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RobotiqueLe Big Data8h· 2 min de lecture

Le Japon veut déployer 10 millions de robots d’ici 2040, et le plan est déjà lancé

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Le Japon a dévoilé un plan gouvernemental visant à déployer environ 10 millions de robots humanoïdes sur son territoire d'ici 2040, dans le cadre d'une stratégie baptisée « intelligence artificielle physique ». Le programme cible 18 secteurs d'activité, avec une priorité donnée aux soins aux personnes âgées, à l'agroalimentaire, à la gestion des catastrophes et à plusieurs pans de l'industrie. Pour piloter ce chantier, le gouvernement s'appuie sur Noetra, une coentreprise réunissant SoftBank, NEC, Sony Group et Honda, quatre poids lourds industriels et technologiques japonais. Des centres d'excellence dédiés à la robotique et à l'IA doivent également être créés afin de former les talents nécessaires et d'accompagner les entreprises dans cette transition. Il ne s'agit donc pas d'une simple déclaration d'intention : les acteurs industriels sont déjà désignés et des investissements en recherche, formation et intégration sont prévus.

Cette ambition répond à un problème démographique aigu. Le Japon fait face depuis plusieurs années à un vieillissement accéléré de sa population et à une pénurie de main-d'œuvre qui fragilise plusieurs secteurs, notamment les soins aux personnes âgées et l'industrie. En misant sur des robots dotés d'un corps capable d'agir dans le monde physique, plutôt que sur de simples chatbots conversationnels, Tokyo cherche à maintenir son activité économique malgré la baisse de sa population active. Pour les entreprises japonaises, c'est aussi l'occasion de consolider une avance technologique dans la robotique humanoïde, un secteur jugé stratégique pour l'avenir industriel du pays. Si le plan se concrétise, il pourrait transformer en profondeur des métiers physiques jusqu'ici peu automatisés, des maisons de retraite aux chaînes de production agroalimentaires.

Le Japon n'est cependant pas seul dans cette course mondiale aux robots humanoïdes. La Chine ambitionne de mettre en service 10 000 robots à usage commercial dès fin 2026, dans la logistique, la fabrication et l'accompagnement des personnes âgées, et a déjà exporté plus de 10 millions de robots entre janvier et mai 2026 pour une valeur d'environ 20 milliards de yuans, selon les douanes chinoises, même si les robots humanoïdes ne représentent encore que 8 000 unités sur ce total, largement dominé par les robots de nettoyage. En Corée du Sud, Hyundai Motor Group prévoit de déployer des robots humanoïdes dans certaines usines américaines à partir de 2028. Singapour, les Émirats arabes unis et l'Allemagne financent eux aussi des projets d'automatisation physique. Cette compétition internationale illustre un basculement plus large de l'IA : après des années centrées sur le langage et les chatbots, les investissements se tournent désormais vers des machines capables d'agir concrètement dans le monde réel.

Impact France/UE

Ce plan japonais intensifie la compétition mondiale en robotique humanoïde, un secteur où l'Allemagne investit aussi, mais sans impact réglementaire ou commercial direct sur la France à ce stade.

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Le Japon a transformé son projet de robots dotés d'intelligence artificielle en stratégie nationale officielle cette semaine. Le gouvernement a confirmé les chiffres qui circulaient depuis des mois : 10 millions de robots équipés d'IA déployés dans 18 secteurs d'ici 2040, avec un financement public pouvant atteindre mille milliards de yens, soit environ 6,1 milliards de dollars, sur cinq ans. Le ministère de l'Industrie (METI) et l'agence pour l'innovation NEDO ont officiellement confié à l'entreprise Noetra et au laboratoire national AIST le développement d'un modèle d'IA physique multimodal, capable de traiter simultanément langage, images, vidéo et données de capteurs, pour que les robots interprètent réellement leur environnement au lieu d'exécuter des mouvements préprogrammés. Une première version doit sortir dès cette année fiscale, avec des mises à jour annuelles ensuite. Le budget de l'année en cours s'élève à environ 2,3 milliards de dollars, prélevés sur une enveloppe de 387,3 milliards de yens financée par des obligations de transition économique GX. Seules les deux premières années sont garanties, le reste étant soumis à un examen annuel par étapes qui permet à Tokyo de suspendre les fonds si les objectifs ne sont pas atteints. Noetra est détenue majoritairement par SoftBank, NEC, Sony Group et Honda, tandis que Fujitsu et Rakuten étudieraient la possibilité de les rejoindre. Le ministre de l'Industrie Ryosei Akazawa a justifié cette initiative par la volonté de généraliser l'usage des robots dans la restauration, l'agroalimentaire et le secteur médical. Derrière cette annonce se cache un marché du travail exsangue : le vieillissement démographique du Japon, combiné à une politique migratoire restrictive, prive de nombreux pans de l'économie de main-d'œuvre sans solution rapide en vue. Pour les entreprises japonaises du secteur, notamment celles qui fabriquent déjà le matériel nécessaire, de la robotique de Honda aux capteurs d'imagerie de Sony, ce financement public accélère directement leurs plans industriels. Le Japon ne part pas de zéro : le pays a accumulé une expertise en robotique dans les soins aux personnes âgées, la gestion de catastrophes, l'industrie manufacturière et jusqu'au nettoyage du site de Fukushima Daiichi. Ce projet vise à transformer cette expérience en produit exportable. Le timing n'est pas anodin non plus : la Corée du Sud a annoncé sa propre stratégie robotique à peine un jour après celle de Tokyo, signe que les deux pays voient désormais l'IA physique comme le prochain front d'une compétition technologique jusqu'ici dominée par les chatbots et le cloud. Le véritable test arrivera lors du premier examen d'étape : si Noetra livre un modèle exploitable cette année, la liste des investisseurs devrait s'élargir rapidement.

UEAucun acteur français ou européen n'est directement impliqué, mais cette stratégie japonaise accentue la pression concurrentielle sur l'IA physique, un secteur où l'Europe accuse un retard industriel.

💬 Bon, on savait que la démographie japonaise allait finir par pousser vers le tout-robot, mais là c'est officialisé avec un budget d'État de six milliards de dollars, pas juste un plan sur PowerPoint. Le pari, c'est un vrai modèle d'IA physique multimodale, pas des bras préprogrammés qui répètent un geste : si Noetra livre un truc qui marche cette année, tu vas voir SoftBank, Sony et Honda accélérer très vite. Retiens ça : le Japon vient de faire de la robotique dotée d'IA une politique industrielle d'État, exactement comme la Chine l'a fait pour les semi-conducteurs, et l'Europe regarde le train passer sans même être sur le quai.

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« Des dizaines de milliards de robots d’ici 10 à 20 ans » : la prédiction folle de Nvidia
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Un cadre dirigeant de Nvidia a affirmé que le nombre de robots sur Terre dépassera un jour celui des êtres humains, prédisant l'émergence de dizaines de milliards d'appareils dans un horizon de dix à vingt ans. Cette déclaration, rapportée par Frandroid, illustre l'ambition vertigineuse avec laquelle le géant américain des semi-conducteurs positionne désormais la robotique physique au coeur de sa stratégie de croissance. L'enjeu dépasse largement la provocation chiffrée : Nvidia cherche à s'imposer comme la colonne vertébrale computationnelle de la prochaine vague industrielle. L'entreprise a déjà lancé Project GR00T, un modèle fondateur pour robots humanoïdes, et sa plateforme Isaac pour la simulation et l'entraînement robotique. Si des dizaines de milliards de robots nécessitent des puces, des logiciels et des infrastructures d'entraînement, Nvidia se retrouve en position de fournisseur incontournable, reproduisant à l'échelle physique le rôle qu'elle joue aujourd'hui dans l'IA générative. Cette prédiction s'inscrit dans une course mondiale où Tesla, Figure AI, 1X Technologies et Boston Dynamics parient tous sur l'humanoides à grande échelle. Les gouvernements chinois et américain y voient un enjeu de souveraineté industrielle. La question n'est donc plus de savoir si les robots envahiront les usines, les entrepôts et les foyers, mais à quelle vitesse, et qui contrôlera la chaîne de valeur, des capteurs aux modèles d'IA embarqués, en passant par les puces qui les font tourner.

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SoftBank prépare le lancement d'une nouvelle entité baptisée Roze AI, dédiée à l'automatisation de la construction de centres de données, avec une introduction en bourse envisagée dès le second semestre 2026 aux États-Unis. Selon le Financial Times et le Wall Street Journal, le groupe japonais vise une valorisation de 100 milliards de dollars pour cette structure encore embryonnaire. L'idée centrale : déployer des robots autonomes pour accélérer, standardiser et réduire les coûts de construction des data centers, infrastructures devenues critiques pour alimenter la demande explosive en puissance de calcul liée à l'IA générative. L'enjeu est colossal. Construire un centre de données reste aujourd'hui un processus long, coûteux et très dépendant de la main-d'œuvre humaine. En automatisant cette chaîne, Roze AI pourrait réduire significativement les délais de mise en service au moment précis où hyperscalers, gouvernements et entreprises technologiques se disputent la capacité de calcul disponible. Si la formule fonctionne, SoftBank ne se contenterait plus d'être un investisseur dans l'écosystème IA : il deviendrait un acteur industriel direct, capturant une part de la chaîne de valeur physique de l'intelligence artificielle, au même titre qu'un grand fournisseur cloud comme AWS ou Microsoft Azure. SoftBank évolue depuis des années dans une logique de paris technologiques massifs, parfois triomphants comme avec Alibaba, parfois catastrophiques comme avec Zume, la startup de livraison de pizzas robotisées qui a tourné court. Cette fois, la stratégie change de nature : il ne s'agit plus de financer des startups prometteuses depuis l'extérieur, mais de créer de toutes pièces une entité industrielle intégrée. SoftBank n'est pas seul sur ce terrain : Jeff Bezos a cofondé Project Prometheus, initiative visant à racheter des entreprises industrielles pour les moderniser par l'IA, signalant une convergence plus large entre capital technologique et transformation des infrastructures physiques. En interne, le projet Roze AI suscite néanmoins des interrogations : selon le Financial Times, plusieurs employés du groupe doutent de la pertinence d'une valorisation à 100 milliards pour une entité qui n'a pas encore prouvé son modèle à grande échelle, et le calendrier d'IPO pour fin 2026 est jugé très ambitieux. La question reste entière : Roze AI deviendra-t-elle un standard de l'infrastructure IA mondiale, ou un nouveau pari à haut risque dans la longue histoire des investissements de SoftBank ?

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SHAREBOT, plateforme chinoise de location de robots, a bouclé un nouveau tour de table de pré-série A d'un montant de plusieurs centaines de millions de yuans, son quatrième financement en seulement quatre mois d'existence. Le tour a attiré des investisseurs stratégiques de premier plan, notamment Chia Tai Robot (filiale du conglomérat thaïlandais CP Group), Changxin Shares, ainsi que deux sociétés cotées en bourse, Mecury Intelligent (002881.SZ) et Lens Technology (300433.SZ / 06613.HK). Les investisseurs historiques Mingjia Capital, Zhixing Investment et Ruizi Venture Capital ont pour leur part sursouscrit massivement leurs allocations. À la mi-avril 2026, la plateforme SHAREBOT intégrait plus de 4 000 robots déployables, avec une couverture s'étendant à plus de 100 villes chinoises. Les fonds levés seront principalement affectés au développement d'un réseau national de distribution et de services, à l'amélioration des systèmes de gestion et de dispatch des actifs robotiques, au renforcement des infrastructures d'assurance logistique, et à l'expansion des capacités à l'international. Ce financement illustre la transition en cours dans l'industrie robotique chinoise : la compétition ne se joue plus sur les prouesses techniques ou les démonstrations, mais sur la capacité d'exécution à grande échelle. Le PDG Li Yiyan a déclaré que l'enjeu n'est pas d'augmenter simplement le volume de locations, mais de construire un système intégré couvrant l'approvisionnement en équipements, la mise en relation avec les besoins des entreprises, les services urbains, la garantie de livraison et les réseaux mondiaux. Pour les clients industriels et commerciaux, cela signifie un accès à des robots opérationnels de manière standardisée, sans avoir à gérer la complexité de la maintenance ou du renouvellement du parc. SHAREBOT a également noué un partenariat avec PICC Property & Casualty pour créer un système d'assurance dédié à la robotique, couvrant déjà plus d'un millier de robots et traitant ses premiers sinistres dans le domaine de l'IA incarnée. La montée en puissance de SHAREBOT s'inscrit dans un contexte d'accélération du déploiement commercial des robots en Chine, porté par des investissements massifs dans l'IA embarquée et la robotique humanoïde. L'entrée de CP Group via Chia Tai Robot est particulièrement significative : le conglomérat a précédemment investi dans Zhiyuan Robotics, spécialiste de l'IA incarnée, signalant une stratégie cohérente pour dominer l'écosystème robotique en Asie et au-delà. L'annonce du 17 avril 2026 d'une expansion internationale sous la marque SHAREBOT, combinée à la participation de Lens Technology et Mecury Intelligent, renforce les capacités de la plateforme en connectivité des appareils, gestion à distance, dispatch des commandes et coordination de la chaîne d'approvisionnement mondiale. Alors que le secteur bascule de la phase de prototypage vers le déploiement commercial répété et massif, SHAREBOT entend s'imposer comme la couche applicative incontournable permettant aux robots de quitter les labs pour s'intégrer durablement dans l'économie réelle.

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