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Anyverse Dynamics lève plus de 200 millions de dollars et décroche une grande commande robotique à l'étranger
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Anyverse Dynamics lève plus de 200 millions de dollars et décroche une grande commande robotique à l'étranger

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La startup chinoise Anyverse Dynamics vient de boucler son tour Angel++, portant le financement total au stade angel à plus de 200 millions de dollars. Ce tour a été co-piloté par Envision Group et le Beijing AI Industry Investment Fund, avec la participation d'investisseurs déjà présents au capital comme Sequoia China, Linear Capital, Hillhouse Capital et Baidu Ventures. La société serait par ailleurs sur le point de finaliser un tour Angel+++, soutenu par de grands noms de l'internet chinois et des fonds USD et RMB de premier rang. En parallèle du financement, Envision Group a signé avec Anyverse Dynamics une commande commerciale de plus de 500 millions de yuans (environ 69 millions de dollars), couvrant des déploiements dans plusieurs régions d'Europe et d'Asie. Ce contrat, décroché dès février 2026, vise à moderniser des infrastructures d'énergies renouvelables (éolien, solaire, stockage) et à soutenir l'exploitation de centres de données IA. Il est présenté comme la première commande internationale dans le secteur de l'IA incarnée dépassant 100 millions de yuans, et le plus grand contrat international individuel jamais signé par une entreprise chinoise du domaine.

Ce niveau d'engagement marque une rupture avec les expérimentations à petite échelle qui ont longtemps caractérisé le secteur. Le déploiement sera massif, avec un volet de R&D conjoint et une mise en conformité avec les normes réglementaires européennes, ce qui soulève la barre pour l'ensemble des acteurs. Au-delà de l'énergie, Anyverse Dynamics a annoncé des partenariats stratégiques avec des équipementiers automobiles comme ZF Lifetec et Aumovio, ancienne filiale de Continental, avec des robots déjà intégrés dans des lignes de production industrielles. Un accord avec une chaîne internationale de cafés pour des scénarios de service en extérieur est également évoqué, sans que la marque soit encore révélée.

La rapidité de la levée s'explique en grande partie par le positionnement technique de la société. Là où la majorité des acteurs misent sur l'architecture Vision-Language-Action (VLA), Anyverse Dynamics a développé un cerveau IA généraliste baptisé MWA, fondé sur un modèle du monde en espace latent. L'argument central : les architectures VLA souffrent de pertes d'information lors du passage entre le langage et l'action, alors qu'un espace latent unifié permet la perception, l'entraînement et l'inférence dans un même cadre représentationnel. L'apprentissage par renforcement est intégré en boucle fermée pour optimiser continuellement la prise de décision. Cette vision est portée par le co-fondateur et co-CTO Xia Zhongpu, pionnier des modèles du monde et du RL en Chine, fort de plus de 15 ans d'expérience dans le domaine et crédité de la construction de l'un des premiers systèmes de conduite autonome bout-en-bout du pays. Dans un secteur où la concurrence entre acteurs chinois et occidentaux s'intensifie, Anyverse Dynamics s'impose comme l'un des paris les plus ambitieux du moment.

Impact France/UE

La commande commerciale de 69 millions de dollars inclut explicitement des déploiements en Europe pour moderniser des infrastructures d'énergies renouvelables, avec une mise en conformité aux normes réglementaires européennes.

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SquareMind lève 18 millions de dollars pour sa plateforme de dermatologie robotisée
1Robotics Business Review 

SquareMind lève 18 millions de dollars pour sa plateforme de dermatologie robotisée

La startup SquareMind vient de lever 18 millions de dollars pour accélérer le déploiement commercial de Swan, sa plateforme robotique dédiée au dépistage du cancer de la peau. Ce tour de table a été mené par Sonder Capital, fonds co-fondé par Fred Moll, pionnier de la robotique médicale et fondateur d'Intuitive Surgical, avec la participation notamment du Deeptech 2030 Fund géré pour le compte du gouvernement français via une initiative Bpifrance, ainsi qu'Adamed Technology, Calm/Storm Ventures et Teampact Ventures. Les fonds serviront à renforcer les équipes commerciales, d'ingénierie et de support client en vue d'un lancement prochain aux États-Unis et en Europe. Swan est décrit par SquareMind comme le premier robot au monde capable de réaliser une imagerie dermoscopique standardisée du corps entier en quelques minutes : le patient se tient debout face au bras robotisé, qui se déplace autour de lui sans contact physique en capturant l'ensemble de la surface cutanée. Le système s'intègre directement dans les workflows cliniques et est couplé à un logiciel d'IA permettant de suivre l'évolution des grains de beauté au fil du temps, tandis que le médecin conserve l'intégralité du jugement clinique. L'enjeu est considérable : le dépistage cutané est la procédure la plus fréquente en dermatologie, et la demande dépasse structurellement les capacités disponibles, avec des listes d'attente qui s'étendent sur plusieurs mois. Or 80 % des mélanomes, cancer de la peau potentiellement mortel, apparaissent sous forme de nouvelles lésions, ce qui rend la documentation exhaustive et régulière critique pour une détection précoce. Dans ce contexte, Swan vise à soulager la charge cognitive des dermatologues, de plus en plus exposés à la fatigue décisionnelle, en automatisant la phase d'imagerie et de documentation, libérant ainsi du temps pour la prise en charge clinique à valeur ajoutée. Pour les établissements de santé, la plateforme promet d'augmenter la capacité de dépistage sans nécessiter de ressources humaines supplémentaires. SquareMind a développé Swan en collaboration étroite avec des dermatologues de premier plan, ce qui lui confère une légitimité clinique solide dès le départ. L'entreprise évolue dans un secteur de la robotique médicale en pleine expansion, porté par le vieillissement démographique et une préoccupation croissante pour les soins cutanés. La participation de Bpifrance via le Deeptech 2030 Fund souligne l'ancrage franco-européen de la startup et l'intérêt stratégique des gouvernements pour les technologies médicales avancées. Avec un lancement commercial imminent des deux côtés de l'Atlantique, SquareMind se positionne pour établir Swan comme standard mondial en dermatologie moderne, sur un marché où aucune solution robotisée équivalente n'existe encore à grande échelle.

UELa startup française SquareMind, soutenue par Bpifrance via le Deeptech 2030 Fund, prépare un lancement commercial en Europe de sa plateforme robotique Swan, susceptible de renforcer les capacités de dépistage du mélanome dans des systèmes de santé confrontés à de longs délais d'attente.

RobotiqueActu
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SHAREBOT lève plusieurs centaines de millions de yuans pour accélérer son réseau de déploiement de robots
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SHAREBOT lève plusieurs centaines de millions de yuans pour accélérer son réseau de déploiement de robots

SHAREBOT, plateforme chinoise de location de robots, a bouclé un nouveau tour de table de pré-série A d'un montant de plusieurs centaines de millions de yuans, son quatrième financement en seulement quatre mois d'existence. Le tour a attiré des investisseurs stratégiques de premier plan, notamment Chia Tai Robot (filiale du conglomérat thaïlandais CP Group), Changxin Shares, ainsi que deux sociétés cotées en bourse, Mecury Intelligent (002881.SZ) et Lens Technology (300433.SZ / 06613.HK). Les investisseurs historiques Mingjia Capital, Zhixing Investment et Ruizi Venture Capital ont pour leur part sursouscrit massivement leurs allocations. À la mi-avril 2026, la plateforme SHAREBOT intégrait plus de 4 000 robots déployables, avec une couverture s'étendant à plus de 100 villes chinoises. Les fonds levés seront principalement affectés au développement d'un réseau national de distribution et de services, à l'amélioration des systèmes de gestion et de dispatch des actifs robotiques, au renforcement des infrastructures d'assurance logistique, et à l'expansion des capacités à l'international. Ce financement illustre la transition en cours dans l'industrie robotique chinoise : la compétition ne se joue plus sur les prouesses techniques ou les démonstrations, mais sur la capacité d'exécution à grande échelle. Le PDG Li Yiyan a déclaré que l'enjeu n'est pas d'augmenter simplement le volume de locations, mais de construire un système intégré couvrant l'approvisionnement en équipements, la mise en relation avec les besoins des entreprises, les services urbains, la garantie de livraison et les réseaux mondiaux. Pour les clients industriels et commerciaux, cela signifie un accès à des robots opérationnels de manière standardisée, sans avoir à gérer la complexité de la maintenance ou du renouvellement du parc. SHAREBOT a également noué un partenariat avec PICC Property & Casualty pour créer un système d'assurance dédié à la robotique, couvrant déjà plus d'un millier de robots et traitant ses premiers sinistres dans le domaine de l'IA incarnée. La montée en puissance de SHAREBOT s'inscrit dans un contexte d'accélération du déploiement commercial des robots en Chine, porté par des investissements massifs dans l'IA embarquée et la robotique humanoïde. L'entrée de CP Group via Chia Tai Robot est particulièrement significative : le conglomérat a précédemment investi dans Zhiyuan Robotics, spécialiste de l'IA incarnée, signalant une stratégie cohérente pour dominer l'écosystème robotique en Asie et au-delà. L'annonce du 17 avril 2026 d'une expansion internationale sous la marque SHAREBOT, combinée à la participation de Lens Technology et Mecury Intelligent, renforce les capacités de la plateforme en connectivité des appareils, gestion à distance, dispatch des commandes et coordination de la chaîne d'approvisionnement mondiale. Alors que le secteur bascule de la phase de prototypage vers le déploiement commercial répété et massif, SHAREBOT entend s'imposer comme la couche applicative incontournable permettant aux robots de quitter les labs pour s'intégrer durablement dans l'économie réelle.

RobotiqueActu
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Pudu Robotics lève près d'un milliard de yuans et ouvre son siège américain
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Pudu Robotics lève près d'un milliard de yuans et ouvre son siège américain

Pudu Robotics, fabricant chinois de robots de service commerciaux, a finalisé en avril 2026 une levée de fonds de près d'un milliard de yuans, soit environ 140 millions de dollars, portant sa valorisation à plus de 10 milliards de yuans (1,4 milliard de dollars). Ce tour de table a été co-dirigé par Longgang Financial Holdings et Ya Capital, avec la participation de BAIC Capital, Lens Technology, Honghui Fund et plusieurs fonds soutenus par des institutions gouvernementales chinoises spécialisées dans les technologies de pointe. Simultanément, la société a officiellement inauguré son siège américain à Dallas, au Texas, marquant une nouvelle étape dans son déploiement structuré sur le marché des Amériques. Depuis son entrée aux États-Unis en 2018, Pudu y a déployé près de 15 000 robots et enregistré une croissance de son chiffre d'affaires de 285 % en glissement annuel. L'entreprise revendique plus de 120 000 unités expédiées dans le monde, une présence dans plus de 80 pays, et une part de marché mondiale de 23 % selon le cabinet Frost & Sullivan, ce qui la place en première position mondiale dans son secteur. Les fonds levés seront investis dans la recherche en IA incarnée, l'élargissement du catalogue produit, l'augmentation des capacités de fabrication et le renforcement des chaînes d'approvisionnement. L'écosystème de Pudu couvre déjà la livraison en restauration et hôtellerie avec la gamme BellaBot, le nettoyage commercial avec le PUDU CC1, et la logistique industrielle avec les robots de la série T. Cette diversification positionne la société bien au-delà du robot de restaurant qui l'a rendue célèbre, vers une plateforme d'IA embarquée à spectre large. Pour les secteurs de la santé, du commerce de détail et de la logistique, cela signifie un accès croissant à des solutions robotiques commercialement éprouvées, à grande échelle et à coût maîtrisé. Pudu Robotics s'inscrit dans une tendance de fond : la montée en puissance de l'IA incarnée attire des capitaux considérables vers les entreprises capables de démontrer une commercialisation réelle, et non de simples prototypes. Fondée il y a une décennie à Shenzhen, la société est devenue l'une des rares à combiner volumes industriels, rentabilité commerciale et ambitions technologiques de long terme. L'ouverture du siège de Dallas répond à une pression croissante sur les entreprises chinoises d'IA et de robotique pour localiser leurs opérations aux États-Unis dans un contexte de tensions géopolitiques et de restrictions commerciales. Le fondateur et PDG Zhang Tao a déclaré que cette levée traduit la confiance des marchés dans la stratégie globale de l'entreprise. À terme, Pudu vise à passer du statut de fournisseur de solutions sectorielles à celui de plateforme d'IA incarnée à pile complète, capable de rivaliser avec les grands acteurs mondiaux de la robotique de service.

UEPudu Robotics, déjà présent dans plus de 80 pays dont l'Europe, pourrait accélérer son déploiement dans les secteurs de la restauration, la santé et la logistique européens grâce à cette levée, mais aucune initiative spécifique France/UE n'est annoncée.

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L'IA physique et la robotique autonome s'imposent dans le grand public avec une conférence à San Jose
4AI News 

L'IA physique et la robotique autonome s'imposent dans le grand public avec une conférence à San Jose

La Physical AI Expo North America se tiendra les 18 et 19 mai 2026 au San Jose McEnery Convention Center, en Californie. L'événement rassemble durant deux jours des ingénieurs, des chercheurs et des dirigeants d'entreprises autour d'un thème central : l'intégration de l'intelligence artificielle dans des systèmes physiques autonomes. Parmi les intervenants confirmés figurent Leslie Karpas, directeur mondial de la Physical AI chez NVIDIA, Arne Stoschek, vice-président en charge de l'IA et de l'autonomie chez Airbus Acubed, Vinesh Sukumar, vice-président IA chez Qualcomm, Sungho Kim, PDG du Hyundai Global Software Center, ainsi que Naresh Dulam, vice-président senior du génie logiciel chez JPMorgan. Le programme est structuré en deux journées distinctes : la première consacrée à la stratégie IA, à l'infrastructure et aux données à grande échelle, la seconde dédiée à la robotique, aux systèmes autonomes et au passage effectif des prototypes à la production industrielle. Ce type de conférence traduit une inflexion majeure dans l'industrie technologique : l'IA n'est plus cantonnée aux logiciels et aux interfaces conversationnelles, elle s'incarne désormais dans des machines capables de percevoir leur environnement, de raisonner et d'agir de manière autonome. Pour les secteurs de la fabrication, de la logistique, de l'automobile et de la défense, l'enjeu n'est plus de démontrer la faisabilité des systèmes intelligents, mais d'en organiser le déploiement à grande échelle. Les entreprises investissent massivement pour résoudre des problèmes concrets : fiabilité des systèmes en conditions réelles, scalabilité de l'infrastructure, sécurité des interactions homme-machine et retour sur investissement mesurable. La présence de JPMorgan au côté de NVIDIA ou d'Airbus illustre que l'IA physique dépasse désormais les seuls secteurs de la robotique et de l'automobile pour toucher la finance et les services. Cette évolution s'inscrit dans une dynamique plus large qui s'est accélérée ces dix-huit derniers mois. Après une première vague dominée par les grands modèles de langage et les outils génératifs, l'industrie de l'IA se tourne vers ce que certains appellent la "couche physique" : des robots d'entrepôt, des véhicules autonomes, des bras industriels pilotés par des modèles de perception et de décision en temps réel. Des acteurs comme NVIDIA avec sa plateforme Jetson, Qualcomm avec ses puces embarquées, ou des constructeurs comme Hyundai investissent pour capter ce marché encore en structuration. La difficulté centrale reste le passage du prototype au déploiement opérationnel, freiné par des défis d'intégration, de certification et de gestion des données en environnement non contrôlé. La Physical AI Expo se positionne comme un espace de coordination entre ces différentes parties prenantes, à un moment où les standards industriels et les modèles économiques restent encore largement à définir.

UELa participation d'Airbus Acubed illustre que les industriels européens s'engagent dans la structuration de l'IA physique, dont les standards en cours de définition affecteront directement les secteurs manufacturiers, logistiques et aéronautiques européens.

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