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SQUAREMIND lève 15,3 millions d’euros pour déployer Swan, sa plateforme d’imagerie dermatologique robotisée
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SQUAREMIND lève 15,3 millions d’euros pour déployer Swan, sa plateforme d’imagerie dermatologique robotisée

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La startup française SquareMind vient d'annoncer une levée de fonds de 18 millions de dollars, soit environ 15,3 millions d'euros, destinée à financer le déploiement commercial de Swan, son robot d'imagerie cutanée corps entier. Cette opération de financement marque une étape clé dans la stratégie de passage à l'échelle de l'entreprise, qui combine intelligence artificielle et robotique au service de la dermatologie. Swan est conçu pour réaliser une cartographie complète de la peau d'un patient en quelques minutes, détectant automatiquement les lésions suspectes grâce à des algorithmes d'analyse d'image.

L'enjeu médical est considérable : le mélanome, cancer de la peau le plus agressif, se guérit dans plus de 95 % des cas lorsqu'il est détecté tôt, mais les délais de consultation en dermatologie atteignent souvent plusieurs mois en France. En automatisant le dépistage avec un robot capable de produire une imagerie standardisée et reproductible, SquareMind vise à élargir l'accès au diagnostic précoce, y compris dans des zones où les dermatologues sont rares, tout en réduisant la charge cognitive des praticiens.

La levée intervient dans un contexte de tension croissante sur l'offre de soins dermatologiques en Europe, où le vieillissement de la population et l'augmentation des cancers cutanés liés à l'exposition UV créent une demande structurellement supérieure à l'offre. SquareMind s'inscrit dans une vague de startups medtech françaises qui cherchent à industrialiser l'IA clinique après des années de validation scientifique, avec la commercialisation comme prochain défi central.

Impact France/UE

La startup française SquareMind lève 15,3 millions d'euros pour commercialiser Swan, un robot de dépistage du mélanome qui cible directement la pénurie de dermatologues en France et dans les déserts médicaux européens.

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Pudu Robotics, fabricant chinois de robots de service commerciaux, a finalisé en avril 2026 une levée de fonds de près d'un milliard de yuans, soit environ 140 millions de dollars, portant sa valorisation à plus de 10 milliards de yuans (1,4 milliard de dollars). Ce tour de table a été co-dirigé par Longgang Financial Holdings et Ya Capital, avec la participation de BAIC Capital, Lens Technology, Honghui Fund et plusieurs fonds soutenus par des institutions gouvernementales chinoises spécialisées dans les technologies de pointe. Simultanément, la société a officiellement inauguré son siège américain à Dallas, au Texas, marquant une nouvelle étape dans son déploiement structuré sur le marché des Amériques. Depuis son entrée aux États-Unis en 2018, Pudu y a déployé près de 15 000 robots et enregistré une croissance de son chiffre d'affaires de 285 % en glissement annuel. L'entreprise revendique plus de 120 000 unités expédiées dans le monde, une présence dans plus de 80 pays, et une part de marché mondiale de 23 % selon le cabinet Frost & Sullivan, ce qui la place en première position mondiale dans son secteur. Les fonds levés seront investis dans la recherche en IA incarnée, l'élargissement du catalogue produit, l'augmentation des capacités de fabrication et le renforcement des chaînes d'approvisionnement. L'écosystème de Pudu couvre déjà la livraison en restauration et hôtellerie avec la gamme BellaBot, le nettoyage commercial avec le PUDU CC1, et la logistique industrielle avec les robots de la série T. Cette diversification positionne la société bien au-delà du robot de restaurant qui l'a rendue célèbre, vers une plateforme d'IA embarquée à spectre large. Pour les secteurs de la santé, du commerce de détail et de la logistique, cela signifie un accès croissant à des solutions robotiques commercialement éprouvées, à grande échelle et à coût maîtrisé. Pudu Robotics s'inscrit dans une tendance de fond : la montée en puissance de l'IA incarnée attire des capitaux considérables vers les entreprises capables de démontrer une commercialisation réelle, et non de simples prototypes. Fondée il y a une décennie à Shenzhen, la société est devenue l'une des rares à combiner volumes industriels, rentabilité commerciale et ambitions technologiques de long terme. L'ouverture du siège de Dallas répond à une pression croissante sur les entreprises chinoises d'IA et de robotique pour localiser leurs opérations aux États-Unis dans un contexte de tensions géopolitiques et de restrictions commerciales. Le fondateur et PDG Zhang Tao a déclaré que cette levée traduit la confiance des marchés dans la stratégie globale de l'entreprise. À terme, Pudu vise à passer du statut de fournisseur de solutions sectorielles à celui de plateforme d'IA incarnée à pile complète, capable de rivaliser avec les grands acteurs mondiaux de la robotique de service.

UEPudu Robotics, déjà présent dans plus de 80 pays dont l'Europe, pourrait accélérer son déploiement dans les secteurs de la restauration, la santé et la logistique européens grâce à cette levée, mais aucune initiative spécifique France/UE n'est annoncée.

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Google DeepMind publie Gemini Robotics-ER 1.6 : raisonnement incarné amélioré et lecture d'instruments pour l'IA physique
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Google DeepMind publie Gemini Robotics-ER 1.6 : raisonnement incarné amélioré et lecture d'instruments pour l'IA physique

Google DeepMind a publié Gemini Robotics-ER 1.6, une mise à jour majeure de son modèle de raisonnement incarné destiné à servir de cerveau cognitif aux robots évoluant dans des environnements physiques réels. Ce modèle ne contrôle pas directement les membres d'un robot, c'est le rôle du modèle jumeau Gemini Robotics 1.5, dit VLA (vision-language-action), qui traduit les instructions en commandes motrices. Gemini Robotics-ER 1.6 joue plutôt le rôle du stratège : il analyse l'espace, planifie les tâches, détecte les succès et peut appeler des outils externes comme Google Search ou des fonctions définies par l'utilisateur. Par rapport à la version 1.5, la nouvelle itération améliore nettement les capacités de raisonnement spatial et physique, pointage précis au pixel près, comptage d'objets, raisonnement relationnel ("l'objet le plus petit", "déplacer X vers Y"), et introduit une fonctionnalité entièrement nouvelle : la lecture d'instruments analogiques. L'impact de ces améliorations est concret et mesurable. Dans les benchmarks internes, Gemini Robotics-ER 1.6 identifie correctement le nombre de marteaux, ciseaux, pinceaux, pinces et outils de jardin présents dans une scène, et refuse de pointer des objets absents de l'image, là où la version 1.5 hallucine une brouette inexistante et rate plusieurs objets. Cette fiabilité est critique : dans un pipeline robotique, une fausse détection d'objet provoque des erreurs en cascade, le robot tentant d'interagir avec du vide. La détection de succès multi-vues, savoir quand une tâche est réellement terminée en fusionnant plusieurs flux caméra simultanément, améliore également la capacité du système à décider entre relancer une tentative échouée ou passer à l'étape suivante. La lecture d'instruments, elle, permet pour la première fois à un robot de lire un cadran analogique, un thermomètre ou un manomètre sans avoir besoin que l'instrument soit numérique. Cette publication s'inscrit dans une course effrénée à l'IA physique, où Google DeepMind affronte des acteurs comme Figure AI, Physical Intelligence ou Boston Dynamics sur le terrain de la robotique généraliste. L'architecture duale stratège/exécuteur choisie par DeepMind tranche avec les approches bout-en-bout de certains concurrents, pari sur une meilleure modularité et une plus grande capacité à intégrer des outils tiers. La lecture d'instruments ouvre des perspectives industrielles immédiates : inspection d'équipements dans des usines ou des centrales, environnements où la numérisation complète des capteurs reste coûteuse. Gemini Robotics-ER 1.6 est disponible via Google AI Studio et l'API Gemini, et DeepMind a annoncé un programme d'accès anticipé pour les entreprises souhaitant l'intégrer dans leurs pipelines robotiques.

UELes capacités de lecture d'instruments analogiques et d'inspection visuelle ouvrent des débouchés immédiats pour les industriels européens (usines, centrales) souhaitant déployer des robots dans des environnements non numérisés.

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