction, la logistique ou les services à la personne, et redéfinir profondément le marché du travail. OpenAI avait abandonné la robotique en 2021, citant des contraintes de ressources et un recentrage sur les modèles de langage. Depuis, le paysage a radicalement changé : Figure AI, Physical Intelligence, Boston Dynamics ou encore Tesla avec Optimus ont intensément développé des robots humanoïdes, attisant l'intérêt des investisseurs. Le fait qu'OpenAI s'appuie sur ses travaux de simulation du monde suggère une approche différente, centrée sur la généralisation des comportements plutôt que sur la programmation spécialisée, une stratégie potentiellement décisive dans cette compétition naissante.

UEL'entrée d'OpenAI dans la robotique physique pourrait accélérer l'automatisation dans des secteurs clés en Europe comme la construction et la logistique, avec des répercussions potentielles sur l'emploi, mais sans impact direct immédiat sur la France ou une réglementation européenne.

RobotiqueOpinion
1 source
Aux États-Unis, les forces de l’ordre alertent contre un « extrémisme anti-technologie »
103Next INpact 

Aux États-Unis, les forces de l’ordre alertent contre un « extrémisme anti-technologie »

Aux États-Unis, des services de renseignement locaux et fédéraux ont commencé à surveiller les mouvements d'opposition à l'intelligence artificielle et à l'expansion des centres de données, selon un rapport non publié du ministère de la Sécurité intérieure obtenu par Wired. Des documents de travail du Bureau new-yorkais du renseignement et de la lutte contre le terrorisme introduisent le concept d'« extrémisme violent anti-tech » sans en fournir de définition précise. Le FBI mène également des enquêtes conjointes avec la police new-yorkaise sur des « acteurs anarchistes extrémistes violents ». Cette surveillance s'intensifie dans un contexte de multiplication des incidents : en février 2025, une femme prénommée Ziz Laota a été arrêtée, accusée de diriger un groupe d'ingénieurs obsédés par les risques existentiels de l'IA, surnommés les « Zizians », que les autorités soupçonnent d'avoir causé au moins six morts. Des attaques ont également visé le domicile de Sam Altman, PDG d'OpenAI, et des manifestations se sont multipliées devant des centres de données à travers le pays. La création de cette nouvelle catégorie sécuritaire soulève des inquiétudes parmi les experts et les défenseurs des libertés civiles, d'autant que ses contours restent volontairement flous. En Virginie du Nord, l'un des centres de fusion chargés de faire le lien entre agences fédérales et forces de l'ordre locales liste comme indicateurs d'extrémisme des comportements aussi banals que la « photographie », le « test des dispositifs de sécurité » ou l'« observation ». Un rapport de mars 2025 montrait déjà une surveillance accrue de manifestations pourtant protégées par le Premier amendement, notamment des rassemblements anti-Tesla ou une mobilisation contre les investissements de groupes proches de Musk. Or, selon certains sondages, 71 % des Américains seraient opposés à la construction de nouveaux centres de données, ce qui signifie que la catégorie « anti-tech » pourrait théoriquement englober une très large frange de la population. Ce glissement sécuritaire intervient dans un contexte politique particulièrement chargé. L'administration Trump, ardent promoteur de l'industrie de l'IA, a déclaré en début de mandat que l'antifascisme constituait une forme de terrorisme et a ordonné au ministère de la Justice de poursuivre les personnes affichant des opinions « anti-américaines », « anti-chrétiennes » ou « anti-capitalistes ». La stratégie antiterroriste publiée mi-mai 2026 place l'extrémisme d'extrême gauche parmi les trois priorités nationales. Dans ce cadre, la surveillance des critiques de l'IA s'inscrit dans une tendance plus large de criminalisation de la dissidence politique, où l'opposition à une industrie bénéficiant du soutien présidentiel peut se retrouver amalgamée à des menaces sécuritaires réelles, brouillant délibérément la frontière entre militantisme légal et violence.

💬 Quand "photographier" un centre de données figure parmi les indicateurs d'extrémisme violent, je cherche plus à comprendre la menace terroriste, je cherche qui bénéficie de cette définition floue. Six morts attribués aux Zizians, c'est réel, mais ça ne justifie pas un filet capable d'attraper 71% de la population. Si tu t'opposes à un data center dans ta ville, tu rentres dans la catégorie : c'est du lobbying industriel planqué derrière l'antiterrorisme.

SociétéReglementation
1 source
☕️ Andrej Karpathy, un des pères fondateurs d’OpenAI et ancien de Tesla, rejoint Anthropic
104Next INpact 

☕️ Andrej Karpathy, un des pères fondateurs d’OpenAI et ancien de Tesla, rejoint Anthropic

Andrej Karpathy, l'un des cofondateurs d'OpenAI et ancien directeur de l'IA chez Tesla, a annoncé en mai 2026 sur X qu'il rejoignait Anthropic pour y reprendre la recherche et développement. Figure centrale de l'histoire des grands modèles de langage, Karpathy avait co-fondé OpenAI en 2015 aux côtés de Sam Altman, Elon Musk, Ilya Sutskever et Greg Brockman, avant de diriger l'IA chez Tesla de 2017 à 2022, puis de revenir brièvement chez OpenAI en 2023 pour constituer une équipe spécialisée dans l'entraînement intermédiaire et la génération de données synthétiques. Dans son message d'annonce, il précise : « Je pense que les prochaines années à la pointe des LLMs seront particulièrement formatrices », ajoutant qu'il compte également reprendre son travail de vulgarisation scientifique, notamment sa chaîne YouTube lancée en 2024 et dédiée à l'explication accessible de l'IA. Ce mouvement représente un signal fort dans la guerre des talents qui oppose les deux principaux laboratoires d'IA américains. Voir un fondateur historique d'OpenAI rejoindre son concurrent direct pour de la recherche fondamentale renforce considérablement la crédibilité scientifique d'Anthropic, déjà en pleine montée en puissance. Pour Anthropic, qui vient d'annoncer un partenariat avec SpaceX pour accéder au datacenter Colossus et décupler sa puissance de calcul, l'arrivée de Karpathy consolide une ambition claire : s'imposer comme le laboratoire de référence sur les LLMs de pointe, face à une OpenAI en turbulences internes. Ces deux entreprises préparent simultanément leur entrée en bourse, ce qui rend chaque mouvement stratégique particulièrement scruté. OpenAI traverse une période difficile : fermeture de Sora, son outil de génération vidéo qui avait pourtant séduit Disney jusqu'à dissoudre ce partenariat, et plusieurs départs de hauts responsables dans la foulée. Karpathy, lui, incarne une génération de chercheurs qui croient que l'essentiel de la course aux LLMs reste à venir, et son choix d'Anthropic plutôt que de rester à OpenAI ou de rejoindre un acteur plus récent envoie un message sans ambiguïté sur la trajectoire qu'il anticipe pour le secteur.

Le jury juge à l'unanimité qu'Elon Musk a attendu trop longtemps avant de poursuivre OpenAI
105Ars Technica AI 

Le jury juge à l'unanimité qu'Elon Musk a attendu trop longtemps avant de poursuivre OpenAI

Un jury composé de neuf personnes a rendu lundi un verdict unanime dans le procès opposant Elon Musk à OpenAI : la plainte a été déposée trop tard. Musk avait poursuivi OpenAI en 2024, estimant avoir été trompé après avoir contribué 38 millions de dollars pour lancer l'organisation en tant qu'entité à but non lucratif. Il accusait les dirigeants Sam Altman et Greg Brockman d'avoir créé une branche commerciale qui, selon lui, vidait la mission caritative de ses ressources tout en enrichissant les cadres dirigeants. Le jury a conclu qu'Altman et Brockman n'étaient pas responsables des faits reprochés, et a également exonéré Microsoft, investisseur d'OpenAI que Musk avait accusé de complicité dans ce qu'il qualifiait de dérive lucrative. Le rejet repose sur un motif procédural : le jury a établi que Musk était informé des plans de restructuration d'OpenAI dès 2021, ce qui signifie qu'il aurait dû déposer sa plainte au plus tard en 2024 pour respecter le délai légal de prescription de trois ans. En attendant trop longtemps, il a perdu le droit de faire valoir ses griefs devant les tribunaux, quelle que soit leur validité sur le fond. Ce verdict clôt donc sans examen au fond les accusations de détournement de mission caritative. Cette affaire s'inscrit dans une rivalité durable entre Musk et Altman, deux figures centrales de l'essor de l'intelligence artificielle. Musk a été l'un des cofondateurs d'OpenAI en 2015 avant de quitter le conseil d'administration en 2018, et il a depuis fondé sa propre société d'IA, xAI. La transformation d'OpenAI en entité commerciale, qui a permis des levées de fonds massives auprès de Microsoft et d'autres investisseurs, reste un sujet de controverses dans le secteur. Ce verdict ne met pas fin à toutes les procédures : Musk maintient d'autres actions juridiques contre OpenAI, dont certaines portent sur des allégations de concurrence déloyale.

UECe verdict américain n'a pas d'effet direct en France ou en UE, mais la clarification du statut commercial d'OpenAI reste un enjeu de gouvernance pertinent pour les régulateurs européens qui examinent ses activités sur le marché intérieur.

RégulationReglementation
1 source
Ce que le conflit entre APPLE et OPEN AI révèle de la doctrine historique d’Apple
106FrenchWeb 

Ce que le conflit entre APPLE et OPEN AI révèle de la doctrine historique d’Apple

Le partenariat signé en 2024 entre Apple et OpenAI devait marquer l'entrée en fanfare du géant californien dans l'ère de l'intelligence artificielle générative, en intégrant ChatGPT directement dans l'écosystème iOS via Apple Intelligence. Deux ans plus tard, la relation s'est considérablement dégradée. Bloomberg révèle qu'OpenAI envisage désormais des recours juridiques contre Apple, la startup de Sam Altman accusant le constructeur de ne pas avoir respecté l'esprit des engagements pris lors de la conclusion de l'accord. Ce bras de fer illustre une tension structurelle entre deux visions opposées du contrôle technologique. Apple a bâti son empire sur une maîtrise totale de la chaîne logicielle et matérielle, décidant seul de ce qui peut exister dans son écosystème, à quelles conditions, et selon quelle visibilité. OpenAI, dont le modèle économique repose sur une adoption massive et directe de ses services, se retrouve coincée dans un rôle de fournisseur invisible, sans accès réel aux données ni aux utilisateurs. La friction n'est pas un accident de parcours : elle était inscrite dans la logique même de l'accord. Apple a historiquement absorbé des technologies tierces pour mieux les neutraliser ou les remplacer à terme, une stratégie documentée depuis les débuts de l'App Store. Le conflit avec OpenAI s'inscrit dans ce schéma : Apple développe en parallèle ses propres modèles maison, et l'accord de 2024 lui a surtout offert du temps. Pour OpenAI, l'enjeu est désormais de faire reconnaître juridiquement des droits que la dynamique commerciale seule ne suffit plus à garantir.

UELes tensions autour du contrôle des écosystèmes fermés pourraient renforcer l'application du Digital Markets Act européen aux pratiques de distribution de services IA intégrés dans les plateformes mobiles.

💬 Apple a joué OpenAI comme elle joue tout le monde. L'accord de 2024, c'était du temps acheté pour développer ses propres modèles en paix, avec ChatGPT comme paravent respectable pendant la transition. OpenAI peut bien attaquer en justice, mais ça ne change pas le fond du truc : elle s'est retrouvée fournisseur invisible dans l'écosystème le plus fermé de la tech.

BusinessOpinion
1 source
L'action Cerebras bondit à son introduction en bourse ; tensions entre Apple et OpenAI
107The Information AI 

L'action Cerebras bondit à son introduction en bourse ; tensions entre Apple et OpenAI

Cerebras Systems a fait ses débuts en bourse ce jeudi avec un succès retentissant : les actions de la startup spécialisée dans la conception de puces pour l'IA ont bondi de 68 % dès le premier jour, clôturant à 311,07 dollars. Cette performance valorise l'entreprise à environ 94 milliards de dollars, un chiffre particulièrement élevé pour une société dont le chiffre d'affaires est projeté à 800 millions de dollars cette année, soit une croissance de 57 %, avant de potentiellement atteindre 3,2 milliards de dollars en 2027. Cette introduction en bourse illustre l'appétit persistant des investisseurs pour les acteurs de l'infrastructure IA, malgré des valorisations qui défient les ratios classiques. Cerebras se positionne comme un concurrent sérieux à Nvidia en proposant des puces massives conçues spécifiquement pour les charges de travail d'intelligence artificielle. Son entrée en bourse confirme que Wall Street est prêt à parier gros sur des alternatives crédibles dans la course aux semi-conducteurs dédiés à l'IA. Cette journée chargée a également été marquée par deux autres tensions majeures dans le secteur : OpenAI aurait exprimé publiquement son mécontentement à l'égard d'Apple, dont le partenariat avec la startup de Sam Altman semble sous pression, tandis que des opérateurs télécoms américains ont défié ouvertement Elon Musk et Amazon sur leur terrain respectif. Ces frictions révèlent les luttes d'influence qui se jouent en coulisses dans l'écosystème technologique américain, alors que l'IA recompose les alliances et les rapports de force entre géants du secteur.

💬 94 milliards pour 800 millions de revenus, c'est le genre de maths qui donne le vertige. Bon, sur le papier, une puce massive conçue exprès pour l'IA c'est exactement ce dont on a besoin pour ne pas rester captifs de Nvidia ad vitam, et visiblement Wall Street a la même intuition. Reste à voir si la croissance suit, parce qu'un ratio pareil, ça laisse zéro marge à l'erreur.

BusinessActu
1 source
L'IA s'allie à ses rivaux par nécessité
108The Information AI 

L'IA s'allie à ses rivaux par nécessité

Elon Musk vient de conclure un accord avec Anthropic pour lui vendre l'accès à Colossus 1, son campus de centres de données à Memphis. L'annonce a surpris l'industrie : il y a quelques mois encore, Musk désignait régulièrement la startup comme "Misanthropic", terme qu'il utilisait pour railler son nom, et la considérait comme un rival direct de son propre laboratoire d'IA, xAI, récemment fusionné dans SpaceX. Le changement de ton est radical. Musk a expliqué avoir rencontré l'équipe d'Anthropic la semaine précédente et avoir signé l'accord après avoir constaté que "personne n'avait déclenché son détecteur de malveillance". En échange d'un accès à la puissance de calcul de Colossus, Anthropic a publiquement exprimé son intérêt pour les futurs centres de données orbitaux que SpaceX ambitionne de déployer dans l'espace. Cet accord répond à deux impératifs urgents qui se sont alignés au même moment. Du côté d'Anthropic, Claude Code et les autres produits de la startup sont devenus des succès commerciaux majeurs, mais la demande en calcul dépasse la capacité disponible. Après des années dans l'ombre de Google et d'OpenAI, Anthropic ne peut pas se permettre de ralentir, et cherche à sécuriser des ressources informatiques le plus rapidement possible. Du côté de Musk, SpaceX se prépare à une introduction en bourse le mois prochain, et les revenus tirés de la location de Colossus améliorent directement la situation financière du groupe. L'intérêt d'Anthropic pour les data centers spatiaux lui offre par ailleurs un argument marketing précieux à mettre en avant lors de sa tournée auprès des investisseurs. L'accord s'inscrit dans une série de manœuvres plus larges qui révèlent la complexité des alliances dans l'industrie de l'IA. Quelques semaines plus tôt, Musk avait vendu de la capacité de calcul à Cursor, concurrent direct d'Anthropic, tout en s'octroyant une option d'achat sur la startup assortie d'une clause de rupture de 10 milliards de dollars. Avec la montée en puissance d'Anthropic, les perspectives de Cursor pourraient se réduire, rendant cette option moins attractive et Musk potentiellement enclin à ne pas l'exercer. En parallèle, le procès qui oppose Musk à Sam Altman autour d'OpenAI se poursuit sans victoire décisive pour aucun des deux camps. En s'alliant à Anthropic, Musk fragilise indirectement OpenAI tout en renforçant un acteur qui lui en concède les bénéfices commerciaux immédiats. Dans une industrie où les rivalités et les partenariats se reconfigurent en quelques semaines, la règle semble désormais simple : l'ennemi de mon ennemi est mon fournisseur de GPU.

💬 Musk insulte Anthropic pendant des mois, puis leur loue Colossus. C'est presque beau comme pragmatisme : SpaceX a besoin de cash avant l'IPO, Anthropic crève sous les requêtes de Claude Code, et renforcer Anthropic fragilise OpenAI au passage. Trois problèmes résolus en une réunion, bon.

BusinessOpinion
1 source
Elon Musk a tenté de recruter les fondateurs d'OpenAI pour créer une division IA chez Tesla
109Ars Technica AI 

Elon Musk a tenté de recruter les fondateurs d'OpenAI pour créer une division IA chez Tesla

En 2018, Elon Musk a tenté de recruter l'équipe fondatrice d'OpenAI, Sam Altman, Greg Brockman et Ilya Sutskever, pour diriger un nouveau laboratoire d'intelligence artificielle au sein de Tesla. Selon des éléments de preuve présentés lors d'un procès très médiatisé qui oppose le milliardaire à OpenAI, Musk leur a proposé d'intégrer la société à Tesla en tant que filiale, ou d'octroyer à Altman un siège au conseil d'administration. Ces révélations ont émergé mercredi devant le tribunal, alors que les dirigeants d'OpenAI se disputaient le contrôle stratégique de l'organisation qu'ils venaient de cofonder. Ces informations éclairent sous un angle nouveau les griefs que Musk formule contre OpenAI et son PDG. Le milliardaire soutient qu'Altman a "volé une association caritative" en transformant OpenAI, initialement fondée à but non lucratif, en entité commerciale. Or, les avocats d'OpenAI font valoir que Musk était lui-même favorable à une commercialisation de la structure, à condition d'en conserver le contrôle. Cette contradiction fragilise l'argumentaire du plaignant et suggère que le litige tient davantage à une bataille de pouvoir qu'à un désaccord éthique sur la mission originelle de l'organisation. OpenAI a été co-fondée en 2015 par Musk, Altman, Brockman, Sutskever et d'autres, avec l'ambition de développer une intelligence artificielle générale au bénéfice de l'humanité. Musk a quitté le conseil d'administration en 2018, officiellement pour éviter des conflits d'intérêts avec Tesla, qui développait ses propres systèmes d'IA. Il a ensuite fondé xAI en 2023. Le procès actuel, qui porte sur la transformation capitalistique d'OpenAI, s'annonce décisif pour déterminer les obligations légales qui s'imposent aux organismes à but non lucratif lorsqu'ils pivotent vers un modèle commercial, dans un secteur où les enjeux financiers atteignent désormais des dizaines de milliards de dollars.

BusinessActu
1 source
Google teste l'agent IA Remy pour Gemini, avec un accent mis sur le contrôle utilisateur
110AI News 

Google teste l'agent IA Remy pour Gemini, avec un accent mis sur le contrôle utilisateur

Google teste en interne un nouvel agent IA baptisé Remy, conçu pour s'intégrer à l'application Gemini et agir de manière autonome au nom des utilisateurs dans leurs tâches professionnelles et quotidiennes. L'information provient de Business Insider, qui affirme avoir consulté un document interne et échangé avec deux personnes au fait du projet. Selon ce document, Remy se présente comme un "agent personnel disponible 24h/24", capable de gérer des tâches complexes, d'apprendre les préférences de l'utilisateur et de se connecter aux services Google comme Gmail, Calendar, Docs, Drive, ainsi qu'à des plateformes tierces telles que GitHub, Spotify ou WhatsApp. Pour l'heure, le projet est en phase de "dog-fooding", c'est-à-dire testé exclusivement par des employés de Google. Aucune date de lancement public n'a été communiquée, et Google a refusé de commenter. Remy représente une évolution significative dans la stratégie de Google autour de Gemini, qui cherche à dépasser le simple chatbot pour devenir un assistant capable d'agir, et non plus seulement de répondre. Si Google propose déjà un "Agent Mode" dans Gemini, Remy serait selon les sources une version nettement plus avancée, intégrant un apprentissage des préférences utilisateur et une gestion de tâches multi-étapes. Cette orientation vers les agents autonomes soulève toutefois des questions de contrôle et de vie privée que Google semble anticiper : le Privacy Hub de Gemini permet déjà aux utilisateurs de consulter et supprimer l'historique d'activité, de gérer les données de personnalisation et de révoquer l'accès aux applications connectées. Les chercheurs de Google Research ont par ailleurs formalisé des principes pour les agents IA, insistant sur des pouvoirs strictement limités, des actions observables et l'application du principe de moindre privilège. La course aux agents autonomes s'est accélérée ces derniers mois dans l'ensemble du secteur. OpenAI a attiré l'attention début 2025 avec OpenClaw, un agent capable de répondre à des messages et de mener des recherches de façon autonome, dont le créateur a été recruté par Sam Altman en février. Le PDG de Google DeepMind, Demis Hassabis, a lui-même évoqué l'ambition de construire un "assistant numérique" de référence, sans préciser le calendrier. Remy s'inscrit dans cette dynamique où les grandes plateformes IA cherchent à passer du stade de l'assistant conversationnel à celui d'un véritable mandataire numérique. Les détails techniques restent flous: l'architecture de Remy, le modèle sous-jacent et le degré d'autonomie réel, notamment la question de savoir s'il peut agir sans confirmation explicite de l'utilisateur, n'ont pas été divulgués.

UELe déploiement futur de Remy serait soumis à l'AI Act européen, notamment aux exigences de transparence et de contrôle utilisateur imposées aux agents autonomes, que Google semble anticiper via son Privacy Hub.

OutilsOutil
1 source
OpenAI déploie GPT-5.5 Instant : moins d’erreurs, plus de puissance
111Le Big Data 

OpenAI déploie GPT-5.5 Instant : moins d’erreurs, plus de puissance

OpenAI a lancé GPT-5.5 Instant le 5 mai 2026, un nouveau modèle qui remplace progressivement GPT-5.3 Instant sur l'ensemble des offres ChatGPT. Le déploiement, annoncé par Sam Altman sur X, devrait être finalisé en deux jours. La mise à jour apporte trois améliorations majeures : une réduction de 52,5 % des hallucinations sur des sujets sensibles comme la médecine et le droit, des scores en hausse sur des questions scientifiques de niveau avancé ainsi qu'en mathématiques, et des réponses jusqu'à 30 % plus courtes. Le ton devient également plus naturel et plus chaleureux, selon la communication officielle d'OpenAI. Ces changements ont des conséquences concrètes pour les millions d'utilisateurs qui s'appuient quotidiennement sur ChatGPT dans des contextes professionnels ou académiques. La baisse des hallucinations est particulièrement significative dans des domaines où une réponse erronée peut avoir des conséquences réelles : un médecin qui vérifie un protocole, un juriste qui cherche une référence, un étudiant qui prépare un exposé. La concision accrue réduit le temps de lecture et améliore l'efficacité des échanges, une demande explicite de nombreux utilisateurs que l'entreprise dit avoir entendue. La personnalisation renforcée, qui exploite plus intelligemment les conversations passées, les fichiers et les données connectées, rapproche le modèle d'un assistant véritablement adaptatif plutôt que d'un outil générique. OpenAI évolue dans un contexte de concurrence intense, face à Google Gemini, Anthropic Claude et les modèles open source qui gagnent rapidement en maturité. La course ne porte plus seulement sur la puissance brute des modèles, mais aussi sur leur fiabilité et leur utilisabilité au quotidien, deux dimensions où les critiques contre ChatGPT s'étaient accumulées ces derniers mois. Sur la question de la mémoire et de la vie privée, OpenAI a ajouté une fonctionnalité permettant aux utilisateurs de consulter, modifier ou supprimer les informations utilisées pour personnaliser les réponses, une concession notable aux préoccupations croissantes autour de la confidentialité des données. Les performances annoncées restent à confirmer dans des usages réels prolongés, loin des benchmarks contrôlés, mais la direction prise par GPT-5.5 Instant témoigne d'un repositionnement stratégique clair : moins de puissance spectaculaire sur le papier, plus de crédibilité et de praticité dans l'usage réel.

UELes professionnels européens des secteurs médical et juridique utilisant ChatGPT bénéficieront de la réduction annoncée des hallucinations, sans impact réglementaire ou institutionnel spécifique pour la France ou l'UE.

OpenAI transforme sa soirée GPT-5.5 complète en un mois d'accès gratuit à Codex pour 8 000 développeurs
112VentureBeat AI 

OpenAI transforme sa soirée GPT-5.5 complète en un mois d'accès gratuit à Codex pour 8 000 développeurs

OpenAI a envoyé lundi un email surprise à plus de 8 000 développeurs ayant postulé pour sa soirée privée baptisée « GPT-5.5 on 5/5 », organisée le 5 mai à San Francisco de 17h55 à 20h55 heure du Pacifique. Incapable d'accueillir tout le monde dans ses locaux, l'entreprise a compensé en multipliant par dix les limites d'utilisation quotidiennes de Codex, son agent de programmation propulsé par IA, sur les comptes ChatGPT personnels des candidats, qu'ils aient été acceptés, mis sur liste d'attente ou refusés. Ce cadeau reste actif jusqu'au 5 juin. Sam Altman avait annoncé la surprise sur X quelques minutes avant l'envoi des emails, récoltant plus de 521 000 vues en quelques heures. La soirée elle-même, tenue dans un lieu gardé secret jusqu'à la confirmation des invitations, ne comportait aucune annonce produit : juste de la nourriture, des boissons, des goodies et une discussion informelle avec l'équipe derrière GPT-5.5. Pour les développeurs, l'impact est concret et immédiat. Codex fonctionne sous des plafonds d'utilisation journaliers variables selon l'abonnement, et un multiplicateur de dix donne accès à un volume d'usage bien plus large pour prototyper, déboguer et livrer du code. GPT-5.5, le modèle qui alimente Codex, affiche selon OpenAI une latence par token comparable à GPT-4, mais à un niveau d'intelligence supérieur et avec significativement moins de tokens par tâche. Sur 31 jours, cette fenêtre d'accès élargi vise à transformer l'essai en habitude profonde : l'idée est que les développeurs qui travailleront pendant un mois entier avec Codex à plein régime hésiteront à revenir en arrière, et qu'une partie d'entre eux souscrira à un abonnement payant pour maintenir ce flux de travail après le 5 juin. Une question reste ouverte : ce bonus se cumule-t-il avec le multiplicateur x20 inclus dans l'abonnement Pro à 200 dollars par mois ? Selon un utilisateur ayant contacté le support OpenAI, la réponse serait non, le système applique la limite la plus haute, sans addition. Cette opération s'inscrit dans une stratégie d'expansion agressive d'OpenAI sur le marché des outils de développement, où GitHub Copilot, Cursor et d'autres concurrents se disputent l'adoption quotidienne des ingénieurs. En inondant des milliers de développeurs d'un accès premium durant une période clé, OpenAI subventionne une adoption intensive plutôt que de laisser Codex se découvrir progressivement. La soirée du 5 mai comportait elle-même un élément de mise en scène produit : Altman a révélé que GPT-5.5 avait lui-même planifié l'événement, proposant la date, suggérant que les toasts soient portés par des humains et recommandant l'installation d'une boîte à suggestions pour le prochain modèle, ce qu'Altman a qualifié de « comportement émergent étrange ». Codex a également géré la sélection des invités, boucle logique dans une soirée conçue autant comme démonstration que comme célébration.

OutilsOutil
1 source
La menace "Troisième Guerre Mondiale" de Musk lors du procès Twitter ressurgit au procès OpenAI
113Ars Technica AI 

La menace "Troisième Guerre Mondiale" de Musk lors du procès Twitter ressurgit au procès OpenAI

Deux jours avant l'ouverture de son procès contre OpenAI, Elon Musk a contacté le président de l'organisation, Greg Brockman, pour "sonder l'intérêt" d'un règlement à l'amiable. L'information est révélée dans un document judiciaire déposé par OpenAI le dimanche précédant le début du procès. Brockman a répondu rapidement en proposant que les deux parties abandonnent mutuellement leurs accusations. Musk a refusé, puis la conversation a pris une tournure suffisamment menaçante pour que le tribunal envisage d'autoriser Brockman à témoigner sur cet échange. Dans ses messages, Musk a écrit : "D'ici la fin de la semaine, vous serez, toi et Sam, les hommes les plus haïs d'Amérique. Si tu insistes, qu'il en soit ainsi." Cette menace pourrait se retourner contre Musk devant le tribunal, car elle est présentée par OpenAI comme une preuve révélant les véritables motivations derrière sa poursuite judiciaire. En d'autres termes, ses adversaires cherchent à démontrer que le procès n'est pas motivé par une sincère préoccupation pour la mission d'intérêt public d'OpenAI, mais par une volonté de nuire personnellement à Sam Altman et aux dirigeants de l'entreprise. Si le tribunal accepte ce témoignage, cela pourrait fragiliser considérablement la crédibilité de Musk en tant que plaignant. L'affaire remonte à la transformation progressive d'OpenAI, fondée comme organisation à but non lucratif avec pour mission de développer une intelligence artificielle au bénéfice de l'humanité. Musk, l'un des cofondateurs et premiers financeurs de l'organisation, affirme que sous la direction de Sam Altman, OpenAI a trahi cette mission en pivotant vers une structure commerciale lucrative. Musk avait lui-même quitté le conseil d'administration en 2018. Depuis, il a lancé son propre laboratoire d'IA, xAI, ce qui alimente les soupçons d'un conflit d'intérêts sous-jacent à la poursuite judiciaire.

BusinessActu
1 source
Interdiction de Doom, meme coins et 7 autres faits marquants du procès Musk contre OpenAI
114The Information AI 

Interdiction de Doom, meme coins et 7 autres faits marquants du procès Musk contre OpenAI

Le procès opposant Elon Musk à OpenAI a tenu toutes ses promesses lors de sa première semaine d'audiences au tribunal fédéral de San Francisco. Musk a témoigné sous un contre-interrogatoire musclé mené par l'avocat d'OpenAI, Bill Savitt, vétéran du barreau. Les échanges ont été tendus : Musk a accusé Savitt de vouloir le "piéger" avec ses questions, les comparant à des formulations rhétoriques manipulatrices, avant d'être rappelé à l'ordre par la juge Yvonne Gonzalez Rogers. Sam Altman et Greg Brockman, cofondateur d'OpenAI, ont suivi les débats depuis les tribunes du public, Brockman devant témoigner la semaine suivante. Dehors, des étudiants de Stanford et des journalistes faisaient la queue dès 5 heures du matin pour obtenir une place, certains se retrouvant finalement assis par terre dans une salle de débordement. L'un des moments les plus révélateurs de la semaine concerne les jurés eux-mêmes. Les neuf personnes appelées à trancher l'avenir d'OpenAI ne sont pas des initiés de la tech : parmi eux, un soignant, une infirmière, un peintre et un ancien responsable de programme chez Lockheed Martin. Fait saisissant, deux d'entre eux déclarent ne pas utiliser l'IA, deux la trouvent utile au travail, et deux autres estiment qu'elle leur fait perdre du temps car ils doivent systématiquement vérifier ses résultats. Cette composition illustre le fossé qui sépare encore l'industrie de l'intelligence artificielle du grand public. Sur le fond, Musk a appuyé une partie de son témoignage sur un article de The Information publié en 2022, révélant l'investissement de 10 milliards de dollars de Microsoft dans ChatGPT, qu'il a présenté comme la preuve d'un "bait and switch" orchestré par Altman. Ce procès s'inscrit dans une rupture profonde entre deux figures fondatrices de l'IA générative. Musk, cofondateur d'OpenAI en 2015, a quitté le conseil d'administration en 2018 avant de lancer sa propre entreprise, xAI, en 2023. Il reproche à OpenAI d'avoir trahi sa mission non-lucrative en se rapprochant de Microsoft et en orientant ses activités vers le profit. Pour trancher, la juge Gonzalez Rogers dirige les débats avec une fermeté remarquée, imposant notamment une trêve sur les réseaux sociaux aux trois protagonistes principaux, pourtant habitués des publications quotidiennes. La presse spécialisée américaine compare déjà l'atmosphère à celle d'un procès people, une comparaison qui en dit long sur la place qu'occupent désormais ces batailles juridiques dans la culture technologique américaine.

💬 Ce qui me frappe dans ce procès, c'est pas le show Musk (prévisible), c'est la composition du jury : une infirmière, un peintre, des gens qui trouvent l'IA chiante parce qu'ils doivent tout revérifier. Ce sont eux qui vont trancher l'avenir d'OpenAI, et franchement, c'est presque poétique. L'industrie jugée par ceux qu'elle n'a pas encore convaincus.

RégulationReglementation
1 source
[AINews] Des agents pour tout le reste : Codex pour le travail intellectuel, Claude pour la création
115Latent Space 

[AINews] Des agents pour tout le reste : Codex pour le travail intellectuel, Claude pour la création

OpenAI a déployé cette semaine une mise à jour majeure de Codex, repositionnant l'outil bien au-delà du code pour en faire un agent universel de travail sur ordinateur. Intitulée « Codex for Work », cette évolution introduit un navigateur réactif 42 % plus rapide, de nouvelles commandes comme /chronicle et /goal, une interface de planification inédite et un éditeur de fichiers intégré pour les formats Microsoft Office, avec des connexions directes aux suites Microsoft, Google et Salesforce. Sam Altman a personnellement amplifié le lancement sur X en invitant les utilisateurs à « essayer Codex pour les tâches non-coding ». Dans le même temps, Anthropic a lancé Claude Security, un outil de revue de code axé sur la détection de vulnérabilités, et a annoncé le support de logiciels créatifs majeurs : Blender, Autodesk, Adobe Creative Cloud, Ableton, Splice, Canva et Affinity. Sur le front des évaluations, le UK AI Security Institute a signalé que GPT-5.5 est devenu le deuxième modèle à compléter de bout en bout une simulation d'attaque informatique multi-étapes, avec un taux de réussite moyen de 71,4 % contre 68,6 % pour Claude Mythos Preview. Ces annonces marquent un tournant stratégique dans la compétition entre les deux leaders de l'IA générative. En transformant Codex en agent généraliste, OpenAI cherche à capturer un marché bien plus large que le développement logiciel : les travailleurs du savoir, analystes, juristes, marketeurs et consultants, qui passent leurs journées entre documents, présentations et feuilles de calcul. L'interface dynamique adoptée par Codex, qui laisse l'agent choisir lui-même l'expérience utilisateur selon la nature de la tâche plutôt qu'un simple bouton de bascule, illustre une ambition de « SuperApp » pleinement assumée. Du côté d'Anthropic, l'intégration aux outils créatifs professionnels ouvre Claude à un public radicalement différent : graphistes, musiciens, vidéastes. Quant aux résultats cyber de GPT-5.5, ils remettent en cause l'avantage qu'Anthropic était supposé détenir dans l'automatisation offensive, les performances du modèle continuant de progresser au-delà de 100 millions de tokens d'inférence sans signe de saturation visible. Ces évolutions s'inscrivent dans une dynamique que les observateurs du secteur nomment « la sortie de confinement des agents de coding » : les outils initialement conçus pour les développeurs commencent à coloniser l'ensemble du travail sur ordinateur. OpenAI productise désormais activement l'interface « agent computer-use », tandis qu'Anthropic mise sur la sécurité et la créativité pour différencier Claude. GPT-5.5 Pro envoie également un signal économique notable : selon Artificial Analysis, il améliore légèrement les scores sur le benchmark CritPt par rapport à GPT-5.4 Pro tout en réduisant les coûts d'environ 60 %, suggérant qu'OpenAI parie autant sur l'efficacité que sur la puissance brute. Les prochaines semaines diront si ces repositionnements trouvent un écho réel auprès des utilisateurs non-techniques que les deux entreprises cherchent désormais à conquérir.

UELes nouveaux outils d'OpenAI et Anthropic (Codex for Work, Claude Security, intégrations créatives) sont accessibles aux professionnels européens, mais les résultats du UK AI Security Institute sur les capacités offensives de GPT-5.5 interpellent les régulateurs de l'UE sur les implications de l'AI Act pour les modèles à double usage.

💬 OpenAI fait sortir Codex du code pour aller chercher les consultants et les juristes, et l'interface qui s'adapte toute seule à la tâche sans bascule manuelle, c'est là que le truc est sérieux. Claude dans Blender et Ableton, je l'attendais pas, mais ça a du sens comme différenciation. Et GPT-5.5 qui boucle des simulations d'attaque cyber à 71%, ça, ça va faire causer bien au-delà du secteur IA.

OutilsOutil
1 source
Les 7 plus grandes bourdes d'Elon Musk à la barre lors du procès contre OpenAI
116Ars Technica AI 

Les 7 plus grandes bourdes d'Elon Musk à la barre lors du procès contre OpenAI

Elon Musk a comparu pour la troisième journée consécutive jeudi au tribunal de San Francisco dans le cadre de son procès contre OpenAI, une audience de quatre semaines au cours de laquelle il cherche à bloquer la transformation de l'entreprise en société à but lucratif et son éventuelle introduction en Bourse. Musk affirme qu'OpenAI a trahi sa mission originelle à but non lucratif après avoir accepté 38 millions de dollars de dons, et accuse Sam Altman d'avoir toujours voulu transformer la structure en une entreprise valorisée à 800 milliards de dollars, au bénéfice d'un cercle restreint plutôt que de l'humanité. Sa stratégie judiciaire repose sur la disqualification morale d'Altman et de ses co-fondateurs, avec pour objectif ultime de le faire évincer de la direction. Mais cette troisième journée à la barre a été particulièrement désastreuse pour Musk. L'avocat d'OpenAI a obtenu plusieurs concessions importantes, parfois contre les objections de ses propres avocats. Des documents versés au dossier ont directement contredit son témoignage, le faisant paraître malhonnête à plusieurs reprises. Il a tenté de minimiser l'existence d'un historique de sécurité chez xAI, son propre laboratoire d'IA, avant d'être contraint de l'admettre, fragilisant sa posture de défenseur de la sécurité de l'IA. Plus embarrassant encore, il a affirmé ne jamais s'emporter, avant d'élever la voix face à l'avocat adverse quelques instants plus tard. Il a également reconnu ne pas savoir ce que sont les "safety cards", alors que xAI en publie. Ce procès s'inscrit dans une confrontation plus large entre deux visions de l'avenir de l'IA. Musk, cofondateur originel d'OpenAI qu'il a quitté en 2018, a depuis fondé xAI, concurrent direct. Les liens entre Musk et Donald Trump ont également été admis au dossier par le juge, malgré les objections de ses avocats, ce qui pourrait davantage nuire à sa crédibilité. Après plus de sept heures à la barre depuis le début du procès, sa capacité à renverser le cours de la procédure semble aujourd'hui compromise.

UEL'issue du procès pourrait influencer la structure et la gouvernance d'OpenAI, dont les services sont largement déployés en Europe, mais sans impact réglementaire direct sur la France ou l'UE à ce stade.

BusinessActu
1 source
Le problème des gobelins d'OpenAI : pourquoi il compte et comment libérer les vôtres
117VentureBeat AI 

Le problème des gobelins d'OpenAI : pourquoi il compte et comment libérer les vôtres

Le 27 avril 2026, un développeur utilisant le pseudonyme @arb8020 sur X a mis au jour un passage pour le moins étrange dans le dépôt GitHub open source de Codex, l'outil de codage d'OpenAI. Dans un fichier nommé models.json, une directive répétée quatre fois concernant GPT-5.5 ordonnait au modèle de ne jamais parler de "gobelins, gnomes, ratons laveurs, trolls, ogres, pigeons ou autres animaux ou créatures" sauf si le sujet était "absolument et sans ambiguïté pertinent" pour la requête de l'utilisateur. La publication est devenue virale en quelques heures sur Reddit et X, suscitant une vague de spéculations : des utilisateurs rapportaient que GPT-5.5 qualifiait spontanément les bugs techniques de "gremlins", ou que certains agents basés sur le modèle semblaient "obsédés par les gobelins", comme l'a illustré Barron Roth, Senior Project Manager chez Google, avec une capture d'écran de son agent OpenClaw. Sam Altman lui-même a rejoint la discussion, publiant avec humour une capture d'un prompt demandant de "lancer l'entraînement de GPT-6 avec des gobelins supplémentaires". Cette affaire dépasse le simple anecdote. Elle met en lumière les limites encore mal comprises du Reinforcement Learning from Human Feedback (RLHF), la technique centrale qui permet d'aligner les grands modèles de langage sur les préférences humaines. Comme l'ont noté des chercheurs sur Hacker News, il s'agit d'un "problème de l'éléphant rose" : interdire explicitement à un modèle de penser à quelque chose peut paradoxalement renforcer la saillance de ce concept dans son mécanisme d'attention. Pour une entreprise valorisée à plus de 300 milliards de dollars et dont les modèles sont utilisés par des millions de professionnels, voir une directive aussi surprenante s'infiltrer en production souligne à quel point le comportement émergent des LLMs reste difficile à contrôler, même avec des équipes de pointe. OpenAI a répondu dès le lendemain avec un billet de blog officiel intitulé "Where the goblins came from", apportant une explication technique. La cause n'est pas un bug classique, mais un effet de bord inattendu de la fonctionnalité de personnalisation introduite dans ChatGPT en juillet 2025. Contrairement à ce que l'on pourrait supposer, cette personnalisation (modes Professionnel, Amical, Efficace, Candide, etc.) n'est pas appliquée après l'entraînement du modèle, mais intégrée directement dans le pipeline d'entraînement de bout en bout des modèles GPT. C'est précisément cette intégration profonde qui a produit des comportements non anticipés, forçant l'équipe à ajouter des instructions correctives explicites dans le fichier de configuration. L'incident illustre un défi structurel pour tout le secteur : plus les modèles sont personnalisables et entraînés de manière holistique, plus les interactions entre objectifs distincts deviennent imprévisibles.

UELes développeurs et entreprises européens utilisant GPT-5.5 peuvent être exposés à des comportements émergents imprévus, mais l'impact reste indirect et mondial sans spécificité France/UE.

LLMsOpinion
1 source
Musk s'affronte à l'avocat d'OpenAI sur le détournement allégué de son organisation caritative
118The Information AI 

Musk s'affronte à l'avocat d'OpenAI sur le détournement allégué de son organisation caritative

Elon Musk a subi mercredi un contre-interrogatoire tendu face à Bill Savitt, l'avocat externe d'OpenAI, lors de ce que la presse américaine décrit déjà comme le procès emblématique de l'ère de l'intelligence artificielle. Savitt, rompu aux batailles judiciaires impliquant Musk, a cherché à dépeindre le milliardaire comme animé par du ressentiment personnel plutôt que par des griefs légitimes. Dans plusieurs passages embarrassants pour le patron de Tesla et xAI, l'avocat a relu à voix haute des emails écrits par Musk lui-même à l'époque de la fondation d'OpenAI, corrigeant publiquement ses souvenirs sur les événements fondateurs de l'organisation. Au coeur du litige se trouve l'accusation de Musk selon laquelle OpenAI aurait trahi ses engagements initiaux envers lui et manqué à ses obligations en tant qu'organisation à but non lucratif, en pivotant vers un modèle commercial dominé par Microsoft et des investisseurs privés. Savitt a tenté de démontrer que cette plainte repose davantage sur une rancune personnelle que sur un préjudice juridique réel, fragilisant ainsi la cohérence de la position de Musk devant le tribunal. Ce procès s'inscrit dans une guerre ouverte entre Musk et les cofondateurs d'OpenAI, Sam Altman en tête, que Musk accuse d'avoir détourné une mission de service public à des fins lucratives. Musk, qui a lui-même fondé xAI en 2023 pour concurrencer directement OpenAI, fait face à des soupçons de conflits d'intérêts. L'issue de ce procès pourrait influencer la gouvernance de l'ensemble du secteur de l'IA générative.

UECe procès pourrait faire jurisprudence sur les obligations de gouvernance des organisations IA à but non lucratif, un débat qui résonne avec les discussions européennes sur la responsabilité des acteurs de l'IA dans le cadre de l'AI Act.

RégulationReglementation
1 source
Elon Musk accuse OpenAI d'avoir trahi sa mission caritative lors d'un procès aux États-Unis
119Interesting Engineering 

Elon Musk accuse OpenAI d'avoir trahi sa mission caritative lors d'un procès aux États-Unis

Elon Musk a témoigné mardi devant un tribunal américain dans le cadre de son procès contre OpenAI, réclamant 150 milliards de dollars de dommages et intérêts ainsi que des changements structurels majeurs au sein de l'entreprise. Face aux jurés, le milliardaire a accusé OpenAI et ses dirigeants, le PDG Sam Altman et le président Greg Brockman, d'avoir trahi la mission caritative originelle de l'organisation. Musk affirme avoir été à l'origine du concept, du nom, du recrutement des fondateurs clés et du financement initial. "C'était spécifiquement conçu pour être une organisation caritative qui ne bénéficie à aucun individu", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il aurait pu bâtir une entreprise commerciale dès le départ mais avait volontairement choisi de ne pas le faire. Il a également demandé que Altman et Brockman soient écartés de leurs fonctions et qu'OpenAI revienne intégralement à un statut à but non lucratif. La transformation d'OpenAI soulève des enjeux qui dépassent largement le cadre d'une querelle entre fondateurs. Musk a averti les jurés que valider une telle dérive reviendrait à légitimer le détournement d'organisations caritatives à l'échelle nationale : "Si on accepte de piller une association, tout le fondement du don caritatif en Amérique sera détruit." L'affaire touche également à l'avenir de la gouvernance de l'IA à grande échelle, à un moment où OpenAI est devenue l'une des entreprises technologiques les plus influentes au monde, soutenue par un investissement de 10 milliards de dollars de Microsoft en 2023. La question de savoir si une organisation née pour l'intérêt public peut légitimement se muer en machine à profit intéresse bien au-delà du secteur technologique. La défense d'OpenAI a contre-attaqué vigoureusement. L'avocat William Savitt a affirmé que Musk lui-même avait poussé à la création d'une branche commerciale lors de la phase de croissance de l'entreprise, qu'il avait cherché à en prendre le contrôle, et que cette action en justice n'était qu'une réaction à un échec personnel : "Nous sommes ici parce que M. Musk n'a pas obtenu ce qu'il voulait." OpenAI a publié un communiqué accusant son ancien cofondateur d'agir par "jalousie et regret", rappelant qu'il avait lui-même approuvé en 2017 la nécessité d'une structure commerciale pour lever des fonds suffisants, et qu'il avait même proposé de fusionner OpenAI avec Tesla. L'entreprise précise que ses 38 millions de dollars de dons ont bien financé de la recherche, et qu'une fondation à but non lucratif continue de superviser sa mission dans les domaines de la santé, de la sécurité et des risques liés à l'IA. Musk doit poursuivre son témoignage mercredi, alors que le procès s'enfonce dans des questions fondamentales de gouvernance et d'orientation de l'intelligence artificielle.

UEL'issue du procès pourrait redéfinir la structure de gouvernance d'OpenAI et influencer indirectement sa conformité avec l'AI Act européen et ses obligations de transparence sur le marché de l'UE.

BusinessActu
1 source
Elon Musk déclare au jury qu'il veut simplement sauver l'humanité
120The Verge 

Elon Musk déclare au jury qu'il veut simplement sauver l'humanité

Elon Musk a témoigné à la barre lors de son procès très médiatisé contre Sam Altman, PDG d'OpenAI et ancien cofondateur de l'organisation aux côtés de Musk. Face au jury, le milliardaire a choisi de commencer par une longue présentation personnelle, remontant jusqu'à son enfance en Afrique du Sud, son arrivée au Canada pour ses études avec seulement 2 500 dollars en chèques de voyage et un sac de vêtements et de livres, puis son parcours entrepreneurial de Zip2 à PayPal, avant d'évoquer ses entreprises actuelles. Cette mise en scène de soi a occupé une part inhabituelle de son temps à la barre. Cette stratégie rhétorique n'est pas anodine : en se présentant comme un homme parti de rien, Musk cherche à convaincre le jury qu'il n'est pas motivé par l'appât du gain mais par une mission plus haute, celle de sauver l'humanité. L'enjeu du procès est considérable : Musk accuse Altman et OpenAI d'avoir trahi la mission originelle de l'organisation, fondée en 2015 comme entité à but non lucratif, en la transformant en une entreprise commerciale orientée vers le profit. Ce litige s'inscrit dans une rupture profonde entre deux figures centrales de la Silicon Valley. Musk, qui avait quitté le conseil d'administration d'OpenAI en 2018, a depuis fondé xAI et son propre modèle Grok, concurrent direct de ChatGPT. Le procès soulève des questions fondamentales sur la gouvernance des laboratoires d'IA et la tension entre mission publique et intérêts privés dans un secteur en pleine explosion.

RégulationReglementation
1 source
Elon Musk témoigne au procès contre OpenAI
121The Verge 

Elon Musk témoigne au procès contre OpenAI

Elon Musk a pris la barre des témoins dans le procès qu'il a intenté contre Sam Altman, PDG d'OpenAI, et Greg Brockman, président de la société. Les trois hommes faisaient partie de l'équipe fondatrice originale d'OpenAI, Musk ayant investi jusqu'à 38 millions de dollars dans les premières années. Les tensions sont nées de désaccords profonds sur la structure et la mission de l'organisation, notamment sur la question d'intégrer OpenAI à Tesla. Musk a finalement quitté l'organisation, avant de fonder xAI, son propre concurrent direct, aujourd'hui détenu par SpaceX. Ce procès est l'un des plus médiatisés de l'industrie technologique, mettant face à face deux des figures les plus influentes de l'intelligence artificielle. Musk a déposé pas moins de quatre poursuites distinctes contre OpenAI, signalant une guerre juridique qui pourrait peser sur la gouvernance future des entreprises d'IA. Au coeur du litige se trouvent des questions fondamentales : une organisation à but non lucratif peut-elle légitimement se muer en entreprise commerciale, et quelles obligations les fondateurs ont-ils envers leur mission initiale ? La relation entre Musk et Altman s'est dégradée progressivement après le départ de Musk du conseil d'administration d'OpenAI en 2018. Depuis lors, OpenAI a levé des milliards de dollars, notamment auprès de Microsoft, et a entamé une transformation vers un statut à but lucratif que Musk présente comme une trahison de la mission originelle. Parallèlement, xAI concurrence directement OpenAI sur le marché des grands modèles de langage, ce qui donne à ce procès une dimension à la fois personnelle, idéologique et commerciale.

UECe procès pourrait établir un précédent juridique sur la légitimité de la transformation d'une organisation à but non lucratif en entreprise commerciale, une question pertinente pour la gouvernance des structures d'IA opérant en Europe.

Un téléphone ChatGPT en 2028 ? OpenAI préparerait son smartphone : MediaTek et Qualcomm dans la boucle pour 2028
122Frandroid 

Un téléphone ChatGPT en 2028 ? OpenAI préparerait son smartphone : MediaTek et Qualcomm dans la boucle pour 2028

OpenAI travaillerait sur son propre smartphone, prévu pour 2028. C'est l'analyste Ming-Chi Kuo, réputé pour ses informations fiables sur l'industrie des semi-conducteurs et de l'électronique grand public, qui révèle que la société de Sam Altman aurait déjà engagé des discussions avec deux fabricants de puces : MediaTek et Qualcomm. Ces deux géants des processeurs mobiles seraient en compétition, ou en collaboration, pour équiper l'appareil. Un tel projet marquerait un tournant stratégique majeur pour OpenAI. Plutôt que de rester un simple fournisseur de logiciels intégrés aux appareils d'Apple, Google ou Samsung, l'entreprise chercherait à contrôler l'ensemble de la chaîne, du matériel au modèle. Un smartphone OpenAI permettrait d'optimiser profondément l'intégration de ChatGPT, d'offrir des expériences IA impossibles à reproduire sur des systèmes tiers, et surtout de ne plus dépendre des règles imposées par les plateformes concurrentes. Ce projet s'inscrit dans une vague plus large de convergence entre l'IA et le hardware. Humane avait tenté l'aventure avec son AI Pin, et la startup de Jony Ive cofondée avec OpenAI planche déjà sur un autre type d'appareil IA. La question reste entière : un smartphone OpenAI viendrait-il compléter ou concurrencer ce projet ? Avec une fenêtre de lancement à 2028, OpenAI dispose encore de deux ans pour affiner sa stratégie matérielle, dans un marché mobile dominé par iOS et Android depuis quinze ans.

Affaire Musk-OpenAI et résultats des géants tech au programme cette semaine
123The Information AI 

Affaire Musk-OpenAI et résultats des géants tech au programme cette semaine

Cette semaine s'annonce décisive pour la Silicon Valley : Elon Musk et Sam Altman se retrouvent devant un tribunal de Californie pour un procès portant sur les origines d'OpenAI. Le milliardaire conteste les fondements de l'organisation qu'il a lui-même cofondée, réclamant notamment des réparations liées à ce qu'il considère comme une trahison de la mission initiale à but non lucratif de la société. En parallèle, mercredi soir, quatre des plus grandes entreprises technologiques mondiales, Google, Meta Platforms, Microsoft et Amazon, publient simultanément leurs résultats financiers du premier trimestre 2025, quelques minutes d'intervalle seulement après la clôture des marchés. Apple suit le jeudi avec ses propres chiffres trimestriels. L'issue du procès Musk-Altman devrait avoir peu de conséquences directes sur OpenAI et sur son produit phare, ChatGPT. Les chances que Musk obtienne gain de cause sur l'ensemble de ses revendications restent faibles selon les observateurs juridiques, même si une victoire partielle n'est pas exclue. Ce qui est en jeu dépasse le simple différend personnel : le procès soulève des questions fondamentales sur la gouvernance des organisations d'IA, la transformation d'une structure à but non lucratif en entité commerciale valorisée à plusieurs centaines de milliards de dollars, et la responsabilité des fondateurs vis-à-vis de la mission originelle d'une entreprise. La publication quasi simultanée des résultats des quatre géants tech mercredi témoigne de la concentration extrême du pouvoir économique dans ce secteur. Google, Meta, Microsoft et Amazon représentent ensemble une part écrasante des investissements mondiaux dans l'IA, et leurs chiffres trimestriels seront scrutés pour mesurer le retour concret de ces dépenses colossales. Le procès Musk-OpenAI s'inscrit quant à lui dans une série de batailles juridiques et idéologiques autour du contrôle de l'intelligence artificielle générale, un enjeu que plusieurs acteurs, dont Musk avec sa propre société xAI, cherchent à orienter selon des visions radicalement différentes de l'avenir technologique.

UELes résultats financiers des géants tech et l'issue du procès Musk-OpenAI influenceront indirectement les stratégies d'investissement IA en Europe, sans impact direct sur les entreprises ou la réglementation française.

BusinessActu
1 source
Le peuple n'aspire pas à l'automatisation
124The Verge AI 

Le peuple n'aspire pas à l'automatisation

Un sondage NBC News publié en avril 2026 place l'intelligence artificielle parmi les technologies les moins appréciées des Américains, avec un taux de popularité inférieur à celui de l'agence ICE et à peine au-dessus du niveau d'approbation du Parti démocrate ou de la guerre en Iran. Ce résultat est d'autant plus frappant que près des deux tiers des sondés déclarent avoir utilisé ChatGPT ou Copilot au cours du dernier mois. Quinnipiac confirme la tendance : plus de la moitié des Américains estiment que l'IA fera plus de mal que de bien, plus de 80 % s'en disent inquiets, et seulement 35 % s'y montrent enthousiastes. Chez la génération Z, le rejet est encore plus marqué : selon Gallup, seuls 18 % se disent optimistes face à l'IA, contre 27 % l'année précédente, tandis que 31 % expriment de la colère, contre 22 % un an plus tôt. Le phénomène dépasse les sondages : des élus locaux favorables aux data centers ont été battus aux urnes, d'autres ont vu leur domicile visé par des tirs. Le PDG d'OpenAI Sam Altman a lui-même été la cible d'un cocktail Molotov lancé contre sa maison. Ce fossé entre l'enthousiasme de l'industrie technologique et le rejet croissant du grand public constitue une rupture politique et sociale inédite. Satya Nadella, PDG de Microsoft, a reconnu publiquement que le secteur doit encore « mériter la permission sociale de consommer de l'énergie en prouvant qu'il fait le bien dans le monde ». Cette permission n'a clairement pas été obtenue. La résistance s'exprime désormais dans les urnes, dans les rues et dans une montée de la violence que des responsables comme Nilay Patel, rédacteur en chef de The Verge et animateur du podcast Decoder, condamnent sans ambiguïté, tout en pointant la responsabilité des élites dans le sentiment d'impuissance qui l'alimente. Ce contexte prend racine dans ce que Patel appelle le « software brain » : une manière de penser le monde héritée du numérique, qui réduit tout à des algorithmes, des bases de données et des boucles logiques. Marc Andreessen en avait posé les bases dès 2011 dans son célèbre article du Wall Street Journal, « Why software is eating the world ». L'IA a depuis turbocompressé cette logique, creusant l'écart entre ceux qui conçoivent les systèmes et ceux qui les subissent. Le discours ambiant des dirigeants du secteur n'arrange rien : Dario Amodei, PDG d'Anthropic, affirme publiquement que l'IA supprimera l'ensemble des emplois d'entrée de gamme, alimentant une forme de nihilisme que ni les politiques ni les entreprises technologiques ne semblent encore prêts à affronter sérieusement.

UELes tendances de rejet croissant de l'IA documentées aux États-Unis trouvent des échos similaires en Europe, où l'AI Act reflète des préoccupations citoyennes comparables sur l'emploi et la concentration du pouvoir technologique.

SociétéOpinion
1 source
OpenAI travaille-t-il déjà sur GPT-5.5 ? Une fuite sème le doute
125Le Big Data 

OpenAI travaille-t-il déjà sur GPT-5.5 ? Une fuite sème le doute

Le 22 avril 2026, des utilisateurs de Codex, l'environnement de développement assisté d'OpenAI, ont brièvement aperçu dans un sélecteur de modèles interne des noms inconnus : GPT-5.5, oai-2.1, et plusieurs variantes expérimentales non annoncées. L'accès a disparu en quelques minutes, mais les captures d'écran avaient déjà circulé sur X et dans les forums de développeurs. La fuite s'est produite dans un contexte particulier : OpenAI menait simultanément un test élargi dans Codex, confirmé par Rohan Varma, ingénieur de l'entreprise, touchant environ 100 % des utilisateurs, tous abonnements confondus, gratuits et payants. Sam Altman, PDG d'OpenAI, n'a pas démenti les spéculations autour d'un lancement imminent. Interrogé par un utilisateur évoquant une sortie possible dès le jeudi suivant, il a répondu par un simple emoji, sans démentir ni confirmer. Au-delà de l'anecdote, les retours techniques des développeurs ayant eu accès au modèle pendant ce court intervalle sont frappants. Plusieurs signalent une résolution de bugs front-end en quelques minutes là où GPT-4o nécessitait plusieurs heures. D'autres notent une meilleure cohérence dans la génération de code HTML et Tailwind CSS. Si ces observations restent parcellaires et non vérifiables à grande échelle, elles alimentent l'idée qu'OpenAI prépare un saut qualitatif significatif, pas seulement une mise à jour incrémentale. Pour l'industrie du développement logiciel assisté par IA, un modèle nettement plus rapide et fiable sur les tâches de code changerait concrètement les flux de travail quotidiens de millions de développeurs. La mise à disposition sur tous les plans tarifaires, si elle se confirme, représenterait également un changement de stratégie commerciale notable par rapport à la segmentation actuelle. Cette fuite s'inscrit dans une séquence d'annonces très dense côté OpenAI : ChatGPT Images 2.0 venait tout juste d'être déployé, renforçant la génération d'images précises directement dans le chat. Le rythme de publication soutenu d'OpenAI répond à une pression concurrentielle extrême. Anthropic a simultanément modifié son offre Claude Code en limitant l'accès pour certains abonnés Pro, tandis que Google, Meta et Mistral multiplient eux aussi les sorties. Dans ce contexte de course aux annonces, la communication ambiguë d'Altman, entre silence et émoji, est devenue une méthode rodée pour entretenir l'attention sans s'engager officiellement. GPT-5.5 pourrait être un modèle intermédiaire entre GPT-5 et une future version majeure, ou simplement un nom de test interne jamais destiné au public. La réponse pourrait venir dans les jours suivants, si OpenAI tient le calendrier informel que son PDG semble avoir laissé entrevoir.

UELa cadence de sorties accélérée d'OpenAI accentue la pression concurrentielle sur les acteurs européens, en particulier Mistral, cité dans l'article comme rival direct dans la course aux annonces de modèles.

LLMsOpinion
1 source
126The Verge AI 

Le responsable de Sora chez OpenAI quitte l'entreprise

Bill Peebles, le responsable de l'équipe Sora chez OpenAI, a annoncé vendredi 11 avril 2026 son départ de l'entreprise. Cette décision intervient quelques semaines seulement après qu'OpenAI a mis en retrait son outil de génération vidéo Sora, relégué au second plan dans la feuille de route de la société. Dans un message publié sur X, Peebles a remercié Sam Altman, Mark Chen, Aditya Ramesh et Jakub Pachocki pour avoir soutenu un environnement de recherche permettant d'explorer des idées éloignées du cœur de métier de l'entreprise. Ce départ illustre un tournant stratégique majeur chez OpenAI, qui cherche désormais à éliminer les "side quests", c'est-à-dire les projets jugés périphériques. La société concentre ses ressources sur le développement d'outils de coding et sur les usages enterprise, considérés comme plus rentables et plus directement alignés avec ses objectifs commerciaux à court terme. Pour les équipes dédiées à la recherche fondamentale ou aux formats créatifs comme la vidéo, ce recentrage signifie moins de budget, moins de visibilité et, pour certains, une raison de partir. OpenAI avait lancé Sora début 2024 avec un impact médiatique considérable, promettant une révolution dans la génération vidéo par IA. Mais face à la concurrence de Runway, Kling ou Veo de Google, et sous la pression des investisseurs exigeant une rentabilité accélérée, la priorité a glissé vers des produits à retour sur investissement plus immédiat. Le départ de Peebles s'inscrit dans une série de changements internes qui signalent qu'OpenAI, valorisé à plus de 300 milliards de dollars, entre dans une phase d'industrialisation au détriment de l'exploration.

BusinessOpinion
1 source
127The Verge AI 

L'article sur l'IA n'a pas besoin d'illustrations générées par l'IA

Le New Yorker a publié un portrait de Sam Altman, PDG d'OpenAI, illustré par une image générée avec l'intelligence artificielle, signée de l'artiste David Szauder. L'illustration montre Altman entouré de visages flottants aux expressions diverses, certains à peine reconnaissables. La mention "Generated using A.I." figure en bas de page, dans une transparence qui n'est pas passée inaperçue dans le milieu de l'illustration professionnelle. Ce choix éditorial relance le débat sur l'utilisation de l'IA générative dans les médias de prestige. Pour les illustrateurs et artistes, voir une publication aussi établie que le New Yorker recourir à l'IA pour illustrer un article sur... le PDG d'OpenAI lui-même, représente une forme d'ironie doublée d'une menace concrète. Cela normalise le recours à ces outils dans des contextes où des artistes humains auraient traditionnellement été commissionnés, pesant directement sur leurs revenus et leur visibilité. David Szauder n'est pas un novice en la matière : il travaille depuis plus d'une décennie avec des processus d'art génératif et de collage vidéo, antérieurs aux outils commerciaux d'IA. Son profil brouille donc la frontière entre artiste établi et simple utilisateur d'IA. Ce cas illustre une tension croissante dans les rédactions : comment encadrer l'usage de l'IA dans la création visuelle, à qui en attribuer la paternité, et quand ce choix est-il justifié face à l'alternative humaine disponible ?

UELe recours à l'IA générative par des médias de prestige accentue la pression économique sur les illustrateurs européens et alimente le débat sur les droits d'auteur dans le cadre de l'AI Act.

💬 Illustrer un article sur Sam Altman avec de l'IA générative, c'est soit du second degré assumé, soit une erreur de jugement assez flagrante. Le vrai sujet, c'est que le New Yorker valide le geste, et quand une publication comme ça normalise le truc, les commandes perdues pour les illustrateurs ne sont plus une abstraction. Szauder a un vrai parcours d'artiste, d'accord, mais le signal envoyé, lui, est limpide.

ÉthiqueOpinion
1 source
128The Decoder 

OpenAI emboîte le pas à Anthropic en restreignant l'accès à son IA de cybersécurité avancée

OpenAI développe un nouveau modèle d'intelligence artificielle doté de capacités avancées en cybersécurité, dont l'accès sera limité à un cercle restreint d'entreprises sélectionnées. L'information, rapportée par Axios, indique que la société de Sam Altman suit ainsi la même approche que son concurrent Anthropic, qui avait déjà mis en place un accès contrôlé pour ses propres outils d'IA orientés sécurité informatique. Cette décision reflète une tension croissante dans le secteur : les modèles suffisamment puissants pour aider les équipes de sécurité défensive peuvent également servir à automatiser des attaques, rédiger des malwares ou identifier des vulnérabilités à grande échelle. En restreignant l'accès à un nombre limité d'acteurs vérifiés, OpenAI cherche à éviter que ces capacités ne tombent entre de mauvaises mains, tout en permettant à des partenaires de confiance, typiquement des entreprises de cybersécurité ou des institutions gouvernementales, d'en exploiter le potentiel légitime. Anthropic avait ouvert la voie avec une politique similaire autour de Claude pour les usages offensifs en sécurité, reconnaissant que certaines capacités nécessitent un encadrement strict plutôt qu'une mise sur le marché ouverte. Ce mouvement parallèle des deux principaux laboratoires d'IA américains suggère l'émergence d'une norme informelle de l'industrie : les outils d'IA à double usage dans la cybersécurité ne seront pas accessibles via les APIs publiques classiques, mais distribués selon un modèle d'accréditation. La question de qui décide des critères d'accès, et selon quelle transparence, reste entière.

UELes entreprises européennes de cybersécurité pourraient voir leur accès à ces outils conditionné par des critères d'accréditation définis unilatéralement par des laboratoires américains, sans cadre réglementaire européen pour encadrer cette distribution.

SécuritéOpinion
1 source
L’IA va vous rendre obsolète : OpenAI publie 13 pages de conseils pour éviter la crise
129Le Big Data 

L’IA va vous rendre obsolète : OpenAI publie 13 pages de conseils pour éviter la crise

OpenAI a publié le 8 avril 2026 un document de politique publique de 13 pages intitulé "Industrial Policy for the Intelligence Age: Ideas to Keep People First", dans lequel l'entreprise formule des recommandations concrètes pour réorganiser l'économie face à l'automatisation. Sam Altman y propose notamment la création d'un fonds public qui investirait dans l'économie de l'IA avant de redistribuer les gains directement aux citoyens, une révision profonde de la fiscalité pour taxer les profits issus de l'automatisation plutôt que le travail humain, et une expérimentation de la semaine de 32 heures sans réduction de salaire. L'entreprise compare l'ampleur de cette transition à la révolution industrielle et évoque l'émergence imminente de systèmes d'intelligence artificielle capables de surpasser l'humain dans de nombreux domaines. Ce document est inhabituel pour une entreprise technologique de cette envergure, car il revient à demander publiquement que son propre secteur soit davantage taxé. Pour les millions de travailleurs exposés à l'automatisation, les enjeux sont considérables : certains métiers sont appelés à disparaître sans que de nouveaux postes n'émergent en nombre suffisant pour compenser. La proposition de redistribution via un fonds public cherche à éviter une fracture économique dans laquelle les gains de productivité resteraient concentrés entre les mains d'un petit nombre d'acteurs. La semaine de 32 heures, conditionnée aux gains de productivité générés par les outils d'IA, représente une façon de partager ces gains avec les salariés sans rogner leurs revenus. OpenAI publie ce document dans un contexte particulier : l'entreprise est valorisée à plusieurs centaines de milliards de dollars et se prépare à une potentielle introduction en bourse, ce qui l'oblige à soigner son image auprès des régulateurs, des gouvernements et de l'opinion publique. Plusieurs dizaines de chercheurs d'OpenAI auraient contribué à la rédaction de ce texte. Des experts y voient une manœuvre de relations publiques destinée à rassurer avant une levée de fonds ou une cotation boursière, d'autant que les propositions restent très floues sur leur mise en oeuvre concrète : le fonctionnement du fonds public n'est pas détaillé, les modalités fiscales ne sont pas chiffrées, et OpenAI annonce surtout des bourses de recherche pour explorer ces pistes dans les prochains mois. La crédibilité du document dépendra donc de la capacité de l'entreprise, et des gouvernements qui pourraient s'en inspirer, à transformer ces intentions déclarées en politiques effectives avant que la vague d'automatisation ne prenne de vitesse les systèmes de protection sociale existants.

UELes propositions d'OpenAI sur la taxation de l'automatisation et la semaine de 32 heures pourraient alimenter les débats législatifs en France et au niveau européen sur le partage des gains de productivité liés à l'IA.

SociétéReglementation
1 source
Musk met à jour sa plainte contre OpenAI pour rediriger jusqu'à 150 milliards de dollars vers la fondation à but non lucratif
130The Decoder 

Musk met à jour sa plainte contre OpenAI pour rediriger jusqu'à 150 milliards de dollars vers la fondation à but non lucratif

Elon Musk a modifié sa plainte contre OpenAI afin de rediriger les éventuels dommages et intérêts, estimés à 150 milliards de dollars, vers la fondation caritative originelle de l'entreprise, plutôt que vers lui-même. Dans cette mise à jour de son recours judiciaire, le milliardaire affirme explicitement ne vouloir aucun bénéfice personnel issu du litige. OpenAI a répondu en qualifiant cette démarche de "campagne de harcèlement", rejetant toute bonne foi derrière ce geste. Ce repositionnement procédural est notable : en orientant les dommages potentiels vers la structure à but non lucratif, Musk tente de se présenter comme défenseur de la mission originelle d'OpenAI plutôt que comme adversaire cherchant un gain financier. Cela renforce son argument central selon lequel OpenAI a trahi sa vocation initiale en se transformant en entreprise commerciale au service de ses actionnaires, au détriment de l'intérêt public. La manœuvre complique aussi la stratégie de communication d'OpenAI, qui ne peut plus aussi facilement dépeindre Musk comme motivé par l'appât du gain. Musk est l'un des cofondateurs d'OpenAI, qu'il a quitté en 2018, avant de lancer sa propre société d'IA, xAI, concurrente directe. Il a déposé une première plainte contre OpenAI en 2024, reprochant à Sam Altman et à l'organisation d'avoir abandonné leur mission à but non lucratif au profit d'intérêts commerciaux, notamment après l'entrée de Microsoft au capital. Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de bataille pour le contrôle narratif et juridique de l'avenir de l'IA générale.

BusinessOpinion
1 source
L'impact de l'IA sur l'emploi et les centres de données dans l'espace
131MIT Technology Review 

L'impact de l'IA sur l'emploi et les centres de données dans l'espace

L'intelligence artificielle continue de redistribuer les cartes de l'économie mondiale, et les économistes qui minimisaient jusqu'ici ses effets sur l'emploi commencent à revoir leur position. Alex Imas, chercheur à l'Université de Chicago, avance qu'un seul indicateur pourrait réellement éclairer l'ampleur de la transformation à venir : l'élasticité-prix du travail face à l'automatisation. Il plaide pour ce qu'il appelle un "Projet Manhattan" de la collecte de données, afin de mesurer dans quelle mesure les entreprises substitueront effectivement des travailleurs humains à des systèmes d'IA selon l'évolution des coûts. Sans cette donnée, toute politique publique visant à amortir le choc risque de viser à l'aveugle. En parallèle, un rapport explosif du New Yorker révèle que Sam Altman aurait discrètement lobbié contre des réglementations sur l'IA qu'il soutenait publiquement, alimentant la méfiance d'une partie des cadres d'OpenAI envers leur propre PDG. La société fait également face à des doutes sur sa capacité à entrer en Bourse cette année, selon The Information. Ces bouleversements interviennent alors que l'industrie technologique explore des solutions infrastructurelles radicales pour soutenir la croissance de l'IA sans aggraver la crise environnementale terrestre. En janvier 2026, SpaceX d'Elon Musk a déposé une demande pour lancer jusqu'à un million de centres de données en orbite autour de la Terre. L'objectif affiché est de libérer pleinement le potentiel de l'IA tout en délocalisant hors de notre planète la consommation énergétique et thermique colossale que ces infrastructures impliquent. SpaceX n'est pas seule sur ce créneau : plusieurs autres entreprises technologiques explorent des solutions similaires d'informatique orbitale, même si les défis techniques restent considérables. Ce double mouvement, vers une IA plus puissante et vers une infrastructure toujours plus ambitieuse, se déploie dans un contexte géopolitique tendu. L'administration Trump a proposé des coupes massives dans le financement des agences scientifiques américaines, ce qui pourrait provoquer une fuite des cerveaux hors des États-Unis selon le New York Times. Pendant ce temps, OpenAI, Anthropic et Google ont formé une alliance inhabituelle pour contrer ce que Bloomberg décrit comme de la "distillation adversariale" par des acteurs chinois, c'est-à-dire l'extraction des capacités de leurs modèles par imitation. DeepSeek, de son côté, préparerait un nouveau modèle optimisé pour fonctionner sur des puces Huawei, attendu dans les prochaines semaines. Ces dynamiques dessinent un paysage où la course à l'IA se joue désormais autant sur le terrain économique et réglementaire que sur celui de la recherche pure.

UELes coupes budgétaires américaines dans les agences scientifiques pourraient provoquer une fuite des chercheurs vers l'Europe, tandis que l'alliance OpenAI-Anthropic-Google contre la distillation adversariale chinoise soulève des questions de souveraineté numérique pour les acteurs européens de l'IA.

SociétéActu
1 source
OpenAI achète TBPN : le géant de l’IA a maintenant son propre média
132Le Big Data 

OpenAI achète TBPN : le géant de l’IA a maintenant son propre média

OpenAI a annoncé le 2 avril 2026 l'acquisition de TBPN (Technology Business Programming Network), une émission de débats diffusée en direct trois heures par jour sur YouTube et X, cofondée par John Coogan et Jordi Hays. Le programme, qui génère selon le Wall Street Journal plus de 30 millions de dollars en 2026, passera désormais sous la direction de Chris Lehane, responsable de la stratégie politique d'OpenAI. Sam Altman, qui se dit fan de l'émission depuis longtemps, a promis que TBPN conserverait sa marque, son ton et son indépendance éditoriale, allant jusqu'à plaisanter sur le fait qu'il s'attend à y rester une cible régulière de critiques. Fidji Simo, autre cadre clé d'OpenAI, a précisé que les talents des fondateurs seraient mobilisés au-delà du plateau pour rendre l'IA plus accessible au grand public. Cette acquisition marque une rupture stratégique pour OpenAI, qui s'aventure pour la première fois dans le secteur des médias. TBPN n'est pas une émission ordinaire : elle s'est imposée dans la Silicon Valley comme une tribune de référence où des dirigeants tels que Mark Zuckerberg, Satya Nadella, Marc Benioff ou Sam Altman viennent débattre de technologie, de business, d'IA et de défense. Son audience, composée de fondateurs, d'investisseurs et de cadres dirigeants, est restreinte en nombre mais disproportionnellement influente dans la diffusion des idées qui structurent l'industrie. En s'en emparant, OpenAI acquiert un levier direct sur les conversations qui façonnent la perception de ses technologies au sommet de l'écosystème tech, un atout que ni les communiqués de presse ni les interviews classiques ne peuvent offrir. Ce rachat s'inscrit dans un contexte où OpenAI cherche à consolider son influence narrative à mesure que la concurrence s'intensifie et que les débats autour de l'IA se complexifient. L'entreprise possédait déjà son propre podcast, mais TBPN représente un changement d'échelle et de format : l'émission fonctionne en direct, avec des réactions à chaud et une forte capacité à produire des extraits viraux circulant bien au-delà de son audience initiale. La question qui plane reste celle de l'indépendance réelle d'un média appartenant à l'un des acteurs majeurs du secteur qu'il couvre, une tension que même Jordi Hays reconnaît, en soulignant que la volonté d'OpenAI de "faire les choses correctement" a pesé dans sa décision d'accepter l'offre. Les prochains mois diront si cette promesse d'autonomie éditoriale résiste à l'épreuve des faits.

BusinessOpinion
1 source
C’est confirmé : OpenAI met toute sa puissance sur une IA qui va changer le monde
133Le Big Data 

C’est confirmé : OpenAI met toute sa puissance sur une IA qui va changer le monde

OpenAI a décidé de mettre en pause, voire d'abandonner définitivement, le développement de Sora, son générateur de vidéos par IA, pour réorienter l'intégralité de ses ressources de calcul vers une nouvelle génération de modèles d'intelligence artificielle. L'annonce a été confirmée officiellement dans la documentation interne d'OpenAI début avril 2026. Sam Altman, PDG de l'entreprise, a déclaré publiquement : "Il se passe quelque chose de très important. Je ne m'attendais pas, il y a trois ou six mois, à être là où nous en sommes aujourd'hui." Ce pivot stratégique rappelle directement celui opéré lors du tournant vers GPT-3, quand OpenAI avait déjà sacrifié plusieurs projets prometteurs en robotique pour concentrer ses moyens sur un pari jugé plus structurant. Cette fois, l'enjeu est encore plus ambitieux : il s'agit de développer des agents autonomes capables d'exécuter des tâches complexes, de prendre des décisions et de s'intégrer dans des flux de travail à grande échelle. La décision révèle une réalité fondamentale du secteur : les ressources de calcul sont un goulot d'étranglement absolu. Poursuivre Sora en parallèle aurait mobilisé une part trop importante de cette infrastructure au détriment des projets jugés prioritaires. Pour les entreprises, les conséquences pourraient être considérables : Altman évoque l'émergence d'un écosystème entier de "chercheurs et entreprises spécialisées dans l'automatisation", construits autour de ces nouveaux agents. Ces systèmes ne se contenteraient plus d'assister les utilisateurs, mais automatiseraient des processus entiers, de la recherche à l'exécution opérationnelle. La frustration exprimée par certains développeurs sur les forums communautaires d'OpenAI illustre bien que Sora suscitait des attentes réelles, mais la logique de concentration l'a emporté sur celle de la diversification. Ce virage s'inscrit dans une dynamique plus large de course aux ressources qui structure désormais toute l'industrie de l'IA. Comme le résume Altman lui-même : "Tout repose sur le calcul." Les modèles les plus performants exigent des infrastructures massives, des centres de données spécialisés et des investissements colossaux, ce qui crée une guerre des ressources entre les grands acteurs. OpenAI, face à Microsoft, Google DeepMind et Anthropic, fait le choix de concentrer ses efforts plutôt que de les disperser, quitte à abandonner des projets pourtant aboutis. Les avancées internes des derniers mois ont visiblement été si rapides que même l'équipe dirigeante ne les anticipait pas, suggérant un saut qualitatif potentiellement significatif. Si les prochains modèles tiennent leurs promesses, on pourrait assister à un changement de paradigme dans la manière dont individus et organisations interagissent avec l'IA, non plus comme un outil d'assistance, mais comme un acteur autonome dans la chaîne de décision.

UELa réorientation vers les agents autonomes va intensifier la pression sur les entreprises européennes pour adapter leurs workflows et relance le débat sur la souveraineté numérique face à la concentration des ressources de calcul chez les géants américains.

BusinessOpinion
1 source
Le feuilleton sans fin d'OpenAI
134The Information AI 

Le feuilleton sans fin d'OpenAI

La direction d'OpenAI traverse une période de turbulences internes qui compromet sérieusement ses ambitions d'introduction en bourse. Selon un article publié dimanche par The Information, la directrice financière Sarah Friar nourrit des doutes sur la capacité d'OpenAI à s'introduire en bourse et à honorer ses engagements en matière d'infrastructure de serveurs pour l'IA. Le lendemain, The New Yorker a publié un long portrait du PDG Sam Altman qui ravive des interrogations persistantes sur sa fiabilité et son style de management. Ces deux publications surviennent à un moment critique, alors qu'OpenAI cherche à se transformer en entreprise à but lucratif et à lever des capitaux auprès d'investisseurs institutionnels. La coexistence de ces deux figures au sommet de l'entreprise pose un problème concret pour une éventuelle introduction en bourse : il paraît difficile pour Friar et Altman de se présenter ensemble devant des investisseurs avec crédibilité. Selon The Information, Altman aurait déjà écarté Friar de certaines réunions stratégiques importantes et l'aurait rétrogradée en lui faisant rapporter à l'un de ses subordonnés, une mise à l'écart qui fragilise sa position. Parallèlement, les révélations du New Yorker sur le comportement d'Altman pourraient nuire à la confiance des investisseurs envers l'ensemble de la gouvernance de l'entreprise. OpenAI est depuis ses origines une organisation marquée par des crises de gouvernance, dont le limogeage puis la réintégration spectaculaire d'Altman en novembre 2023. La transformation en cours vers un modèle commercial classique, accompagnée d'une valorisation qui dépasse les 300 milliards de dollars selon les dernières levées de fonds, amplifie les enjeux de chaque friction au sommet. Une IPO nécessite une équipe dirigeante stable et crédible, deux qualités que les événements récents remettent en question. L'issue la plus probable reste un remaniement de l'équipe de direction avant toute cotation en bourse, avec Friar comme candidate la plus exposée au départ.

UELes tensions de gouvernance chez OpenAI pourraient retarder son introduction en bourse et fragiliser ses engagements d'infrastructure, affectant indirectement les partenariats et déploiements européens planifiés.

BusinessOpinion
1 source
OpenAI CFO Questions 2026 IPO Readiness
135The Information AI 

OpenAI CFO Questions 2026 IPO Readiness

Sam Altman, PDG d'OpenAI, et Sarah Friar, directrice financière de l'entreprise, ne s'accordent pas sur le calendrier d'une éventuelle introduction en bourse, selon des informations rapportées par The Information. Altman souhaiterait une entrée en bourse dès le quatrième trimestre 2026, tandis que Friar aurait exprimé en privé des réserves sur la capacité d'OpenAI à être prête dans ce délai. Ce désaccord au sommet est révélateur des tensions internes que traverse la startup la plus valorisée du secteur de l'IA. Une introduction en bourse prématurée exposerait OpenAI à un niveau de transparence financière et réglementaire auquel l'entreprise n'est peut-être pas encore préparée, avec des exigences de reporting trimestriel et une pression accrue des marchés sur la rentabilité à court terme, un défi de taille pour une société qui brûle des milliards en infrastructure et en recherche. OpenAI a récemment levé 40 milliards de dollars en mars 2026 lors d'un tour de table mené par SoftBank, portant sa valorisation à 300 milliards de dollars. Cette levée massive, combinée à la restructuration de l'entreprise en société à but lucratif, semblait préparer le terrain pour une éventuelle entrée en bourse. Mais les frictions entre Altman et Friar suggèrent que la transition vers les marchés publics est plus complexe que prévu, notamment dans un contexte de concurrence intense avec Google, Anthropic et Meta sur le marché de l'IA générative.

BusinessActu
1 source
« L’humanité va se scinder en deux » : interview choc et confessions explosives d’OpenAI
136Le Big Data 

« L’humanité va se scinder en deux » : interview choc et confessions explosives d’OpenAI

Sam Altman a accordé une interview rare et sans filtre à la journaliste Laurie Segall pour son podcast "Mostly Human", dans laquelle le PDG d'OpenAI a tenu des propos d'une franchise inhabituelle sur l'avenir de l'intelligence artificielle et les choix stratégiques qui façonnent son entreprise. Au coeur de ces révélations : l'abandon de Sora, le générateur de vidéos ultra-réalistes d'OpenAI, présenté comme une décision "très difficile" prise à la dernière minute alors qu'un partenariat d'un milliard de dollars avec Disney était déjà engagé. Altman a personnellement appelé Josh D'Amaro, dirigeant chez Disney, pour annuler l'accord. Parallèlement, son directeur des opérations Brad Lightcap a révélé que GPT-5.4, âgé de quelques jours à peine, affichait déjà un rythme de revenus d'un milliard de dollars annualisé, traitant cinq billions de tokens par jour, avec des cycles de développement qui s'accélèrent à une vitesse stupéfiante. L'abandon de Sora répond à deux logiques qui se renforcent mutuellement. La première est éthique : Altman craignait de concevoir des mécanismes de récompense générant une dépendance incontrôlable chez les utilisateurs, au moment même où la justice américaine condamnait Meta et Google à payer des centaines de millions de dollars pour avoir délibérément rendu des adolescents accros à leurs plateformes, dont une amende record de 375 millions de dollars pour Meta. La seconde est purement technique : maintenir Sora en vie aurait vampirisé les ressources de calcul nécessaires au développement de la prochaine génération d'IA. Dans une industrie où la puissance computationnelle est la ressource la plus rare et la plus stratégique, chaque serveur compte, et le sacrifice d'un produit à succès au profit de la recherche fondamentale traduit une vision de long terme assumée. Ces aveux s'inscrivent dans un contexte de pression intense sur les grandes plateformes technologiques. Les procès intentés contre Meta et Google à Los Angeles et au Nouveau-Mexique marquent un tournant dans la responsabilisation juridique des géants du numérique, comparés désormais à l'industrie du tabac pour leurs pratiques addictives. OpenAI, en pleine transformation de statut à but non lucratif vers une structure commerciale valorisée à plusieurs centaines de milliards de dollars, navigue entre ambition démiurgique et nécessité de se démarquer éthiquement de ses concurrents. Les déclarations d'Altman sur la "scission de l'humanité" et la fin du salariat de masse, aussi provocatrices soient-elles, signalent une entreprise qui ne cherche plus à minimiser l'ampleur de ce qu'elle construit, mais à en assumer pleinement la portée historique.

UELes déclarations d'Altman sur la fin du salariat de masse et la 'scission de l'humanité' alimentent directement le débat européen sur l'AI Act et les garde-fous sociaux à imposer aux systèmes d'IA générale.

SociétéOpinion
1 source
OpenAI s’offre la chaîne tech TBPN pour « accélérer la conversation autour de l’IA »
137Next INpact 

OpenAI s’offre la chaîne tech TBPN pour « accélérer la conversation autour de l’IA »

OpenAI a annoncé jeudi 2 avril l'acquisition de TBPN (Technology Business Programming Network), une chaîne tech américaine lancée fin 2024 par John Coogan, 29 ans, et Jordi Hays, 36 ans, deux entrepreneurs ayant eux-mêmes vendu plusieurs startups pour des montants à plusieurs chiffres. Le show diffuse chaque jour trois heures en direct de commentaires d'actualité et d'interviews de fondateurs de startups, avec un carnet d'adresses impressionnant : Satya Nadella, Mark Zuckerberg, Marc Benioff ou Sam Altman sont passés sur son plateau. Malgré des audiences relativement modestes (70 000 spectateurs par émission selon le Wall Street Journal), la chaîne est rentable, avec environ 5 millions de dollars de revenus publicitaires en 2025 et une projection dépassant 30 millions pour 2026. Ses annonceurs incluent Shopify, Google pour Gemini et CrowdStrike. En décembre 2025, elle avait déjà signé un partenariat avec la bourse de New York. L'acquisition a été annoncée par Fidji Simo, numéro deux d'OpenAI, qui a salué ce que TBPN a "construit de vraiment spécial". Pour OpenAI, ce rachat représente un levier d'influence direct sur la conversation tech aux États-Unis, là où se forment les opinions des investisseurs, fondateurs et décideurs. TBPN n'est pas un média grand public : The Free Press la qualifiait en septembre 2025 de show le plus influent de la Silicon Valley. Racheter une audience aussi ciblée permet à OpenAI de ne plus seulement subir la couverture médiatique, mais de participer activement au récit de l'IA en touchant précisément les professionnels qui financent, construisent et régulent le secteur. C'est une stratégie de soft power industriel, pas de communication grand public. Ce mouvement s'inscrit dans une dynamique plus large où les grandes entreprises tech cherchent à contrôler ou influencer directement les canaux d'information qui les concernent. OpenAI, dont la mission officielle est le bénéfice de l'humanité via une IA générale, se retrouve régulièrement sous pression médiatique et réglementaire de part et d'autre de l'Atlantique. Posséder une plateforme résolument pro-business, connectée au réseau Peter Thiel et célébrée par la Silicon Valley, lui offre une tribune naturelle pour cadrer le débat autour de l'IA selon ses propres termes. La question qui reste ouverte est celle de l'indépendance éditoriale de TBPN : Coogan et Hays ont construit leur audience précisément sur une image d'authenticité et de franchise. Comment concilier cette posture avec le statut de propriété d'OpenAI reste à voir, alors que les prochains sujets brûlants du secteur, réglementation, AGI, emploi, concernent directement leur nouvel actionnaire.

UELe contrôle par un acteur dominant de l'IA d'un canal d'influence auprès des investisseurs et décideurs tech renforce un déséquilibre narratif déjà défavorable aux acteurs et régulateurs européens du secteur.

BusinessOpinion
1 source
OpenAI veut se « recentrer », mais s’offre le podcast préféré de la Silicon Valley
13801net 

OpenAI veut se « recentrer », mais s’offre le podcast préféré de la Silicon Valley

OpenAI a annoncé le rachat du podcast "All-In", l'émission tech la plus écoutée de la Silicon Valley, dans un mouvement qui surprend au moment même où l'entreprise affiche des ambitions de recentrage stratégique. Cette acquisition intervient après une série de revers coûteux : l'arrêt de Sora, son générateur vidéo phare, l'échec d'un partenariat avec Disney, et près d'un milliard de dollars de pertes enregistrées sur des projets abandonnés en 2025. Cette décision illustre une tension croissante au sein d'OpenAI entre la rhétorique de la rigueur et une réalité d'expansion tous azimuts. Posséder le media de référence de l'élite tech américaine offre à Sam Altman un levier d'influence considérable sur les narratives qui façonnent l'industrie, les investisseurs et les régulateurs. Pour les utilisateurs et les concurrents, cela signale qu'OpenAI joue désormais sur le terrain de la communication autant que sur celui de la recherche. Ce rachat s'inscrit dans une période charnière pour OpenAI, qui doit à la fois justifier sa valorisation de plusieurs centaines de milliards de dollars, résister à la montée en puissance de Gemini et de Claude, et gérer les critiques sur sa transformation en entité à but lucratif. Acquérir une voix influente dans l'écosystème tech pourrait être une manière de consolider son image au moment où son leadership est le plus contesté.

OpenAI rachète TBPN
139OpenAI Blog 

OpenAI rachète TBPN

OpenAI a annoncé l'acquisition de TBPN, un réseau médiatique indépendant axé sur les conversations autour de l'intelligence artificielle. L'opération vise à accélérer le dialogue mondial sur l'IA, en rassemblant constructeurs, entreprises et acteurs de la communauté tech sous une même plateforme éditoriale. Les termes financiers de la transaction n'ont pas été divulgués. Ce rachat marque une nouvelle étape dans la stratégie de communication d'OpenAI, qui cherche à contrôler davantage les récits entourant l'IA et à renforcer sa présence dans l'écosystème des médias spécialisés. En intégrant un média indépendant, la société de Sam Altman se dote d'un outil pour toucher directement les développeurs, les décideurs et le grand public tech, sans passer uniquement par la presse traditionnelle. Cette acquisition s'inscrit dans un contexte de concurrence intense entre les grands acteurs de l'IA, où la maîtrise de l'image publique et de l'influence devient un levier stratégique au même titre que la recherche. OpenAI, sous pression croissante de la part de régulateurs et d'une opinion publique partagée sur les risques de l'IA, mise sur une présence médiatique renforcée pour façonner les débats. La question de l'indépendance éditoriale de TBPN après ce rachat reste ouverte.

UEL'acquisition d'un média spécialisé IA par OpenAI renforce l'influence américaine sur les récits entourant l'IA, ce qui peut affecter indirectement le débat public européen sur la régulation et la perception des risques liés à l'IA.

World ID : la startup qui veut donner une identité humaine à chaque agent IA
140Le Big Data 

World ID : la startup qui veut donner une identité humaine à chaque agent IA

La startup World, cofondée par Sam Altman et connue pour avoir lancé la cryptomonnaie WorldCoin en 2023, a dévoilé une version bêta d'Agent Kit, un système conçu pour relier les agents IA à des identités humaines vérifiées. Le principe repose sur World ID, une identité numérique unique stockée sur smartphone et validée via un scan de l'iris effectué par des sphères physiques déployées dans le monde entier. À ce jour, environ 18 millions de personnes auraient complété ce processus à travers près de 1 000 orbes répartis sur plusieurs continents, avec environ 18 000 nouveaux inscrits récemment. Techniquement, Agent Kit s'appuie sur le protocole x402, développé en collaboration avec Cloudflare et Coinbase, et qui permet de vérifier les requêtes d'agents IA via des micropaiements ou des jetons d'identité avant d'accorder l'accès à un service. L'enjeu est considérable : l'explosion des agents IA autonomes permet désormais à n'importe qui de déployer des milliers de bots en parallèle en quelques clics, saturant les systèmes en ligne dans des scénarios proches des attaques Sybil. World propose une réponse concrète — plutôt que de bloquer tous les bots indistinctement, les sites web pourraient exiger un jeton World ID pour filtrer les accès et s'assurer qu'un agent représente bien une personne réelle et unique. Un agent pourrait ainsi réserver un restaurant, acheter des billets de spectacle ou accéder à des offres d'essai gratuit, à condition de prouver qu'il agit pour un humain identifié. Forums, sondages et plateformes sociales pourraient également s'appuyer sur ce mécanisme pour lutter contre la manipulation automatisée et les campagnes de spam à grande échelle. Le système soulève néanmoins des questions sérieuses. La collecte biométrique reste son talon d'Achille : un scan d'iris est irréversible, et contrairement à un mot de passe, il ne peut pas être réinitialisé en cas de fuite ou de piratage. World affirme que les données sont chiffrées et stockées localement sur l'appareil, mais la promesse ne suffit pas à dissiper les inquiétudes sur la vie privée, d'autant que le projet a déjà essuyé des critiques réglementaires dans plusieurs pays dès le lancement de WorldCoin. Sur le plan de l'adoption, le défi reste entier : convaincre des centaines de millions d'utilisateurs de scanner leur iris en l'absence d'une application grand public vraiment incontournable constitue un obstacle majeur. Enfin, le protocole x402 peut ralentir les attaques massives en les rendant coûteuses, mais un acteur malveillant bien financé peut tout à fait payer pour les contourner — ce qui signifie que World ID ne résout pas le problème à lui seul, mais en augmente seulement le prix d'entrée.

UELe RGPD encadre strictement la collecte de données biométriques et plusieurs pays européens ont déjà suspendu WorldCoin — l'expansion d'Agent Kit en Europe se heurtera aux mêmes obstacles réglementaires.

InfrastructureOpinion
1 source
OpenAI met en pause pour une durée indéterminée la sortie de sa version adulte de ChatGPT
141Next INpact 

OpenAI met en pause pour une durée indéterminée la sortie de sa version adulte de ChatGPT

OpenAI a annoncé la suspension « pour une durée indéterminée » de son projet de version pornographique de ChatGPT, quelques jours seulement après un premier report annoncé début mars 2026. Le Financial Times révèle que la décision intervient dans un contexte de pression intense, tant en interne que de la part des investisseurs. Sam Altman avait pourtant défendu publiquement ce projet en octobre dernier, promettant de « traiter les utilisateurs adultes comme des adultes » via un mode explicite accessible après vérification de l'âge — une approche similaire à celle adoptée par Elon Musk pour son IA Grok. L'entreprise justifie aujourd'hui cette mise en pause par la nécessité de mener d'abord « des recherches à long terme » sur les effets des conversations à caractère sexuel explicite et sur l'attachement affectif aux chatbots, faute de « preuve empirique » disponible sur ces questions. L'abandon du projet illustre les multiples fronts sur lesquels OpenAI se retrouvait exposée. En interne, un comité d'experts avait été constitué le jour même où Altman avait exprimé sa volonté de lancer ce mode adulte — et s'y était unanimement opposé, rejoint par des salariés critiques. Côté investisseurs, les inquiétudes portaient à la fois sur les risques juridiques et réputationnels du projet, et sur son faible potentiel de croissance commerciale. Sur le plan technique, OpenAI peinait à fiabiliser son outil de vérification de l'âge : selon les données disponibles, il classait encore récemment 12 % des mineurs comme des adultes, exposant l'entreprise à des risques sérieux de poursuites autour de l'accès de mineurs à du contenu explicite — une problématique déjà observée avec les deepfakes générés par Grok représentant des femmes, parfois mineures, dénudées sans leur consentement. Cette décision s'inscrit dans un repositionnement stratégique plus large d'OpenAI, sous pression concurrentielle croissante d'Anthropic. Une semaine plus tôt, le Wall Street Journal rapportait qu'OpenAI allait tailler dans ses projets secondaires pour se recentrer sur son cœur de métier. Fidji Simo, responsable des applications de l'entreprise, aurait exhorté ses équipes à ne pas « laisser passer cette occasion » à cause de « distractions », en ciblant explicitement l'amélioration de la productivité professionnelle — un terrain sur lequel Anthropic s'est imposé avec des outils comme Claude Code. La suspension du mode adulte, annoncée la même semaine que l'abandon de Sora 2, confirme que Sam Altman opère un recentrage sous contrainte : moins d'expérimentations grand public controversées, plus de focus sur les usages entreprise où se jouent désormais les parts de marché décisives.

UEL'abandon du mode adulte de ChatGPT illustre les enjeux de conformité que les plateformes IA devront anticiper en Europe, où l'AI Act impose des obligations strictes de vérification d'âge et de protection des mineurs pour les contenus explicites générés par IA.

BusinessOpinion
1 source
OpenAI suspend indéfiniment ses projets de contenu érotique dans ChatGPT
142The Information AI 

OpenAI suspend indéfiniment ses projets de contenu érotique dans ChatGPT

OpenAI a mis en suspens indéfiniment ses projets d'intégration de contenu érotique dans ChatGPT, selon un rapport du Financial Times publié fin mars 2026. Le PDG Sam Altman avait pourtant annoncé en octobre 2025, dans un post sur X, qu'un "adult mode" serait prochainement disponible dans le chatbot, présentant cette fonctionnalité comme une manière de "traiter les utilisateurs adultes comme des adultes". Aucune date de lancement n'est désormais prévue, et l'entreprise n'a pas communiqué sur les raisons précises de ce revirement. Cette décision illustre les tensions croissantes entre les ambitions commerciales d'OpenAI et les contraintes réglementaires et sociétales qui pèsent sur les grandes plateformes d'IA générative. Autoriser la génération de contenu sexuellement explicite aurait exposé l'entreprise à des risques juridiques significatifs, notamment en matière de protection des mineurs, de modération et de responsabilité légale selon les juridictions. Pour les concurrents du secteur, ce recul confirme que ce segment de marché reste un terrain miné malgré une demande réelle. Le projet s'inscrivait dans une stratégie plus large de monétisation et de différenciation de ChatGPT face à des plateformes alternatives moins contraintes. OpenAI traverse par ailleurs une période charnière, cherchant à transformer sa structure en entreprise à but lucratif tout en levant des fonds massifs — l'entreprise était valorisée à 300 milliards de dollars début 2026. Ce gel reflète la prudence croissante des investisseurs et partenaires face aux risques de réputation liés aux contenus sensibles.

UELe cadre réglementaire européen, notamment l'AI Act et les exigences strictes en matière de protection des mineurs, figure parmi les contraintes juridiques qui ont probablement pesé sur ce revirement d'OpenAI.

BusinessOpinion
1 source
Apple peut « distiller » le grand modèle Gemini de Google
143The Information AI 

Apple peut « distiller » le grand modèle Gemini de Google

Apple et Google ont conclu un accord de partenariat IA bien plus profond qu'il n'y paraissait. Au-delà du simple ajustement (fine-tuning) du modèle Gemini, Apple dispose d'un accès complet au modèle dans ses propres infrastructures de data centers. Cet accès permet à Apple de produire des modèles plus petits, optimisés pour des tâches spécifiques ou suffisamment légers pour tourner directement sur les appareils Apple — une technique appelée « distillation ». Cela change considérablement la donne pour Siri et les fonctionnalités IA promises depuis longtemps. En exécutant des modèles distillés localement, Apple gagne en vitesse de traitement et en confidentialité, deux avantages cruciaux pour sa clientèle. La dépendance aux serveurs distants diminue, ce qui réduit aussi les coûts d'infrastructure — un enjeu d'autant plus pressant que les capacités serveur sont actuellement en tension dans tout le secteur. En parallèle, OpenAI traverse sa propre restructuration : son PDG Sam Altman vient de réorganiser l'entreprise, lancé un nouveau modèle baptisé « Spud » et mis fin à l'application vidéo Sora — jugée trop gourmande en serveurs dans le cadre d'une stratégie de recentrage sur les produits prioritaires.

LLMsOpinion
1 source
OpenAI abandonne Sora : le pari de la raison face au gouffre financier de la vidéo
144ZDNET FR 

OpenAI abandonne Sora : le pari de la raison face au gouffre financier de la vidéo

OpenAI a abandonné Sora, son générateur de vidéos par IA, et rompu un contrat d'un milliard de dollars avec Disney. Cette décision marque un virage radical pour la firme de Sam Altman, qui choisit de renoncer à l'un de ses projets les plus médiatisés au profit d'une stratégie plus sobre. Le changement de cap intervient sous la double pression d'une introduction en Bourse imminente et d'une concurrence qui s'intensifie sur le marché de la vidéo générative. Plutôt que de continuer à brûler des ressources dans des productions grand public coûteuses, OpenAI mise désormais sur le B2B, jugé plus rentable et plus prévisible pour les investisseurs. Ce pivot illustre une tendance plus large dans le secteur : après l'euphorie des démos spectaculaires, les grandes entreprises d'IA se recentrent sur la viabilité économique à l'approche des marchés financiers.

BusinessOpinion
1 source
Le PDG d'OpenAI redistribue les responsabilités et prépare le modèle IA 'Spud
145The Information AI 

Le PDG d'OpenAI redistribue les responsabilités et prépare le modèle IA 'Spud

Sam Altman a délégué la supervision des équipes sécurité d'OpenAI pour se concentrer sur la levée de fonds et la construction de datacenters "à une échelle sans précédent". Parallèlement, il a annoncé la finalisation du développement initial de leur prochain grand modèle d'IA, nom de code Spud. OpenAI ferme également l'application mobile Sora, jugée trop gourmande en ressources dans un contexte de concurrence accrue avec Anthropic et Google.

LLMsActu
1 source
Pendant que certains licencient, OpenAI prévoit d’embaucher massivement
146Siècle Digital 

Pendant que certains licencient, OpenAI prévoit d’embaucher massivement

OpenAI prévoit de presque doubler ses effectifs d'ici fin 2026, selon le Financial Times, à rebours des vagues de licenciements observées chez des concurrents comme Microsoft. Cette stratégie de recrutement massif, portée par Sam Altman, reflète l'intensification de la compétition dans le secteur de l'IA.

BusinessActu
1 source
147Le Big Data 

Ce métier ne sert plus à rien selon OpenAI : « ils ont fait leur temps »

Le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a affirmé que le métier de développeur commence à perdre sa pertinence en raison des avancées en IA. Altman remercie les programmeurs pour leur travail minutieux au fil des ans mais souligne que l'ère du codage manuel est révolue. Les outils d'IA comme GPT-5.4 et Claude Code automatisent de plus en plus les tâches complexes de codage, créant un climat d'incertitude parmi les développeurs qui craignent pour leur emploi face à cette évolution technologique.

UELes développeurs en France et en Europe sont directement concernés par cette tendance qui redéfinit les compétences attendues sur le marché du travail tech.

BusinessOpinion
1 source
World lance un outil pour vérifier les humains derrière les agents d'achat IA
148TechCrunch AI 

World lance un outil pour vérifier les humains derrière les agents d'achat IA

World, la startup de Sam Altman, lance un outil de vérification destiné à confirmer qu'un humain réel se trouve derrière les agents IA qui effectuent des achats en ligne. Face à la montée du commerce agentique, l'entreprise cherche à étendre ses offres de vérification d'identité pour sécuriser les transactions automatisées.

UELe développement de standards de vérification d'identité pour agents IA pourrait influencer les futures réglementations européennes sur le commerce automatisé et l'identité numérique.

OutilsOutil
1 source
Version « adulte » de ChatGPT : des experts internes d’OpenAI unanimement opposés
149Next INpact 

Version « adulte » de ChatGPT : des experts internes d’OpenAI unanimement opposés

Sam Altman souhaite lancer un mode adulte de ChatGPT permettant des conversations érotiques après vérification d'âge, mais un comité d'experts internes — réunissant des chercheurs comme David Bickham, Tracy Dennis-Tiwary et Andrew Przybylski — s'y est unanimement opposé en janvier. Le comité avertit que ce contenu pourrait créer une dépendance affective malsaine et rester accessible aux mineurs, un expert citant des cas de suicides liés à des chatbots pour qualifier le risque de « coach au suicide séduisant ». OpenAI continue d'avancer sur le projet malgré ces oppositions, tout en reportant son lancement, et a licencié une cadre, Ryan Beiermeister, qui s'était publiquement prononcée contre la fonctionnalité.

UEL'AI Act et le DSA imposent à OpenAI des obligations strictes de protection des mineurs et de modération des contenus en Europe, rendant ce projet potentiellement non-conforme dès son lancement.

ÉthiqueActu
1 source
OpenAI avoue : l’IA est-en train de détruire le tissu même du capitalisme
150Le Big Data 

OpenAI avoue : l’IA est-en train de détruire le tissu même du capitalisme

Sam Altman, PDG d'OpenAI, reconnaît publiquement que l'IA détruit l'équilibre fondamental du capitalisme en rendant le travail humain de moins en moins compétitif face aux systèmes basés sur des GPU. Il admet qu'aucun consensus n'existe sur la façon de gérer ces conséquences, et dénonce l'utilisation de l'IA comme alibi par les entreprises pour justifier des licenciements motivés en réalité par des raisons économiques classiques. Altman évoque un futur d'abondance technologique, mais la question de qui en bénéficiera réellement reste entière.

UELe débat sur la destruction des équilibres économiques par l'IA résonne avec les discussions européennes sur la régulation du marché du travail et l'AI Act, sans impact concret immédiat sur la France ou l'UE.

ÉthiqueOpinion
1 source