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Plus de 2 000 précommandes en six jours : ces robots compagnons cartonnent déjà
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Plus de 2 000 précommandes en six jours : ces robots compagnons cartonnent déjà

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UBTECH, fabricant chinois de robots humanoïdes, a enregistré plus de 2 110 précommandes pour ses robots compagnons U1 en à peine six jours depuis leur mise en vente. Deux modèles sont proposés : une version masculine de 183 centimètres et une version féminine de 168 centimètres, tous deux dotés de 88 degrés de liberté articulaire pour des mouvements présentés comme naturels. Malgré un acompte de 3 000 yuans à la commande, soit plusieurs centaines d'euros, plus de 1 000 unités avaient déjà trouvé preneur en trois jours seulement. La présentation officielle de la gamme est prévue pour le 30 juin 2026. En parallèle, la fiche produit a été consultée par plus de 150 000 personnes à Pékin lors des trois premiers jours, et l'annonce a suffi à faire bondir de plus de 10 % l'action du fournisseur Leader Harmonious Drive Systems.

Ces chiffres signalent un changement de perception notable chez les consommateurs. Les robots U1 ne sont pas de simples gadgets connectés : ils sont conçus pour tenir compagnie, interagir via l'IA et afficher des expressions émotionnelles, positionnant UBTECH sur un segment encore inexploré à grande échelle, celui de la présence domestique humanoïde. Le fait que des milliers de personnes soient prêtes à verser un acompte substantiel pour un produit qui n'existe pas encore physiquement dans leurs foyers indique une appétence réelle, au-delà de la curiosité passagère. Pour l'industrie robotique, qui cherche depuis des années à convaincre le grand public, c'est un signal commercial difficile à ignorer.

UBTECH est loin d'être un acteur marginal : la société figure parmi les leaders mondiaux de la robotique humanoïde et opère dans un contexte chinois où les investissements dans ce secteur ont explosé ces deux dernières années, portés par des ambitions industrielles nationales. Le marché des robots compagnons s'inscrit dans une tendance plus large qui voit plusieurs entreprises, en Chine comme aux États-Unis, tenter de franchir le seuil entre robot industriel et robot grand public. Deux mille précommandes restent un volume modeste à l'échelle industrielle, et la conversion en livraisons effectives sera le vrai test. La présentation du 30 juin permettra d'évaluer les capacités concrètes des machines, notamment en matière d'interaction conversationnelle et d'autonomie, deux dimensions qui détermineront si l'engouement initial se transforme en adoption durable ou reste une curiosité de niche à prix élevé.

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SHAREBOT lève plusieurs centaines de millions de yuans pour accélérer son réseau de déploiement de robots
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SHAREBOT lève plusieurs centaines de millions de yuans pour accélérer son réseau de déploiement de robots

SHAREBOT, plateforme chinoise de location de robots, a bouclé un nouveau tour de table de pré-série A d'un montant de plusieurs centaines de millions de yuans, son quatrième financement en seulement quatre mois d'existence. Le tour a attiré des investisseurs stratégiques de premier plan, notamment Chia Tai Robot (filiale du conglomérat thaïlandais CP Group), Changxin Shares, ainsi que deux sociétés cotées en bourse, Mecury Intelligent (002881.SZ) et Lens Technology (300433.SZ / 06613.HK). Les investisseurs historiques Mingjia Capital, Zhixing Investment et Ruizi Venture Capital ont pour leur part sursouscrit massivement leurs allocations. À la mi-avril 2026, la plateforme SHAREBOT intégrait plus de 4 000 robots déployables, avec une couverture s'étendant à plus de 100 villes chinoises. Les fonds levés seront principalement affectés au développement d'un réseau national de distribution et de services, à l'amélioration des systèmes de gestion et de dispatch des actifs robotiques, au renforcement des infrastructures d'assurance logistique, et à l'expansion des capacités à l'international. Ce financement illustre la transition en cours dans l'industrie robotique chinoise : la compétition ne se joue plus sur les prouesses techniques ou les démonstrations, mais sur la capacité d'exécution à grande échelle. Le PDG Li Yiyan a déclaré que l'enjeu n'est pas d'augmenter simplement le volume de locations, mais de construire un système intégré couvrant l'approvisionnement en équipements, la mise en relation avec les besoins des entreprises, les services urbains, la garantie de livraison et les réseaux mondiaux. Pour les clients industriels et commerciaux, cela signifie un accès à des robots opérationnels de manière standardisée, sans avoir à gérer la complexité de la maintenance ou du renouvellement du parc. SHAREBOT a également noué un partenariat avec PICC Property & Casualty pour créer un système d'assurance dédié à la robotique, couvrant déjà plus d'un millier de robots et traitant ses premiers sinistres dans le domaine de l'IA incarnée. La montée en puissance de SHAREBOT s'inscrit dans un contexte d'accélération du déploiement commercial des robots en Chine, porté par des investissements massifs dans l'IA embarquée et la robotique humanoïde. L'entrée de CP Group via Chia Tai Robot est particulièrement significative : le conglomérat a précédemment investi dans Zhiyuan Robotics, spécialiste de l'IA incarnée, signalant une stratégie cohérente pour dominer l'écosystème robotique en Asie et au-delà. L'annonce du 17 avril 2026 d'une expansion internationale sous la marque SHAREBOT, combinée à la participation de Lens Technology et Mecury Intelligent, renforce les capacités de la plateforme en connectivité des appareils, gestion à distance, dispatch des commandes et coordination de la chaîne d'approvisionnement mondiale. Alors que le secteur bascule de la phase de prototypage vers le déploiement commercial répété et massif, SHAREBOT entend s'imposer comme la couche applicative incontournable permettant aux robots de quitter les labs pour s'intégrer durablement dans l'économie réelle.

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Anyverse Dynamics lève plus de 200 millions de dollars et décroche une grande commande robotique à l'étranger
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La startup chinoise Anyverse Dynamics vient de boucler son tour Angel++, portant le financement total au stade angel à plus de 200 millions de dollars. Ce tour a été co-piloté par Envision Group et le Beijing AI Industry Investment Fund, avec la participation d'investisseurs déjà présents au capital comme Sequoia China, Linear Capital, Hillhouse Capital et Baidu Ventures. La société serait par ailleurs sur le point de finaliser un tour Angel+++, soutenu par de grands noms de l'internet chinois et des fonds USD et RMB de premier rang. En parallèle du financement, Envision Group a signé avec Anyverse Dynamics une commande commerciale de plus de 500 millions de yuans (environ 69 millions de dollars), couvrant des déploiements dans plusieurs régions d'Europe et d'Asie. Ce contrat, décroché dès février 2026, vise à moderniser des infrastructures d'énergies renouvelables (éolien, solaire, stockage) et à soutenir l'exploitation de centres de données IA. Il est présenté comme la première commande internationale dans le secteur de l'IA incarnée dépassant 100 millions de yuans, et le plus grand contrat international individuel jamais signé par une entreprise chinoise du domaine. Ce niveau d'engagement marque une rupture avec les expérimentations à petite échelle qui ont longtemps caractérisé le secteur. Le déploiement sera massif, avec un volet de R&D conjoint et une mise en conformité avec les normes réglementaires européennes, ce qui soulève la barre pour l'ensemble des acteurs. Au-delà de l'énergie, Anyverse Dynamics a annoncé des partenariats stratégiques avec des équipementiers automobiles comme ZF Lifetec et Aumovio, ancienne filiale de Continental, avec des robots déjà intégrés dans des lignes de production industrielles. Un accord avec une chaîne internationale de cafés pour des scénarios de service en extérieur est également évoqué, sans que la marque soit encore révélée. La rapidité de la levée s'explique en grande partie par le positionnement technique de la société. Là où la majorité des acteurs misent sur l'architecture Vision-Language-Action (VLA), Anyverse Dynamics a développé un cerveau IA généraliste baptisé MWA, fondé sur un modèle du monde en espace latent. L'argument central : les architectures VLA souffrent de pertes d'information lors du passage entre le langage et l'action, alors qu'un espace latent unifié permet la perception, l'entraînement et l'inférence dans un même cadre représentationnel. L'apprentissage par renforcement est intégré en boucle fermée pour optimiser continuellement la prise de décision. Cette vision est portée par le co-fondateur et co-CTO Xia Zhongpu, pionnier des modèles du monde et du RL en Chine, fort de plus de 15 ans d'expérience dans le domaine et crédité de la construction de l'un des premiers systèmes de conduite autonome bout-en-bout du pays. Dans un secteur où la concurrence entre acteurs chinois et occidentaux s'intensifie, Anyverse Dynamics s'impose comme l'un des paris les plus ambitieux du moment.

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RobotiqueActu
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Tesla pris de vitesse ? Chery vend déjà son robot humanoïde en ligne
3Frandroid 

Tesla pris de vitesse ? Chery vend déjà son robot humanoïde en ligne

Le constructeur automobile chinois Chery, jusqu'ici principalement connu pour ses véhicules électriques, vient de franchir un cap inattendu en mettant en vente son premier robot humanoïde, le Mornine M1, directement en ligne. Affiché à environ 39 000 euros, l'engin embarque une batterie de capteurs directement issus des systèmes de conduite autonome développés par Chery pour ses voitures. Le robot est commercialisé sans passer par des canaux de distribution traditionnels, une stratégie de vente directe qui rappelle celle adoptée par Tesla pour ses véhicules. Cette mise sur le marché place Chery dans une course technologique qui dépasse largement le secteur automobile. À ce prix, le Mornine M1 s'adresse potentiellement aux industriels, entrepôts logistiques et laboratoires souhaitant automatiser des tâches physiques complexes. La réutilisation de composants issus de la conduite autonome représente un avantage compétitif réel : Chery amortit ses investissements en R&D sur deux marchés simultanément, réduisant ainsi les coûts de développement. Cependant, l'article signale un point faible significatif qui n'est pas détaillé dans l'extrait disponible, ce qui laisse planer un doute sur la maturité réelle du produit. Le lancement du Mornine M1 s'inscrit dans une dynamique chinoise plus large visant à dominer le marché mondial de la robotique humanoïde, un secteur où Tesla avec Optimus, Figure AI et Boston Dynamics se livrent une concurrence féroce. La Chine a fait de la robotique humanoïde une priorité industrielle nationale, et voir un constructeur automobile s'y engouffrer illustre la convergence accélérée entre mobilité autonome et robotique. Chery rejoint ainsi BYD et d'autres géants industriels chinois qui diversifient leurs activités bien au-delà de l'électromobilité.

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Des ingénieurs du MIT développent des micro-robots imprimés en 3D contrôlés par aimants
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Des ingénieurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et de l'Université de Cincinnati ont mis au point un nouveau type d'hydrogel magnétique souple qui peut être imprimé en 3D à l'échelle microscopique. Ces structures, plus petites qu'un grain de sable, peuvent se déformer et se mouvoir de façon indépendante sous l'effet d'un aimant externe. Pour démontrer la précision du matériau, l'équipe a fabriqué des "sucettes" miniatures en gel magnétique, dont chaque composant peut réagir avec une intensité différente à un simple aimant de réfrigérateur. Lorsqu'on approche l'aimant, les structures se transforment instantanément en pinces robotiques coordonnées, reproduisant le mouvement de doigts qui se referment. Les chercheurs ont également conçu un interrupteur bistable d'un millimètre de long, équipé de "rames" de la taille d'un globule rouge, capable de se verrouiller en position marche ou arrêt par simple commande magnétique à distance. L'enjeu médical est central : des robots aussi miniaturisés, guidés sans fil par un aimant externe, pourraient traverser le corps humain pour effectuer des biopsies ciblées, collecter des échantillons biologiques ou administrer des médicaments avec une précision millimétrique, sans contact physique ni réaction chimique lente. Ce qui distingue cette approche des micro-robots existants, c'est la capacité à programmer des déformations complexes au sein d'une seule et même structure microscopique. Jusqu'ici, les matériaux magnétiques à cette échelle se déplaçaient comme un bloc rigide. Ici, chaque partie du robot peut répondre différemment au même champ magnétique. "Pour la micro-robotique souple, ce pourrait être une capacité qui change la donne", résume Carlos Portela, co-auteur de l'étude. La principale difficulté technique résidait dans l'impression 3D elle-même : les nanoparticules magnétiques dispersent la lumière laser utilisée en lithographie biphotonique et s'agglomèrent, compromettant la structure des pièces imprimées. Pour contourner cela, l'équipe a adopté un procédé en deux temps, baptisé "double-dip" : la structure polymère est d'abord imprimée sans particules magnétiques, puis plongée dans des bains chimiques successifs pour faire croître des nanoparticules d'oxyde de fer directement au sein du gel. La densité du gel, et donc son degré de magnétisme, peut être ajustée finement en modulant la puissance du laser lors de l'impression initiale, ce qui permet de programmer des niveaux de réactivité distincts dans un même robot. Ce travail s'inscrit dans une course mondiale à la micro-robotique médicale, où le contrôle sans fil à distance représente l'un des verrous technologiques les plus convoités par les équipes de chirurgie mini-invasive et de délivrance ciblée de médicaments.

UEL'EPFL de Lausanne est co-auteure de cette avancée, positionnant la recherche européenne comme contributrice clé dans la course mondiale aux micro-robots chirurgicaux guidés sans fil.

RobotiqueActu
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