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Régulation · Reglementation ·

Le règlement de 1,5 milliard de dollars d'Anthropic pour droits d'auteur s'enlise : le juge reporte son approbation

Une juge fédérale américaine a refusé jeudi d'approuver en l'état l'accord de règlement de 1,5 milliard de dollars conclu entre Anthropic et des auteurs dont les oeuvres auraient été utilisées sans autorisation pour entraîner ses modèles d'intelligence artificielle. La magistrate Araceli Martinez-Olguin, du tribunal de district des États-Unis, a suspendu la validation finale de ce qui est considéré comme le plus grand règlement pour violation de droits d'auteur de l'histoire américaine. Elle a demandé aux avocats représentant les auteurs de répondre aux objections formulées par plusieurs membres du groupe de plaignants, qui contestent les termes de l'accord.

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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Ars Technica AI. Lire l'article original →

Ces objections portent sur deux points centraux : la rémunération des avocats, jugée excessive, et les versements prévus pour les auteurs concernés, qualifiés de "dérisoires" par certains plaignants. Des membres du collectif ont également adressé des lettres à la juge, affirmant que l'équipe juridique des auteurs cherchait à les empêcher de faire entendre leurs objections de manière équitable. Martinez-Olguin, plutôt que d'entériner rapidement l'accord, a choisi d'examiner sérieusement ces griefs avant de se prononcer, signalant que le consentement des plaignants ne peut pas être ignoré au profit d'un règlement expéditif.

Cet accord s'inscrit dans une vague de procédures judiciaires qui opposent depuis plusieurs années les grandes entreprises d'IA aux titulaires de droits d'auteur, notamment des auteurs, des musiciens et des journalistes. Anthropic, comme ses concurrents OpenAI et Meta, fait face à des accusations d'avoir massivement aspiré des oeuvres protégées pour constituer les jeux de données d'entraînement de leurs modèles. Le montant de 1,5 milliard de dollars témoigne de l'ampleur du contentieux, mais les dissensions internes parmi les plaignants révèlent les tensions entre les stratégies des cabinets d'avocats spécialisés dans les recours collectifs et les intérêts réels des créateurs individuels. La décision finale de la juge pourrait redéfinir les standards des futurs règlements dans ce secteur en pleine effervescence juridique.

Impact France / UEChamp produit par Le Fil IA

Cette affaire pourrait faire jurisprudence et peser sur les futures procédures judiciaires européennes concernant l'utilisation d'œuvres protégées pour l'entraînement de modèles d'IA, un débat également ouvert dans le cadre de l'AI Act.

Notre lecture

1,5 milliard, ça impressionne, mais ce que je trouve révélateur c'est que les avocats des plaignants cherchent à faire taire leurs propres clients. La juge a eu raison de bloquer: quand les créateurs eux-mêmes jugent l'accord "dérisoire", ça dit tout sur l'écart entre les intérêts des cabinets et ceux qu'ils représentent. Reste à voir si la version 2 du deal sera meilleure, ou juste mieux emballée.

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