Aller au contenu principal
SociétéSiècle Digital12sem· 1 min de lecture

Près d’1 jeune Français sur 3 a déjà acheté avec ChatGPT selon une étude

Source originale ↗·

Près d'un jeune Français sur trois, âgé de 15 à 25 ans, a déjà effectué un achat en passant par ChatGPT, selon une étude OpinionWay réalisée pour Orisha Commerce auprès de 1 604 jeunes en France et en Espagne. 59 % des sondés déclarent découvrir en priorité de nouveaux produits via les contenus des réseaux sociaux, devançant largement la recherche Google traditionnelle. L'intelligence artificielle générative s'impose ainsi comme un nouveau point d'entrée dans le parcours d'achat de cette génération.

Ce basculement représente un défi majeur pour les marques et les e-commerçants. Si Google a structuré pendant vingt ans les stratégies SEO et d'acquisition, les plateformes doivent désormais penser leur présence dans les réponses des assistants IA, qui synthétisent l'information sans renvoyer systématiquement vers les sites sources. Pour les retailers, c'est toute la chaîne de visibilité et de conversion qui doit être repensée, depuis le référencement des catalogues produits jusqu'à la façon dont les fiches sont structurées pour être comprises et citées par les LLM.

Ce phénomène s'inscrit dans une tendance plus large de désintermédiation des moteurs de recherche classiques, accélérée par la montée en puissance de ChatGPT, Perplexity et des assistants intégrés aux smartphones. Les 15-25 ans, premiers utilisateurs natifs de ces outils, dictent souvent les usages qui se diffusent ensuite aux tranches d'âge supérieures. Orisha Commerce, éditeur de solutions pour le commerce unifié, publie cette étude dans un contexte où les acteurs du retail cherchent à anticiper la prochaine rupture dans les comportements d'achat en ligne.

Impact France/UE

L'étude porte directement sur les 15-25 ans en France et en Espagne et révèle qu'un tiers d'entre eux achètent déjà via ChatGPT, obligeant les e-commerçants français à repenser leur stratégie de visibilité au profit des assistants IA plutôt que du SEO Google traditionnel.

💬 L'analyse de Mathieu

Un tiers des 15-25 ans qui passent par ChatGPT pour acheter, c'est pas anodin. Le SEO tel qu'on l'a connu pendant vingt ans est en train de se faire doubler par un truc que la plupart des e-commerçants n'ont pas encore commencé à adresser. Reste à voir comment on optimise une fiche produit pour qu'un LLM la cite plutôt qu'une autre.

Dans nos dossiers

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Apprendre avec ChatGPT rend-il plus bête ? Une étude révèle un gros problème de mémoire
1Le Big Data 

Apprendre avec ChatGPT rend-il plus bête ? Une étude révèle un gros problème de mémoire

Une étude publiée fin avril 2026 par le chercheur André Barcaui vient bousculer l'enthousiasme autour de l'usage de ChatGPT comme outil d'apprentissage. Les résultats sont nets : les étudiants ayant recours à l'IA pour leurs révisions obtiennent des scores de rétention inférieurs d'environ 11 % à ceux de leurs pairs ayant étudié sans assistance artificielle. Ce décrochage est mesuré après 45 jours, soit le délai nécessaire pour évaluer la mémoire à long terme. Les participants ayant utilisé ChatGPT passaient par ailleurs près de deux fois moins de temps à étudier, ce qui aggrave mécaniquement l'écart observé. Ces chiffres, relayés notamment par le médecin Nicholas Fabiano sur X le 29 avril 2026, ont rapidement alimenté le débat sur la place de l'IA dans l'éducation. L'explication avancée par les chercheurs repose sur un mécanisme bien documenté en sciences cognitives : la décharge cognitive. Lorsque l'IA fournit instantanément une réponse claire et structurée, le cerveau n'a plus à fournir l'effort de recherche, d'hésitation ou de correction d'erreur qui sont précisément les conditions favorables à la consolidation mémorielle. Le cerveau encode surtout l'endroit où trouver l'information, pas l'information elle-même, un phénomène déjà observé avec Google mais que l'IA amplifie considérablement. S'ajoute à cela ce que les chercheurs appellent l'illusion de compétence : l'utilisateur a le sentiment de maîtriser un sujet après une session avec ChatGPT, alors que les connaissances n'ont été qu'effleurées sans jamais être intégrées en profondeur. Fait notable, les utilisateurs réguliers de l'outil ne sont pas mieux protégés : l'habitude ne corrige pas le déficit de mémorisation. Cette étude s'inscrit dans un débat plus large sur la transformation des pratiques d'apprentissage à l'ère des grands modèles de langage. Depuis l'explosion de l'usage de ChatGPT en milieu scolaire et universitaire à partir de 2023, plusieurs établissements ont tenté d'en réguler l'usage sans jamais trancher clairement entre interdiction et intégration. La recherche de Barcaui ne plaide pas pour un bannissement de l'outil : les chercheurs recommandent plutôt d'en redéfinir l'usage, en encourageant les étudiants à formuler leur propre réponse avant de consulter l'IA, ou à s'en servir pour vérifier plutôt que pour produire. L'enjeu est de préserver ce que les pédagogues appellent les "difficultés désirables", ces obstacles cognitifs qui semblent ralentir l'apprentissage à court terme mais le renforcent durablement. La question posée n'est donc pas tant celle de l'outil que celle de la manière dont une génération entière est en train de redéfinir le rapport entre comprendre et savoir.

UELes établissements d'enseignement français et européens, déjà en débat sur la régulation de l'IA en milieu scolaire, disposent d'une base empirique pour revoir leurs recommandations pédagogiques sur l'usage de ChatGPT.

SociétéActu
1 source
Une étude influente sur ChatGPT dans l'éducation retirée pour irrégularités
2Ars Technica AI 

Une étude influente sur ChatGPT dans l'éducation retirée pour irrégularités

Une étude affirmant que ChatGPT améliore les résultats scolaires des étudiants vient d'être rétractée par son éditeur, Springer Nature, près d'un an après sa publication initiale. L'éditeur a invoqué des "incohérences" dans l'analyse statistique et un manque de confiance dans les conclusions tirées. La recherche en question prétendait quantifier l'effet de ChatGPT sur les performances d'apprentissage, la perception pédagogique et la pensée de haut niveau des étudiants, en s'appuyant sur une méta-analyse de 51 études antérieures. Elle comparait des groupes expérimentaux ayant utilisé ChatGPT à des groupes témoins n'y ayant pas eu recours, avant d'en extraire une taille d'effet globale favorable à l'outil d'OpenAI. Le problème, c'est que cette étude avait déjà fait un tour complet des réseaux sociaux et cumulé des centaines de citations académiques avant d'être invalidée. Ben Williamson, maître de conférences au Centre for Research in Digital Education de l'Université d'Édimbourg, souligne qu'elle était perçue par beaucoup "comme l'une des premières preuves solides et de haut niveau que ChatGPT, et l'IA générative en général, bénéficie aux apprenants." Sa rétractation laisse donc un vide là où une certitude semblait s'être installée, et soulève des questions sur la fiabilité des données qui circulent dans le débat public sur l'IA en éducation. Cet épisode s'inscrit dans un contexte plus large de pression pour justifier rapidement l'intégration de l'IA dans les salles de classe, alors même que les outils évoluent plus vite que la recherche capable de les évaluer sérieusement. Les méta-analyses sont souvent perçues comme des références solides, mais elles héritent des biais et des lacunes des études qu'elles agrègent. Le fait que des centaines de chercheurs et de décideurs aient cité ce travail avant sa rétractation illustre un risque systémique: les affirmations favorables à l'IA en éducation trouvent un écho rapide, tandis que les correctifs arrivent trop tard pour contrebalancer leur influence.

UELa rétractation fragilise la base empirique des politiques d'intégration de l'IA dans l'éducation en Europe, où de nombreux décideurs institutionnels s'appuyaient sur ce type d'études pour justifier leurs orientations pédagogiques.

SociétéPaper
1 source
Au-delà de ChatGPT : les outils d’IA les plus utilisés dans les bureaux français
3Le Big Data 

Au-delà de ChatGPT : les outils d’IA les plus utilisés dans les bureaux français

Selon un sondage Ifop publié en 2025, 43 % des actifs français déclarent utiliser des outils d'intelligence artificielle générative dans leur travail, et 29 % d'entre eux estiment que leur productivité a progressé de plus de 40 % grâce à ces solutions. Si ChatGPT domine encore largement avec 72 % des utilisateurs, l'écosystème s'est considérablement diversifié : Gemini de Google rassemble 20 % des utilisateurs professionnels, suivi de Microsoft Copilot (12 %), Mistral AI (6 %) et l'outil chinois DeepSeek. Au-delà des assistants conversationnels généralistes, d'autres catégories d'outils s'imposent dans les bureaux français : Notion AI pour la structuration de l'information et la documentation automatisée, Motion et Clockwise pour la planification intelligente des tâches et des agendas, ou encore Power BI et Microsoft Copilot pour transformer des données brutes en tableaux de bord interactifs accessibles en langage naturel. Ces chiffres révèlent une transformation profonde des pratiques professionnelles en France. L'IA n'est plus un outil expérimental réservé aux équipes tech : elle s'intègre dans les flux de travail quotidiens des secteurs aussi variés que la finance, la logistique, le marketing ou les administrations publiques. Microsoft Copilot, directement intégré à Word, Excel et Outlook, s'est imposé dans les grandes entreprises précisément parce qu'il ne demande aucun changement d'outil. Google Gemini progresse dans les organisations déjà équipées de Workspace. Pour les non-experts en données, la capacité à interroger un tableau Excel en français courant représente un gain d'autonomie réel, qui redistribue les compétences analytiques au sein des équipes. Cette montée en puissance de l'IA dans les bureaux français s'inscrit dans un contexte de double tension : entre efficacité et souveraineté des données. Face aux géants américains, plusieurs organisations françaises se tournent vers Mistral AI, principale alternative européenne, dont les modèles sont entraînés et hébergés en Europe, un argument décisif pour les acteurs soumis au RGPD ou à des contraintes de sécurité renforcées. Hugging Face, plateforme open-source fondée à Paris et désormais valorisée à plusieurs milliards de dollars, attire les entreprises qui veulent contrôler leurs pipelines d'IA sans dépendre d'une API propriétaire. L'adoption reste néanmoins inégale selon les secteurs : si les startups et les équipes marketing expérimentent rapidement, les industries plus régulées avancent avec prudence. La prochaine étape sera probablement moins le choix de l'outil que la capacité des organisations à former leurs salariés et à intégrer ces solutions dans des processus métiers cohérents.

UEL'adoption de l'IA dans 43 % des actifs français interroge directement la souveraineté des données face aux géants américains, et renforce le positionnement de Mistral AI et Hugging Face comme alternatives européennes conformes au RGPD.

💬 29 % qui déclarent +40 % de productivité, si c'est vrai, on parle d'un choc comparable à l'arrivée d'Excel dans les bureaux. Ce qui m'intéresse dans ces chiffres, c'est pas le classement des outils, c'est que Copilot tient son rang sans rien demander à personne, juste en restant dans Word et Outlook. La vraie question maintenant, c'est pas quel outil choisir, c'est qui va former les gens à s'en servir vraiment.

SociétéOutil
1 source
Près de 40 % des Français visitent chaque mois des sites d’info générés par IA
4Next INpact 

Près de 40 % des Français visitent chaque mois des sites d’info générés par IA

Près de 40 % des Français, soit environ 23 millions de visiteurs uniques chaque mois, consultent désormais des sites d'information générés par intelligence artificielle, contre 24,5 % en octobre 2025, une progression de 60 % en six mois seulement. C'est ce que révèle le second observatoire des sites GenAI, réalisé par Médiamétrie pour le Groupement des éditeurs de services en ligne (GESTE) sur la base d'une liste de sites identifiés par le média Next. Le nombre de visiteurs uniques quotidiens est passé de 2,6 à 3,5 millions en un an, soit une hausse de 35 %. Sur les 308 sites les plus recommandés par Google et MSN transmis à Médiamétrie, 232 ont effectivement été visités par le panel d'internautes entre avril 2025 et avril 2026. La base de données recense désormais plus de 15 000 sites d'info GenAI administrés par plus de 300 éditeurs, contre 8 900 sites et 200 éditeurs lors du premier observatoire publié en décembre dernier. Si 84 % de ces sites totalisent moins de 250 000 visiteurs uniques mensuels, neuf dépassent les 3 millions et quatre éditeurs cumulant plusieurs sites franchissent chacun les 6 millions, l'un d'entre eux atteignant à lui seul 15,7 millions de visiteurs, soit près d'un quart des Français. Cette explosion s'accompagne d'un problème de fond : la quasi-totalité de ces contenus sont publiés sans mention du recours à l'intelligence artificielle générative, en violation de l'article 50 de l'AI Act européen qui impose cette transparence. Le phénomène touche particulièrement les internautes les plus âgés, une population souvent moins familière avec les codes de fabrication de l'information en ligne : 75 % des visiteurs de ces sites ont 50 ans ou plus, et cette proportion grimpe désormais à près de 50 % chez les 50-64 ans et à 55 % chez les 65 ans et plus, contre un peu plus de 36 % pour l'ensemble de cette tranche d'âge en octobre. Le trafic provient à plus de 50 % de Google et à 17 % de Meta, confirmant que ces plateformes jouent un rôle central de prescripteur, souvent malgré elles, dans la diffusion de contenus dont la qualité et la fiabilité échappent largement à tout contrôle éditorial classique. Cette montée en puissance s'inscrit dans une course engagée par des milliers d'éditeurs pour se rendre visibles dans les réponses générées par les grands modèles de langage, quitte à industrialiser la production d'articles à bas coût et sans supervision humaine réelle. Face à l'ampleur du phénomène, difficile à cerner intégralement puisque Médiamétrie ne mesure que les 5 000 principales marques digitales et 1 000 premières applications mobiles françaises, la GESTE y voit la confirmation d'une installation durable de ces sites dans le paysage numérique français. Reste à savoir si les autorités européennes, notamment via l'application effective de l'AI Act, parviendront à imposer une transparence encore largement ignorée par ces éditeurs, et si les plateformes comme Google et Meta ajusteront leurs algorithmes de recommandation pour limiter la prime accordée à ces contenus non supervisés.

UERévèle une violation massive et généralisée de l'article 50 de l'AI Act par des centaines d'éditeurs français, qui publient des contenus générés par IA sans la mention de transparence pourtant obligatoire dans l'UE.

💬 Près de 40% des Français qui lisent des sites d'info sans savoir qu'une IA a écrit le texte, ça dit quelque chose de plus large qu'un problème de conformité : c'est que Google et Meta redistribuent l'audience française vers du contenu jetable, produit sans supervision, et que personne ne le voit venir. La cible, ce sont les plus âgés, ceux qui distinguent le moins un site fiable d'un site généré à la chaîne, et ça, ça devrait alarmer plus que l'AI Act lui-même. Sur le papier l'article 50 impose la transparence, dans les faits elle est quasiment inexistante, alors reste à voir si Bruxelles sort les crocs ou si on laisse la prime algorithmique tourner encore deux ans.

SociétéReglementation
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic