
OpenAI emboîte le pas à Anthropic en restreignant l'accès à son IA de cybersécurité avancée
OpenAI développe un nouveau modèle d'intelligence artificielle doté de capacités avancées en cybersécurité, dont l'accès sera limité à un cercle restreint d'entreprises sélectionnées. L'information, rapportée par Axios, indique que la société de Sam Altman suit ainsi la même approche que son concurrent Anthropic, qui avait déjà mis en place un accès contrôlé pour ses propres outils d'IA orientés sécurité informatique.
Cette décision reflète une tension croissante dans le secteur : les modèles suffisamment puissants pour aider les équipes de sécurité défensive peuvent également servir à automatiser des attaques, rédiger des malwares ou identifier des vulnérabilités à grande échelle. En restreignant l'accès à un nombre limité d'acteurs vérifiés, OpenAI cherche à éviter que ces capacités ne tombent entre de mauvaises mains, tout en permettant à des partenaires de confiance, typiquement des entreprises de cybersécurité ou des institutions gouvernementales, d'en exploiter le potentiel légitime.
Anthropic avait ouvert la voie avec une politique similaire autour de Claude pour les usages offensifs en sécurité, reconnaissant que certaines capacités nécessitent un encadrement strict plutôt qu'une mise sur le marché ouverte. Ce mouvement parallèle des deux principaux laboratoires d'IA américains suggère l'émergence d'une norme informelle de l'industrie : les outils d'IA à double usage dans la cybersécurité ne seront pas accessibles via les APIs publiques classiques, mais distribués selon un modèle d'accréditation. La question de qui décide des critères d'accès, et selon quelle transparence, reste entière.
Les entreprises européennes de cybersécurité pourraient voir leur accès à ces outils conditionné par des critères d'accréditation définis unilatéralement par des laboratoires américains, sans cadre réglementaire européen pour encadrer cette distribution.



