OpenAI dément désormais toute suppression massive d'emplois liée à l'IA, un revirement par rapport à ses prévisions passées
Sam Altman, le PDG d'OpenAI, affirme désormais être "presque certain" que l'intelligence artificielle a créé plus d'emplois qu'elle n'en a détruits. Cette déclaration marque un revirement spectaculaire par rapport à ses mises en garde passées, où il évoquait la disparition pure et simple de professions entières sous l'effet de l'automatisation par l'IA. Dario Amodei, PDG d'Anthropic, opère un virage similaire, revenant lui aussi sur des prédictions alarmistes qu'il avait formulées sur l'impact de l'IA sur l'emploi. Ni l'un ni l'autre n'a toutefois présenté de données chiffrées précises pour étayer ce nouveau discours plus optimiste.
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Decoder. Lire l'article original →
Ce changement de ton n'est pas anodin: les dirigeants des deux principaux laboratoires d'IA générative façonnent en grande partie le débat public sur les conséquences économiques et sociales de leurs technologies. Leurs déclarations influencent les décisions des entreprises, des investisseurs et des régulateurs quant au rythme d'adoption de l'IA et aux politiques d'accompagnement des travailleurs. Un discours qui passe de la catastrophe annoncée à l'optimisme mesuré pourrait ainsi peser sur la manière dont gouvernements et entreprises anticipent, ou non, les bouleversements du marché du travail.
Reste que les études disponibles à ce jour ne confirment ni les scénarios les plus pessimistes évoqués auparavant par ces mêmes dirigeants, ni cet optimisme nouveau sur la création nette d'emplois. La question de l'impact réel de l'IA sur l'emploi demeure donc largement ouverte, et les prises de position des grands acteurs du secteur semblent encore devancer les preuves empiriques dont disposent économistes et chercheurs sur le sujet.
Pas d'impact direct sur la France/UE
C'est le genre de retournement de veste qui devrait faire tiquer tout le monde. Zéro chiffre pour étayer ni la panique d'hier ni l'optimisme d'aujourd'hui, alors qu'on parle des deux mecs qui pèsent le plus sur le débat public autour de l'IA et l'emploi. Le discours des labos avance plus vite que les preuves des chercheurs, et c'est bien ça le vrai problème : les décisions politiques et les stratégies d'entreprise se calent sur des vibes, pas sur des études.