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Votre part dans OpenAI, et l'avertissement du Trésor américain sur l'IA

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Votre part dans OpenAI, et l'avertissement du Trésor américain sur l'IA
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Sam Altman, le patron d'OpenAI, discute actuellement d'une proposition qui donnerait au gouvernement américain une participation de 5% dans la société. À la valorisation actuelle d'OpenAI, cette part représenterait environ 320 dollars pour chaque foyer américain. L'idée s'inscrit dans la logique du projet de "dividende IA" qu'Altman défend depuis plusieurs mois, censé permettre aux citoyens de bénéficier directement de la richesse générée par l'intelligence artificielle. Les détails concrets du mécanisme, eux, restent flous : on ignore encore comment cette participation serait gérée, distribuée ou même formalisée juridiquement. En parallèle, un rapport interne du Trésor américain qui a fuité compare ouvertement l'engouement actuel pour l'IA à la bulle internet du début des années 2000, une analyse qui contredit les discours publics résolument optimistes de l'administration sur le sujet.

Cette double actualité illustre la tension qui traverse aujourd'hui le secteur de l'IA aux États-Unis. D'un côté, l'offre d'Altman vise à répondre à deux critiques majeures adressées aux entreprises d'IA : le fait qu'elles s'enrichissent en exploitant des contenus produits par des humains sans les rémunérer, et la crainte que l'automatisation ne provoque un effondrement du marché du travail. En proposant une forme de filet de sécurité financier, OpenAI cherche à désamorcer ces critiques avant qu'elles ne se traduisent par une régulation plus contraignante. De l'autre côté, l'avertissement du Trésor sur une possible bulle rejoint des inquiétudes déjà exprimées par des médias économiques comme Reuters et le Financial Times, qui pointent des risques dissimulés dans les résultats financiers des grandes entreprises technologiques malgré des profits en apparence solides.

Le contexte plus large est celui d'une industrie qui vit une période paradoxale, portée par des résultats financiers spectaculaires, à l'image de Samsung dont les bénéfices ont bondi de 1800% grâce aux ventes de puces IA, tout en suscitant une défiance croissante quant à la soutenabilité de cette croissance. Plusieurs signaux vont dans ce sens : les entreprises américaines se tournent de plus en plus vers des modèles chinois moins coûteux pour réduire leurs dépenses en IA, tandis que des États comme l'Illinois adoptent des lois strictement encadrant les risques liés aux modèles d'IA de pointe. Dans ce climat, la proposition d'Altman pourrait autant relever d'une stratégie de communication politique destinée à rassurer l'opinion publique que d'un véritable projet de redistribution économique, laissant présager de nouveaux débats sur la régulation et la fiscalité de l'intelligence artificielle dans les mois à venir.

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UELa gouvernance publique de l'IA aux États-Unis pourrait créer un précédent influençant les débats européens sur la régulation et le contrôle des grandes plateformes d'IA.

💬 L'État américain actionnaire d'OpenAI, ça semble progressiste jusqu'à ce qu'on réalise ce que ça implique. Un OpenAI "too big to fail", protégé implicitement par Washington, capable d'écraser la concurrence avec la bénédiction du gouvernement. La transition non-lucratif vers capitaliste était déjà un bazar, et là on rajoute une couche.

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UELe MI5 britannique figure parmi les agences évaluant le modèle Mythos d'Anthropic dans un programme mondial impliquant 40 organisations, signalant un intérêt croissant des services de renseignement européens pour ces technologies d'IA à usage militaire.

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