Microsoft affirme que presque personne n'utilisait son chatbot pour récupérer des articles du NYT
Microsoft affirme que sa fonction de recherche IA Copilot reproduit rarement des phrases entières issues d'articles de presse ou de livres, et encore moins des extraits substantiels susceptibles de se substituer aux œuvres originales. Cette affirmation figure dans de nouveaux documents déposés dans le cadre du procès en droits d'auteur intenté par plusieurs éditeurs, dont le New York Times, ainsi que par des auteurs de livres. Dans le cadre de la procédure de discovery, Microsoft a transmis 8,2 millions de journaux de conversations Copilot à un expert mandaté par les éditeurs plaignants. Selon l'entreprise, ces échanges avaient été spécifiquement sélectionnés parce qu'ils contenaient des mots-clés associés à l'utilisation des sites des éditeurs plaignants, ce qui les rendait les plus susceptibles de faire apparaître leurs contenus protégés. L'analyse qui en résulte identifierait 59 545 cas litigieux, un chiffre que Microsoft présente comme marginal au regard du volume total de conversations examinées.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Verge AI. Lire l'article original →
Cette bataille juridique pèse lourd pour l'avenir des chatbots d'intelligence artificielle et leur usage de contenus protégés par le droit d'auteur. Si les tribunaux tranchent en faveur des éditeurs, les entreprises d'IA pourraient être contraintes de revoir en profondeur la manière dont leurs modèles sont entraînés et dont leurs outils de recherche restituent l'information, avec des conséquences financières potentiellement considérables. À l'inverse, une victoire de Microsoft renforcerait la position des géants technologiques face aux médias, qui craignent de voir leur trafic et leurs revenus publicitaires captés par des assistants capables de résumer leurs articles sans rediriger les lecteurs vers les sites d'origine.
Cette affaire s'inscrit dans une vague plus large de poursuites intentées par des éditeurs de presse et des auteurs contre les grandes entreprises d'intelligence artificielle, OpenAI en tête, accusées d'avoir utilisé des œuvres protégées sans autorisation ni compensation pour entraîner leurs modèles. Le New York Times avait déjà attaqué OpenAI et Microsoft fin 2023 sur des bases similaires. L'issue de ces procès, actuellement en phase de discovery devant les tribunaux américains, pourrait redéfinir les règles régissant l'entraînement des modèles d'IA et l'usage de contenus journalistiques, avec des répercussions sur l'ensemble du secteur des médias et de la tech.
Ce procès américain pourrait influencer le débat mondial sur l'entraînement des IA et le droit d'auteur, mais n'a pas d'effet juridique direct en France ou dans l'UE, qui disposent déjà de leurs propres règles sur la fouille de textes et de données.