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Dossier Sam Altman — page 2

159 articles · page 2 sur 4

Sam Altman, PDG d'OpenAI : décisions produit, conflit Musk vs Altman, polémiques internes, vision long terme et notes stratégiques.

☕️ L’administration Trump envisage d’entrer au capital des géants de l’IA
51Next INpact BusinessOpinion

☕️ L’administration Trump envisage d’entrer au capital des géants de l’IA

L'administration Trump envisage de prendre des participations au capital des principaux laboratoires d'intelligence artificielle américains, selon des informations rapportées par le Wall Street Journal. Interrogé à bord d'Air Force One, Donald Trump a exprimé un intérêt direct pour l'idée, évoquant la possibilité de « créer un partenariat avec le public américain » et de rendre les citoyens « partenaires » des entreprises du secteur. Le mécanisme envisagé consisterait à redistribuer les gains futurs via un fonds souverain ou un dispositif similaire. Le 2 juin, Trump a par ailleurs signé un décret présidentiel, jugé en demi-teinte par les observateurs, instaurant un processus d'évaluation volontaire pour les modèles d'IA avancés, auquel OpenAI a confirmé sa participation. L'enjeu est considérable à mesure qu'OpenAI et Anthropic se rapprochent d'introductions en bourse potentiellement records. Une prise de participation publique permettrait à l'État fédéral de capter une fraction des valorisations futures, dans un secteur où les montants en jeu se chiffrent en centaines de milliards de dollars. Sur le plan politique, le projet répond aussi à une défiance croissante de la population américaine envers l'IA : 71 % des Américains s'opposent à l'installation de nouveaux centres de données. Offrir aux citoyens une part des bénéfices constituerait un levier pour rendre cette technologie politiquement acceptable, en transformant les contribuables en bénéficiaires directs plutôt qu'en spectateurs inquiets. Cette idée n'est pas née sous Trump : Sam Altman, fondateur et PDG d'OpenAI, la défend depuis des années, bien avant le lancement de ChatGPT. Pour élargir la coalition de soutien, il a rencontré le sénateur Bernie Sanders, figure de la gauche américaine, qui travaille de son côté sur une mesure bien plus radicale : transférer 50 % du capital des grandes entreprises d'IA vers un fonds public. En avril, OpenAI avait déjà proposé la création d'un tel fonds de redistribution directe vers les citoyens. Le gouvernement fédéral a d'ores et déjà démontré sa volonté d'intervenir dans le capital industriel, en acquérant 9,9 % d'Intel. Rien n'est toutefois officiellement décidé, et le risque d'un éclatement de la bulle IA, qui réduirait drastiquement la valeur de ces investissements publics, reste une hypothèse que personne ne peut exclure.

UEL'éventuelle prise de participation publique américaine dans les grands laboratoires d'IA pourrait nourrir le débat européen sur la gouvernance des technologies stratégiques et l'opportunité de créer des fonds souverains dédiés à l'IA.

The Download : le piratage par IA dépasse Mythos, et l'effet des chatbots sur le cerveau
52MIT Technology Review 

The Download : le piratage par IA dépasse Mythos, et l'effet des chatbots sur le cerveau

Des attaquants ont exploité lundi l'agent IA de support client de Meta pour voler des comptes Instagram : ils ont simplement demandé au système de lier les comptes visés à des adresses e-mail sous leur contrôle, et l'agent a obtempéré. Cette attaque basique mais efficace survient alors que les débats en cybersécurité se concentraient jusqu'ici sur des menaces bien plus sophistiquées, notamment depuis qu'Anthropic a annoncé que son modèle Mythos se montrait trop performant en piratage pour être diffusé au grand public. Pendant ce temps, Anthropic a publiquement appelé à un ralentissement mondial du développement de l'IA, citant les risques d'auto-amélioration des modèles et demandant un plan coordonné au niveau international. Autre signal fort : selon Cloudflare, le trafic web généré par des bots a pour la première fois dépassé celui des humains, atteignant 57,4 % du total, un cap que le PDG de l'entreprise n'anticipait pas avant fin 2027. Le piratage des comptes Instagram illustre une réalité que l'industrie préfère souvent ignorer : à mesure que les entreprises délèguent davantage de tâches à des agents IA, des attaques comparativement rudimentaires deviennent des vecteurs d'exploitation redoutables. Par ailleurs, Gloria Mark, psychologue à l'Université de Californie à Irvine, alerte sur un autre type de dommage collatéral : ses recherches montrent que les technologies numériques ont déjà considérablement réduit les capacités d'attention, générant davantage de stress et affaiblissant les performances. Elle craint que des outils comme ChatGPT ou Claude n'accélèrent ce glissement. « Vous déléguez votre travail cognitif à l'IA, et ce n'est pas bon pour nous », résume-t-elle, évoquant une érosion de la pensée critique et de l'intelligence émotionnelle. La bonne nouvelle : elle estime que cette trajectoire peut encore être corrigée. Ces événements s'inscrivent dans un contexte de montée en puissance des enjeux de gouvernance de l'IA à l'échelle mondiale. Aux États-Unis, des responsables gouvernementaux ont discuté de la possibilité pour l'État de prendre des participations financières dans des entreprises d'IA, une idée que Sam Altman aurait lui-même soumise à la Maison-Blanche l'année dernière. La Maison-Blanche envisage également d'intégrer des IA médicales pour diagnostiquer des maladies et prescrire des traitements, malgré l'absence de preuves solides sur leur efficacité clinique réelle. Le Canada a de son côté lancé sa stratégie nationale IA, avec plus de 2 milliards de dollars de financement et un objectif de 250 000 emplois créés. En Corée du Sud, le ministre du Travail pousse les entreprises technologiques à partager les profits générés par l'IA avec leurs salariés et fournisseurs, un débat qui avait déjà failli déclencher une grève massive chez Samsung. L'IA reconfigure simultanément les infrastructures numériques, les économies et les cerveaux humains, souvent plus vite que les institutions ne peuvent y répondre.

UEL'appel d'Anthropic à un ralentissement mondial du développement de l'IA pourrait influencer le calendrier d'application de l'AI Act européen, tandis que le dépassement du trafic humain par les bots (57,4 %) concerne directement les infrastructures numériques et la cybersécurité européennes.

💬 On s'inquiétait de Mythos, le modèle trop fort en hacking pour être publié, et pendant ce temps quelqu'un a juste demandé poliment à l'agent Meta de lier des comptes Instagram à ses propres adresses mail. C'est ça le vrai risque des agents IA : pas les scénarios de science-fiction, mais l'absence de garde-fous sur des actions basiques que n'importe quel humain refuserait. Reste à voir combien d'entreprises vont continuer à déployer des agents sans politique d'autorisation sérieuse.

SécuritéActu
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OpenAI a généré près de 6 milliards de dollars de revenus au premier trimestre, porté par Codex
53The Information AI 

OpenAI a généré près de 6 milliards de dollars de revenus au premier trimestre, porté par Codex

OpenAI a généré environ 5,7 milliards de dollars de revenus au premier trimestre 2026, soit près d'un milliard de plus qu'Anthropic sur la même période, selon deux sources proches des chiffres. Cette performance a été portée par Codex, l'agent de codage de l'entreprise, ainsi que par une progression des ventes aux entreprises et les premiers tests publicitaires sur ChatGPT. Le chiffre représente une accélération significative pour la société fondée par Sam Altman, qui cherche à démontrer sa viabilité commerciale face à des investisseurs ayant engagé des dizaines de milliards de dollars. Ce résultat confirme qu'OpenAI reste le leader incontesté du secteur en termes de chiffre d'affaires, mais la situation évolue rapidement. Anthropic aurait depuis rattrapé puis dépassé son rival, et son taux de croissance actuel pourrait creuser l'écart en faveur de la startup cofondée par Dario Amodei d'ici la fin de l'année. Pour l'industrie, cette compétition directe entre les deux principaux laboratoires d'IA accélère l'innovation produit et tire les prix vers le bas pour les clients entreprises. Cette rivalité s'inscrit dans un contexte où les grandes entreprises technologiques investissent massivement pour capter le marché de l'IA générative professionnelle. OpenAI multiplie les paris stratégiques, agents autonomes, intégration publicitaire, partenariats comme celui avec Microsoft, tandis qu'Anthropic mise sur la fiabilité et la sécurité pour séduire les secteurs régulés. La course aux revenus entre ces deux acteurs structurera durablement l'ensemble du marché de l'IA en 2026.

UELa concurrence accrue entre OpenAI et Anthropic accélère la baisse des prix des API IA, bénéficiant aux entreprises européennes qui adoptent ces technologies.

💬 5,7 milliards en un trimestre, et c'est Codex qui tire les revenus, pas ChatGPT. Ça dit tout sur où est l'argent dans l'IA pro : les entreprises paient pour du code qui s'écrit, pas pour du chat poli. Et si Anthropic est vraiment passé devant depuis, bon, la course devient nettement plus intéressante à suivre.

BusinessActu
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☕️ Andrej Karpathy, un des pères fondateurs d’OpenAI et ancien de Tesla, rejoint Anthropic
54Next INpact 

☕️ Andrej Karpathy, un des pères fondateurs d’OpenAI et ancien de Tesla, rejoint Anthropic

Andrej Karpathy, l'un des co-fondateurs d'OpenAI en 2015 aux côtés de Sam Altman, Elon Musk, Ilya Sutskever et Greg Brockman, vient d'annoncer sur X son arrivée chez Anthropic. Chercheur parmi les plus respectés du domaine, il avait quitté OpenAI une première fois en 2017 pour diriger l'équipe IA de Tesla pendant cinq ans, avant d'y retourner en 2023 pour travailler sur l'entraînement intermédiaire et la génération de données synthétiques. Ce second départ le mène cette fois chez le principal rival de son ancienne maison, où il reprendra des activités de recherche et développement sur les grands modèles de langage. Il a précisé dans son annonce estimer que « les prochaines années à la pointe des LLMs seront particulièrement formatrices », tout en indiquant vouloir reprendre à terme son travail de vulgarisation, notamment via sa chaîne YouTube lancée en 2024. Ce mouvement est symboliquement fort : voir un fondateur historique d'OpenAI rejoindre Anthropic, entreprise créée en 2021 par des transfuges d'OpenAI, dont Dario et Daniela Amodei, envoie un signal clair sur l'attractivité croissante d'Anthropic dans la compétition pour les meilleurs chercheurs. Pour Anthropic, recruter un profil de cette stature renforce sa crédibilité en R&D à un moment crucial, alors que la course aux capacités des LLMs s'intensifie et que les deux entreprises se préparent toutes les deux à entrer en bourse. Le contexte autour de ce transfert est particulièrement agité. Anthropic vient de signer un partenariat avec SpaceX pour accéder au datacenter Colossus, ce qui lui permet d'augmenter significativement sa puissance de calcul et de lever des restrictions d'accès à Claude. OpenAI, de son côté, traverse une période plus turbulente : l'arrêt de Sora a brisé son partenariat avec Disney et provoqué plusieurs départs de hauts responsables. Ce repositionnement simultané des deux géants, combiné à leurs préparations respectives pour une introduction en bourse, dessine une nouvelle phase de consolidation dans l'industrie de l'IA générative.

BusinessOpinion
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☕️ Andrej Karpathy, un des pères fondateurs d’OpenAI et ancien de Tesla, rejoint Anthropic
55Next INpact 

☕️ Andrej Karpathy, un des pères fondateurs d’OpenAI et ancien de Tesla, rejoint Anthropic

Andrej Karpathy, l'un des cofondateurs d'OpenAI et ancien directeur de l'IA chez Tesla, a annoncé en mai 2026 sur X qu'il rejoignait Anthropic pour y reprendre la recherche et développement. Figure centrale de l'histoire des grands modèles de langage, Karpathy avait co-fondé OpenAI en 2015 aux côtés de Sam Altman, Elon Musk, Ilya Sutskever et Greg Brockman, avant de diriger l'IA chez Tesla de 2017 à 2022, puis de revenir brièvement chez OpenAI en 2023 pour constituer une équipe spécialisée dans l'entraînement intermédiaire et la génération de données synthétiques. Dans son message d'annonce, il précise : « Je pense que les prochaines années à la pointe des LLMs seront particulièrement formatrices », ajoutant qu'il compte également reprendre son travail de vulgarisation scientifique, notamment sa chaîne YouTube lancée en 2024 et dédiée à l'explication accessible de l'IA. Ce mouvement représente un signal fort dans la guerre des talents qui oppose les deux principaux laboratoires d'IA américains. Voir un fondateur historique d'OpenAI rejoindre son concurrent direct pour de la recherche fondamentale renforce considérablement la crédibilité scientifique d'Anthropic, déjà en pleine montée en puissance. Pour Anthropic, qui vient d'annoncer un partenariat avec SpaceX pour accéder au datacenter Colossus et décupler sa puissance de calcul, l'arrivée de Karpathy consolide une ambition claire : s'imposer comme le laboratoire de référence sur les LLMs de pointe, face à une OpenAI en turbulences internes. Ces deux entreprises préparent simultanément leur entrée en bourse, ce qui rend chaque mouvement stratégique particulièrement scruté. OpenAI traverse une période difficile : fermeture de Sora, son outil de génération vidéo qui avait pourtant séduit Disney jusqu'à dissoudre ce partenariat, et plusieurs départs de hauts responsables dans la foulée. Karpathy, lui, incarne une génération de chercheurs qui croient que l'essentiel de la course aux LLMs reste à venir, et son choix d'Anthropic plutôt que de rester à OpenAI ou de rejoindre un acteur plus récent envoie un message sans ambiguïté sur la trajectoire qu'il anticipe pour le secteur.

OpenAI se sent lésé par l'intégration bâclée de ChatGPT chez Apple, selon des sources internes
56Ars Technica AI 

OpenAI se sent lésé par l'intégration bâclée de ChatGPT chez Apple, selon des sources internes

OpenAI envisage des recours juridiques contre Apple après que l'intégration de ChatGPT dans les produits de la firme de Cupertino n'a pas tenu ses promesses, selon des sources internes citées par Bloomberg. Lors de l'annonce du partenariat, Apple avait comparé cette intégration à son célèbre accord avec Google pour le moteur de recherche par défaut de Safari, une analogie qui avait suscité un enthousiasme considérable côté OpenAI. La startup dirigée par Sam Altman anticipait que l'accord « pourrait générer plusieurs milliards de dollars par an en abonnements », selon un cadre d'OpenAI s'exprimant sous anonymat. La réalité s'est révélée bien différente. OpenAI soupçonne Apple d'avoir délibérément négligé la promotion de l'intégration, limitant ainsi la visibilité de ChatGPT auprès des centaines de millions d'utilisateurs iPhone et Mac. Pire encore, la startup craint que ce partenariat raté ait en réalité nui à l'image de marque de ChatGPT, les utilisateurs ayant potentiellement eu une expérience décevante sans comprendre que la mise en oeuvre incombait à Apple. Ce conflit s'inscrit dans un contexte de concurrence accrue entre les grandes plateformes technologiques pour le contrôle des interfaces IA. Apple développe en parallèle ses propres capacités avec Apple Intelligence, ce qui soulève des questions sur la sincérité de son engagement envers ChatGPT. Le partenariat ressemble désormais davantage à une stratégie d'occupation temporaire de terrain qu'à une alliance durable, et son dénouement judiciaire éventuel pourrait redéfinir la façon dont les géants tech négocient l'intégration d'IA tierces dans leurs écosystèmes fermés.

UECe litige pourrait alimenter les réflexions réglementaires européennes sur les obligations d'interopérabilité imposées aux gatekeepers dans le cadre du Digital Markets Act.

💬 Apple leur a vendu du rêve avec la comparaison Google/Safari, et OpenAI a mordu à l'hameçon comme des débutants. Le vrai problème c'est pas l'argent manqué, c'est que l'intégration foireuse a peut-être cramé la réputation de ChatGPT auprès de millions d'utilisateurs qui ne savaient même pas que c'était Apple qui gérait. Procès ou pas, ça confirme ce qu'on savait : intégrer ton produit dans un écosystème fermé, c'est jouer dans la cour de l'autre.

BusinessActu
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Le feuilleton IA chinois et les objectifs de santé manqués de l'OMS
57MIT Technology Review 

Le feuilleton IA chinois et les objectifs de santé manqués de l'OMS

L'industrie chinoise du drama court a franchi un seuil symbolique en janvier 2026 : en moyenne 470 séries courtes générées entièrement par intelligence artificielle étaient publiées chaque jour, sans acteurs, sans cadreurs, sans spécialistes des effets visuels. Les délais de production, autrefois comptés en mois, se réduisent désormais à quelques semaines, tandis que les coûts ont chuté jusqu'à 90 %. Ce format, fondé sur des épisodes ultra-courts pensés pour le défilement sur smartphone, se nourrit de mélodrame et de données comportementales : les algorithmes pilotent l'écriture en fonction des performances d'engagement en temps réel. Le mouvement s'exporte rapidement hors de Chine, redessinant au passage le rôle des scénaristes et des équipes de production. En parallèle, sur le front financier, Anthropic a finalisé les termes d'une levée de fonds de 30 milliards de dollars à une valorisation de 900 milliards, dépassant ainsi OpenAI, avec Sequoia, Dragoneer, Greenoaks et Altimeter en tête du tour de table. Ces évolutions illustrent une accélération simultanée sur plusieurs fronts de l'IA. La démocratisation radicale de la production audiovisuelle en Chine pose directement la question de la destruction d'emplois créatifs à grande échelle, tandis que la valorisation record d'Anthropic signale que les capitaux continuent d'affluer massivement vers les laboratoires d'IA de pointe, malgré les incertitudes sur la rentabilité. Par ailleurs, OpenAI envisagerait une action en justice contre Apple, estimant ne pas avoir obtenu les bénéfices attendus de son accord d'intégration de ChatGPT dans les produits Apple. Sur le plan énergétique, les centres de données alimentant ces systèmes pèsent désormais sur les réseaux électriques américains au point que le Nevada redirige de l'électricité depuis la région du lac Tahoe, suscitant la colère de riverains qui dénoncent leur mise à l'écart au profit des datacenters. Ce tableau d'ensemble s'inscrit dans un moment charnière pour la gouvernance mondiale de l'IA. Washington et Pékin ont annoncé des pourparlers formels sur la sécurité de l'IA, visant à définir des garde-fous communs et un protocole destiné à empêcher des acteurs non étatiques d'accéder à des modèles particulièrement puissants. Ces discussions diplomatiques interviennent alors que les tensions entre laboratoires s'intensifient : Elon Musk et Sam Altman comparaissent simultanément devant la justice dans un procès portant sur l'avenir d'OpenAI, leurs avocats s'accusant mutuellement de manque de crédibilité dans leurs plaidoiries finales. Alphabet et Amazon, de leur côté, ont recours à des niveaux d'endettement qualifiés d'inédits pour financer leurs infrastructures IA, révélant l'ampleur des investissements nécessaires pour rester dans la course.

UELes pourparlers américano-chinois sur la sécurité de l'IA pourraient influencer le cadre réglementaire européen, et la disruption de l'industrie créative audiovisuelle par l'IA générative menace directement les scénaristes et producteurs européens.

💬 470 séries IA par jour en Chine, sans acteurs, sans équipes, c'est déjà là. Ce qui change tout, c'est le moteur : les algorithmes réécrivent les épisodes en temps réel selon les données d'engagement, donc c'est plus du contenu créé, c'est du contenu cultivé. Les scénaristes européens qui comptent sur l'exception culturelle pour tenir la vague feraient bien de regarder ce feuilleton-là attentivement.

BusinessActu
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L'AGI est au coeur du procès Musk contre OpenAI
58The Information AI 

L'AGI est au coeur du procès Musk contre OpenAI

Les avocats d'Elon Musk et d'OpenAI ont présenté leurs plaidoiries finales dans le cadre d'un procès où Musk accuse l'entreprise d'avoir trahi la mission caritative pour laquelle elle avait été fondée. L'affaire, instruite devant la juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers à San Francisco, tourne autour d'une question centrale : OpenAI a-t-elle trahi une promesse juridiquement contraignante en abandonnant son statut d'organisation à but non lucratif au profit d'une structure commerciale ? Au coeur de ces débats se trouve un concept aux contours flous : l'intelligence artificielle générale, l'AGI, définie comme une IA capable d'égaler les capacités cognitives humaines, qui figure explicitement dans la mission fondatrice d'OpenAI. L'AGI n'est pas un simple détail rhétorique dans ce procès : elle est inscrite dans les statuts originels de l'organisation, qui s'engage à "garantir que l'AGI bénéficie à l'humanité". C'est précisément sur cet engagement que Musk fonde ses accusations, estimant qu'OpenAI a dévié de sa vocation première au profit d'intérêts commerciaux, notamment sous l'influence de Microsoft. La juge Gonzalez Rogers a toutefois choisi de circonscrire les débats, interdisant aux deux parties d'entrer dans le détail des risques liés à l'AGI, et rappelant au jury que "la question ici est de savoir s'il y a eu violation d'une fiducie caritative", non un procès technique sur la sécurité de l'IA. Ce procès s'inscrit dans une rupture retentissante entre deux figures fondatrices de l'IA moderne. Elon Musk a cofondé OpenAI en 2015 aux côtés de Sam Altman, avant de quitter le conseil d'administration en 2018 et de lancer sa propre entreprise concurrente, xAI, en 2023. Sa plainte déposée l'an dernier accuse OpenAI d'avoir trahi les principes qui justifiaient son soutien financier initial. L'issue du procès pourrait avoir des implications majeures pour la gouvernance des organisations d'IA à but non lucratif, et plus largement pour la façon dont l'industrie devra rendre des comptes sur ses engagements publics en matière d'intérêt général.

UEL'issue du procès pourrait créer un précédent juridique sur les obligations des organisations à but non lucratif dans le secteur de l'IA, susceptible d'influencer les discussions européennes sur la gouvernance et la responsabilité publique des acteurs de l'IA.

💬 Un tribunal fédéral doit maintenant définir juridiquement ce qu'est l'AGI, alors que l'industrie entière n'y arrive pas depuis dix ans. Musk a ses motivations (xAI existe depuis 2023, ça se voit dans la plainte), mais la question de fond est sérieuse : est-ce qu'une mission caritative sur "l'intérêt de l'humanité" crée une vraie obligation légale, ou c'était du storytelling ? Si la juge dit oui, tous les labos qui ont fait des promesses similaires vont avoir chaud.

RégulationReglementation
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Pornographie deepfake : corps volés, et l'IA qui divulgue des numéros privés
59MIT Technology Review 

Pornographie deepfake : corps volés, et l'IA qui divulgue des numéros privés

En 2023, une femme prénommée Jennifer a passé sa photo de profil professionnelle dans un logiciel de reconnaissance faciale pour vérifier si ses anciennes vidéos pour adultes remonteraient dans les résultats. Elles sont apparues, mais avec une surprise : une de ses vidéos originales avait été modifiée, son visage remplacé par celui d'une autre personne. Son corps, lui, était toujours là. Ce cas illustre une réalité peu discutée du deepfake pornographique : si le débat se concentre habituellement sur les victimes dont le visage est incrusté sans consentement dans des contenus explicites, les créatrices de contenu adulte dont le corps est utilisé comme base sont quasi invisibles dans ce débat. Elles témoignent que des systèmes d'IA s'entraînent sur leurs productions, clonent leurs apparences, et génèrent des contenus qu'elles n'ont jamais approuvés, sans protection juridique réelle ni moyen de contrôle. En parallèle, une autre atteinte à la vie privée prend de l'ampleur : des chatbots IA comme Gemini divulguent des numéros de téléphone personnels. Un développeur a commencé à recevoir des messages WhatsApp de parfaits inconnus après que Gemini avait rendu son numéro accessible. Une chercheuse universitaire a réussi à obtenir le numéro privé d'une collègue via le même outil. Un utilisateur Reddit a vu affluer des appels de personnes cherchant des avocats, son numéro ayant été fourni par erreur par l'IA. Ces deux phénomènes ont des conséquences concrètes et durables. Pour les créatrices de contenu adulte, la perte de contrôle sur leur image corporelle menace directement leurs revenus et leur sécurité, dans un secteur déjà vulnérable juridiquement. Pour les victimes de fuites de numéros, le harcèlement involontaire généré est difficile à stopper : les experts consultés par le MIT Technology Review estiment que ces données personnelles proviennent des corpus d'entraînement des modèles, et qu'aucun mécanisme simple ne permet aux victimes d'y remédier. Ces incidents révèlent une fragilité systémique : l'IA rend triviale la recherche d'informations qui étaient auparavant dispersées ou inaccessibles. Ces problèmes s'inscrivent dans un contexte plus large de régulation encore balbutiante autour de l'IA générative. Le droit à l'image, la propriété intellectuelle sur les corps, et la protection des données personnelles n'ont pas été conçus pour répondre à ces usages. Pendant ce temps, d'autres signaux alimentent les tensions autour de l'IA : Sam Altman détient plus de deux milliards de dollars d'investissements dans des entreprises ayant des relations commerciales avec OpenAI, soulevant des accusations de conflits d'intérêts examinées par le Parti républicain. Et une étude relayée par 404 Media suggère que les développeurs perdent leurs capacités techniques à force de déléguer à l'IA, alimentant un début de backlash populaire contre sa généralisation.

UELe RGPD et l'AI Act encadrent en principe la collecte biométrique et les deepfakes non consentis, mais les victimes européennes disposent de peu de recours concrets face à des modèles entraînés sur des corpus étrangers et des plateformes peu coopératives.

💬 Ce qui me dérange dans ces deux histoires, c'est que l'IA n'a rien inventé : elle rend juste trivial ce qui était difficile avant. Un numéro dispersé dans un corpus, un corps dans une vieille vidéo, tu n'y accédais pas sans outil spécialisé, mais maintenant c'est cherchable et exploitable en quelques secondes. Le droit a été conçu pour un monde où l'information restait éparpillée, et ce monde-là n'existe plus.

ÉthiqueActu
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The Download : un prix Nobel sur l'IA, et pourquoi il faut tout réparer
60MIT Technology Review 

The Download : un prix Nobel sur l'IA, et pourquoi il faut tout réparer

Daron Acemoglu, lauréat du prix Nobel d'économie 2024, maintient une position prudente face à l'enthousiasme ambiant autour de l'intelligence artificielle. Quelques mois avant de recevoir son prix, il avait publié une étude affirmant que l'IA n'apporterait qu'un gain modeste à la productivité américaine et ne remplacerait pas massivement le travail humain. Deux ans plus tard, les données lui donnent toujours raison malgré les avancées technologiques indéniables de la période. Dans le même temps, Google a détecté et bloqué ce qui serait le premier exploit de type zero-day entièrement conçu par une IA, qualifié de tentative d'exploitation à grande échelle. Parallèlement, OpenAI a lancé Codex Daybreak, un outil de cybersécurité capable de détecter et corriger des vulnérabilités logicielles avant que des attaquants ne les découvrent, concurrençant directement Claude Mythos d'Anthropic, sorti un mois plus tôt. Enfin, Ilya Sutskever, cofondateur d'OpenAI, a témoigné cette semaine dans le procès Altman contre Musk, affirmant avoir passé un an à collecter des preuves d'un "schéma de mensonges" de la part de Sam Altman, tout en apportant parallèlement des éléments à la défense d'OpenAI. Ces développements dessinent deux tendances majeures pour le secteur. D'un côté, le débat sur l'impact économique réel de l'IA reste ouvert : là où les entreprises technologiques promettent une révolution de la productivité, les économistes comme Acemoglu rappellent que les données observées ne confirment pas encore ces prédictions. De l'autre, la militarisation de l'IA dans le domaine cyber prend une ampleur industrielle : des outils permettent désormais de découvrir des failles inconnues de façon automatisée, abaissant drastiquement le seuil d'entrée pour des attaques sophistiquées. Le lancement de produits concurrents chez OpenAI et Anthropic pour sécuriser les logiciels signale que la cybersécurité devient un marché stratégique pour les grands laboratoires d'IA. Le contexte géopolitique s'intensifie également, avec Donald Trump qui se rend en Chine cette semaine accompagné d'Elon Musk et de Tim Cook pour promouvoir la tech américaine, alors même que les investisseurs appellent les deux gouvernements à ne pas freiner l'essor de l'IA. Le procès entre Sam Altman et Elon Musk, quant à lui, lève le voile sur les tensions internes qui ont secoué OpenAI lors de l'éviction puis du retour d'Altman en 2023, avec Satya Nadella qualifiant les tentatives de destitution d'"amateurisme". Ces frictions révèlent que derrière les annonces spectaculaires du secteur se jouent des batailles de pouvoir dont les conséquences pourraient redéfinir la gouvernance des entreprises les plus influentes de l'IA mondiale.

UEL'émergence d'outils IA capables de découvrir et d'exploiter des failles zero-day de façon entièrement automatisée représente une menace directe pour les entreprises et infrastructures critiques européennes, qui devront accélérer leurs stratégies de réponse en cybersécurité.

SécuritéActu
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OpenAI lance Daybreak : La fin des failles de sécurité informatiques ?
61Le Big Data 

OpenAI lance Daybreak : La fin des failles de sécurité informatiques ?

OpenAI a lancé le 11 mai 2026 une nouvelle plateforme de cybersécurité baptisée Daybreak, conçue pour détecter les failles logicielles, générer des correctifs et les valider automatiquement. Annoncée par Sam Altman sur X comme "un effort visant à accélérer la cyberdéfense et à sécuriser les logiciels en continu", la plateforme repose sur plusieurs variantes de GPT-5.5 combinées à Codex Security. Daybreak est proposée en trois niveaux d'accès : une offre Standard pour les tâches générales, un niveau intermédiaire "Trusted Access for Cyber" couvrant l'analyse de code, le tri des vulnérabilités, la détection de malwares et la validation des correctifs, et enfin GPT-5.5-Cyber, réservé aux équipes certifiées pour les analyses avancées et les tests d'intrusion autorisés. L'outil promet de ramener de plusieurs heures à quelques minutes des analyses qui mobilisaient jusqu'ici des équipes entières, et de livrer ses résultats accompagnés de preuves compatibles avec les exigences d'audit. L'enjeu est considérable pour les équipes de sécurité qui font face à un volume croissant de vulnérabilités et à des cycles de correction toujours plus courts. En automatisant la détection et la génération de patches directement dans les dépôts de code, Daybreak vise à combler l'écart de vitesse entre attaquants et défenseurs. Le directeur technique de Cloudflare a déjà salué la précision du raisonnement de sécurité du système, estimant qu'il améliore nettement l'analyse des risques. Pour les entreprises exposées à des infrastructures critiques, cela représente un changement de paradigme : passer d'une gestion réactive des incidents à une sécurisation quasi continue du code en production. Daybreak s'inscrit dans une course ouverte entre les grands laboratoires d'IA sur le terrain de la cybersécurité. La plateforme est une réponse directe à Claude Mythos, le modèle spécialisé d'Anthropic dédié à la cyberdéfense, encore inaccessible au grand public au moment du lancement. OpenAI semble vouloir capitaliser sur les performances de GPT-5.5 dans ce domaine avant que son rival ne déploie sa propre solution. La question qui reste en suspens est celle du double usage : les mêmes capacités qui permettent d'identifier et de corriger des failles peuvent théoriquement servir à les exploiter. OpenAI affirme avoir intégré des mécanismes de contrôle et de vérification pour encadrer l'usage de la plateforme, notamment via l'accès restreint aux fonctions les plus sensibles. La crédibilité de ces garde-fous sera déterminante pour convaincre les grands comptes et les régulateurs que l'IA défensive ne crée pas, en parallèle, de nouveaux vecteurs d'attaque.

UELes équipes de sécurité des entreprises européennes soumises à NIS2 pourraient réduire drastiquement leurs délais de remédiation, mais les régulateurs devront évaluer les risques de double usage de la plateforme au regard des exigences de l'AI Act.

💬 C'est le double usage qui va faire ou défaire Daybreak : les modèles qui détectent et patchent des failles peuvent les exploiter, et OpenAI sait très bien que ses garde-fous vont être testés par des gens beaucoup moins bienveillants que ses équipes certifiées. Bon, sur le papier c'est solide, le CTO de Cloudflare ne valide pas pour rien. Reste à voir si les contrôles tiennent face à des attaquants qui, eux, n'ont pas demandé de licence.

L'IA s'allie à ses rivaux par nécessité
62The Information AI 

L'IA s'allie à ses rivaux par nécessité

Elon Musk vient de conclure un accord avec Anthropic pour lui vendre l'accès à Colossus 1, son campus de centres de données à Memphis. L'annonce a surpris l'industrie : il y a quelques mois encore, Musk désignait régulièrement la startup comme "Misanthropic", terme qu'il utilisait pour railler son nom, et la considérait comme un rival direct de son propre laboratoire d'IA, xAI, récemment fusionné dans SpaceX. Le changement de ton est radical. Musk a expliqué avoir rencontré l'équipe d'Anthropic la semaine précédente et avoir signé l'accord après avoir constaté que "personne n'avait déclenché son détecteur de malveillance". En échange d'un accès à la puissance de calcul de Colossus, Anthropic a publiquement exprimé son intérêt pour les futurs centres de données orbitaux que SpaceX ambitionne de déployer dans l'espace. Cet accord répond à deux impératifs urgents qui se sont alignés au même moment. Du côté d'Anthropic, Claude Code et les autres produits de la startup sont devenus des succès commerciaux majeurs, mais la demande en calcul dépasse la capacité disponible. Après des années dans l'ombre de Google et d'OpenAI, Anthropic ne peut pas se permettre de ralentir, et cherche à sécuriser des ressources informatiques le plus rapidement possible. Du côté de Musk, SpaceX se prépare à une introduction en bourse le mois prochain, et les revenus tirés de la location de Colossus améliorent directement la situation financière du groupe. L'intérêt d'Anthropic pour les data centers spatiaux lui offre par ailleurs un argument marketing précieux à mettre en avant lors de sa tournée auprès des investisseurs. L'accord s'inscrit dans une série de manœuvres plus larges qui révèlent la complexité des alliances dans l'industrie de l'IA. Quelques semaines plus tôt, Musk avait vendu de la capacité de calcul à Cursor, concurrent direct d'Anthropic, tout en s'octroyant une option d'achat sur la startup assortie d'une clause de rupture de 10 milliards de dollars. Avec la montée en puissance d'Anthropic, les perspectives de Cursor pourraient se réduire, rendant cette option moins attractive et Musk potentiellement enclin à ne pas l'exercer. En parallèle, le procès qui oppose Musk à Sam Altman autour d'OpenAI se poursuit sans victoire décisive pour aucun des deux camps. En s'alliant à Anthropic, Musk fragilise indirectement OpenAI tout en renforçant un acteur qui lui en concède les bénéfices commerciaux immédiats. Dans une industrie où les rivalités et les partenariats se reconfigurent en quelques semaines, la règle semble désormais simple : l'ennemi de mon ennemi est mon fournisseur de GPU.

💬 Musk insulte Anthropic pendant des mois, puis leur loue Colossus. C'est presque beau comme pragmatisme : SpaceX a besoin de cash avant l'IPO, Anthropic crève sous les requêtes de Claude Code, et renforcer Anthropic fragilise OpenAI au passage. Trois problèmes résolus en une réunion, bon.

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GPT-Realtime-2, -Translate et -Whisper : de nouvelles API vocales en temps réel de pointe
63Latent Space 

GPT-Realtime-2, -Translate et -Whisper : de nouvelles API vocales en temps réel de pointe

OpenAI a lancé le 6 mai 2026 trois nouveaux modèles audio dans son API Realtime : GPT-Realtime-2, GPT-Realtime-Translate et GPT-Realtime-Whisper. Le modèle phare, GPT-Realtime-2, affiche une progression de 15,2 % sur le benchmark Big Bench Audio, contre seulement 5 % pour le realtime-1.5 sorti il y a trois mois. OpenAI le présente comme son "modèle vocal le plus intelligent à ce jour", intégrant un raisonnement comparable à GPT-5 en temps réel. Sa fenêtre de contexte passe de 32 000 à 128 000 tokens, avec jusqu'à 32 000 tokens en sortie. GPT-Realtime-Translate prend en charge la traduction simultanée depuis plus de 70 langues vers 13 langues de sortie, tandis que GPT-Realtime-Whisper offre une transcription en streaming à faible latence pour les sous-titres et la prise de notes. Les trois modèles sont disponibles immédiatement dans l'API Realtime pour les développeurs ; les améliorations dans ChatGPT voice sont annoncées mais non encore déployées. L'enjeu de cette version dépasse la qualité audio : OpenAI mise sur l'utilisabilité des agents vocaux en production. GPT-Realtime-2 permet des appels d'outils en parallèle avec des confirmations verbales ("je vérifie votre calendrier"), des préambules naturels ("un instant, je cherche ça"), et une meilleure gestion des interruptions. Il peut aussi adapter son ton, calme, empathique ou dynamique, selon le contexte, et les développeurs peuvent désormais régler le niveau de raisonnement sur cinq paliers allant de "minimal" à "xhigh". Pour les entreprises qui déploient des agents vocaux dans la santé, le service client ou les assistants professionnels, ce gain de fluidité et de robustesse représente un saut concret vers des systèmes déployables sans supervision constante. Cette sortie s'inscrit dans une course effrénée pour dominer les interfaces vocales de l'IA. OpenAI avait lancé son API Realtime en septembre 2024, mais les premières versions peinaient à convaincre par leur manque de fiabilité et leur contexte limité. La progression rapide des trois derniers mois signale une priorité stratégique claire : Sam Altman a lui-même souligné que les utilisateurs recourent de plus en plus à la voix pour "déverser" de grandes quantités de contexte à l'IA, un usage que les interfaces texte peinent à absorber naturellement. Face à Google, qui pousse ses propres modèles Gemini Live, et à des acteurs spécialisés comme ElevenLabs, OpenAI cherche à verrouiller le segment des agents vocaux professionnels avant que le marché ne se fragmente.

UELes développeurs et entreprises européennes déployant des agents vocaux (santé, service client, assistants professionnels) peuvent immédiatement accéder aux nouvelles capacités via l'API Realtime, avec un support multilingue étendu à plus de 70 langues dont le français.

💬 L'API Realtime de septembre 2024, franchement, ça peinait. Là, les préambules naturels, les interruptions gérées, les appels d'outils en parallèle avec confirmation verbale, tout ce qui rend un agent vocal déployable sans supervision constante, c'est enfin dans la boîte. C'est le genre de liste de features qui fait passer de la démo au vrai prod.

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[AINews] Silicon Valley prend les services au sérieux
64Latent Space 

[AINews] Silicon Valley prend les services au sérieux

Anthropic et OpenAI ont simultanément annoncé le lancement de sociétés de services dédiées au déploiement de l'IA en entreprise. Anthropic s'associe à trois géants financiers, Blackstone, Hellman & Friedman et Goldman Sachs, dans une coentreprise non encore nommée, capitalisée à hauteur de 1,5 milliard de dollars (300 millions chacun des principaux participants). Le modèle opérationnel repose sur des petites équipes qui travaillent directement avec les clients pour identifier les usages à fort impact, puis construisent des systèmes sur mesure basés sur Claude en collaboration avec les ingénieurs d'Anthropic. OpenAI, de son côté, lance "The Deployment Company", soutenue par 19 investisseurs dont TPG, Brookfield Asset Management, Advent et Bain Capital, ayant déjà levé environ 4 milliards de dollars pour une valorisation pré-money de 10 milliards. Brad Lightcap, directeur des opérations d'OpenAI, quitte son poste pour diriger cette nouvelle entité, sous l'autorité directe de Sam Altman. En parallèle, OpenAI a déployé GPT-5.5 Instant comme nouveau modèle par défaut de ChatGPT, avec des améliorations en factualité, compréhension d'images et personnalisation, incluant l'accès aux souvenirs, historiques de conversations et Gmail des utilisateurs. Ce pivot vers les services marque une inflexion majeure dans le modèle économique des grands laboratoires d'IA. Vendre des modèles via API ne suffit plus, la vraie valeur, et le vrai chiffre d'affaires, se trouvent dans l'intégration effective de l'IA dans les processus métiers. Aaron Levie, PDG de Box, le résume clairement : faire fonctionner des agents en dehors du code implique de moderniser les systèmes informatiques, de fournir le bon contexte aux agents, de repenser les workflows, de gérer la relation humain-agent et de piloter l'adoption en interne. Il n'existe pas de raccourci pour ancrer l'intelligence artificielle dans un processus industriel de manière stable. Ces nouvelles entités ouvrent un marché considérable pour de nouveaux emplois et de nouvelles entreprises de services. Cette évolution traduit une tension structurelle que les laboratoires d'IA avaient jusqu'ici évitée : devenir des sociétés de conseil et d'intégration, ce qui les expose à une concurrence directe avec des acteurs comme Accenture, McKinsey ou les grandes ESN. La finance représente déjà le deuxième segment de revenus d'Anthropic, comme en témoigne l'événement "Financial Services" organisé à New York début mai avec un parterre de dirigeants du secteur. OpenAI et Anthropic font le pari que la complexité du déploiement de l'IA en entreprise est suffisamment grande pour justifier une présence directe sur le terrain, et que les marges d'un contrat d'intégration à 1,5 milliard valent bien le risque de brouiller leur positionnement de laboratoire de recherche.

UELes ESN et cabinets de conseil européens (Capgemini, Sopra Steria) se retrouvent en concurrence directe avec OpenAI et Anthropic sur le marché de l'intégration IA en entreprise, un segment jusqu'ici préservé.

💬 C'est le mouvement que tout le monde voyait venir, mais pas si tôt. La vraie marge, ce n'est pas les tokens via API, c'est l'intégration sur mesure chez le client, les mains dans le cambouis avec les équipes IT, et OpenAI et Anthropic ont décidé de ne pas laisser ça aux ESN. Capgemini et Sopra ont un problème.

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Elon Musk vs OpenAI : tout ce qu’il faut savoir du procès qui secoue la Silicon Valley
65Next INpact 

Elon Musk vs OpenAI : tout ce qu’il faut savoir du procès qui secoue la Silicon Valley

Depuis le 27 avril, Elon Musk et OpenAI s'affrontent devant un jury fédéral en Californie, dans ce qui s'annonce comme l'un des procès les plus retentissants de la décennie tech. La juge Yvonne Gonzalez Rogers, nommée par Barack Obama en 2011 et déjà arbitre du conflit Epic Games contre Apple, préside les débats. Musk avait déposé plainte en mars 2024 contre OpenAI, son cofondateur Sam Altman, Greg Brockman et Microsoft, avec 26 chefs d'accusation initiaux. Deux seulement ont survécu à l'instruction : enrichissement injustifié d'OpenAI et violation d'une fiducie caritative. Au cœur du litige : la transformation d'une organisation à but non lucratif, fondée en 2015 avec l'ambition de développer une intelligence artificielle générale au bénéfice de l'humanité, en une entité commerciale de plusieurs centaines de milliards de dollars. L'enjeu dépasse largement la querelle personnelle entre deux milliardaires. Musk reproche à OpenAI d'avoir trahi son pacte fondateur en fermant ses modèles comme GPT-4, lancé en mars 2023, et en orientant ses travaux vers la maximisation des profits au bénéfice de Microsoft, actionnaire à environ 27 %. La structure d'OpenAI a certes évolué : plutôt que de basculer vers un pur modèle lucratif comme le souhaitait Altman, l'entreprise a opté pour une gouvernance hybride, avec une entité commerciale convertie en Public Benefit Corporation dans laquelle l'organisation non lucrative conserve 26 % du capital et un droit de regard sur le conseil d'administration. Mais pour Musk, ce compromis ne suffit pas : la mission originelle, celle de publier les recherches en open source et de garantir que l'AGI profite à tous, aurait été sacrifiée sur l'autel de la rentabilité commerciale. Ce procès s'inscrit dans une rupture profonde entre deux visions de l'IA qui coexistaient à l'origine dans la même organisation. Musk était l'un des dix cofondateurs d'OpenAI et avait contribué à lever le premier milliard de dollars promis au lancement, avant de quitter le conseil en 2018, officiellement pour éviter un conflit d'intérêts avec Tesla. Il a depuis fondé xAI et développé Grok, son propre modèle concurrent. La bataille judiciaire reflète ainsi une fracture plus large dans l'industrie entre les tenants de l'open source et ceux du modèle fermé, entre la promesse philanthropique des débuts et la réalité d'une compétition mondiale où les investissements se chiffrent en dizaines de milliards. Le procès, qui durera plusieurs semaines, pourrait forcer OpenAI à revoir sa gouvernance et établir une jurisprudence majeure sur les obligations des organisations technologiques à but non lucratif lorsqu'elles changent de modèle économique.

UESi le procès force OpenAI à revoir sa gouvernance ou à rouvrir ses modèles, cela pourrait affecter les conditions d'accès à ses API pour les entreprises et développeurs européens, et créer une jurisprudence internationale influençant les régulations sur les organisations technologiques à but non lucratif en Europe.

💬 Le vrai sujet ici, c'est pas la haine entre Musk et Altman. C'est qu'on a fondé une asso à but non lucratif pour développer l'AGI au bénéfice de l'humanité, et qu'aujourd'hui c'est une boîte valorisée à des centaines de milliards avec Microsoft à 27%. Reste à voir si la Public Benefit Corporation change quoi que ce soit dans les faits, ou si c'est juste du vernis juridique pour tenir le procès à distance.

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La journée difficile de Greg Brockman
66The Information AI 

La journée difficile de Greg Brockman

Greg Brockman, cofondateur et président d'OpenAI, a comparu lundi 5 mai 2026 devant le tribunal pour la deuxième semaine du procès intenté par Elon Musk contre OpenAI. L'avocat de Musk, Steven Molo, l'a soumis à un interrogatoire serré centré sur ses intérêts financiers dans la société et ses partenaires commerciaux. Molo a d'emblée établi que la participation de Brockman dans OpenAI représente près de 30 milliards de dollars, avant de s'appuyer sur des extraits de son journal numérique personnel pour étayer sa thèse. L'un de ces passages, particulièrement révélateur, montre Brockman s'interrogeant sur différentes trajectoires pour OpenAI en se demandant : « financièrement, qu'est-ce qui me permettra d'atteindre le milliard ? » Cette déposition illustre la tension centrale du procès : Musk accuse OpenAI de violation d'une fiducie caritative et d'enrichissement injuste, en soutenant que les dirigeants de la société auraient dévoyé sa mission originelle au profit d'intérêts personnels. Les documents fondateurs d'OpenAI stipulaient explicitement que l'organisation n'était « pas organisée pour le gain privé d'une personne ». La stratégie de la défense de Musk consiste à démontrer que des fortunes colossales accumulées par les dirigeants contredisent directement cet engagement, remettant en question la légitimité du passage d'OpenAI d'une structure à but non lucratif vers un modèle commercial. Ce procès s'inscrit dans un conflit de longue date entre Elon Musk et OpenAI. Musk, cofondateur historique de la société, l'a quittée en 2018 avant de rompre publiquement avec ses dirigeants, accusant Sam Altman et son équipe d'avoir trahi les idéaux fondateurs au profit de la rentabilité. Depuis, OpenAI a levé des milliards de dollars, notamment auprès de Microsoft, et s'est structurée autour d'une entité commerciale, tout en conservant une gouvernance non lucrative en théorie. L'issue de ce procès pourrait contraindre OpenAI à revoir son architecture juridique au moment même où la société négocie une transformation complète en entreprise à but lucratif.

UEL'issue du procès pourrait contraindre OpenAI à revoir son architecture juridique mondiale au moment où l'AI Act entre pleinement en application, affectant ses obligations de gouvernance et de transparence en Europe.

💬 30 milliards de valeur personnelle et un journal intime qui demande "comment j'atteins le milliard", ça fait un tableau difficile à défendre. Le problème c'est pas que Brockman veuille être riche, c'est que les statuts fondateurs d'OpenAI disaient exactement l'inverse. Musk est peut-être un plaignant de mauvaise foi, mais ces écrits-là, tu les balais pas d'un revers de main.

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xAI lance Grok 4.3 à prix cassé et une nouvelle suite de clonage vocal rapide et puissante
67VentureBeat AI 

xAI lance Grok 4.3 à prix cassé et une nouvelle suite de clonage vocal rapide et puissante

xAI, la société d'intelligence artificielle fondée par Elon Musk, a lancé mercredi Grok 4.3, son nouveau grand modèle de langage propriétaire, accompagné d'une suite de clonage vocal. Le modèle est désormais accessible à tous via l'API xAI et la plateforme OpenRouter, après une phase de test en avril réservée aux abonnés SuperGrok (30 dollars par mois) et X Premium+ (40 dollars par mois, avec 50 % de réduction les deux premiers mois). Le coup de force commercial tient à sa tarification : 1,25 dollar par million de tokens en entrée et 2,50 dollars par million en sortie, soit deux à deux fois et demie moins cher que son prédécesseur Grok 4.2, facturé 2 et 6 dollars respectivement. Techniquement, Grok 4.3 intègre un raisonnement permanent et non désactivable, une fenêtre de contexte d'un million de tokens, et des capacités agentiques inédites : le modèle peut désormais utiliser des outils professionnels de façon autonome, générer des fichiers Excel multi-onglets avec calculs automatiques ou produire des rapports PDF de douze pages avec mise en page complète, logos et tableaux structurés. Ce positionnement tarifaire agressif constitue l'atout central de xAI face à ses concurrents. En proposant des performances en progression significative sur les benchmarks tiers par rapport à Grok 4.2, tout en maintenant un coût nettement inférieur aux modèles d'OpenAI et d'Anthropic, xAI vise clairement les développeurs et les entreprises sensibles au prix. Les capacités agentiques représentent une rupture qualitative : le modèle ne se contente plus de répondre à des questions, il exécute des tâches complexes en plusieurs étapes de façon autonome. Un exemple documenté montre Grok 4.3 consacrer six minutes et vingt-deux secondes à construire un analyseur DPS sous forme de tableur multi-feuilles, un niveau d'exécution qui dépasse largement la génération de texte classique. Ce lancement intervient dans un contexte tendu pour xAI : les dix cofondateurs originaux et des dizaines de chercheurs ont quitté la société ces derniers mois, tandis que Grok se retrouvait distancé par les modèles de OpenAI, Anthropic, Google, DeepSeek, Kimi (Moonshot) et Qwen (Alibaba). Malgré la progression enregistrée, la firme d'évaluation indépendante Artificial Analysis place toujours Grok 4.3 en dessous du niveau de l'état de l'art fixé par OpenAI et Anthropic. Elon Musk est par ailleurs actuellement en procès contre son ancien associé Sam Altman, cofondateur d'OpenAI. Dans cette bataille frontale pour le marché des LLM, xAI semble avoir choisi une stratégie de volume par les prix plutôt que la course aux benchmarks, pariant que l'accessibilité économique et les nouvelles fonctionnalités agentiques suffiront à conquérir une base d'utilisateurs fidèle face à des concurrents aux modèles plus puissants mais plus coûteux.

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[AINews] Des agents pour tout le reste : Codex pour le travail intellectuel, Claude pour la création
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[AINews] Des agents pour tout le reste : Codex pour le travail intellectuel, Claude pour la création

OpenAI a déployé cette semaine une mise à jour majeure de Codex, repositionnant l'outil bien au-delà du code pour en faire un agent universel de travail sur ordinateur. Intitulée « Codex for Work », cette évolution introduit un navigateur réactif 42 % plus rapide, de nouvelles commandes comme /chronicle et /goal, une interface de planification inédite et un éditeur de fichiers intégré pour les formats Microsoft Office, avec des connexions directes aux suites Microsoft, Google et Salesforce. Sam Altman a personnellement amplifié le lancement sur X en invitant les utilisateurs à « essayer Codex pour les tâches non-coding ». Dans le même temps, Anthropic a lancé Claude Security, un outil de revue de code axé sur la détection de vulnérabilités, et a annoncé le support de logiciels créatifs majeurs : Blender, Autodesk, Adobe Creative Cloud, Ableton, Splice, Canva et Affinity. Sur le front des évaluations, le UK AI Security Institute a signalé que GPT-5.5 est devenu le deuxième modèle à compléter de bout en bout une simulation d'attaque informatique multi-étapes, avec un taux de réussite moyen de 71,4 % contre 68,6 % pour Claude Mythos Preview. Ces annonces marquent un tournant stratégique dans la compétition entre les deux leaders de l'IA générative. En transformant Codex en agent généraliste, OpenAI cherche à capturer un marché bien plus large que le développement logiciel : les travailleurs du savoir, analystes, juristes, marketeurs et consultants, qui passent leurs journées entre documents, présentations et feuilles de calcul. L'interface dynamique adoptée par Codex, qui laisse l'agent choisir lui-même l'expérience utilisateur selon la nature de la tâche plutôt qu'un simple bouton de bascule, illustre une ambition de « SuperApp » pleinement assumée. Du côté d'Anthropic, l'intégration aux outils créatifs professionnels ouvre Claude à un public radicalement différent : graphistes, musiciens, vidéastes. Quant aux résultats cyber de GPT-5.5, ils remettent en cause l'avantage qu'Anthropic était supposé détenir dans l'automatisation offensive, les performances du modèle continuant de progresser au-delà de 100 millions de tokens d'inférence sans signe de saturation visible. Ces évolutions s'inscrivent dans une dynamique que les observateurs du secteur nomment « la sortie de confinement des agents de coding » : les outils initialement conçus pour les développeurs commencent à coloniser l'ensemble du travail sur ordinateur. OpenAI productise désormais activement l'interface « agent computer-use », tandis qu'Anthropic mise sur la sécurité et la créativité pour différencier Claude. GPT-5.5 Pro envoie également un signal économique notable : selon Artificial Analysis, il améliore légèrement les scores sur le benchmark CritPt par rapport à GPT-5.4 Pro tout en réduisant les coûts d'environ 60 %, suggérant qu'OpenAI parie autant sur l'efficacité que sur la puissance brute. Les prochaines semaines diront si ces repositionnements trouvent un écho réel auprès des utilisateurs non-techniques que les deux entreprises cherchent désormais à conquérir.

UELes nouveaux outils d'OpenAI et Anthropic (Codex for Work, Claude Security, intégrations créatives) sont accessibles aux professionnels européens, mais les résultats du UK AI Security Institute sur les capacités offensives de GPT-5.5 interpellent les régulateurs de l'UE sur les implications de l'AI Act pour les modèles à double usage.

💬 OpenAI fait sortir Codex du code pour aller chercher les consultants et les juristes, et l'interface qui s'adapte toute seule à la tâche sans bascule manuelle, c'est là que le truc est sérieux. Claude dans Blender et Ableton, je l'attendais pas, mais ça a du sens comme différenciation. Et GPT-5.5 qui boucle des simulations d'attaque cyber à 71%, ça, ça va faire causer bien au-delà du secteur IA.

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Musk affronte l'avocat d'OpenAI sur les accusations de détournement de l'association
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Musk affronte l'avocat d'OpenAI sur les accusations de détournement de l'association

Elon Musk a subi un contre-interrogatoire musclé mercredi lors du procès qui l'oppose à OpenAI, décrit comme le premier grand procès de l'ère de l'intelligence artificielle. Bill Savitt, avocat extérieur d'OpenAI et vétéran des confrontations juridiques avec Musk, a cherché à dépeindre le milliardaire comme animé par le ressentiment plutôt que par de réelles convictions juridiques. À plusieurs reprises, il a corrigé les souvenirs de Musk sur les débuts d'OpenAI en lisant des emails que le milliardaire avait lui-même rédigés à l'époque, créant des moments embarrassants pour le fondateur de Tesla et SpaceX. Le litige porte sur les accusations de Musk selon lesquelles OpenAI aurait trahi ses engagements envers lui et manqué à ses obligations caritatives en se transformant progressivement en entreprise commerciale. Si la stratégie de Savitt s'avère efficace, elle pourrait fragiliser la position juridique de Musk et réduire ses chances d'obtenir les injonctions réclamées contre l'organisation. L'issue du procès pourrait également redéfinir les règles de gouvernance applicables aux organisations à but non lucratif qui opèrent dans le secteur technologique. OpenAI a été fondée en 2015 par Musk, Sam Altman et d'autres cofondateurs, avec la promesse explicite de développer l'IA au bénéfice de l'humanité. Musk a quitté le conseil d'administration en 2018, avant qu'OpenAI ne conclue un partenariat évalué à plusieurs milliards de dollars avec Microsoft. Il accuse depuis ses anciens associés d'avoir dévoyé la mission originelle de la structure à but non lucratif, une plainte que l'avocat d'OpenAI cherche désormais à démolir en salle d'audience en retournant ses propres écrits contre lui.

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Le tournant de l'inférence
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Le tournant de l'inférence

L'inférence est devenue le nouveau champ de bataille stratégique de l'intelligence artificielle. En quelques jours, deux signaux forts ont traversé l'industrie : Noam Brown a déclaré que "la puissance de calcul d'inférence est une ressource stratégique, actuellement sous-évaluée", tandis que Sam Altman affirmait qu'OpenAI devait "dans une large mesure devenir une entreprise d'inférence IA". Ces déclarations interviennent dans le sillage du lancement très réussi de GPT-4.5, mais aussi des chiffres publiés par Lip-Bu Tan, PDG d'Intel, lors de son appel aux résultats du premier trimestre 2026 : la demande en CPU, et non en GPU, est en hausse significative, tirée précisément par les nouveaux usages d'inférence à grande échelle. Jensen Huang, PDG de Nvidia, avait posé les bases de ce constat lors de sa keynote GTC : la demande en calcul a été multipliée par 10 000 en deux ans, l'usage par 100, ce qui représente selon lui une multiplication globale de un million fois en deux ans à peine. Ce basculement n'est pas qu'une métaphore : il redessine concrètement les priorités d'investissement de toute l'industrie. Pendant deux ans, les grandes entreprises tech ont massivement réorienté leurs budgets vers les GPU pour l'entraînement des modèles, au détriment de la maintenance et du renouvellement de leur parc CPU. Or, les agents IA en production, les environnements de simulation pour le renforcement par apprentissage (RL gyms), les outils comme Claude Code, tout cela tourne sur des CPU. Résultat : une potentielle pénurie de CPU se profile, non pas parce que la demande explose de façon spectaculaire comme pour les GPU, mais parce que le cycle naturel de renouvellement de cinq à six ans coïncide avec une sous-capitalisation chronique. Pour les startups comme pour les géants, le goulot d'étranglement se déplace : plus de capacité d'inférence se traduirait directement en plus de revenus, plus d'utilisateurs, des modèles plus performants. Ce moment marque une transition de phase dans l'économie de l'IA. L'ère de l'entraînement massif cède la place à celle du déploiement et du raisonnement continu : chaque fois qu'un modèle pense, agit, lit ou génère du texte, il infère. Cette boucle vertueuse, plus de capacité, plus de tokens, plus d'intelligence, est désormais le moteur central de la compétition entre OpenAI, Anthropic, Google et les autres. Les acteurs qui sécuriseront le plus de capacité d'inférence, que ce soit via des partenariats avec des fournisseurs cloud, des investissements dans des datacenters ou des puces propriétaires, prendront un avantage structurel difficile à rattraper. Le secteur CPU, longtemps dans l'ombre des GPU, redevient soudainement stratégique.

UELe goulot d'étranglement sur la capacité d'inférence CPU affecte directement les startups et entreprises européennes déployant des agents IA en production, qui devront repenser leurs priorités d'investissement infrastructure.

💬 C'est le pivot qu'on sentait venir depuis le lancement massif des agents en prod. Pendant deux ans, tout le monde a empilé des GPU pour l'entraînement, en laissant vieillir le parc CPU, et là c'est ce même parc qui devient le goulot d'étranglement pour l'inférence à grande échelle. Celui qui sécurise de la capacité d'inférence aujourd'hui prend une avance structurelle, pas juste technologique.

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Des familles de Tumbler Ridge poursuivent OpenAI pour ne pas avoir alerté la police de l'activité du suspect sur ChatGPT
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Des familles de Tumbler Ridge poursuivent OpenAI pour ne pas avoir alerté la police de l'activité du suspect sur ChatGPT

Sept familles de victimes de la fusillade dans une école de Tumbler Ridge, au Canada, ont déposé des plaintes en justice contre OpenAI et son PDG Sam Altman. Elles accusent l'entreprise et sa direction de négligence pour ne pas avoir alerté la police des activités du suspect, Jesse Van Rootselaar, âgé de 18 ans, sur ChatGPT. Selon le Wall Street Journal, OpenAI avait bel et bien envisagé de signaler ce jeune homme aux autorités, ses échanges avec le chatbot portant notamment sur la violence armée, avant de finalement choisir de ne rien faire. Les familles allèguent qu'OpenAI a délibérément gardé le silence pour protéger sa réputation et ne pas compromettre son introduction en bourse imminente. Si ces accusations se confirment, elles soulèveraient une question fondamentale pour l'ensemble de l'industrie : jusqu'où les plateformes d'IA sont-elles tenues de signaler aux autorités des signaux d'alerte détectés dans les conversations de leurs utilisateurs ? Pour les victimes et leurs proches, l'inaction d'OpenAI aurait pu être déterminante pour prévenir le drame. Cette affaire s'inscrit dans un débat plus large sur la responsabilité juridique et morale des entreprises d'IA face aux contenus dangereux. Contrairement aux réseaux sociaux, qui ont progressivement développé des protocoles de modération et de coopération avec les forces de l'ordre, les assistants conversationnels comme ChatGPT évoluent dans un cadre légal encore largement flou. L'issue de ces procédures pourrait contraindre OpenAI et ses concurrents à redéfinir leurs obligations en matière de détection et de signalement des intentions violentes.

UEL'issue de cette procédure pourrait influencer les débats européens sur les obligations légales de signalement des contenus dangereux par les assistants IA, une lacune que l'AI Act n'adresse pas encore explicitement.

💬 OpenAI avait les informations, a pesé le pour et le contre, et a choisi l'IPO. Ce choix, si les accusations tiennent, c'est la définition même de la négligence avec préméditation. La question du signalement obligatoire va maintenant s'imposer à toute l'industrie, et cette fois personne ne pourra faire semblant de ne pas savoir.

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Le grand cirque OpenAI avant son introduction en bourse
72Next INpact 

Le grand cirque OpenAI avant son introduction en bourse

OpenAI se prépare à une introduction en Bourse prévue pour le quatrième trimestre 2026, sur la base d'une valorisation de 852 milliards de dollars issue de sa dernière levée de fonds de 122 milliards de dollars annoncée le 31 mars. Mais selon des informations du Wall Street Journal, la startup aborderait ce rendez-vous avec des résultats décevants en poche. ChatGPT n'aurait pas franchi le cap symbolique du milliard d'utilisateurs actifs hebdomadaires à la fin 2025, plafonnant à "plus de 900 millions" selon les chiffres officiels. Plus préoccupant encore, l'entreprise n'aurait pas atteint ses objectifs annuels de revenus pour ChatGPT, et les cibles mensuelles de chiffre d'affaires n'auraient pas été honorées à plusieurs reprises depuis le début de l'année, alors que le compteur affiche pourtant 2 milliards de dollars par mois. Ces ratés préoccupent en interne, à commencer par la directrice financière Sarah Friar, qui s'interrogerait sur la capacité d'OpenAI à respecter ses contrats colossaux avec les fournisseurs de capacités de calcul si la croissance des revenus ne s'accélère pas. La CFO et d'autres dirigeants auraient enclenché un effort de maîtrise des coûts et de discipline budgétaire, ce qui les placerait en tension avec les ambitions expansionnistes de Sam Altman. La concurrence a également pesé lourd : Google a intensifié ses efforts avec Gemini, grignotant des parts de marché au point de forcer OpenAI à déclencher une "alerte rouge" pour accélérer la sortie de GPT-5.2. Dans le même temps, l'éparpillement de l'entreprise vers des fonctionnalités comme le "mode adulte" de ChatGPT ou la génération vidéo avec Sora aurait profité à Anthropic, qui a consolidé sa position auprès des développeurs et des entreprises. Face à ces difficultés, OpenAI a opéré un recentrage stratégique en abandonnant les expérimentations jugées périphériques pour revenir aux fondamentaux et travailler à une "superapp" dont les contours commencent à apparaître dans Codex. L'entreprise a réfuté les informations du WSJ, qualifiées d'"appâts à clics", assurant que ses activités grand public et professionnelles progressent, avec une demande en hausse côté entreprises et publicité. Mais l'enjeu reste de taille : une IPO de cette ampleur exige une trajectoire de croissance irréprochable, et chaque trimestre manqué renforce les doutes sur la capacité d'OpenAI à transformer sa domination technologique en un modèle économique durable avant que la concurrence ne réduise encore son avance.

UELes entreprises européennes dépendantes des API OpenAI pourraient être exposées à des hausses tarifaires ou à une dégradation de service si la pression sur les coûts s'intensifie avant l'IPO.

💬 852 milliards sur la base de cibles ratées plusieurs mois d'affilée, ça fait un drôle d'équation. Ce que le WSJ décrit ressemble à une boîte qui court trop vite dans trop de directions, pendant qu'Anthropic ramasse tranquillement les devs et les entreprises qui ont besoin de quelque chose de fiable. Le vrai test, c'est pas l'IPO, c'est si GPT-5.2 suffit à stopper l'hémorragie avant que les marchés demandent des comptes.

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Elon Musk accuse OpenAI d'avoir trahi sa mission caritative lors d'un procès aux États-Unis
73Interesting Engineering 

Elon Musk accuse OpenAI d'avoir trahi sa mission caritative lors d'un procès aux États-Unis

Elon Musk a témoigné mardi devant un tribunal américain dans le cadre de son procès contre OpenAI, réclamant 150 milliards de dollars de dommages et intérêts ainsi que des changements structurels majeurs au sein de l'entreprise. Face aux jurés, le milliardaire a accusé OpenAI et ses dirigeants, le PDG Sam Altman et le président Greg Brockman, d'avoir trahi la mission caritative originelle de l'organisation. Musk affirme avoir été à l'origine du concept, du nom, du recrutement des fondateurs clés et du financement initial. "C'était spécifiquement conçu pour être une organisation caritative qui ne bénéficie à aucun individu", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il aurait pu bâtir une entreprise commerciale dès le départ mais avait volontairement choisi de ne pas le faire. Il a également demandé que Altman et Brockman soient écartés de leurs fonctions et qu'OpenAI revienne intégralement à un statut à but non lucratif. La transformation d'OpenAI soulève des enjeux qui dépassent largement le cadre d'une querelle entre fondateurs. Musk a averti les jurés que valider une telle dérive reviendrait à légitimer le détournement d'organisations caritatives à l'échelle nationale : "Si on accepte de piller une association, tout le fondement du don caritatif en Amérique sera détruit." L'affaire touche également à l'avenir de la gouvernance de l'IA à grande échelle, à un moment où OpenAI est devenue l'une des entreprises technologiques les plus influentes au monde, soutenue par un investissement de 10 milliards de dollars de Microsoft en 2023. La question de savoir si une organisation née pour l'intérêt public peut légitimement se muer en machine à profit intéresse bien au-delà du secteur technologique. La défense d'OpenAI a contre-attaqué vigoureusement. L'avocat William Savitt a affirmé que Musk lui-même avait poussé à la création d'une branche commerciale lors de la phase de croissance de l'entreprise, qu'il avait cherché à en prendre le contrôle, et que cette action en justice n'était qu'une réaction à un échec personnel : "Nous sommes ici parce que M. Musk n'a pas obtenu ce qu'il voulait." OpenAI a publié un communiqué accusant son ancien cofondateur d'agir par "jalousie et regret", rappelant qu'il avait lui-même approuvé en 2017 la nécessité d'une structure commerciale pour lever des fonds suffisants, et qu'il avait même proposé de fusionner OpenAI avec Tesla. L'entreprise précise que ses 38 millions de dollars de dons ont bien financé de la recherche, et qu'une fondation à but non lucratif continue de superviser sa mission dans les domaines de la santé, de la sécurité et des risques liés à l'IA. Musk doit poursuivre son témoignage mercredi, alors que le procès s'enfonce dans des questions fondamentales de gouvernance et d'orientation de l'intelligence artificielle.

UEL'issue du procès pourrait redéfinir la structure de gouvernance d'OpenAI et influencer indirectement sa conformité avec l'AI Act européen et ses obligations de transparence sur le marché de l'UE.

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ImageGen est sur la voie de l'AGI
74Latent Space 

ImageGen est sur la voie de l'AGI

GPT-Image-2, le dernier modèle de génération d'images d'OpenAI, s'impose comme l'un des outils les plus polyvalents du moment. Capable de produire des visuels éducatifs, des infographies précises, des illustrations issues de la culture populaire ou des assets graphiques en temps réel pendant qu'un développeur code, il s'intègre désormais directement dans Codex, l'agent de programmation d'OpenAI, comme compétence activable. Cette combinaison GPT-Image-2 plus Codex permet de générer des ressources visuelles de manière itérative au fil du développement, ce qui change concrètement le flux de travail des développeurs. La qualité du modèle en termes de fidélité et de faible taux d'hallucinations est telle que des concurrents comme Claude Design, pourtant présenté il y a peu comme la référence, ne figurent plus dans la conversation. Cette dynamique soulève une question stratégique sérieuse : les modèles de génération d'images sont-ils un luxe pour des laboratoires qui cherchent à atteindre l'intelligence artificielle générale, ou bien une nécessité ? La réponse semble de plus en plus claire : oui, ils sont nécessaires. Parce que le texte, le code et les données structurées ne suffisent plus à démontrer le "G" de "AGI". Une IA vraiment générale doit maîtriser la voix, le visuel, la génération multimodale, y compris les calques transparents. Fermer cette boucle créative, c'est prendre une avance décisive sur tous les concurrents qui se concentrent uniquement sur le code et la productivité d'entreprise. En parallèle, OpenAI a opéré un pivot stratégique majeur en révisant son partenariat exclusif avec Microsoft. Sam Altman a annoncé que si Microsoft reste le cloud partenaire principal, OpenAI peut désormais distribuer ses modèles sur tous les clouds, y compris Google TPU et AWS Bedrock, une confirmation d'Andy Jassy est attendue dans les prochaines semaines. La licence de Microsoft sur la propriété intellectuelle d'OpenAI devient ainsi non exclusive, et la clause AGI de l'accord original serait de facto caduque selon plusieurs observateurs. Sur le plan des benchmarks, GPT-5.5 affiche des résultats contrastés : 67,1 % sur WeirdML sans mode de réflexion, contre 57,4 % pour GPT-5.4, mais toujours en retrait face à Claude Opus 4.7 à 76,4 %. L'Arena LMSYS place le modèle en troisième position en mathématiques et deuxième en recherche, mais neuvième en code. Enfin, GitHub a annoncé la migration de Copilot vers une facturation à l'usage au 1er juin, un signal fort de la monétisation croissante des workflows agentiques, tandis qu'OpenAI a publié en open source Symphony, une couche d'orchestration reliant les gestionnaires de tickets à des agents Codex pour automatiser le cycle complet "issue → PR → revue humaine".

UELa restructuration du partenariat OpenAI-Microsoft vers une licence non exclusive pourrait faciliter l'accès aux modèles OpenAI via des fournisseurs cloud alternatifs utilisés par les entreprises européennes.

CréationActu
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ChatGPT Phone : tout ce qu’on sait du smartphone IA agentique qui veut tuer l’iPhone
75Le Big Data 

ChatGPT Phone : tout ce qu’on sait du smartphone IA agentique qui veut tuer l’iPhone

OpenAI prépare son propre smartphone, baptisé en interne « Agentic Phone » ou « ChatGPT Phone », pour un lancement commercial prévu à l'horizon 2028. Le projet est orchestré par Sam Altman et le designer britannique Jony Ive, ancien directeur du design chez Apple et père de l'iPhone, qui travaille désormais pour OpenAI via son studio LoveFrom. Les premiers prototypes circulent déjà en interne depuis 2026. Financé en partie par SoftBank, l'appareil repose sur des puces NPU sur mesure développées en partenariat avec Qualcomm et MediaTek, conçues pour exécuter des modèles d'IA directement sur l'appareil, sans dépendre du cloud, garantissant rapidité et confidentialité. Ce qui distingue fondamentalement ce projet des smartphones existants, c'est le concept d'IA « agentique » : l'appareil ne se contente pas de répondre à des requêtes, il agit à la place de l'utilisateur. Fini l'enchaînement d'applications séparées pour réserver un taxi, envoyer un message et bloquer un créneau dans son agenda. L'utilisateur formule une instruction globale, et l'IA exécute l'ensemble des micro-tâches via les API concernées, sans interaction avec un écran. Ce modèle dits « Zéro UI » rend structurellement obsolète le paradigme de l'App Store, sur lequel reposent les revenus d'Apple, qui génère des dizaines de milliards de dollars annuels via ses commissions. Pour les développeurs, les utilisateurs et les plateformes, le changement de modèle serait radical : l'interface disparaît au profit d'une couche d'abstraction pilotée par l'IA. Ce projet s'inscrit dans une course plus large à la reconfiguration de l'informatique personnelle. Depuis l'émergence des grands modèles de langage comme GPT-4 puis GPT-5, plusieurs acteurs cherchent à transposer leur puissance dans le hardware du quotidien. Le Humane Pin et le Rabbit R1 ont tenté l'exercice avant OpenAI, avec des résultats décevants, faute de modèles suffisamment capables. OpenAI parie que ses prochaines générations de modèles, GPT-5.5 et au-delà, atteindront le niveau d'autonomie nécessaire pour que l'expérience soit réellement fluide. Apple, de son côté, reste contraint par la logique de l'App Store et de ses partenariats développeurs, ce qui ralentit sa capacité à adopter une interface agentique complète. Si OpenAI réussit à combiner un hardware performant, une IA locale robuste et une expérience sans friction, le rapport de force dans l'industrie mobile pourrait changer pour la première fois depuis 2007.

UESi ce smartphone agentique atteint le marché européen d'ici 2028, il pourrait fragiliser le modèle économique des développeurs d'applications européens dépendant des app stores, et soulève des questions réglementaires au regard de l'AI Act sur les systèmes IA autonomes à haute autonomie d'action.

InfrastructureOpinion
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GPT-5.5 et la super-application OpenAI Codex
76Latent Space 

GPT-5.5 et la super-application OpenAI Codex

OpenAI a lancé GPT-5.5 le 22 avril 2026, une semaine après la sortie de Claude Opus 4.7 par Anthropic. Le modèle est présenté comme "une nouvelle classe d'intelligence pour le travail réel" et déployé progressivement sur ChatGPT et Codex, l'accès API étant temporairement limité en attendant des vérifications de sécurité supplémentaires. Les benchmarks publiés sont impressionnants : 82,7% sur Terminal-Bench 2.0, 58,6% sur SWE-Bench Pro, 84,9% sur GDPval, 78,7% sur OSWorld-Verified et 84,4% sur BrowseComp. Le tarif API est fixé à 5$/30$ par million de tokens en entrée/sortie pour la version standard, et 30$/180$ pour la version Pro. Selon Artificial Analysis, GPT-5.5 en configuration medium atteint le même niveau que Claude Opus 4.7 au maximum sur leur Intelligence Index, mais à un quart du coût : environ 1 200 dollars contre 4 800. La fenêtre de contexte atteint 1 million de tokens en API, et Sam Altman souligne que le modèle consomme moins de tokens par tâche que son prédécesseur GPT-5.4. Ce lancement ne se résume pas à une simple mise à jour de modèle. GPT-5.5 marque un pivot stratégique d'OpenAI vers l'inférence agentique longue durée et l'efficacité économique, deux dimensions qui comptent davantage pour les entreprises que les scores bruts sur benchmarks académiques. La capacité à exécuter des tâches complexes avec moins d'interventions humaines change concrètement la proposition de valeur pour les développeurs et les équipes techniques. En parallèle, OpenAI a profondément étendu Codex : contrôle du navigateur, intégration avec Google Sheets, Slides, Docs et PDFs, dictée à l'échelle du système d'exploitation, et un mode de revue automatique reposant sur un agent secondaire dit "gardien" qui réduit le nombre de validations nécessaires sur les tâches longues. Codex n'est plus un outil de coding assisté : il devient un agent capable de naviguer dans des interfaces web, capturer des captures d'écran, itérer jusqu'à complétion, et traiter des flux de travail qui couvrent l'assurance qualité, la bureautique et la construction d'applications. Ce lancement s'inscrit dans une course frontale entre OpenAI, Anthropic et Google, dont Gemini 3.1 Pro Preview atteint un niveau comparable à GPT-5.5 à environ 900 dollars selon Artificial Analysis. OpenAI a co-conçu le modèle avec les systèmes NVIDIA GB200/300, et affirme que GPT-5.5 a contribué à améliorer sa propre infrastructure d'inférence, une affirmation qui illustre la direction que prend la compagnie. Sam Altman positionne désormais explicitement OpenAI comme une "entreprise d'inférence IA", signalant que la compétition ne se joue plus seulement sur la qualité des modèles mais sur leur coût d'exploitation à l'échelle. La décision d'absorber Prism et de faire de Codex la base d'une stratégie de superapp unifiée suggère qu'OpenAI cherche à verrouiller les workflows professionnels dans son écosystème, bien au-delà du simple chat.

UELes développeurs et entreprises européens bénéficient d'un modèle agentique de niveau SOTA à coût sensiblement réduit, ce qui modifie concrètement les arbitrages de déploiement IA à grande échelle sur le marché européen.

💬 Le ratio coût/perf, c'est là que ça se joue. GPT-5.5 medium au niveau d'Opus 4.7 max pour un quart du prix, les équipes qui hésitaient vont trancher vite. Et ce pivot vers une superapp avec Codex en moteur, c'est plus ambitieux qu'il n'y paraît : si l'agent gardien tient vraiment sur des tâches longues, OpenAI verrouille les workflows pro bien plus efficacement qu'avec n'importe quel score sur un benchmark.

LLMsOpinion
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Les rumeurs disaient vrai : OpenAI lâche GPT-5.5, et ça change pas mal de choses
77Le Big Data 

Les rumeurs disaient vrai : OpenAI lâche GPT-5.5, et ça change pas mal de choses

OpenAI a officiellement lancé GPT-5.5 le 23 avril 2026, confirmant ainsi les rumeurs qui circulaient depuis plusieurs jours. Sam Altman a annoncé le modèle directement sur X, déclarant simplement qu'il "l'apprécie beaucoup", une formulation sobre pour un lancement que l'entreprise présente comme un véritable saut technologique. Le modèle est immédiatement disponible dans ChatGPT pour les abonnés Plus, Pro et Business sous la dénomination GPT-5.5 Thinking, avec une version GPT-5.5 Pro réservée aux traitements de données massifs exigeant une précision maximale. Les développeurs accédant via Codex bénéficient quant à eux d'une fenêtre de contexte de 400 000 tokens, suffisante pour ingérer des projets entiers en une seule passe. Ce qui distingue fondamentalement GPT-5.5 de ses prédécesseurs, c'est son autonomie opérationnelle. Là où les modèles précédents attendaient une instruction à chaque étape, celui-ci est conçu pour piloter des tâches complexes de bout en bout, en analysant, planifiant et utilisant les logiciels disponibles sans intervention humaine continue. En développement logiciel, cela se traduit concrètement par une capacité à résoudre des projets GitHub entiers en une seule passe, à déboguer de manière autonome en identifiant l'origine d'une faille là où un développeur passerait plusieurs heures, et à anticiper les effets de bord sur le reste du système. L'enthousiasme dans l'industrie est tel qu'un ingénieur chez NVIDIA a comparé l'idée de perdre l'accès au modèle à une amputation physique. Parallèlement, GPT-5.5 maintient une latence comparable à GPT-5.4 tout en consommant moins de tokens pour produire des résultats de meilleure qualité, ce qui améliore directement l'équation coût-performance pour les usages intensifs. Ce lancement s'inscrit dans une course à l'IA générative où chaque acteur cherche à franchir le palier de l'agent autonome, capable d'agir sur un ordinateur plutôt que de simplement répondre à des questions. OpenAI positionnne GPT-5.5 explicitement comme une "nouvelle classe d'intelligence pour le travail réel", ce qui signale un pivot stratégique vers les cas d'usage professionnels et les pipelines agentiques, au détriment du chatbot conversationnel grand public. Google, Anthropic et Meta s'engagent sur le même terrain avec leurs propres modèles capables d'utiliser des outils et d'exécuter des tâches multi-étapes. La disponibilité immédiate dans Codex suggère qu'OpenAI mise sur les développeurs comme vecteur d'adoption prioritaire, une population qui teste vite, publie ses benchmarks et influence ensuite les décisions d'achat des entreprises. La prochaine étape logique sera l'intégration plus profonde dans des environnements d'entreprise, avec des questions de sécurité, de traçabilité et de gouvernance que GPT-5.5 n'adresse pas encore publiquement.

UELes développeurs et entreprises européens utilisant l'API OpenAI via Codex peuvent immédiatement tester les capacités agentiques de GPT-5.5, ce qui soulève des questions de gouvernance et de traçabilité directement pertinentes dans le contexte du règlement européen sur l'IA.

LLMsOpinion
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Le peuple n'aspire pas à l'automatisation
78The Verge AI 

Le peuple n'aspire pas à l'automatisation

Un sondage NBC News publié en avril 2026 place l'intelligence artificielle parmi les technologies les moins appréciées des Américains, avec un taux de popularité inférieur à celui de l'agence ICE et à peine au-dessus du niveau d'approbation du Parti démocrate ou de la guerre en Iran. Ce résultat est d'autant plus frappant que près des deux tiers des sondés déclarent avoir utilisé ChatGPT ou Copilot au cours du dernier mois. Quinnipiac confirme la tendance : plus de la moitié des Américains estiment que l'IA fera plus de mal que de bien, plus de 80 % s'en disent inquiets, et seulement 35 % s'y montrent enthousiastes. Chez la génération Z, le rejet est encore plus marqué : selon Gallup, seuls 18 % se disent optimistes face à l'IA, contre 27 % l'année précédente, tandis que 31 % expriment de la colère, contre 22 % un an plus tôt. Le phénomène dépasse les sondages : des élus locaux favorables aux data centers ont été battus aux urnes, d'autres ont vu leur domicile visé par des tirs. Le PDG d'OpenAI Sam Altman a lui-même été la cible d'un cocktail Molotov lancé contre sa maison. Ce fossé entre l'enthousiasme de l'industrie technologique et le rejet croissant du grand public constitue une rupture politique et sociale inédite. Satya Nadella, PDG de Microsoft, a reconnu publiquement que le secteur doit encore « mériter la permission sociale de consommer de l'énergie en prouvant qu'il fait le bien dans le monde ». Cette permission n'a clairement pas été obtenue. La résistance s'exprime désormais dans les urnes, dans les rues et dans une montée de la violence que des responsables comme Nilay Patel, rédacteur en chef de The Verge et animateur du podcast Decoder, condamnent sans ambiguïté, tout en pointant la responsabilité des élites dans le sentiment d'impuissance qui l'alimente. Ce contexte prend racine dans ce que Patel appelle le « software brain » : une manière de penser le monde héritée du numérique, qui réduit tout à des algorithmes, des bases de données et des boucles logiques. Marc Andreessen en avait posé les bases dès 2011 dans son célèbre article du Wall Street Journal, « Why software is eating the world ». L'IA a depuis turbocompressé cette logique, creusant l'écart entre ceux qui conçoivent les systèmes et ceux qui les subissent. Le discours ambiant des dirigeants du secteur n'arrange rien : Dario Amodei, PDG d'Anthropic, affirme publiquement que l'IA supprimera l'ensemble des emplois d'entrée de gamme, alimentant une forme de nihilisme que ni les politiques ni les entreprises technologiques ne semblent encore prêts à affronter sérieusement.

UELes tendances de rejet croissant de l'IA documentées aux États-Unis trouvent des échos similaires en Europe, où l'AI Act reflète des préoccupations citoyennes comparables sur l'emploi et la concentration du pouvoir technologique.

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OpenAI travaille-t-il déjà sur GPT-5.5 ? Une fuite sème le doute
79Le Big Data 

OpenAI travaille-t-il déjà sur GPT-5.5 ? Une fuite sème le doute

Le 22 avril 2026, des utilisateurs de Codex, l'environnement de développement assisté d'OpenAI, ont brièvement aperçu dans un sélecteur de modèles interne des noms inconnus : GPT-5.5, oai-2.1, et plusieurs variantes expérimentales non annoncées. L'accès a disparu en quelques minutes, mais les captures d'écran avaient déjà circulé sur X et dans les forums de développeurs. La fuite s'est produite dans un contexte particulier : OpenAI menait simultanément un test élargi dans Codex, confirmé par Rohan Varma, ingénieur de l'entreprise, touchant environ 100 % des utilisateurs, tous abonnements confondus, gratuits et payants. Sam Altman, PDG d'OpenAI, n'a pas démenti les spéculations autour d'un lancement imminent. Interrogé par un utilisateur évoquant une sortie possible dès le jeudi suivant, il a répondu par un simple emoji, sans démentir ni confirmer. Au-delà de l'anecdote, les retours techniques des développeurs ayant eu accès au modèle pendant ce court intervalle sont frappants. Plusieurs signalent une résolution de bugs front-end en quelques minutes là où GPT-4o nécessitait plusieurs heures. D'autres notent une meilleure cohérence dans la génération de code HTML et Tailwind CSS. Si ces observations restent parcellaires et non vérifiables à grande échelle, elles alimentent l'idée qu'OpenAI prépare un saut qualitatif significatif, pas seulement une mise à jour incrémentale. Pour l'industrie du développement logiciel assisté par IA, un modèle nettement plus rapide et fiable sur les tâches de code changerait concrètement les flux de travail quotidiens de millions de développeurs. La mise à disposition sur tous les plans tarifaires, si elle se confirme, représenterait également un changement de stratégie commerciale notable par rapport à la segmentation actuelle. Cette fuite s'inscrit dans une séquence d'annonces très dense côté OpenAI : ChatGPT Images 2.0 venait tout juste d'être déployé, renforçant la génération d'images précises directement dans le chat. Le rythme de publication soutenu d'OpenAI répond à une pression concurrentielle extrême. Anthropic a simultanément modifié son offre Claude Code en limitant l'accès pour certains abonnés Pro, tandis que Google, Meta et Mistral multiplient eux aussi les sorties. Dans ce contexte de course aux annonces, la communication ambiguë d'Altman, entre silence et émoji, est devenue une méthode rodée pour entretenir l'attention sans s'engager officiellement. GPT-5.5 pourrait être un modèle intermédiaire entre GPT-5 et une future version majeure, ou simplement un nom de test interne jamais destiné au public. La réponse pourrait venir dans les jours suivants, si OpenAI tient le calendrier informel que son PDG semble avoir laissé entrevoir.

UELa cadence de sorties accélérée d'OpenAI accentue la pression concurrentielle sur les acteurs européens, en particulier Mistral, cité dans l'article comme rival direct dans la course aux annonces de modèles.

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Résistance
80MIT Technology Review 

Résistance

Un mouvement de résistance contre l'intelligence artificielle prend de l'ampleur à travers le monde, mobilisant des profils aussi divers que des syndicalistes, des parents, des artistes et des élus. En février 2026, des centaines de personnes ont défilé devant les sièges londoniens d'OpenAI, Google DeepMind et Meta, dans l'une des plus grandes manifestations anti-IA jamais organisées. Aux États-Unis, en mars, une coalition improbable réunissant des républicains MAGA, des socialistes démocrates, des militants syndicaux et des responsables religieux a signé une déclaration commune intitulée "Pro-Human AI Declaration", affirmant que l'IA doit servir l'humanité, non la remplacer. Ce même mois, la signature d'un contrat entre OpenAI et le Pentagone a provoqué une vague de désinstallations de ChatGPT, tandis que des manifestants taguaient à la craie les abords du siège de la société à San Francisco. En avril, un homme du Texas a été arrêté après avoir prétendument lancé un cocktail Molotov au domicile du PDG Sam Altman, porteur d'un manifeste anti-IA. Les inquiétudes sont à la fois symboliques et très concrètes. Un sondage Pew réalisé l'année dernière révèle que la moitié des Américains s'inquiètent de la place croissante de l'IA dans leur quotidien, et que les trois quarts estiment qu'elle pourrait représenter une menace pour l'humanité. Sur le plan économique, les suppressions d'emplois s'accélèrent : en février, la fintech Block a annoncé le licenciement de 40 % de ses effectifs, et quelques semaines plus tard, l'éditeur de logiciels Atlassian a prévu de couper 1 600 postes. Des poursuites judiciaires s'accumulent contre des chatbots accusés d'avoir conduit des adolescents au suicide ou à l'automutilation. Dans certaines villes américaines, des parents réclament un moratoire de deux ans sur l'IA dans les écoles, tandis que les communautés rurales s'opposent à l'installation de centres de données qui font grimper les factures d'énergie, polluent et consomment des terres agricoles. Au second trimestre 2025, des militants ont réussi à bloquer 98 milliards de dollars de projets de data centers aux États-Unis. Cette résistance commence à peser sur les décisions politiques et industrielles. New York et la Californie ont adopté de nouvelles règles encadrant les chatbots de compagnie. Au Royaume-Uni, le gouvernement a fait marche arrière en mars sur un projet autorisant les entreprises d'IA à s'entraîner sur des œuvres protégées par le droit d'auteur, sous la pression des artistes. Donald Trump a de son côté obtenu des dirigeants de l'IA l'engagement de financer eux-mêmes la production d'énergie nécessaire à leurs infrastructures. Ces avancées restent partielles, mais elles signalent un changement : les populations refusent de laisser aux seules entreprises technologiques le soin de définir à quoi ressemblera le monde de demain.

UELe Royaume-Uni a fait marche arrière sur l'autorisation d'entraîner des modèles sur des œuvres protégées par le droit d'auteur, une décision directement applicable aux industries créatives européennes et susceptible de peser sur l'interprétation de l'AI Act en matière de droits d'auteur.

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ChatGPT Images 2.0 d'OpenAI gère le texte multilingue, les infographies, les diapositives, les cartes et le manga
81VentureBeat AI 

ChatGPT Images 2.0 d'OpenAI gère le texte multilingue, les infographies, les diapositives, les cartes et le manga

OpenAI a officiellement lancé ChatGPT Images 2.0 ce mois d'avril 2026, quelques mois seulement après la sortie de GPT-Image-1.5 en décembre 2025. Le nouveau modèle, baptisé en interne "duct tape" lors de semaines de tests discrets sur la plateforme LM Arena AI, est désormais accessible à tous les abonnés ChatGPT, tous niveaux confondus. Pour les développeurs, il est disponible via l'API sous le nom gpt-image-2. Ses capacités dépassent largement celles de son prédécesseur : génération de longs blocs de texte multilingues intégrés dans une image, création d'infographies complètes, de diapositives, de cartes, de mangas, de plans d'appartement, de grilles d'images multiples et de modèles de personnages sous différents angles. Le modèle peut également reproduire avec une fidélité troublante des interfaces utilisateur et des captures d'écran de sites réels, intégrer des résultats de recherche web directement dans une image, et s'appliquer aux photos téléversées par les utilisateurs. OpenAI a aussi introduit une suite de fonctionnalités baptisée "Thinking" pour les abonnés ChatGPT. Ce lancement marque un tournant dans la manière dont OpenAI conçoit la création visuelle. La philosophie revendiquée par l'entreprise est explicite dans ses notes de version : "Les images sont un langage, pas une décoration. Une bonne image fait ce que fait une bonne phrase : elle sélectionne, organise et révèle." En pratique, cela signifie que des professionnels du marketing, de la communication, du journalisme ou de la formation peuvent désormais produire des visuels informationnels complexes sans compétences en design. La capacité à reproduire des figures publiques réelles, comme le PDG Sam Altman, soulève aussi des questions sur l'usage de cet outil à des fins de désinformation, notamment dans le contexte de campagnes d'influence politique utilisant des personnages fictifs présentés comme de "vrais Américains" soutenant Donald Trump, un phénomène récemment documenté par le New York Times. La sortie de ChatGPT Images 2.0 intervient dans un marché de la génération d'images IA de plus en plus disputé. Google avait lancé en février 2026 son propre modèle Nano Banana 2, aussi connu sous le nom Gemini 3 Pro Image, capable lui aussi d'intégrer du texte dense dans les images. Mais selon les premiers tests comparatifs, la solution d'OpenAI surpasse Google sur la fidélité des interfaces et la gestion de compositions multi-images. Face aux risques d'abus, Adele Li, responsable produit ChatGPT Images chez OpenAI, a réaffirmé lors d'un briefing presse l'engagement de l'entreprise en matière de sécurité : les images générées sont taguées avec des métadonnées indiquant leur origine artificielle, et des garde-fous spécifiques visent à prévenir toute interférence électorale. OpenAI insiste sur le fait que ces protections distinguent ChatGPT des nouveaux entrants du secteur, qui opèrent avec "des standards et des philosophies différents".

UELes capacités avancées de reproduction d'interfaces réelles et de personnages publics accroissent les risques de désinformation en Europe, notamment à l'approche d'échéances électorales.

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Le « Claude-Killer » est là : OpenAI dévoile un Codex pour (presque) tout
82Le Big Data 

Le « Claude-Killer » est là : OpenAI dévoile un Codex pour (presque) tout

OpenAI a annoncé le 16 avril 2026 une mise à jour majeure de Codex, son assistant de développement intégré à ChatGPT, transformant profondément ce qui était jusqu'alors un outil de génération de code en un agent capable d'interagir avec l'ensemble d'un environnement informatique. La nouveauté la plus spectaculaire est le mode "computer use" : Codex peut désormais s'exécuter en arrière-plan sur macOS, ouvrir des applications, naviguer, cliquer et saisir du texte via son propre curseur, exactement comme le ferait un utilisateur humain. Plusieurs instances peuvent tourner en parallèle sans interférer avec le travail en cours. S'y ajoutent un navigateur intégré permettant d'annoter des pages web pour guider l'agent, la génération et l'amélioration d'images via gpt-image-1, une fonction mémoire qui retient les préférences et habitudes de travail entre les sessions, ainsi que plus de 90 nouveaux plugins incluant Jira via Atlassian Rovo, CircleCI, GitLab Issues et la suite Microsoft. Codex gère également les commentaires GitHub, plusieurs onglets de terminal et les connexions SSH en accès anticipé. Cette mise à jour repositionne Codex comme un véritable agent de travail autonome, et non plus comme un simple copilote de code. Pour les développeurs, la capacité à tester des interfaces sans API, à itérer visuellement sur du front-end ou à orchestrer des tâches répétitives sans intervention manuelle représente un gain de productivité substantiel. La fonction mémoire va plus loin encore : Codex peut analyser des commentaires dans Google Docs, récupérer du contexte depuis Slack ou Notion, et produire une liste d'actions priorisées pour reprendre un projet là où il a été laissé. Sam Altman lui-même a déclaré que le mode computer use s'est révélé "encore plus utile que prévu" lors des démonstrations internes, soulignant l'ampleur du changement par rapport aux attentes initiales. Cette évolution s'inscrit dans une compétition directe avec Anthropic et son assistant Claude, clairement visé par le titre "Claude-Killer" employé dans la presse spécialisée. OpenAI cherche à consolider ChatGPT comme plateforme centrale du travail des développeurs, en absorbant des workflows qui nécessitaient jusqu'ici plusieurs outils distincts. La stratégie des plugins MCP et des intégrations tierces rappelle l'approche d'un système d'exploitation plutôt que d'un simple assistant IA. Le déploiement reste progressif : le mode computer use est limité à macOS dans un premier temps, certaines fonctions de personnalisation et de mémoire seront déployées graduellement pour les entreprises, et les utilisateurs européens et britanniques ainsi que les établissements éducatifs bénéficieront également de ces nouveautés selon un calendrier non précisé.

UELes utilisateurs européens et britanniques sont explicitement mentionnés comme futurs bénéficiaires des nouvelles fonctionnalités de Codex, mais selon un calendrier non encore précisé par OpenAI.

💬 Le "Claude-Killer", ok, le titre fait vendre. Ce qui m'intéresse vraiment, c'est la combinaison computer use plus mémoire persistante, parce que là on a un agent qui reprend le contexte d'une session à l'autre et clique dans tes apps sans passer par une API. Reste à voir si ça tient sur de vrais projets (pas juste des démos internes où Sam dit que c'est "encore mieux que prévu"), et côté Europe on attendra sagement un calendrier "non précisé".

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« L’IA va nous détruire » : le manifeste du premier terroriste anti-ChatGPT
83Le Big Data 

« L’IA va nous détruire » : le manifeste du premier terroriste anti-ChatGPT

Un homme a lancé un cocktail Molotov contre la résidence de Sam Altman, PDG d'OpenAI, située au 950 Lombard Street à San Francisco, dans le quartier de Russian Hill, une propriété estimée à 27 millions de dollars. L'attaque, survenue début avril 2026, s'inscrit dans le cadre d'un manifeste de 45 pages intitulé « La Dernière Résistance Humaine », diffusé sur X et 4chan, qui appelle au sabotage physique des centres de données et à la destruction des infrastructures d'intelligence artificielle générative. L'assaillant, radicalisé par les thèses néo-luddites, a été placé en garde à vue. Le manifeste identifie 12 sites critiques aux États-Unis, principalement en Californie et en Oregon, hébergeant des clusters de processeurs H100 de Nvidia, et réclame l'arrêt immédiat de l'entraînement de modèles comme GPT-5 ainsi que le démantèlement des infrastructures Microsoft Azure. Le FBI et le Department of Homeland Security classent désormais les extrémistes anti-technologie comme une menace prioritaire. Cet acte marque un tournant dans la perception des risques liés au développement de l'IA : pour la première fois, la violence physique ciblée contre des dirigeants tech s'organise autour d'une idéologie structurée et d'une liste de cibles précises. L'onde de choc a immédiatement atteint les investisseurs de Y Combinator et les dirigeants de Google DeepMind. OpenAI a multiplié son budget sécurité par cinq, déployant un blindage balistique de niveau NIJ III sur les vitres du domicile d'Altman et une garde rapprochée composée d'anciens Navy SEALs, pour un coût supérieur à 800 000 dollars par mois. Des algorithmes de surveillance des forums radicaux ont également été activés. La menace dépasse le cas individuel : elle interroge la capacité des entreprises d'IA à protéger leurs dirigeants et infrastructures dans un climat de défiance croissante. La rhétorique du manifeste est paradoxale : son auteur cite les propres avertissements de Sam Altman et du prix Nobel Geoffrey Hinton sur les risques existentiels de l'intelligence artificielle générale pour légitimer le recours à la violence. Ce retournement sémantique rappelle la trajectoire de Theodore Kaczynski, l'Unabomber, dont le manifeste fut publié par le New York Times en 1995 après une campagne d'attentats contre des universitaires et des compagnies aériennes. Là où les luddites du XIXe siècle s'en prenaient aux métiers à tisser pour protéger leurs emplois, et où Kaczynski visait la société industrielle en général, ce nouveau mouvement cible spécifiquement les architectes des grands modèles de langage et les GPU qui les font tourner. L'analyse de CrowdStrike confirme que le document circule dans des réseaux cryptés et pourrait inspirer des actes similaires, faisant basculer le débat sur les risques de l'IA du registre académique vers celui de la sécurité nationale.

UEL'émergence d'un mouvement néo-luddite violent aux États-Unis pourrait inspirer des actes similaires en Europe, contraignant les entreprises et infrastructures d'IA européennes à renforcer leur sécurité physique.

💬 On savait que la tension montait, mais là on a franchi un cap. Ce qui est glaçant, c'est pas l'acte en lui-même, c'est le manifeste : 45 pages structurées, une liste de 12 cibles précises, une idéologie qui recycle les propres mots d'Altman pour justifier la violence. C'est plus un dérangé isolé, c'est le début d'une doctrine.

SécuritéOpinion
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84MIT Technology Review 

The Download : l'état de l'IA et la protection des ours par drones

Le rapport annuel Stanford AI Index 2026, publié cette semaine, dresse un état des lieux chiffré de l'intelligence artificielle mondiale et confirme une réalité fracturée. Parmi ses données les plus frappantes : 73 % des experts américains estiment que l'IA a un impact positif sur l'emploi, contre seulement 23 % du grand public. Cet écart se retrouve dans les domaines de la santé et de l'économie. Par ailleurs, un homme du Texas a été inculpé pour tentative de meurtre sur la personne de Sam Altman, PDG d'OpenAI, après avoir lancé un cocktail Molotov sur sa résidence vendredi dernier. Le suspect aurait détenu une liste d'autres dirigeants de l'industrie de l'IA. Dans le même temps, un mémo interne leaked révèle qu'OpenAI planifie une offensive directe contre son concurrent Anthropic, tout en accusant Microsoft d'avoir "limité sa capacité" à atteindre ses clients, et en cultivant une alliance naissante avec Amazon. Ces développements illustrent les tensions profondes qui traversent l'écosystème IA. Le fossé entre experts et grand public n'est pas anodin : ceux qui utilisent l'IA au quotidien pour le code et les tâches techniques la voient à son meilleur, tandis que le reste de la population fait face à une expérience bien plus inégale. Ce décalage de perception alimente des débats politiques et sociaux mal calibrés. Sur le front compétitif, la rivalité entre grands laboratoires s'intensifie à un moment critique : les meilleurs agents IA n'accomplissent encore que la moitié des tâches complexes qu'un expert humain avec un doctorat peut réaliser, selon une étude publiée dans Nature. L'IA commence néanmoins à transformer les mathématiques en prouvant de nouveaux résultats à un rythme soutenu, et trouve des failles logicielles plus vite qu'elles ne peuvent être corrigées, ce qui représente un risque réel d'exploitation par des hackers. Le rapport Stanford s'inscrit dans un contexte où la rivalité sino-américaine en matière d'IA s'accélère et où les percées de modèles se succèdent plus vite que les capacités de régulation. Les inscriptions en informatique aux États-Unis chutent massivement, une tendance attribuée en partie à la dévaluation perçue du diplôme face aux outils de codage automatisés. Meta s'apprête quant à elle à dépasser Google en revenus publicitaires en 2026, devenant ainsi la première plateforme mondiale de publicité numérique, signe du repositionnement des géants tech autour de l'IA. L'index Stanford rappelle que derrière les annonces spectaculaires, la technologie évolue plus vite que les institutions, les entreprises et les individus ne peuvent s'y adapter.

UELe rapport Stanford AI Index 2026 met en évidence un fossé de perception entre experts et grand public sur l'impact de l'IA sur l'emploi, un enjeu central pour les politiques européennes de régulation et d'adaptation au marché du travail.

SociétéActu
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85The Verge AI 

Peur et dégoût chez OpenAI

Le New Yorker a publié cette semaine un long portrait de Sam Altman, PDG d'OpenAI, revenant sur son parcours tumultueux à la tête de l'entreprise la plus influente dans le domaine de l'intelligence artificielle. Le texte rappelle l'épisode le plus marquant de cette saga : en novembre 2023, Altman avait été brusquement licencié par le conseil d'administration d'OpenAI, avant d'être réintégré quelques jours seulement après sous la pression des employés et des investisseurs. Depuis, il a profondément reconfiguré la gouvernance de l'organisation à son avantage. L'enquête soulève une question centrale : Sam Altman est-il la bonne personne pour piloter une technologie aussi puissante et structurante que l'IA générative ? Le profil dressé par le New Yorker interroge la capacité d'un dirigeant au style controversé à assumer la responsabilité d'outils qui transforment en profondeur l'économie, le travail et la société. Pour des millions d'utilisateurs et des milliers d'entreprises qui dépendent de ChatGPT et des API d'OpenAI, la question du leadership n'est pas anodine. OpenAI a connu depuis sa fondation des tensions internes récurrentes entre sa mission originelle à but non lucratif et ses ambitions commerciales croissantes, alimentées par des milliards de dollars d'investissement de Microsoft notamment. La crise de gouvernance de 2023 a mis en lumière ces contradictions structurelles, sans les résoudre. Le débat sur l'identité et les valeurs d'OpenAI reste ouvert, d'autant qu'Altman pousse désormais l'entreprise vers une transformation en société à but lucratif à part entière.

UELa transformation d'OpenAI en société à but lucratif pourrait modifier les conditions d'accès et la tarification de ses API pour les milliers d'entreprises européennes qui en dépendent.

💬 Le vrai sujet du New Yorker, c'est pas Altman, c'est la question qu'on esquive tous depuis 2023 : est-ce qu'on a vraiment envie que l'IA générative soit pilotée par quelqu'un qui a retourné son propre conseil d'administration en 5 jours ? La transition vers le tout-lucratif, je l'attendais, elle était écrite dès les premiers milliards de Microsoft. Mais là, pour les boîtes européennes qui ont tout misé sur les API OpenAI, ça va se traduire en dollars, bientôt.

BusinessOpinion
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86VentureBeat AI 

OpenAI lance ChatGPT Pro à 100 dollars avec des limites d'utilisation de Codex 5 fois supérieures à celles de Plus

OpenAI a lancé un nouveau palier d'abonnement à 100 dollars par mois pour ChatGPT, baptisé ChatGPT Pro, ciblant explicitement les développeurs et les "vibe coders", ces utilisateurs qui construisent des logiciels en langage naturel avec l'aide de l'IA. Cette offre se positionne entre le plan Plus à 20 dollars et le plan Pro existant à 200 dollars, et son argument principal est simple : elle offre cinq fois plus d'utilisation de Codex, l'environnement de développement assisté par IA d'OpenAI, par rapport au plan Plus. Sam Altman, PDG et co-fondateur d'OpenAI, a annoncé le lancement sur X en évoquant une "très forte demande". Concrètement, le plan à 100 dollars permet par exemple d'envoyer entre 300 et 1 500 messages locaux avec le modèle GPT-5.3-Codex toutes les cinq heures, contre 45 à 225 pour le plan Plus, et d'effectuer entre 50 et 400 tâches cloud sur la même fenêtre, contre 10 à 60. Les revues de code passent également de 10 à 25 pull requests par semaine à 100 à 250. Le plan à 200 dollars offre quant à lui le double du plan à 100 dollars, soit dix fois les limites du Plus. Ce lancement signale une montée en puissance d'OpenAI sur le segment du développement logiciel assisté, un marché devenu stratégique. En introduisant un palier intermédiaire, l'entreprise cherche à capter les développeurs qui trouvaient le plan Plus trop limité sans vouloir payer 200 dollars. La décision est toutefois ambiguë : OpenAI a simultanément annoncé un "rééquilibrage" de l'utilisation de Codex pour les abonnés Plus, réduisant les sessions longues au profit de sessions plus courtes et distribuées dans la semaine, ce qui revient de facto à restreindre les usages intensifs des utilisateurs à 20 dollars, les incitant à passer à la formule supérieure. Le contexte concurrentiel explique en grande partie cette accélération. Anthropic, principal rival d'OpenAI, a récemment révélé un chiffre d'affaires annualisé dépassant 30 milliards de dollars, devançant les 24 à 25 milliards estimés d'OpenAI. Cette croissance est portée en grande partie par l'adoption massive de Claude Code et Claude Cowork, des outils de développement assisté par IA qui gagnent rapidement du terrain auprès des équipes techniques. OpenAI, qui a largement contribué à populariser l'IA générative, se retrouve ainsi à devoir défendre son leadership sur un segment qu'il a pourtant contribué à inventer. La guerre des abonnements pour coder avec l'IA ne fait que commencer, avec des acteurs comme Google, GitHub Copilot et Cursor également dans la course.

UELes développeurs européens disposent d'un nouveau palier intermédiaire à 100$/mois pour accéder à Codex avec des limites 5x supérieures au plan Plus, une option concrètement utilisable par les équipes techniques en France et en Europe.

OutilsOutil
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Manipulateur, sociopathe : qui est vraiment le patron de ChatGPT ?
87Le Big Data 

Manipulateur, sociopathe : qui est vraiment le patron de ChatGPT ?

Une enquête publiée par le New Yorker le 6 avril 2026, signée par les journalistes Ronan Farrow et Andrew Marantz, dresse un portrait sévère de Sam Altman, PDG d'OpenAI. Basée sur des mémos internes inédits et plus de 200 pages de documents, l'enquête compile des témoignages d'anciens collaborateurs qui décrivent un dirigeant au profil atypique : non pas un ingénieur visionnaire, mais un stratège de la persuasion. Altman dirige une entreprise valorisée près de 1 000 milliards de dollars, et son influence sur le secteur de l'intelligence artificielle est considérable. Pourtant, plusieurs sources lui reprochent un rapport très flexible à la vérité : renégociation d'accords après coup, déni d'engagements pourtant documentés, reformulation des faits selon les circonstances. Un ancien collaborateur décrit un effet "Jedi", une capacité à faire croire à chaque interlocuteur que la vision d'Altman est en réalité la sienne. L'impact de ces révélations dépasse le simple portrait de dirigeant. OpenAI occupe une position centrale dans le développement de l'IA mondiale, et la question de sa gouvernance touche directement à la confiance que lui accordent partenaires, régulateurs et utilisateurs. Le cas de Dario Amodei, ancien cadre d'OpenAI devenu PDG d'Anthropic, est particulièrement éloquent : lors des négociations avec Microsoft en 2019, des garanties strictes en matière de sécurité auraient été validées, avant qu'une clause clé ne soit discrètement modifiée. Altman aurait ensuite nié l'existence de ce changement malgré des preuves écrites. Microsoft, principal investisseur d'OpenAI, aurait également subi des revirements similaires : alors qu'OpenAI réaffirmait publiquement l'exclusivité de Azure comme fournisseur cloud, l'entreprise annonçait en parallèle un partenariat avec Amazon sur sa plateforme Frontier dédiée aux agents IA. Ce double discours érode la confiance des partenaires et brouille la lisibilité stratégique d'une entreprise dont chaque mouvement est scruté à l'échelle mondiale. Ces tensions s'inscrivent dans un contexte plus large de questionnement sur la gouvernance d'OpenAI. En novembre 2023, le conseil d'administration avait temporairement évincé Altman avant de le réintégrer sous pression des employés et des investisseurs, révélant déjà des fractures profondes. La conversion d'OpenAI d'organisation à but non lucratif en entreprise commerciale alimente les doutes sur la sincérité de ses engagements éthiques. Le terme "sociopathe" revient dans plusieurs témoignages, ce qui illustre la violence des jugements portés en interne. Altman, lui, continue de se présenter comme un acteur responsable de la transition vers l'IA générale. La question qui traverse toute l'enquête est finalement celle-ci : peut-on bâtir une technologie civilisationnelle en s'appuyant sur un leadership dont la méthode principale est la manipulation, même brillante ?

UELes révélations sur la gouvernance d'OpenAI pourraient renforcer la méfiance des régulateurs européens et compliquer les négociations de conformité dans le cadre de l'AI Act.

BusinessActu
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TensorWave peut-il dépasser l'avantage concurrentiel de Nvidia ?
88The Information AI 

TensorWave peut-il dépasser l'avantage concurrentiel de Nvidia ?

Nick Tatarchuk, fondateur de la startup TensorWave, a organisé mercredi à San Francisco un événement intitulé Beyond Summit, anciennement appelé Beyond CUDA. Ce changement de nom n'est pas anodin : l'édition précédente, tenue à San Jose en 2025 lors de la conférence GTC de Nvidia, avait attiré des centaines de participants désireux de discuter des alternatives au logiciel de Nvidia. Cette année, des sponsors et participants potentiels ont exprimé des réticences à s'associer à un événement aussi explicitement positionné contre le géant des puces. Tatarchuk lui-même reconnaît cette pression, d'autant que sa salle habituelle à San Jose avait été réservée pour plusieurs années... par Nvidia. L'événement réunit des startups qui développent des compilateurs, des noyaux et des couches d'optimisation pour concurrencer l'écosystème logiciel de Nvidia, dont plusieurs ont figuré dans les classements Top 50 Startups de 2024 et 2025. L'enjeu central est CUDA, la plateforme logicielle de Nvidia considérée comme son véritable fossé concurrentiel : elle simplifie radicalement l'utilisation du matériel Nvidia pour l'entraînement et l'inférence de modèles d'IA. Mais ce monopole commence à se fissurer. OpenAI et Meta ont récemment annoncé des accords importants avec AMD, rival direct de Nvidia, pour utiliser ses puces dans leurs infrastructures d'IA. Tatarchuk affirme que des laboratoires d'IA commencent désormais à réaliser des entraînements à grande échelle sur du matériel AMD, une pratique qui était à peine évoquée publiquement il y a encore peu. Pour la première fois depuis des années, des clients seraient prêts à envisager sérieusement des alternatives à CUDA, estime-t-il : "Il y a tellement d'entreprises sophistiquées qui n'ont pas besoin de CUDA." Ce mouvement s'inscrit dans un contexte de transformation profonde de l'industrie du calcul pour l'IA. La domination de Nvidia, dont les GPU représentent l'essentiel du marché de l'entraînement des grands modèles, est contestée à la fois par des fabricants de puces alternatifs et par un écosystème logiciel naissant. En parallèle, une autre initiative illustre l'effervescence du secteur : à l'université Stanford, un cours universitaire de premier cycle sur l'infrastructure IA est devenu un événement majeur, surnommé le "Compute Coachella". Le cours, complet, réunit cette semaine Jensen Huang (Nvidia), Lisa Su (AMD), Sam Altman (OpenAI), Satya Nadella (Microsoft) et Andrej Karpathy comme intervenants. Il est enseigné par Anjney Midha, ancien associé d'Andreessen Horowitz et investisseur précoce d'Anthropic, et Michael Abbott, ancien responsable ingénierie chez Apple, tous deux impliqués dans AMP, une initiative visant à faciliter l'accès aux ressources de calcul pour les entreprises.

UEL'émergence d'alternatives viables à CUDA pourrait à terme réduire la dépendance des entreprises et laboratoires européens envers Nvidia pour leurs infrastructures d'entraînement IA.

InfrastructureActu
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OpenAI rachète TBPN
89OpenAI Blog 

OpenAI rachète TBPN

OpenAI a annoncé l'acquisition de TBPN, un réseau médiatique indépendant axé sur les conversations autour de l'intelligence artificielle. L'opération vise à accélérer le dialogue mondial sur l'IA, en rassemblant constructeurs, entreprises et acteurs de la communauté tech sous une même plateforme éditoriale. Les termes financiers de la transaction n'ont pas été divulgués. Ce rachat marque une nouvelle étape dans la stratégie de communication d'OpenAI, qui cherche à contrôler davantage les récits entourant l'IA et à renforcer sa présence dans l'écosystème des médias spécialisés. En intégrant un média indépendant, la société de Sam Altman se dote d'un outil pour toucher directement les développeurs, les décideurs et le grand public tech, sans passer uniquement par la presse traditionnelle. Cette acquisition s'inscrit dans un contexte de concurrence intense entre les grands acteurs de l'IA, où la maîtrise de l'image publique et de l'influence devient un levier stratégique au même titre que la recherche. OpenAI, sous pression croissante de la part de régulateurs et d'une opinion publique partagée sur les risques de l'IA, mise sur une présence médiatique renforcée pour façonner les débats. La question de l'indépendance éditoriale de TBPN après ce rachat reste ouverte.

UEL'acquisition d'un média spécialisé IA par OpenAI renforce l'influence américaine sur les récits entourant l'IA, ce qui peut affecter indirectement le débat public européen sur la régulation et la perception des risques liés à l'IA.

Levée record de 122 milliards pour OpenAI : l'introduction en Bourse est lancée.
90ZDNET FR 

Levée record de 122 milliards pour OpenAI : l'introduction en Bourse est lancée.

OpenAI a finalisé la plus grande levée de fonds de l'histoire de la tech privée, bouclant un tour de table de 122 milliards de dollars qui porte sa valorisation à 852 milliards. La transaction, menée par SoftBank à hauteur de 40 milliards, propulse la société fondée par Sam Altman dans une catégorie à part, loin devant tous les autres acteurs de l'IA générative. Ce financement exceptionnel s'accompagne d'une annonce claire : une introduction en Bourse est désormais en préparation. Avec près de 900 milliards de valorisation, OpenAI rejoint le club très restreint des entreprises les plus valorisées au monde avant même d'être cotée. L'enjeu est de taille pour l'ensemble de l'industrie : cette levée légitime les multiples stratosphériques du secteur IA et va probablement accélérer la consolidation du marché, où les acteurs sans accès à des capitaux massifs risquent d'être distancés. Pour les entreprises clientes, le signal envoyé est celui d'une pérennité garantie — un argument commercial direct face aux inquiétudes sur la viabilité financière d'OpenAI. Cette opération intervient alors qu'OpenAI traverse une transformation profonde de son modèle. La société accélère son pivot vers une « super-application » agentique — capable d'agir de façon autonome au nom des utilisateurs — et rationalise son catalogue de produits pour séduire les grands comptes. Depuis deux ans, la firme brûle des milliards en coûts d'infrastructure tout en cherchant la rentabilité ; l'IPO à venir imposera une discipline financière nouvelle, sous le regard des marchés publics et de ses nouveaux actionnaires institutionnels.

UELes acteurs européens de l'IA, moins capitalisés, risquent d'être distancés par une consolidation accélérée du marché mondial que seuls les géants disposant de financements massifs pourront suivre.

💬 852 milliards de valorisation pour une boîte qui perd encore de l'argent, bon, sur le papier ça donne le vertige. Ce que je retiens surtout, c'est que l'IPO va forcer une vraie discipline financière, là où tout le monde faisait semblant de ne pas regarder les chiffres. Reste à voir si les marchés publics seront aussi indulgents que SoftBank.

BusinessOpinion
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OpenAI scénarise son IPO et conclut son tour sur un cliffhanger à 852 milliards de dollars
91FrenchWeb 

OpenAI scénarise son IPO et conclut son tour sur un cliffhanger à 852 milliards de dollars

OpenAI vient de boucler son dernier tour de financement à une valorisation de 852 milliards de dollars, un record absolu pour une entreprise privée dans le secteur technologique. Ce tour, piloté par Sam Altman avec une précision narrative remarquable, intervient quelques mois avant une introduction en bourse attendue pour la fin de l'année 2026. Le montant exact levé n'a pas été divulgué, mais la valorisation place OpenAI au rang des entreprises les plus précieuses au monde, devant des géants établis depuis des décennies. Cette valorisation stratosphérique n'est pas anodine : elle conditionne directement les termes de l'IPO à venir et verrouille les attentes des investisseurs institutionnels. À 852 milliards, OpenAI se positionne pour viser le trillion de dollars en bourse, un seuil symbolique que seuls Apple, Nvidia, Microsoft et quelques autres ont franchi. Pour les acteurs de l'IA — startups, investisseurs, concurrents — ce chiffre envoie un signal fort sur la prime accordée au leadership dans ce secteur, et renforce la pression sur Anthropic, Google DeepMind et Meta pour justifier leurs propres valorisations. Ce tour de table s'inscrit dans une transformation structurelle d'OpenAI, en cours depuis 2024 : la société a entamé sa conversion de statut à but non lucratif vers une structure commerciale classique, condition sine qua non d'une cotation en bourse. Sam Altman orchestre chaque étape comme un récit feuilletonnant — tours de table, restructurations, annonces produits — pour maintenir l'élan narratif et les valorisations. L'IPO, si elle aboutit, serait l'une des plus importantes de la décennie dans la tech.

UELa valorisation record d'OpenAI à 852 milliards de dollars accentue la pression sur les acteurs européens de l'IA, notamment Mistral, pour justifier leurs propres valorisations auprès des investisseurs institutionnels européens.

💬 852 milliards avant l'IPO, c'est une mise en scène autant qu'une réalité financière. Altman sait que le chiffre qui précède la bourse devient le plancher psychologique des attentes, et viser le trillion dès la cotation, c'est courageux ou inconscient, peut-être les deux. Ce qui me frappe surtout, c'est la pression que ça met sur Mistral et les autres européens : expliquer ta valorisation quand OpenAI écrase tout le monde à 852 Mds, bonne chance.

BusinessOpinion
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OpenAI lève 3 milliards auprès d'investisseurs particuliers dans une levée record de 122 milliards
92TechCrunch AI 

OpenAI lève 3 milliards auprès d'investisseurs particuliers dans une levée record de 122 milliards

OpenAI a bouclé un tour de financement record de 122 milliards de dollars, dont 3 milliards levés directement auprès d'investisseurs particuliers — une démarche inhabituelle pour une entreprise non cotée. Le tour est mené par Amazon, Nvidia et SoftBank, et porte la valorisation de la société à 852 milliards de dollars, la plaçant parmi les entreprises privées les plus valorisées de l'histoire. L'ouverture aux investisseurs retail signale qu'OpenAI prépare activement son introduction en bourse. En associant le grand public à ce tour pré-IPO, la société élargit sa base d'actionnaires et génère une dynamique de marché favorable avant une cotation. Pour les investisseurs institutionnels comme SoftBank — déjà engagé à hauteur de 500 millions de dollars dans le projet Stargate — c'est une opportunité de consolider leur position avant que le titre ne soit accessible à tous. Cette levée intervient dans un contexte de course effrénée aux capitaux dans l'IA générative. OpenAI fait face à la montée en puissance de concurrents comme Anthropic, Google DeepMind et des acteurs chinois tels que DeepSeek. Avec une valorisation frôlant les 1 000 milliards de dollars, l'entreprise fondée par Sam Altman s'approche d'un statut de « trillion-dollar company » avant même son entrée en bourse, une IPO qui pourrait redéfinir les standards du secteur technologique.

UELa valorisation record d'OpenAI à 852 milliards de dollars et sa future IPO renforceront la dépendance des entreprises européennes aux infrastructures IA américaines, aggravant les enjeux de souveraineté numérique de l'UE.

💬 852 milliards avant même l'IPO, c'est du jamais vu et c'est pas un accident. Ouvrir le tour aux particuliers, c'est pas de la générosité envers les petits porteurs, c'est la mécanique classique pour chauffer la base actionnaire et arriver en bourse avec un marché déjà acquis. Ça va faire une IPO spectaculaire sur le papier, bon, reste à voir ce que ça donne quand les vrais chiffres de marge seront publics.

BusinessActu
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L'IA entre dans une nouvelle phase d'accélération
93OpenAI Blog 

L'IA entre dans une nouvelle phase d'accélération

OpenAI a levé 122 milliards de dollars lors d'un nouveau tour de financement destiné à accélérer le développement de l'intelligence artificielle de frontier à l'échelle mondiale. Cette opération, l'une des plus importantes jamais réalisées dans le secteur technologique, doit permettre à la société de Sam Altman d'investir massivement dans les infrastructures de calcul de nouvelle génération et de répondre à la demande croissante pour ses produits phares — ChatGPT, Codex et ses offres enterprise. L'ampleur de ce financement traduit une course aux ressources computationnelles sans précédent : entraîner et déployer des modèles de frontier exige des milliers de GPU spécialisés et des datacenters à la consommation électrique colossale. Pour les entreprises clientes et les millions d'utilisateurs de ChatGPT, cela signifie une capacité accrue, une disponibilité améliorée et vraisemblablement de nouveaux modèles plus puissants dans les prochains mois. Cette levée s'inscrit dans une dynamique où les grands laboratoires d'IA — OpenAI, Google DeepMind, Anthropic — se livrent une compétition acharnée pour dominer la prochaine vague de l'IA générale. OpenAI, valorisé à plusieurs centaines de milliards de dollars, consolide ainsi sa position de leader tout en cherchant à convertir sa domination technologique en un modèle économique durable face à une concurrence mondiale qui s'intensifie.

UECette levée de fonds renforce la domination d'OpenAI et accentue la dépendance des entreprises et utilisateurs européens vis-à-vis des grands laboratoires américains, un enjeu direct pour la souveraineté numérique de l'UE.

BusinessActu
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World ID : la startup qui veut donner une identité humaine à chaque agent IA
94Le Big Data 

World ID : la startup qui veut donner une identité humaine à chaque agent IA

La startup World, cofondée par Sam Altman et connue pour avoir lancé la cryptomonnaie WorldCoin en 2023, a dévoilé une version bêta d'Agent Kit, un système conçu pour relier les agents IA à des identités humaines vérifiées. Le principe repose sur World ID, une identité numérique unique stockée sur smartphone et validée via un scan de l'iris effectué par des sphères physiques déployées dans le monde entier. À ce jour, environ 18 millions de personnes auraient complété ce processus à travers près de 1 000 orbes répartis sur plusieurs continents, avec environ 18 000 nouveaux inscrits récemment. Techniquement, Agent Kit s'appuie sur le protocole x402, développé en collaboration avec Cloudflare et Coinbase, et qui permet de vérifier les requêtes d'agents IA via des micropaiements ou des jetons d'identité avant d'accorder l'accès à un service. L'enjeu est considérable : l'explosion des agents IA autonomes permet désormais à n'importe qui de déployer des milliers de bots en parallèle en quelques clics, saturant les systèmes en ligne dans des scénarios proches des attaques Sybil. World propose une réponse concrète — plutôt que de bloquer tous les bots indistinctement, les sites web pourraient exiger un jeton World ID pour filtrer les accès et s'assurer qu'un agent représente bien une personne réelle et unique. Un agent pourrait ainsi réserver un restaurant, acheter des billets de spectacle ou accéder à des offres d'essai gratuit, à condition de prouver qu'il agit pour un humain identifié. Forums, sondages et plateformes sociales pourraient également s'appuyer sur ce mécanisme pour lutter contre la manipulation automatisée et les campagnes de spam à grande échelle. Le système soulève néanmoins des questions sérieuses. La collecte biométrique reste son talon d'Achille : un scan d'iris est irréversible, et contrairement à un mot de passe, il ne peut pas être réinitialisé en cas de fuite ou de piratage. World affirme que les données sont chiffrées et stockées localement sur l'appareil, mais la promesse ne suffit pas à dissiper les inquiétudes sur la vie privée, d'autant que le projet a déjà essuyé des critiques réglementaires dans plusieurs pays dès le lancement de WorldCoin. Sur le plan de l'adoption, le défi reste entier : convaincre des centaines de millions d'utilisateurs de scanner leur iris en l'absence d'une application grand public vraiment incontournable constitue un obstacle majeur. Enfin, le protocole x402 peut ralentir les attaques massives en les rendant coûteuses, mais un acteur malveillant bien financé peut tout à fait payer pour les contourner — ce qui signifie que World ID ne résout pas le problème à lui seul, mais en augmente seulement le prix d'entrée.

UELe RGPD encadre strictement la collecte de données biométriques et plusieurs pays européens ont déjà suspendu WorldCoin — l'expansion d'Agent Kit en Europe se heurtera aux mêmes obstacles réglementaires.

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OpenAI tue Sora : comment l’IA de vidéo tant attendue a fait un flop ?
95Le Big Data 

OpenAI tue Sora : comment l’IA de vidéo tant attendue a fait un flop ?

Le mardi 24 mars 2026, l'équipe officielle de Sora a publié un message d'adieu sur X, confirmant la fermeture définitive du générateur de vidéos par IA d'OpenAI. Six mois seulement après son lancement grand public en septembre 2025, l'application est débranchée. Pourtant, les débuts avaient été spectaculaires : Sora avait franchi le million de téléchargements plus vite que ChatGPT en son temps. Mais l'euphorie a été de courte durée. Dès janvier 2026, les téléchargements chutaient de 45 % en un mois, le taux de rétention à 30 jours s'effondrait sous les 8 %, et sur le dernier mois, l'outil ne réunissait plus que 600 000 utilisateurs actifs, relégué à la 172e place de l'App Store. Pendant ce temps, faire tourner l'infrastructure coûtait à OpenAI 15 millions de dollars par jour — une hémorragie financière impossible à tenir. L'accord avec Disney, qui avait investi un milliard de dollars en décembre pour permettre l'intégration de plus de 200 personnages franchisés (Marvel, Star Wars, Pixar) dans les vidéos générées, est lui aussi annulé, l'investissement ne s'étant finalement jamais concrétisé. La fermeture de Sora est avant tout un signal stratégique fort : OpenAI prépare son introduction en bourse pour le quatrième trimestre 2026 et doit convaincre Wall Street de sa rentabilité. Fidji Simo, nouvelle responsable de la division AGI Deployment, a été explicite en interne : l'entreprise ne peut plus se disperser dans des « quêtes secondaires ». Sam Altman a réorganisé ses priorités autour de la levée de capitaux et de la construction de centres de données. Toute la puissance de calcul libérée par l'arrêt de Sora est redirigée vers les clients B2B, jugés bien plus lucratifs. La semaine précédant l'annonce, OpenAI confirmait aussi la fusion de ChatGPT desktop, de son outil de code Codex et de son navigateur web en une seule « super-app » — une consolidation qui illustre cette nouvelle discipline budgétaire. L'entraînement d'un nouveau modèle, nom de code « Spud », vient par ailleurs de s'achever, confirmant que les priorités technologiques ont changé de camp. Sora était apparu en février 2024 comme une promesse de révolution pour Hollywood, capable de générer des vidéos photoréalistes à partir d'un simple texte. Son lancement public avait suscité un engouement mondial, mais le fossé entre la démonstration technique et l'usage quotidien s'est révélé impossible à combler face à la brutalité des chiffres économiques.

UELes créateurs de contenu et studios européens utilisant Sora perdent l'accès à l'outil et doivent se tourner vers des alternatives concurrentes pour leurs productions vidéo générées par IA.

BusinessOpinion
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OpenAI abandonne Sora et les vidéos générées par IA, l’accord avec Disney vole en éclats
96Next INpact 

OpenAI abandonne Sora et les vidéos générées par IA, l’accord avec Disney vole en éclats

OpenAI annonce la fin de Sora, son application de génération vidéo par IA, entraînant également la rupture du partenariat avec Disney. Sam Altman confirme que l'arrêt concerne tous les produits basés sur les modèles vidéo d'OpenAI, en raison des ressources de calcul trop importantes qu'ils consomment. L'entreprise se recentre sur l'IA pour le codage et les tâches professionnelles, dans un contexte de dépenses massives (plus de 11 milliards de dollars par trimestre) avant une entrée en bourse prévue cette année.

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Comment World ID veut attribuer une identité humaine unique à chaque agent IA
97Ars Technica AI 

Comment World ID veut attribuer une identité humaine unique à chaque agent IA

World (anciennement WorldCoin, fondé par Sam Altman) lance en bêta son "Agent Kit", une solution permettant aux humains de prouver qu'ils contrôlent leurs agents IA, afin que les sites web puissent limiter l'accès aux agents travaillant pour de vrais utilisateurs. Cette technologie s'appuie sur World ID, un système d'identité numérique unique basé sur le scan de l'iris, stocké de façon cryptographique sur le téléphone. L'objectif est de contrer les attaques de type Sybil, où des milliers d'agents IA automatisés submergent les services en ligne.

UELe scan d'iris sur lequel repose World ID constitue une donnée biométrique au sens du RGPD, exposant tout déploiement en France ou dans l'UE à des obligations strictes de conformité, voire à des interdictions comme celles déjà prononcées par plusieurs autorités européennes contre WorldCoin.

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Version « adulte » de ChatGPT : des experts internes d’OpenAI unanimement opposés
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Version « adulte » de ChatGPT : des experts internes d’OpenAI unanimement opposés

Sam Altman souhaite lancer un mode adulte de ChatGPT permettant des conversations érotiques après vérification d'âge, mais un comité d'experts internes — réunissant des chercheurs comme David Bickham, Tracy Dennis-Tiwary et Andrew Przybylski — s'y est unanimement opposé en janvier. Le comité avertit que ce contenu pourrait créer une dépendance affective malsaine et rester accessible aux mineurs, un expert citant des cas de suicides liés à des chatbots pour qualifier le risque de « coach au suicide séduisant ». OpenAI continue d'avancer sur le projet malgré ces oppositions, tout en reportant son lancement, et a licencié une cadre, Ryan Beiermeister, qui s'était publiquement prononcée contre la fonctionnalité.

UEL'AI Act et le DSA imposent à OpenAI des obligations strictes de protection des mineurs et de modération des contenus en Europe, rendant ce projet potentiellement non-conforme dès son lancement.

ÉthiqueActu
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Les lieux où la technologie d'OpenAI pourrait se manifester en Iran
99MIT Technology Review 

Les lieux où la technologie d'OpenAI pourrait se manifester en Iran

OpenAI a récemment conclu un accord controversé avec le Pentagone autorisant l'utilisation de sa technologie AI dans des environnements classifiés. Bien que Sam Altman affirme que l'armée ne peut pas utiliser la technologie pour développer des armes autonomes, l'accord semble plutôt exiger que le Pentagone respecte ses propres règles relativement permissives sur ces sujets. L'engagement d'OpenAI de prévenir l'utilisation de sa technologie pour la surveillance interne semble peu credible. Il est incertain quels sont les objectifs d'OpenAI, mais ils cherchent probablement à maximiser leurs ressources financières alors qu'ils dépensent beaucoup en formation d'IA et recherchent de nouvelles sources de revenus. Une question plus importante est l'avenir : OpenAI semble prêt à opérer dans un contexte militaire tendu, y compris pendant les frappes américaines contre l'Iran où l'IA joue un rôle croissant. Les applications potentielles incluent la priorisation de cibles par des modèles AI analyseant diverses informations textuelles, visuelles et vidéo, pour une validation finale humaine. Cependant, cela soulève des préoccupations sur l'efficacité et les risques d'une telle dépendance à l'IA dans des contextes militaires critiques.

UELe déploiement de l'IA d'OpenAI dans des contextes militaires classifiés renforce les débats européens sur l'encadrement de l'IA dans la défense, notamment dans le cadre du règlement IA de l'UE qui exclut certaines applications militaires de son périmètre.

ÉthiqueOpinion
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L’IA, bientôt une ressource payante comme l’eau et l’électricité ? Le plan d’OpenAI
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L’IA, bientôt une ressource payante comme l’eau et l’électricité ? Le plan d’OpenAI

Lors du BlackRock Infrastructure Summit à Washington, Sam Altman (OpenAI) a déclaré vouloir transformer l'IA en service public facturé à l'usage, comme l'électricité ou l'eau — les utilisateurs paieraient par tokens consommés plutôt qu'un abonnement global. Face à l'explosion de la demande en puissance de calcul, ce modèle soulève des enjeux d'équité : seuls les plus aisés pourraient accéder massivement à la ressource. Les gouvernements pourraient être contraints d'intervenir pour prioriser certains secteurs (santé, défense, éducation) en cas de pénurie d'infrastructure.

UEUne facturation à l'usage de l'IA pourrait contraindre l'UE à légiférer sur l'accès équitable aux ressources d'IA, notamment pour protéger les secteurs publics européens comme la santé et l'éducation.

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