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SEREACT lève 93 millions d’euros pour se positionner au cœur de l’IA appliquée au monde réel
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SEREACT lève 93 millions d’euros pour se positionner au cœur de l’IA appliquée au monde réel

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La startup allemande Sereact a annoncé une levée de fonds de 93 millions d'euros en série B, un tour de table qui positionne cette société fondée à Stuttgart parmi les acteurs les mieux capitalisés de l'IA robotique en Europe. Le financement intervient à un moment où la robotique industrielle connaît une transformation profonde, portée par la convergence entre les grands modèles de langage et les systèmes physiques autonomes.

Ce qui distingue Sereact sur ce marché en effervescence, c'est son approche architecturale : la société a fait le choix de découpler le logiciel d'intelligence du matériel robot lui-même. Concrètement, son système peut piloter des bras robotiques de différents fabricants sans être lié à un constructeur particulier. Pour les industriels, cela représente une rupture majeure, ils peuvent déployer une intelligence commune sur un parc de robots hétérogène, sans dépendre d'un écosystème propriétaire fermé.

Cette levée s'inscrit dans une vague de financements massifs autour de la robotique fondamentale, où des entreprises comme Physical Intelligence (Pi), Figure AI ou Apptronik ont chacune attiré des centaines de millions de dollars ces deux dernières années. L'enjeu pour Sereact est de s'imposer comme couche logicielle de référence dans les entrepôts et les chaînes de production européennes, un segment que les géants américains et asiatiques cherchent eux aussi à verrouiller. Avec ce capital frais, la société devrait accélérer le déploiement commercial de sa plateforme et élargir ses partenariats avec les intégrateurs industriels.

Impact France/UE

Sereact, startup allemande basée à Stuttgart, cible explicitement les entrepôts et chaînes de production européennes avec une plateforme logicielle d'IA robotique interopérable, offrant aux industriels français une alternative européenne face aux acteurs américains et asiatiques.

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SQUAREMIND lève 15,3 millions d’euros pour déployer Swan, sa plateforme d’imagerie dermatologique robotisée
1FrenchWeb 

SQUAREMIND lève 15,3 millions d’euros pour déployer Swan, sa plateforme d’imagerie dermatologique robotisée

La startup française SquareMind vient d'annoncer une levée de fonds de 18 millions de dollars, soit environ 15,3 millions d'euros, destinée à financer le déploiement commercial de Swan, son robot d'imagerie cutanée corps entier. Cette opération de financement marque une étape clé dans la stratégie de passage à l'échelle de l'entreprise, qui combine intelligence artificielle et robotique au service de la dermatologie. Swan est conçu pour réaliser une cartographie complète de la peau d'un patient en quelques minutes, détectant automatiquement les lésions suspectes grâce à des algorithmes d'analyse d'image. L'enjeu médical est considérable : le mélanome, cancer de la peau le plus agressif, se guérit dans plus de 95 % des cas lorsqu'il est détecté tôt, mais les délais de consultation en dermatologie atteignent souvent plusieurs mois en France. En automatisant le dépistage avec un robot capable de produire une imagerie standardisée et reproductible, SquareMind vise à élargir l'accès au diagnostic précoce, y compris dans des zones où les dermatologues sont rares, tout en réduisant la charge cognitive des praticiens. La levée intervient dans un contexte de tension croissante sur l'offre de soins dermatologiques en Europe, où le vieillissement de la population et l'augmentation des cancers cutanés liés à l'exposition UV créent une demande structurellement supérieure à l'offre. SquareMind s'inscrit dans une vague de startups medtech françaises qui cherchent à industrialiser l'IA clinique après des années de validation scientifique, avec la commercialisation comme prochain défi central.

UELa startup française SquareMind lève 15,3 millions d'euros pour commercialiser Swan, un robot de dépistage du mélanome qui cible directement la pénurie de dermatologues en France et dans les déserts médicaux européens.

RobotiqueActu
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Nomadic lève 8,4 millions de dollars pour gérer les données des véhicules autonomes
2TechCrunch AI 

Nomadic lève 8,4 millions de dollars pour gérer les données des véhicules autonomes

Nomadic a levé 8,4 millions de dollars pour résoudre l'un des problèmes les plus concrets du secteur des véhicules autonomes : la masse de données brutes générées par les robots et véhicules en circulation reste largement inexploitable. La startup propose une solution qui transforme automatiquement les séquences vidéo et capteurs collectées par ces machines en jeux de données structurés et interrogeables, grâce à un modèle de deep learning développé en interne. L'enjeu est considérable pour les équipes d'ingénierie et de recherche : aujourd'hui, récupérer une situation précise dans des heures de footage — un piéton qui traverse hors clou, une manœuvre inhabituelle à un carrefour — nécessite un travail manuel chronophage. En rendant ces données indexables et recherchables, Nomadic permet aux développeurs de systèmes autonomes d'accélérer l'entraînement de leurs modèles et d'identifier plus rapidement les cas limites critiques pour la sécurité. Le marché des données pour la robotique et la conduite autonome est en pleine expansion, porté par des acteurs comme Waymo, Tesla ou les nombreuses startups de livraison autonome qui accumulent des pétaoctets de données de terrain. Ce financement de 8,4 millions place Nomadic dans la catégorie des infrastructures invisibles mais essentielles de l'IA embarquée — un segment où la valeur réside moins dans le véhicule lui-même que dans la capacité à exploiter intelligemment ce qu'il observe.

RobotiqueActu
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Pénurie de main-d'œuvre : le Japon mise sur l'IA physique pour rester compétitif
3La Tribune 

Pénurie de main-d'œuvre : le Japon mise sur l'IA physique pour rester compétitif

Face à une pénurie de main-d'œuvre structurelle, le ministère de l'Économie japonais a annoncé un plan de transition vers l'intelligence artificielle physique pour maintenir la compétitivité industrielle du pays. Le Japon, qui contrôlait déjà 70 % du marché mondial de la robotique industrielle en 2022, franchit une nouvelle étape en intégrant des systèmes d'IA directement dans ses chaînes de production et ses infrastructures critiques. Cette initiative s'inscrit dans une politique nationale coordonnée entre le gouvernement, les grands groupes industriels et les fabricants de robots. L'enjeu est considérable pour une économie de la taille du Japon : automatiser les tâches physiques répétitives permet de compenser le recul de la population active sans recourir massivement à l'immigration, une option politiquement sensible. Les secteurs ciblés incluent la logistique, la construction, l'agriculture et les soins aux personnes âgées, autant de domaines où le manque de travailleurs se fait déjà sentir de manière aiguë. Pour les entreprises japonaises, cela représente aussi une opportunité d'exporter ces solutions vers d'autres pays vieillissants. Le Japon n'est pas seul dans cette course : la Corée du Sud et l'Allemagne poursuivent des stratégies similaires, tandis que les États-Unis et la Chine investissent massivement dans la robotique humanoïde. Mais Tokyo dispose d'un avantage historique dans la fabrication de robots industriels, avec des acteurs comme Fanuc, Yaskawa et Kawasaki. La prochaine étape sera d'y greffer des modèles d'IA capables d'apprentissage autonome, transformant des automates programmés en systèmes réellement adaptatifs.

UEL'Allemagne, explicitement citée comme poursuivant une stratégie similaire, risque d'intensifier la compétition avec le Japon sur les marchés de la robotique industrielle, ce qui concerne directement les industriels européens du secteur.

RobotiqueOpinion
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Mercedes-Benz mise sur l’IA on-device avec Liquid AI pour ses futurs modèles
4Le Big Data 

Mercedes-Benz mise sur l’IA on-device avec Liquid AI pour ses futurs modèles

Mercedes-Benz a officialisé le 23 avril 2026 un partenariat pluriannuel avec Liquid AI, une startup spécialisée dans les modèles d'intelligence artificielle embarquée. L'accord prévoit le déploiement à grande échelle de l'IA on-device sur les véhicules équipés des systèmes MBUX de troisième et quatrième générations en Amérique du Nord, avec un premier déploiement en production attendu dès le second semestre 2026. Concrètement, Mercedes-Benz intégrera les modèles Liquid Foundations (LFM) directement dans le matériel du véhicule, ce qui permettra à l'assistant vocal MBUX de traiter localement la reconnaissance vocale, la compréhension du langage naturel et certaines capacités de raisonnement, sans passer par des serveurs distants. Cette IA embarquée ne remplacera pas les architectures cloud existantes, mais les complètera dans une logique hybride : le traitement local pour les usages quotidiens, le cloud pour les cas plus complexes. L'enjeu est double : rapidité et confidentialité. En éliminant la latence des échanges avec des serveurs distants, le système peut répondre en temps réel aux demandes du conducteur, y compris des requêtes complexes combinant navigation, confort et information. La relation entre le conducteur et son véhicule devient plus conversationnelle, moins dépendante de commandes rigides et préformatées. Pour l'industrie automobile, ce virage vers l'IA locale représente une rupture significative : les constructeurs ne sont plus contraints de s'appuyer entièrement sur des infrastructures cloud tierces, ce qui réduit les coûts d'exploitation et renforce la souveraineté sur les données des utilisateurs, un argument commercial de poids face aux régulations croissantes sur la vie privée. Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie plus large du "software-defined vehicle", le véhicule défini par logiciel, que Mercedes-Benz construit autour de son système d'exploitation propriétaire MB.OS. Jörg Burzer, membre du directoire de Mercedes-Benz, présente cette approche comme "les bases d'une nouvelle génération d'expériences embarquées intuitives et multimodales". Pour Liquid AI, fondée par Ramin Hasani, le secteur automobile constitue l'un des débouchés les plus ambitieux de l'IA dans le monde physique : ses modèles sont conçus pour être légers et optimisés, capables de fonctionner sur le matériel déjà présent dans les véhicules sans nécessiter de composants supplémentaires coûteux. L'automobile devient ainsi un nouveau terrain de compétition pour les acteurs de l'IA embarquée, aux côtés d'Apple, Google et des équipementiers traditionnels, dans une course où la maîtrise du logiciel embarqué conditionne désormais la différenciation entre constructeurs.

UEMercedes-Benz, constructeur allemand emblématique, renforce la souveraineté des données de ses clients européens en traitant localement les interactions vocales, un argument de conformité direct face au RGPD.

RobotiqueOpinion
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