
Moins de travail, salaires maintenus : la vision d'OpenAI pour un monde transformé par la superintelligence
OpenAI a publié un document de politique publique dans lequel l'entreprise détaille sa vision d'un monde transformé par la superintelligence et formule des recommandations concrètes à l'intention des gouvernements. Parmi les propositions figurent la création d'un fonds de richesse publique, l'instauration d'une semaine de travail de quatre jours et une hausse des taxes sur les plus-values pour les contribuables les plus aisés. Le document s'inscrit dans une réflexion sur la manière dont les États devraient anticiper et encadrer l'émergence de systèmes d'IA dépassant les capacités humaines dans la quasi-totalité des domaines.
Ces recommandations signalent un changement de posture notable pour une entreprise privée : OpenAI ne se contente plus de développer des technologies, elle propose désormais une feuille de route économique et sociale à grande échelle. L'idée d'une semaine de quatre jours associée à un maintien des salaires touche directement aux conditions de travail de centaines de millions de personnes, tandis qu'un fonds de richesse publique redistributerait une partie des gains de productivité générés par l'automatisation vers l'ensemble de la population.
Ce document intervient dans un contexte de débat croissant sur la concentration des bénéfices de l'IA entre quelques grandes entreprises technologiques. OpenAI, qui a récemment levé des milliards de dollars et restructuré son modèle juridique vers une entité plus commerciale, cherche visiblement à façonner le cadre réglementaire avant que les gouvernements ne le définissent sans elle. La question de savoir si ces propositions relèvent d'une conviction sincère ou d'un exercice de relations publiques restera au coeur des discussions à venir.
Les propositions d'OpenAI (semaine de quatre jours, fonds de richesse publique, hausse des taxes sur les plus-values) alimentent directement les débats européens sur la redistribution des gains de productivité liés à l'automatisation et pourraient peser sur les négociations autour de la gouvernance de l'IA au niveau de l'UE.



