Aller au contenu principal

Actualités IA — page 343

9 316 articles au fil, du plus récent au plus ancien.

6841Siècle Digital 

L’IA augmente la productivité des ingénieurs, mais ne les remplacera pas encore, selon le PDG de Salesforce

Marc Benioff, PDG de Salesforce, a pris position dans le débat sur l'avenir des développeurs logiciels à l'ère de l'IA générative. Sa réponse à ceux qui prédisent la disparition prochaine du métier d'ingénieur est directe : il suffit d'ouvrir les pages carrières de Meta, Google, Anthropic et OpenAI pour constater que ces entreprises, dont les modèles sont censés automatiser le code, continuent de recruter massivement des ingénieurs logiciels. Pour Benioff, ce signal de marché est plus éloquent que n'importe quel discours alarmiste. Son argument central est que l'IA augmente la productivité des ingénieurs sans les rendre obsolètes. Les outils de génération de code accélèrent certaines tâches répétitives, mais la conception architecturale, la résolution de problèmes complexes et la supervision des systèmes restent l'apanage des humains. Cette position tranche avec les déclarations de certains dirigeants tech qui évoquent des réductions d'effectifs liées à l'automatisation, comme Shopify ou Duolingo l'ont laissé entendre récemment. Le débat s'inscrit dans un contexte de tension croissante entre les promesses des grands modèles de langage et les réalités du marché du travail. D'un côté, des outils comme GitHub Copilot ou Cursor transforment concrètement le quotidien des développeurs. De l'autre, la demande de profils techniques qualifiés reste soutenue, notamment pour entraîner, affiner et maintenir ces mêmes modèles. La thèse de Benioff est que l'IA redéfinit le métier d'ingénieur plutôt qu'elle ne l'élimine, du moins pour les années à venir.

SociétéOpinion
1 source
6842Siècle Digital 

OpenAI travaille sur un modèle de cybersécurité destiné à concurrencer Mythos d’Anthropic

OpenAI prépare un modèle d'intelligence artificielle spécialisé dans la cybersécurité, développé en réponse directe à Mythos, le modèle similaire annoncé par Anthropic quelques jours plus tôt. L'information, rapportée par Axios, révèle que cet outil ne sera pas accessible au grand public : il sera distribué exclusivement à un cercle restreint de partenaires sélectionnés, notamment des entreprises technologiques et des acteurs spécialisés dans la sécurité informatique, selon le même modèle de distribution fermée qu'Anthropic a choisi pour Mythos. Cette approche restrictive reflète les enjeux sensibles liés aux modèles d'IA orientés cybersécurité, capables à la fois de défendre des systèmes et de les attaquer. En réservant l'accès à des partenaires de confiance, OpenAI tente de concilier l'utilité opérationnelle de l'outil avec les risques de détournement à des fins malveillantes. Pour les entreprises de sécurité partenaires, un tel modèle pourrait accélérer la détection de vulnérabilités, l'analyse de malwares et la réponse aux incidents, des tâches aujourd'hui largement manuelles et chronophages. La course entre OpenAI et Anthropic sur ce segment illustre une tendance plus large : les grands laboratoires d'IA cherchent à s'imposer dans des secteurs verticaux à haute valeur ajoutée, après avoir dominé les usages généralistes. La cybersécurité, marché mondial estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars, attire également Google, Microsoft et des acteurs spécialisés comme CrowdStrike ou Palo Alto Networks, déjà engagés dans l'intégration de l'IA dans leurs plateformes. La rapidité de la réplique d'OpenAI suggère que ce segment est désormais considéré comme stratégique par les deux entreprises.

SécuritéActu
1 source
6843Siècle Digital 

Près d’1 jeune Français sur 3 a déjà acheté avec ChatGPT selon une étude

Près d'un jeune Français sur trois, âgé de 15 à 25 ans, a déjà effectué un achat en passant par ChatGPT, selon une étude OpinionWay réalisée pour Orisha Commerce auprès de 1 604 jeunes en France et en Espagne. 59 % des sondés déclarent découvrir en priorité de nouveaux produits via les contenus des réseaux sociaux, devançant largement la recherche Google traditionnelle. L'intelligence artificielle générative s'impose ainsi comme un nouveau point d'entrée dans le parcours d'achat de cette génération. Ce basculement représente un défi majeur pour les marques et les e-commerçants. Si Google a structuré pendant vingt ans les stratégies SEO et d'acquisition, les plateformes doivent désormais penser leur présence dans les réponses des assistants IA, qui synthétisent l'information sans renvoyer systématiquement vers les sites sources. Pour les retailers, c'est toute la chaîne de visibilité et de conversion qui doit être repensée, depuis le référencement des catalogues produits jusqu'à la façon dont les fiches sont structurées pour être comprises et citées par les LLM. Ce phénomène s'inscrit dans une tendance plus large de désintermédiation des moteurs de recherche classiques, accélérée par la montée en puissance de ChatGPT, Perplexity et des assistants intégrés aux smartphones. Les 15-25 ans, premiers utilisateurs natifs de ces outils, dictent souvent les usages qui se diffusent ensuite aux tranches d'âge supérieures. Orisha Commerce, éditeur de solutions pour le commerce unifié, publie cette étude dans un contexte où les acteurs du retail cherchent à anticiper la prochaine rupture dans les comportements d'achat en ligne.

SociétéOutil
1 source
6844Siècle Digital 

Canva multiplie les rachats pour devenir une plateforme créative dopée à l’IA

Canva, la plateforme australienne de design en ligne, vient d'annoncer deux nouvelles acquisitions qui illustrent sa transformation en plateforme créative à grande échelle dopée à l'intelligence artificielle. Parmi les sociétés rachetées figure Simtheory, dont les technologies viennent renforcer l'arsenal IA de la plateforme. Ces mouvements s'inscrivent dans une dynamique d'expansion agressive portée par des chiffres vertigineux : 4 milliards de dollars de revenus annuels et plus de 265 millions d'utilisateurs dans le monde. L'enjeu dépasse largement la création de visuels. Canva signale clairement qu'elle vise un positionnement beaucoup plus large dans la chaîne de production créative des entreprises, en intégrant des capacités d'IA générative directement dans ses outils. Pour les équipes marketing, communication et design des organisations, cela pourrait signifier un guichet unique capable de couvrir l'ensemble du workflow créatif, de la génération d'idées jusqu'à la publication, sans dépendre de suites logicielles tierces comme Adobe. Fondée en 2013 à Perth par Melanie Perkins, Canva a longtemps été perçue comme un outil grand public pour non-designers. Sa montée en puissance auprès des professionnels et des entreprises a changé la donne, et la guerre pour capter les budgets créatifs des organisations est désormais ouverte. Face à Adobe, qui accélère lui aussi sur l'IA avec Firefly, et à de nouveaux entrants comme Figma ou Midjourney, Canva mise sur l'intégration verticale par acquisition pour construire un écosystème difficile à quitter. --- Note : l'article source fourni est tronqué, si des détails manquent (nom de la seconde acquisition, montants, fonctionnalités précises de Simtheory), partage le texte complet pour un résumé plus précis.

BusinessOpinion
1 source
6845The Decoder 

OpenAI affirme à ses investisseurs que son infrastructure lui donne un avantage sur Anthropic

OpenAI a présenté à ses investisseurs un argument central : l'avance prise dans la construction de ses infrastructures de calcul lui confère un avantage décisif sur Anthropic. Selon le discours tenu aux financeurs, les années d'investissement massif dans les datacenters et les systèmes d'entraînement auraient créé une position difficile à rattraper pour ses concurrents. Parallèlement, la société a annoncé la mise en pause de son projet de datacenter au Royaume-Uni, une décision qui contraste avec l'ambition d'expansion mondiale affichée par OpenAI ces derniers mois. Cet argumentaire intervient dans un contexte de compétition intense pour le financement et la crédibilité commerciale. Pour les investisseurs, l'infrastructure représente une barrière à l'entrée concrète : elle conditionne la capacité à entraîner des modèles plus puissants, à tenir les délais de mise sur le marché, et à absorber des volumes d'utilisation croissants. Qu'OpenAI choisisse d'en faire un argument de différenciation signale que la bataille ne se joue plus uniquement sur la qualité des modèles, mais sur la profondeur des capacités opérationnelles. De son côté, Anthropic ne reste pas sans réponse : la startup explore la conception de puces IA personnalisées, une stratégie adoptée également par Google et Amazon pour réduire leur dépendance aux fournisseurs de semi-conducteurs comme Nvidia. Cette course aux ressources matérielles reflète une tendance de fond dans l'industrie, où la maîtrise de la chaîne de calcul devient aussi stratégique que les algorithmes eux-mêmes. La pause britannique d'OpenAI, quant à elle, soulève des questions sur les arbitrages géopolitiques et réglementaires qui pèsent sur les décisions d'implantation des grands acteurs de l'IA.

InfrastructureOpinion
1 source
6846Le Big Data 

Comment HubSpot révolutionne le marketing avec l’IA ?

HubSpot a intégré en 2024 et 2025 un écosystème d'agents IA autonomes, baptisé Breeze, directement dans sa plateforme CRM utilisée par plus de 288 000 clients. Lancé officiellement lors de l'INBOUND 2024 puis enrichi jusqu'en 2026, Breeze se décompose en trois couches : un assistant conversationnel généraliste (Breeze Assistant), des agents spécialisés par fonction (Breeze Agents), et plus de 80 fonctionnalités IA intégrées comme l'AI Blog Writer, le Content Remix ou le scoring prédictif de leads. Parmi ces agents, le Prospecting Agent surveille les comptes cibles, détecte les signaux d'intention d'achat et rédige des emails personnalisés en autonomie, déjà adopté par plus de 10 000 clients. Un Customer Agent prend en charge le support client de bout en bout. Ces agents se configurent en quelques heures et restent traçables et contrôlables par les équipes. L'impact est mesurable : selon une enquête interne HubSpot, 72 % des startups utilisant ces outils constatent une amélioration de l'up-sell et du cross-sell, et 37 % observent une baisse significative de leur coût d'acquisition client. Le Prospecting Agent permettrait de presque doubler le volume de rendez-vous qualifiés. Au-delà des chiffres, le changement de paradigme est structurel : les équipes marketing et commerciales passent de l'exécution manuelle de tâches répétitives à une supervision stratégique, pendant que les agents gèrent la prospection, la création de contenu et le support. Pour les PME et startups B2B, l'enjeu est direct, automatiser des workflows complets sans recruter, avec une cohérence de données garantie par le CRM natif. Ce virage s'inscrit dans un contexte où le comportement des acheteurs a profondément changé : plus de six recherches sur dix ne génèrent désormais aucun clic, les réponses étant fournies directement par des assistants IA ou des extraits enrichis dans les moteurs de recherche. Les tunnels de conversion classiques, fondés sur des scénarios "si X alors Y", montrent leurs limites face à des parcours d'achat de plus en plus fragmentés et imprévisibles. HubSpot répond à cette rupture en positionnant Breeze comme une couche d'intelligence unifiée, appuyée sur les données CRM de chaque entreprise, ce qui la différencie des solutions IA génériques. La concurrence avec Salesforce Einstein, Microsoft Dynamics ou des outils comme Clay s'intensifie, et la capacité à proposer des agents prêts à l'emploi, sans développement sur mesure, devient un avantage décisif pour capter les équipes RevOps des entreprises de taille intermédiaire.

OutilsOutil
1 source
6847The Decoder 

Les LLM excellent en code et en maths mais peinent sur les questions triviales, et ce n'est pas contradictoire

Les grands modèles de langage (LLM) affichent des performances remarquables sur les tâches structurées : ils peuvent remanier des bases de code entières en quelques heures, résoudre des problèmes mathématiques complexes et obtenir des scores proches de l'humain sur les benchmarks académiques les plus exigeants. Pourtant, ces mêmes modèles trébuchent régulièrement sur des questions anodines du quotidien, des situations qui ne requièrent aucune expertise technique mais simplement du bon sens et une compréhension souple du langage naturel informel. Ce paradoxe apparent n'en est pas un : il révèle une limite structurelle des architectures actuelles. Les LLM excellent dans les domaines où les données d'entraînement sont abondantes, formatées et codifiées, comme le code source ou les démonstrations mathématiques. En revanche, le langage courant est ambigu, chargé de sous-entendus culturels et de contexte implicite, des dimensions que les modèles reproduisent statistiquement sans les comprendre véritablement. Le fossé entre performance sur benchmark et utilité réelle dans la vie quotidienne reste donc considérable. Ce constat alimente un débat central dans la recherche en IA : les capacités impressionnantes des LLM sur des tâches spécialisées sont-elles le signe d'une intelligence générale émergente, ou simplement le reflet d'une mémorisation sophistiquée de patterns ? Pour les équipes qui développent des assistants grand public chez OpenAI, Google ou Anthropic, combler cet écart entre compétence technique et intelligence conversationnelle ordinaire constitue l'un des défis prioritaires des prochaines années.

LLMsPaper
1 source
ChatGPT lance un nouvel abonnement à… 103 euros par mois
Illustration générée par IA
6848Numerama 

ChatGPT lance un nouvel abonnement à… 103 euros par mois

OpenAI a annoncé le lancement d'un nouvel abonnement ChatGPT à 103 euros par mois, se positionnant entre l'offre Plus et le ChatGPT Pro à 229 euros. Ce niveau intermédiaire propose cinq fois moins de restrictions d'usage que l'abonnement standard, tandis que le Pro à 229 euros offre vingt fois moins de limites. L'entreprise cible en particulier les utilisateurs intensifs de Codex, son outil de développement assisté par IA, qui consomment davantage de ressources sans forcément justifier l'abonnement le plus premium. Cette segmentation tarifaire répond à une demande croissante des développeurs et professionnels tech qui se heurtent aux plafonds d'utilisation des offres existantes. En proposant un palier à 103 euros, OpenAI évite de perdre ces utilisateurs au profit de concurrents, tout en monétisant plus efficacement une base d'utilisateurs jusqu'ici mal servie. Pour les entreprises qui intègrent ChatGPT dans leurs workflows quotidiens, ce nouveau niveau offre un compromis entre coût maîtrisé et accès étendu aux capacités du modèle. Cette décision s'inscrit dans une tendance de fond : Anthropic avait déjà restructuré son offre Claude Pro sur un modèle similaire à deux niveaux, signalant que la segmentation tarifaire devient la norme dans le secteur. OpenAI, valorisé à plus de 300 milliards de dollars, cherche à maximiser ses revenus d'abonnement face à des coûts d'infrastructure colossaux. La multiplication des niveaux d'abonnement anticipe également l'essor des agents autonomes et des outils comme Codex, dont l'usage intensif en calcul nécessite une tarification adaptée.

6849Numerama 

L’IA aurait dû rester en laboratoire : le patron de Google DeepMind regrette que ChatGPT soit sorti trop vite

Demis Hassabis, PDG de Google DeepMind et lauréat du prix Nobel de chimie 2024, a exprimé publiquement ses regrets quant à la vitesse à laquelle l'IA générative a été déployée auprès du grand public. Invité du podcast de Cleo Abram, il est revenu sur le choc de novembre 2022 : le lancement de ChatGPT par OpenAI avait alors pris Google complètement par surprise, forçant l'entreprise à accélérer brutalement ses propres calendriers de publication. Hassabis se demande ouvertement si cette course à la commercialisation n'a pas été prématurée. Selon lui, les laboratoires de recherche auraient pu consacrer davantage de temps à comprendre en profondeur les modèles, à résoudre des problèmes fondamentaux de sécurité et d'alignement, plutôt que de se battre pour des parts de marché et des titres de presse. La sortie rapide de ChatGPT a enclenché une dynamique compétitive qui contraint désormais tous les acteurs à publier vite, parfois au détriment de la rigueur scientifique. Ce témoignage illustre une tension de fond dans l'industrie de l'IA : la pression commerciale des entreprises technologiques entre en conflit direct avec les recommandations des chercheurs qui plaident pour une approche plus prudente et progressive. Google, Microsoft, Anthropic et Meta sont aujourd'hui engagés dans une compétition effrénée où chaque annonce de modèle déclenche une réaction en chaîne. Les propos d'Hassabis alimentent un débat plus large sur la gouvernance de l'IA et la responsabilité des laboratoires face à des technologies dont les implications à long terme restent mal comprises.

ÉthiqueOpinion
1 source
Pourquoi des entreprises comme Apple misent sur des agents IA aux capacités bridées
Illustration générée par IA
6850AI News 

Pourquoi des entreprises comme Apple misent sur des agents IA aux capacités bridées

Apple, Qualcomm et d'autres acteurs majeurs de l'industrie technologique développent une nouvelle génération d'assistants IA capables d'agir de manière autonome au sein des applications, réserver des services, publier du contenu, naviguer dans des flux complexes. Lors d'une phase bêta privée, un de ces systèmes agentiques a ainsi parcouru l'intégralité d'un tunnel de paiement dans une application avant de s'arrêter net à l'écran de confirmation, attendant le feu vert de l'utilisateur. Ces agents ne sont pas conçus pour agir librement : ils intègrent des points de validation obligatoires, notamment pour toute action sensible liée aux paiements, aux modifications de compte ou aux publications. Les fournisseurs de services de paiement sont déjà en discussion pour intégrer leurs systèmes d'authentification sécurisée directement dans ces flux agentiques, bien que ces dispositifs soient encore en cours de développement. Ce modèle dit "human-in-the-loop", où l'agent prépare l'action mais laisse la décision finale à l'humain, répond à un enjeu concret : à mesure que l'IA gagne en capacité d'action, les risques d'erreur se transforment en risques financiers ou de fuite de données. Pour les utilisateurs grand public, une réservation mal déclenchée ou une transaction non souhaitée peut avoir des conséquences immédiates. Les entreprises tentent donc de limiter le périmètre d'action de ces agents : plutôt que de leur donner un accès total aux applications et aux données, elles définissent précisément quels services l'IA peut toucher, dans quelles conditions, et avec quels droits. Sur l'appareil, le traitement local des données vise également à éviter que des informations sensibles soient transmises vers des serveurs externes. Le débat sur la gouvernance des IA agentiques s'était jusqu'ici concentré sur les usages entreprise, cybersécurité, automatisation à grande échelle, conformité réglementaire. Le déploiement grand public introduit une dimension différente : des millions d'utilisateurs, souvent peu familiers des risques, interagissant avec des systèmes capables d'engager des dépenses ou de modifier des comptes en quelques secondes. Apple, dont les travaux de recherche ont exploré des mécanismes de pause avant toute action non explicitement demandée, semble vouloir établir un standard : des environnements contrôlés où l'autonomie de l'agent est réelle mais bornée. Dans le contexte du règlement européen sur l'IA, qui entre progressivement en application en 2026, cette architecture "agentique avec garde-fous" pourrait s'imposer comme la norme par défaut pour tout acteur souhaitant déployer ces technologies auprès du grand public.

OutilsOpinion
1 source
Le Québec mobilise des fonds pour faire de Montréal un leader mondial de l’intelligence artificielle
Illustration générée par IA
6851Le Big Data 

Le Québec mobilise des fonds pour faire de Montréal un leader mondial de l’intelligence artificielle

Le gouvernement du Québec a annoncé un investissement de 36 millions de dollars en faveur de Mila, l'Institut québécois d'intelligence artificielle basé à Montréal. Ce financement s'inscrit dans une stratégie d'innovation quinquennale dotée d'un budget total de 7,5 milliards de dollars, dans le cadre de laquelle Québec s'était engagé à verser jusqu'à 80 millions de dollars à Mila sur cinq ans à compter de 2018. Au total, depuis 2017, la province a injecté plus de 700 millions de dollars dans la recherche, le développement et l'intégration de l'IA dans divers secteurs économiques. En parallèle, ScaleAI, une supergrappe fédérale installée à Montréal, a mobilisé des fonds supplémentaires pour accélérer l'adoption de l'IA par les entreprises locales, notamment en augmentant les capacités de calcul et en attirant des chercheurs internationaux. Cet engagement financier positionne Montréal comme prétendant sérieux au titre de capitale mondiale de l'IA, aux côtés de San Francisco, Londres et Singapour. Pour Mila, l'un des pôles de recherche en apprentissage automatique les plus réputés au monde, ce financement représente la possibilité de renforcer son rôle d'institut de recherche de référence et d'intensifier son accompagnement des entreprises québécoises dans leur transformation numérique. Au-delà de la recherche pure, les retombées sont concrètes : l'IA est déjà intégrée dans la finance, les services publics, la santé et d'autres secteurs stratégiques. L'écosystème montréalais bénéficie également d'une offre de formation en expansion, d'un réseau académique solide et de la capacité à recruter des talents étrangers, trois atouts que cet investissement est destiné à amplifier. Montréal n'est pas novice dans la course à l'IA. La ville s'est imposée dès les années 2010 comme un centre mondial en apprentissage automatique, portée notamment par les travaux de Yoshua Bengio, cofondateur de Mila et figure pionnière du deep learning. La stratégie québécoise s'appuie sur cet héritage académique pour construire une filière industrielle complète, alliant recherche fondamentale, formation de haut niveau et déploiement sectoriel. L'ambition est clairement géopolitique : dans un contexte où les États-Unis, la Chine et l'Union européenne se livrent une concurrence féroce pour dominer l'IA, le Québec entend faire valoir sa spécificité, notamment son approche ancrée dans l'éthique et la recherche ouverte. Les prochaines années seront déterminantes pour savoir si Montréal parvient à transformer ses avantages académiques en leadership économique durable face à des écosystèmes disposant de ressources financières bien supérieures.

RechercheOpinion
1 source
6852Next INpact 

☕️ Amazon envisage de vendre ses puces Trainium à des tiers

Dans sa lettre annuelle aux actionnaires publiée le 9 avril 2026, Andy Jassy, PDG d'Amazon, a ouvert la porte à une révolution discrète : vendre les puces Trainium d'Amazon à des entreprises tierces. Jusqu'ici exclusivement réservées aux infrastructures internes du groupe, notamment à AWS et à la plateforme d'IA Bedrock, ces semiconducteurs représentent selon Jassy une activité dépassant 20 milliards de dollars en 2025, avec une croissance annuelle à trois chiffres. Il va plus loin en estimant que si cette division vendait ses puces à l'extérieur comme le font d'autres acteurs du marché, son chiffre d'affaires annuel approcherait les 50 milliards de dollars. Les puces Trainium 3, annoncées fin 2025, sont déjà quasi intégralement allouées en interne, et une part significative du contingent Trainium 4 est déjà réservée, alors que la production de masse n'est attendue que dans 18 mois. L'enjeu est considérable pour l'ensemble de l'industrie des semi-conducteurs dédiés à l'intelligence artificielle. Si Amazon franchit le pas, le groupe deviendrait un concurrent direct de NVIDIA sur le segment des puces d'entraînement pour l'IA, un marché aujourd'hui dominé très largement par le fabricant de Santa Clara. Pour les entreprises clientes, cela signifierait l'apparition d'une alternative sérieuse, à la fois en termes de performance et de rapport prix/performance. Jassy cite l'exemple de ses processeurs Graviton, lancés en 2018, qui offrent jusqu'à 40 % de meilleur rapport prix/performance que les processeurs x86 et sont aujourd'hui utilisés par 98 % des 1 000 principaux clients EC2 d'Amazon. La trajectoire suggérée pour Trainium est explicitement similaire. Ce mouvement s'inscrit dans une tendance plus large où les grands acteurs du cloud développent leurs propres puces pour réduire leur dépendance à NVIDIA et améliorer leurs économies d'échelle. Google a déjà emprunté ce chemin en proposant ses TPU à des tiers du cloud comme Crusoe, CoreWeave ou Fluidstack, transformant la vente de composants en alternative au modèle classique de location de ressources. Amazon, fort de l'expérience acquise avec Graviton, dispose des capacités industrielles et de la base clients pour répliquer cette stratégie à grande échelle. Jassy prend soin de ménager NVIDIA, affirmant qu'AWS restera une plateforme de choix pour les solutions du fabricant, tout en signalant clairement que les clients cherchent mieux ailleurs et qu'Amazon est prêt à répondre à cette demande. La question n'est plus de savoir si Amazon entrera sur le marché des puces tierces, mais quand.

Ghost Murmur : l’IA secrète de la CIA qui entend votre coeur à 65 km
Illustration générée par IA
6853Le Big Data 

Ghost Murmur : l’IA secrète de la CIA qui entend votre coeur à 65 km

La CIA aurait utilisé pour la première fois sur le terrain un système de détection biométrique à longue portée baptisé Ghost Murmur lors d'une opération de sauvetage en Iran en avril 2026. Un pilote américain abattu au-dessus du territoire iranien a survécu deux jours dans une zone montagneuse désertique, caché dans une crevasse, sans que les moyens de recherche classiques ne parviennent à le localiser précisément. Sa balise de survie standard ne suffisait pas. C'est alors que Ghost Murmur est entré en action : ce dispositif couplant intelligence artificielle et magnétométrie quantique aurait réussi à détecter la signature électromagnétique émise par son cœur, à une distance annoncée de plusieurs dizaines de kilomètres. Le système, développé par la division Skunk Works de Lockheed Martin, la même unité secrète à l'origine du SR-71 Blackbird et du U-2, analyse les signaux électromagnétiques faibles liés à l'activité cardiaque, filtre le bruit ambiant grâce à des algorithmes poussés, et isole une signature biologique distincte. L'extraction s'est finalement déroulée sans perte humaine côté américain. L'enjeu opérationnel est considérable : Ghost Murmur représente une rupture technologique dans la localisation humaine à distance, en particulier dans des environnements où les moyens conventionnels échouent. Pour les forces spéciales et les agences de renseignement, la capacité de détecter un signe de vie sans contact visuel, sans émetteur actif, et dans un terrain hostile, change fondamentalement les calculs de sauvetage au combat. Le désert iranien s'est révélé un environnement favorable au système : peu d'interférences électromagnétiques, fort contraste thermique nocturne entre un corps vivant et le sol froid, faible densité de signaux parasites. Les analystes ont croisé les données pour confirmer la position avant de lancer l'extraction, ce qui suggère un processus de validation multi-source plutôt qu'une détection automatique immédiate. Ghost Murmur s'inscrit dans une tendance plus large de militarisation de la biométrie et des capteurs quantiques, un domaine dans lequel les États-Unis investissent massivement depuis plusieurs années pour maintenir leur supériorité dans les opérations spéciales. La magnétométrie quantique, qui repose sur des matériaux ultra-sensibles capables de mesurer des champs magnétiques infimes, était jusqu'ici principalement étudiée en laboratoire ou dans des contextes médicaux. Son déploiement terrain ouvre des perspectives qui dépassent le seul sauvetage de pilotes : surveillance de périmètre, détection d'infiltration, voire ciblage. Des tests sur des plateformes aériennes militaires seraient déjà en cours. Mais la technologie reste en phase d'expérimentation avancée, et ses limites, notamment le temps d'analyse des algorithmes et la nécessité de zones peu saturées en signaux, encadrent encore son champ d'application réel.

SécuritéActu
1 source
Microsoft supprime les boutons Copilot de ses applications Windows 11
Illustration générée par IA
6854The Verge AI 

Microsoft supprime les boutons Copilot de ses applications Windows 11

Microsoft a commencé à retirer les boutons Copilot jugés "inutiles" de plusieurs applications natives de Windows 11. Dans la dernière version de Notepad destinée aux Windows Insiders, le bouton Copilot a été remplacé par un menu "outils d'écriture". L'application Snipping Tool ne fait plus apparaître le bouton Copilot lors de la sélection d'une zone à capturer. D'autres applications sont concernées : Photos et Widgets font également partie des premières visées par cette suppression progressive. Ce changement s'inscrit dans un plan plus large annoncé par Microsoft pour "corriger" Windows 11 en réduisant la friction inutile dans l'interface. La décision reconnaît implicitement que l'intégration massive de Copilot dans chaque recoin du système d'exploitation a pu nuire à l'expérience utilisateur plutôt que l'améliorer. Fait notable : si les boutons disparaissent, les fonctionnalités IA sous-jacentes, elles, restent en place, Microsoft ne renonce pas à l'IA, il recalibre sa mise en avant. Cette volte-face intervient après des mois de critiques sur la surcharge d'intégrations Copilot dans Windows 11, souvent perçues comme intrusives ou redondantes. Microsoft avait misé très tôt sur Copilot comme différenciateur majeur de son OS, au point d'y dédier une touche physique sur certains claviers. La suppression de ces points d'entrée signale une maturation de la stratégie : plutôt qu'une présence omniprésente, l'IA doit s'intégrer là où elle apporte une valeur réelle, sans encombrer l'interface au quotidien.

6855Le Big Data 

L’intelligence artificielle transforme l’expérience collaborateur malgré un déficit d’écoute des directions

Le rapport 2026 de Qualtrics sur l'expérience collaborateur, conduit auprès de plus de 33 000 salariés dans 24 pays, révèle que 80 % des employés utilisent des outils d'intelligence artificielle non fournis par leur employeur. Ce phénomène, désigné sous le terme de "Shadow AI", se manifeste indépendamment des politiques internes et des dispositifs officiels déployés par les directions informatiques. L'étude montre également que l'introduction d'outils d'IA dans le cadre professionnel s'accompagne d'une hausse de 10 points de l'engagement des salariés, atteignant 78 % chez ceux exposés à ces technologies. 65 % d'entre eux rapportent une exécution plus rapide de leurs tâches, 58 % constatent une amélioration de la qualité de leur travail, et 37 % affirment pouvoir accomplir des missions qui leur étaient auparavant inaccessibles. Ce recours massif à des solutions externes traduit un décalage profond entre les stratégies des directions et les besoins concrets du terrain. Les salariés, soumis à une pression croissante de productivité, choisissent les outils les plus accessibles sans attendre le déploiement de solutions validées en interne, sous-estimant souvent les risques associés comme la fuite de données sensibles ou l'absence de traçabilité. Liza Le Derff, Senior Consultant chez Qualtrics, interprète ce comportement non comme une rébellion mais comme un signal d'alarme : les outils internes sont jugés trop limités ou insuffisamment communiqués. Par ailleurs, 42 % des salariés réclament une meilleure écoute de leur hiérarchie, alors que seulement 25 % des entreprises ont renforcé leurs dispositifs d'écoute au cours de l'année 2025. Ce déficit empêche les directions RH et IT de capter les besoins réels, ce qui pousse les collaborateurs à contourner les politiques officielles. Malgré tout, 21 % des salariés expriment encore des craintes vis-à-vis de l'IA, illustrant que l'adhésion reste partielle et conditionnée à l'accompagnement proposé. Ce rapport s'inscrit dans un contexte où l'IA générative s'est imposée en quelques années comme outil du quotidien dans de nombreuses professions, bien avant que les organisations n'aient pu structurer une réponse cohérente. Les grandes entreprises technologiques comme Microsoft, Google ou Salesforce ont accéléré l'intégration de fonctionnalités d'IA dans leurs suites collaboratives, rendant l'adoption quasi inévitable. Les directions RH se retrouvent désormais face à un défi double : encadrer un usage déjà répandu pour limiter les risques de sécurité et de conformité, tout en proposant des outils internes suffisamment performants pour que les salariés n'aient plus à chercher ailleurs. L'enjeu pour les prochains mois sera de transformer cette écoute en actions concrètes, en impliquant les collaborateurs dans la sélection et le déploiement des solutions, plutôt que de les exposer à des décisions descendantes déconnectées de leurs réalités opérationnelles.

SociétéActu
1 source
6856Frandroid 

Impôts 2026 : pourquoi utiliser ChatGPT ou Gemini pour sa déclaration est dangereux

La campagne de déclaration des revenus 2025 a officiellement ouvert ses portes en avril 2026, et avec elle une nouvelle tentation pour des millions de contribuables français : confier à ChatGPT, Gemini ou d'autres assistants IA le soin de remplir leur formulaire fiscal. La démarche semble séduisante, rapide, gratuite, disponible à toute heure, mais elle expose à des risques bien concrets : erreurs dans les cases, oubli de déductions légitimes, ou pire, des données erronées qui déclenchent un contrôle fiscal ou entraînent une majoration pouvant atteindre 40 % des sommes dues. Le problème central est que ces modèles de langage ne connaissent pas la situation personnelle du contribuable, ne sont pas connectés aux bases de données fiscales françaises, et peuvent confondre des règles qui ont changé d'une année sur l'autre. Une déduction pour frais réels, un crédit d'impôt pour garde d'enfant ou un revenu exceptionnel à déclarer séparément : autant de subtilités que l'IA gère mal sans contexte précis et à jour. Une erreur déclarée, même involontaire, reste une erreur aux yeux de l'administration. Ce phénomène s'inscrit dans une tendance plus large où les outils d'IA générative sont utilisés pour des démarches administratives complexes sans que les utilisateurs mesurent leurs limites. La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) ne reconnaît aucune déclaration co-rédigée par une IA comme excuse en cas d'erreur. Les assistants virtuels officiels d'impots.gouv.fr ou les centres des impôts restent les seuls recours fiables, et plusieurs associations de consommateurs rappellent que l'IA peut servir à comprendre une notion générale, mais jamais à valider une ligne chiffrée.

SociétéOpinion
1 source
6857Numerama 

LM Studio rachète Locally AI, l’application française pour installer un LLM local sur son iPhone

LM Studio, logiciel américain spécialisé dans l'exécution de modèles de langage en local sur Mac, a annoncé l'acquisition de Locally AI, une application française dédiée à l'iPhone. Locally AI permettait aux utilisateurs d'installer et de faire tourner directement sur leur appareil des modèles open source tels que Qwen d'Alibaba ou Gemma de Google, sans passer par le cloud. L'application se distinguait également par l'un des rares accès publics au modèle Apple Foundation, que la firme de Cupertino réserve normalement en exclusivité à ses propres fonctions Apple Intelligence. Cette acquisition marque une étape importante dans la démocratisation de l'IA locale sur mobile. En intégrant Locally AI à son écosystème, LM Studio étend son périmètre au-delà du Mac et s'impose comme un acteur transversal sur les plateformes Apple, couvrant désormais à la fois ordinateurs et smartphones. Pour les utilisateurs, cela représente une garantie de confidentialité renforcée : les données restent sur l'appareil, sans transmission à des serveurs tiers, ce qui intéresse particulièrement les professionnels soucieux de la souveraineté de leurs données. Le rachat s'inscrit dans une tendance de fond : la course aux modèles légers et efficaces capables de tourner sur du matériel grand public. Apple Silicon a ouvert la voie en offrant des puces suffisamment performantes pour inférer des modèles de plusieurs milliards de paramètres directement sur iPhone ou Mac. LM Studio, en consolidant l'offre iOS et macOS sous une même bannière, se positionne comme la référence de l'IA on-device dans l'univers Apple, face à des concurrents comme Ollama ou GPT4All qui restent cantonnés au desktop.

BusinessOpinion
1 source
6858AI News 

Meta dispose d'un modèle IA compétitif mais perd son identité open source

Meta a lancé Muse Spark le 8 avril 2026, son premier grand modèle d'intelligence artificielle depuis un an et la première réalisation de ses nouveaux Meta Superintelligence Labs, dirigés par Alexandr Wang, débauché de Scale AI. Ce modèle multimodal natif intègre le raisonnement par chaîne de pensée visuelle, l'utilisation d'outils et l'orchestration multi-agents. Il alimente désormais Meta AI, accessible à plus de trois milliards d'utilisateurs sur les applications du groupe. Sur l'indice AI Index v4.0, Muse Spark obtient un score de 52, se classant quatrième derrière Gemini 3.1 Pro, GPT-5.4 et Claude Opus 4.6. Sa véritable singularité apparaît sur HealthBench Hard, un benchmark de questions médicales ouvertes : il y atteint 42,8 points, loin devant Gemini 3.1 Pro (20,6) et Grok 4.2 (20,3), résultat d'une collaboration avec plus de 1 000 médecins pour constituer ses données d'entraînement. Meta affirme également que le modèle atteint les performances de ses prédécesseurs pour un coût de calcul dix fois inférieur. Surtout, Muse Spark est entièrement propriétaire : pas de poids téléchargeables, pas d'accès libre, uniquement une préversion privée via API pour des partenaires sélectionnés. Ce virage est significatif pour l'ensemble de l'industrie. L'écosystème Llama avait atteint 1,2 milliard de téléchargements début 2026, soit environ un million par jour, faisant de Meta le moteur principal du mouvement open-source en IA. En choisissant de fermer Muse Spark, Meta retire aux développeurs indépendants, aux startups et aux chercheurs la capacité de construire sur sa technologie de pointe. À l'échelle de trois milliards d'utilisateurs quotidiens, la réduction des coûts de calcul change également les équilibres économiques du déploiement d'IA massive. La domination sur HealthBench ouvre en outre une perspective commerciale majeure dans un secteur où la précision médicale est un avantage concurrentiel direct. Ce changement de cap intervient après une année difficile pour Meta en matière d'IA. Le lancement de Llama 4 avait été terni par des accusations de sur-promesses non tenues, entamant la crédibilité du groupe auprès de la communauté des développeurs. En investissant 14,3 milliards de dollars et en reconstruisant intégralement son infrastructure, son architecture et ses pipelines de données en neuf mois, Meta a manifestement décidé de privilégier la performance sur l'ouverture. Wang a promis que des modèles plus grands sont en développement et que des versions open-source suivront, sans préciser d'échéance. Une partie de la communauté y voit un pivot stratégique inévitable après les déceptions de Llama 4 ; d'autres estiment que Meta a simplement attendu d'avoir quelque chose qui vaut la peine d'être protégé avant de fermer les portes.

LLMsOpinion
1 source
Perplexity voit ses revenus grimper de 50% grâce aux agents IA
Illustration générée par IA
6859Le Big Data 

Perplexity voit ses revenus grimper de 50% grâce aux agents IA

Perplexity, la startup américaine connue pour son moteur de recherche conversationnel, a vu son chiffre d'affaires annuel récurrent (ARR) bondir à 450 millions de dollars en mars 2026, soit une hausse de 50 % en un seul mois. Cette progression fait suite au lancement de Computer, un agent IA capable d'exécuter des tâches concrètes comme effectuer des achats en ligne, résumer l'actualité ou envoyer des e-mails à partir d'instructions en langage naturel. La société a également introduit un nouveau modèle de tarification à l'usage, qui facture les clients au-delà d'un certain quota de crédits, en complément de ses abonnements mensuels allant de 20 à 200 dollars. Perplexity revendique désormais plus de 100 millions d'utilisateurs actifs mensuels et plusieurs dizaines de milliers de clients professionnels. Pour replacer l'ampleur de cette croissance : l'ARR de la société était de 16 millions de dollars il y a deux ans, avant d'atteindre 305 millions début 2026. Ce bond de 50 % en un mois illustre un pivot stratégique majeur : Perplexity ne cherche plus seulement à concurrencer Google sur la recherche d'information, mais à se positionner sur le marché des agents IA autonomes, un segment en pleine explosion. En proposant des outils capables d'agir à la place de l'utilisateur, la startup s'attaque à un marché beaucoup plus vaste et potentiellement plus rentable que la simple requête web. L'ajout du navigateur Comet, qui intègre des fonctionnalités agentiques directement dans la navigation, et de Model Council, qui interroge plusieurs modèles d'IA en parallèle pour comparer leurs réponses, témoigne d'une diversification rapide de l'offre. Pour les entreprises et les professionnels, ces outils représentent une alternative crédible aux assistants IA des géants comme Google ou Microsoft. Cette ascension se déroule pourtant dans un contexte juridique tendu. Perplexity est visée par plusieurs poursuites d'éditeurs de presse, dont le New York Times et Britannica, pour violation de droits d'auteur et plagiat dans le cadre de son moteur de recherche. Une plainte distincte l'accuse également d'avoir partagé des données d'utilisateurs avec Google et Meta sans consentement, ce que la société rejette. Sur le plan financier, la rentabilité reste hors de portée : Perplexity dépend d'OpenAI, d'Anthropic et d'autres fournisseurs externes pour accéder aux modèles de langage, ce qui génère un coût à chaque requête. Malgré cela, les investisseurs maintiennent leur confiance. La valorisation de l'entreprise a atteint 20 milliards de dollars en septembre 2025, contre 500 millions début 2024, avec au capital des noms comme Nvidia, SoftBank, Jeff Bezos et Yann LeCun. La prochaine étape sera de transformer cette traction commerciale en profitabilité durable.

BusinessActu
1 source
6860Les Numériques IA 

Actualité : “Un sociopathe prêt à tout” : les proches de Sam Altman brisent le silence dans une enquête accablante contre le patron de ChatGPT

Une enquête journalistique accablante vient d'éclairer sous un jour nouveau la personnalité de Sam Altman, PDG d'OpenAI, l'entreprise derrière ChatGPT. Selon des proches et anciens collaborateurs qui ont brisé le silence, Altman aurait construit sa position dominante dans l'industrie de l'IA en instrumentalisant une rhétorique apocalyptique : convaincre chercheurs, investisseurs et gouvernements que l'intelligence artificielle pourrait anéantir l'humanité, et qu'il était l'homme indispensable pour en prendre les rênes. Certains de ses proches le décrivent comme "un sociopathe prêt à tout" pour maintenir son emprise sur une organisation qu'il a transformée en l'une des plus influentes au monde. Ces révélations interviennent à un moment où OpenAI est valorisée autour de 300 milliards de dollars et négocie en permanence avec des gouvernements sur la régulation de l'IA. Si le portrait dressé par l'enquête est exact, cela soulève des questions fondamentales sur la crédibilité d'Altman comme figure de proue du mouvement dit "d'IA sûre", un positionnement qui lui a permis d'attirer les meilleurs scientifiques du monde et des milliards de dollars de financements, notamment de Microsoft. OpenAI a été fondée en 2015 comme association à but non lucratif dédiée au développement sécurisé de l'IA, avant qu'Altman ne la transforme progressivement en entreprise commerciale de premier plan. En novembre 2023, le conseil d'administration l'avait brièvement licencié, déclenchant une crise interne majeure, avant que la pression des employés et des investisseurs ne le rétablisse dans ses fonctions. Cette enquête relance le débat sur la gouvernance d'OpenAI et la concentration du pouvoir entre les mains d'un seul homme à la tête d'une technologie aux enjeux civilisationnels.

ÉthiqueActu
1 source