À son tour, Sony Music attaque Anthropic pour violation du droit d’auteur
Un consortium de maisons de disques mené par Sony Music Publishing et Warner Chappell, ainsi que leurs nombreuses filiales, a déposé le 28 août 2026 une plainte formelle contre Anthropic et ses dirigeants, Dario Amodei et Benjamin Mann. La plainte, relayée par MusicBusinessWorldwide, accuse l'entreprise d'avoir mené « une campagne éhontée de téléchargements illégaux » d'œuvres protégées, incluant des milliers de compositions musicales telles que Ain't No Mountain High Enough, All I Want for Christmas is You, Eye of the Tiger, Here Comes Santa Claus ou Paper Rings. Les plaignants s'appuient en partie sur les pièces de la grande action collective des éditeurs de livres lancée contre Anthropic en août 2024, qui portait sur le téléchargement massif d'ouvrages via BitTorrent et des bibliothèques comme LibGen, et qui s'est soldée par un accord à 1,5 milliard de dollars entériné par la justice en juillet 2026. Les maisons de disques affirment que parmi ces livres piratés figuraient des paroles et partitions de centaines de compositions protégées, et ajoutent des accusations spécifiques de récupération de paroles sur des plateformes sous licence comme MusixMatch ou LyricFind.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →
Cette plainte marque un tournant : après les éditeurs et auteurs de livres, c'est désormais l'industrie musicale qui engage un rapport de force juridique direct avec Anthropic, avec à la clé un possible nouveau règlement financier de grande ampleur pour l'entreprise, déjà fragilisée par le précédent accord milliardaire. Les plaignants avancent un préjudice commercial concret : selon eux, Anthropic entraînerait ses modèles Claude à générer de vastes quantités de paroles « prétendument nouvelles » qui viendraient concurrencer directement les œuvres originales, agissant comme des « substituts commerciaux nuisibles ». Ils accusent aussi l'entreprise d'avoir intentionnellement supprimé les mentions de droits d'auteur (Copyright Management Information) des données collectées, pour effacer toute preuve de violation tout en conservant le contenu expressif utile à l'entraînement. Pour l'industrie de l'IA générative, l'affaire illustre l'escalade des risques juridiques liés à l'entraînement sur des contenus protégés, avec des conséquences financières potentiellement lourdes et un précédent qui pourrait inciter d'autres ayants droit à agir.
Le litige s'inscrit dans une vague plus large de contentieux entre industries créatives et développeurs de modèles d'IA, où les maisons de disques rappellent que d'autres entreprises d'intelligence artificielle ont déjà choisi la voie de la négociation en concluant des accords de licence avec des éditeurs de musique, plutôt que de s'exposer à des poursuites. Sony et Warner réclament des mesures injonctives visant à faire cesser les pratiques dénoncées, ainsi que des dommages et intérêts aux montants maximums prévus par la loi. L'issue de cette procédure, et son éventuel rapprochement avec le règlement à 1,5 milliard de dollars déjà conclu dans l'affaire des livres, sera scrutée de près par l'ensemble du secteur, tant elle pourrait redéfinir les conditions dans lesquelles les entreprises d'IA peuvent licitement s'entraîner sur des contenus culturels protégés, et le prix à payer lorsqu'elles s'en affranchissent.
Pas d'impact direct sur la France/UE