Aller au contenu principal
La menace "Troisième Guerre Mondiale" de Musk lors du procès Twitter ressurgit au procès OpenAI
BusinessArs Technica AI1h

La menace "Troisième Guerre Mondiale" de Musk lors du procès Twitter ressurgit au procès OpenAI

Résumé IASource uniqueImpact UE
Source originale ↗·

Deux jours avant l'ouverture de son procès contre OpenAI, Elon Musk a contacté le président de l'organisation, Greg Brockman, pour "sonder l'intérêt" d'un règlement à l'amiable. L'information est révélée dans un document judiciaire déposé par OpenAI le dimanche précédant le début du procès. Brockman a répondu rapidement en proposant que les deux parties abandonnent mutuellement leurs accusations. Musk a refusé, puis la conversation a pris une tournure suffisamment menaçante pour que le tribunal envisage d'autoriser Brockman à témoigner sur cet échange. Dans ses messages, Musk a écrit : "D'ici la fin de la semaine, vous serez, toi et Sam, les hommes les plus haïs d'Amérique. Si tu insistes, qu'il en soit ainsi."

Cette menace pourrait se retourner contre Musk devant le tribunal, car elle est présentée par OpenAI comme une preuve révélant les véritables motivations derrière sa poursuite judiciaire. En d'autres termes, ses adversaires cherchent à démontrer que le procès n'est pas motivé par une sincère préoccupation pour la mission d'intérêt public d'OpenAI, mais par une volonté de nuire personnellement à Sam Altman et aux dirigeants de l'entreprise. Si le tribunal accepte ce témoignage, cela pourrait fragiliser considérablement la crédibilité de Musk en tant que plaignant.

L'affaire remonte à la transformation progressive d'OpenAI, fondée comme organisation à but non lucratif avec pour mission de développer une intelligence artificielle au bénéfice de l'humanité. Musk, l'un des cofondateurs et premiers financeurs de l'organisation, affirme que sous la direction de Sam Altman, OpenAI a trahi cette mission en pivotant vers une structure commerciale lucrative. Musk avait lui-même quitté le conseil d'administration en 2018. Depuis, il a lancé son propre laboratoire d'IA, xAI, ce qui alimente les soupçons d'un conflit d'intérêts sous-jacent à la poursuite judiciaire.

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Les 7 plus grandes bourdes d'Elon Musk à la barre lors du procès contre OpenAI
1Ars Technica AI 

Les 7 plus grandes bourdes d'Elon Musk à la barre lors du procès contre OpenAI

Elon Musk a comparu pour la troisième journée consécutive jeudi au tribunal de San Francisco dans le cadre de son procès contre OpenAI, une audience de quatre semaines au cours de laquelle il cherche à bloquer la transformation de l'entreprise en société à but lucratif et son éventuelle introduction en Bourse. Musk affirme qu'OpenAI a trahi sa mission originelle à but non lucratif après avoir accepté 38 millions de dollars de dons, et accuse Sam Altman d'avoir toujours voulu transformer la structure en une entreprise valorisée à 800 milliards de dollars, au bénéfice d'un cercle restreint plutôt que de l'humanité. Sa stratégie judiciaire repose sur la disqualification morale d'Altman et de ses co-fondateurs, avec pour objectif ultime de le faire évincer de la direction. Mais cette troisième journée à la barre a été particulièrement désastreuse pour Musk. L'avocat d'OpenAI a obtenu plusieurs concessions importantes, parfois contre les objections de ses propres avocats. Des documents versés au dossier ont directement contredit son témoignage, le faisant paraître malhonnête à plusieurs reprises. Il a tenté de minimiser l'existence d'un historique de sécurité chez xAI, son propre laboratoire d'IA, avant d'être contraint de l'admettre, fragilisant sa posture de défenseur de la sécurité de l'IA. Plus embarrassant encore, il a affirmé ne jamais s'emporter, avant d'élever la voix face à l'avocat adverse quelques instants plus tard. Il a également reconnu ne pas savoir ce que sont les "safety cards", alors que xAI en publie. Ce procès s'inscrit dans une confrontation plus large entre deux visions de l'avenir de l'IA. Musk, cofondateur originel d'OpenAI qu'il a quitté en 2018, a depuis fondé xAI, concurrent direct. Les liens entre Musk et Donald Trump ont également été admis au dossier par le juge, malgré les objections de ses avocats, ce qui pourrait davantage nuire à sa crédibilité. Après plus de sept heures à la barre depuis le début du procès, sa capacité à renverser le cours de la procédure semble aujourd'hui compromise.

UEL'issue du procès pourrait influencer la structure et la gouvernance d'OpenAI, dont les services sont largement déployés en Europe, mais sans impact réglementaire direct sur la France ou l'UE à ce stade.

BusinessActu
1 source
Elon Musk accuse OpenAI d'avoir trahi sa mission caritative lors d'un procès aux États-Unis
2Interesting Engineering 

Elon Musk accuse OpenAI d'avoir trahi sa mission caritative lors d'un procès aux États-Unis

Elon Musk a témoigné mardi devant un tribunal américain dans le cadre de son procès contre OpenAI, réclamant 150 milliards de dollars de dommages et intérêts ainsi que des changements structurels majeurs au sein de l'entreprise. Face aux jurés, le milliardaire a accusé OpenAI et ses dirigeants, le PDG Sam Altman et le président Greg Brockman, d'avoir trahi la mission caritative originelle de l'organisation. Musk affirme avoir été à l'origine du concept, du nom, du recrutement des fondateurs clés et du financement initial. "C'était spécifiquement conçu pour être une organisation caritative qui ne bénéficie à aucun individu", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il aurait pu bâtir une entreprise commerciale dès le départ mais avait volontairement choisi de ne pas le faire. Il a également demandé que Altman et Brockman soient écartés de leurs fonctions et qu'OpenAI revienne intégralement à un statut à but non lucratif. La transformation d'OpenAI soulève des enjeux qui dépassent largement le cadre d'une querelle entre fondateurs. Musk a averti les jurés que valider une telle dérive reviendrait à légitimer le détournement d'organisations caritatives à l'échelle nationale : "Si on accepte de piller une association, tout le fondement du don caritatif en Amérique sera détruit." L'affaire touche également à l'avenir de la gouvernance de l'IA à grande échelle, à un moment où OpenAI est devenue l'une des entreprises technologiques les plus influentes au monde, soutenue par un investissement de 10 milliards de dollars de Microsoft en 2023. La question de savoir si une organisation née pour l'intérêt public peut légitimement se muer en machine à profit intéresse bien au-delà du secteur technologique. La défense d'OpenAI a contre-attaqué vigoureusement. L'avocat William Savitt a affirmé que Musk lui-même avait poussé à la création d'une branche commerciale lors de la phase de croissance de l'entreprise, qu'il avait cherché à en prendre le contrôle, et que cette action en justice n'était qu'une réaction à un échec personnel : "Nous sommes ici parce que M. Musk n'a pas obtenu ce qu'il voulait." OpenAI a publié un communiqué accusant son ancien cofondateur d'agir par "jalousie et regret", rappelant qu'il avait lui-même approuvé en 2017 la nécessité d'une structure commerciale pour lever des fonds suffisants, et qu'il avait même proposé de fusionner OpenAI avec Tesla. L'entreprise précise que ses 38 millions de dollars de dons ont bien financé de la recherche, et qu'une fondation à but non lucratif continue de superviser sa mission dans les domaines de la santé, de la sécurité et des risques liés à l'IA. Musk doit poursuivre son témoignage mercredi, alors que le procès s'enfonce dans des questions fondamentales de gouvernance et d'orientation de l'intelligence artificielle.

UEL'issue du procès pourrait redéfinir la structure de gouvernance d'OpenAI et influencer indirectement sa conformité avec l'AI Act européen et ses obligations de transparence sur le marché de l'UE.

BusinessActu
1 source
OpenAI demande aux procureurs generaux d'enqueter sur Musk
3The Information AI 

OpenAI demande aux procureurs generaux d'enqueter sur Musk

Jason Kwon, directeur stratégique d'OpenAI, a adressé lundi une lettre aux procureurs généraux de Californie et du Delaware pour demander l'ouverture d'une enquête sur Elon Musk. Selon des documents consultés par The Information, OpenAI accuse le milliardaire de chercher activement à saboter sa transformation de structure à but non lucratif en entité commerciale, une conversion juridique actuellement soumise à l'approbation de ces deux États. Cette démarche marque une escalade significative dans le conflit entre Musk et l'organisation qu'il a cofondée en 2015 avant d'en partir en 2018. OpenAI soutient que les actions de Musk, notamment ses tentatives présumées de rallier des investisseurs concurrents et ses déclarations publiques répétées, constituent une interférence délibérée dans un processus réglementaire légalement encadré. Pour OpenAI, dont la valorisation dépasse désormais les 300 milliards de dollars, la conversion en société à but lucratif est indispensable pour lever les capitaux nécessaires à sa compétitivité face à Google et Meta. Musk, qui dirige xAI et son modèle Grok concurrent, mène depuis 2023 une bataille judiciaire et rhétorique contre OpenAI, l'accusant de trahir sa mission originelle d'intérêt public. En sollicitant les autorités étatiques plutôt que de se limiter au terrain judiciaire fédéral, OpenAI cherche à multiplier les fronts de pression légale contre son ancien cofondateur, dont l'influence politique -- notamment sa proximité avec l'administration Trump -- complique déjà le paysage réglementaire de l'intelligence artificielle américaine.

BusinessActu
1 source
Affaire Musk-OpenAI et résultats des géants tech au programme cette semaine
4The Information AI 

Affaire Musk-OpenAI et résultats des géants tech au programme cette semaine

Cette semaine s'annonce décisive pour la Silicon Valley : Elon Musk et Sam Altman se retrouvent devant un tribunal de Californie pour un procès portant sur les origines d'OpenAI. Le milliardaire conteste les fondements de l'organisation qu'il a lui-même cofondée, réclamant notamment des réparations liées à ce qu'il considère comme une trahison de la mission initiale à but non lucratif de la société. En parallèle, mercredi soir, quatre des plus grandes entreprises technologiques mondiales, Google, Meta Platforms, Microsoft et Amazon, publient simultanément leurs résultats financiers du premier trimestre 2025, quelques minutes d'intervalle seulement après la clôture des marchés. Apple suit le jeudi avec ses propres chiffres trimestriels. L'issue du procès Musk-Altman devrait avoir peu de conséquences directes sur OpenAI et sur son produit phare, ChatGPT. Les chances que Musk obtienne gain de cause sur l'ensemble de ses revendications restent faibles selon les observateurs juridiques, même si une victoire partielle n'est pas exclue. Ce qui est en jeu dépasse le simple différend personnel : le procès soulève des questions fondamentales sur la gouvernance des organisations d'IA, la transformation d'une structure à but non lucratif en entité commerciale valorisée à plusieurs centaines de milliards de dollars, et la responsabilité des fondateurs vis-à-vis de la mission originelle d'une entreprise. La publication quasi simultanée des résultats des quatre géants tech mercredi témoigne de la concentration extrême du pouvoir économique dans ce secteur. Google, Meta, Microsoft et Amazon représentent ensemble une part écrasante des investissements mondiaux dans l'IA, et leurs chiffres trimestriels seront scrutés pour mesurer le retour concret de ces dépenses colossales. Le procès Musk-OpenAI s'inscrit quant à lui dans une série de batailles juridiques et idéologiques autour du contrôle de l'intelligence artificielle générale, un enjeu que plusieurs acteurs, dont Musk avec sa propre société xAI, cherchent à orienter selon des visions radicalement différentes de l'avenir technologique.

UELes résultats financiers des géants tech et l'issue du procès Musk-OpenAI influenceront indirectement les stratégies d'investissement IA en Europe, sans impact direct sur les entreprises ou la réglementation française.

BusinessActu
1 source