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Actualité : “Un sociopathe prêt à tout” : les proches de Sam Altman brisent le silence dans une enquête accablante contre le patron de ChatGPT

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Une enquête journalistique accablante vient d'éclairer sous un jour nouveau la personnalité de Sam Altman, PDG d'OpenAI, l'entreprise derrière ChatGPT. Selon des proches et anciens collaborateurs qui ont brisé le silence, Altman aurait construit sa position dominante dans l'industrie de l'IA en instrumentalisant une rhétorique apocalyptique : convaincre chercheurs, investisseurs et gouvernements que l'intelligence artificielle pourrait anéantir l'humanité, et qu'il était l'homme indispensable pour en prendre les rênes. Certains de ses proches le décrivent comme "un sociopathe prêt à tout" pour maintenir son emprise sur une organisation qu'il a transformée en l'une des plus influentes au monde.

Ces révélations interviennent à un moment où OpenAI est valorisée autour de 300 milliards de dollars et négocie en permanence avec des gouvernements sur la régulation de l'IA. Si le portrait dressé par l'enquête est exact, cela soulève des questions fondamentales sur la crédibilité d'Altman comme figure de proue du mouvement dit "d'IA sûre", un positionnement qui lui a permis d'attirer les meilleurs scientifiques du monde et des milliards de dollars de financements, notamment de Microsoft.

OpenAI a été fondée en 2015 comme association à but non lucratif dédiée au développement sécurisé de l'IA, avant qu'Altman ne la transforme progressivement en entreprise commerciale de premier plan. En novembre 2023, le conseil d'administration l'avait brièvement licencié, déclenchant une crise interne majeure, avant que la pression des employés et des investisseurs ne le rétablisse dans ses fonctions. Cette enquête relance le débat sur la gouvernance d'OpenAI et la concentration du pouvoir entre les mains d'un seul homme à la tête d'une technologie aux enjeux civilisationnels.

Impact France/UE

Les négociations d'OpenAI avec les gouvernements européens sur la régulation de l'IA pourraient être fragilisées si la crédibilité d'Altman comme garant de l'IA responsable est publiquement remise en question.

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