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L'imagerie ultrasonique transforme une main robotique en imitateur habile
RobotiqueMIT Technology Review · 2 min de lecture

L'imagerie ultrasonique transforme une main robotique en imitateur habile

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Des chercheurs du MIT et de l'Université de Californie du Sud ont mis au point un bracelet équipé d'un "patch" à ultrasons capable de contrôler une main robotique avec une précision inédite. Le dispositif, conçu par le professeur Xuanhe Zhao et son équipe, se fixe au poignet grâce à un hydrogel médical et capture en temps réel des images ultrasonores des muscles, tendons et ligaments sous la peau. Un algorithme d'intelligence artificielle, entraîné sur des milliers d'images labellisées manuellement par des humains, traduit instantanément ces images en positions précises des cinq doigts et de la paume. En démonstration, le système a permis à un porteur de contrôler sans fil une main robotique pour jouer une mélodie au piano, lancer un mini-ballon de basket dans un panier de bureau, ou encore manipuler des objets virtuels sur écran en pincant les doigts pour agrandir ou réduire une image. Le bracelet, actuellement de la taille d'un téléphone portable, communique de façon sans fil avec le robot.

Cette avancée représente un tournant pour la robotique humanoïde et les interfaces homme-machine. La dextérité manuelle humaine, coordonnant 34 muscles, 27 articulations et plus de 100 tendons, est depuis longtemps un défi insurmontable pour les ingénieurs en robotique, faute de méthodes fiables pour capter ce qui se passe sous la peau en temps réel. Ce bracelet ultrasonore résout précisément ce problème en lisant directement l'état mécanique du poignet, là où convergent tous les "fils" qui actionnent les doigts, selon la métaphore du postdoctorant Gengxi Lu, l'un des auteurs principaux. Les applications concrètes visées incluent la chirurgie robotique à distance, la réalité virtuelle, le design industriel et les jeux vidéo, autant de domaines où le contrôle intuitif et précis des mains constitue un verrou technologique majeur.

La recherche en interfaces neuronales et motrices pour la robotique est en pleine effervescence, avec des acteurs comme Meta, Apple ou Ctrl-Labs (racheté par Meta en 2019) qui misent sur l'électromyographie et d'autres capteurs de surface. L'approche par ultrasons du MIT se distingue par sa capacité à imager en profondeur les structures anatomiques plutôt que de simplement capter des signaux électriques musculaires de surface, offrant une résolution bien supérieure des mouvements fins. L'équipe prévoit de miniaturiser davantage le matériel, d'élargir les données d'entraînement à des morphologies de mains plus variées, et de constituer une base de données de gestes manuels suffisamment vaste pour entraîner des robots humanoïdes à des tâches de précision. À terme, l'objectif est de commercialiser un tracker portable universel permettant à n'importe qui de piloter des robots ou d'interagir avec des environnements virtuels avec la même aisance qu'une main humaine.

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