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Pudu Robotics lève près d'un milliard de yuans et ouvre son siège américain
RobotiquePandaily · 2 min de lecture

Pudu Robotics lève près d'un milliard de yuans et ouvre son siège américain

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Pudu Robotics, fabricant chinois de robots de service commerciaux, a finalisé en avril 2026 une levée de fonds de près d'un milliard de yuans, soit environ 140 millions de dollars, portant sa valorisation à plus de 10 milliards de yuans (1,4 milliard de dollars). Ce tour de table a été co-dirigé par Longgang Financial Holdings et Ya Capital, avec la participation de BAIC Capital, Lens Technology, Honghui Fund et plusieurs fonds soutenus par des institutions gouvernementales chinoises spécialisées dans les technologies de pointe. Simultanément, la société a officiellement inauguré son siège américain à Dallas, au Texas, marquant une nouvelle étape dans son déploiement structuré sur le marché des Amériques. Depuis son entrée aux États-Unis en 2018, Pudu y a déployé près de 15 000 robots et enregistré une croissance de son chiffre d'affaires de 285 % en glissement annuel. L'entreprise revendique plus de 120 000 unités expédiées dans le monde, une présence dans plus de 80 pays, et une part de marché mondiale de 23 % selon le cabinet Frost & Sullivan, ce qui la place en première position mondiale dans son secteur.

Les fonds levés seront investis dans la recherche en IA incarnée, l'élargissement du catalogue produit, l'augmentation des capacités de fabrication et le renforcement des chaînes d'approvisionnement. L'écosystème de Pudu couvre déjà la livraison en restauration et hôtellerie avec la gamme BellaBot, le nettoyage commercial avec le PUDU CC1, et la logistique industrielle avec les robots de la série T. Cette diversification positionne la société bien au-delà du robot de restaurant qui l'a rendue célèbre, vers une plateforme d'IA embarquée à spectre large. Pour les secteurs de la santé, du commerce de détail et de la logistique, cela signifie un accès croissant à des solutions robotiques commercialement éprouvées, à grande échelle et à coût maîtrisé.

Pudu Robotics s'inscrit dans une tendance de fond : la montée en puissance de l'IA incarnée attire des capitaux considérables vers les entreprises capables de démontrer une commercialisation réelle, et non de simples prototypes. Fondée il y a une décennie à Shenzhen, la société est devenue l'une des rares à combiner volumes industriels, rentabilité commerciale et ambitions technologiques de long terme. L'ouverture du siège de Dallas répond à une pression croissante sur les entreprises chinoises d'IA et de robotique pour localiser leurs opérations aux États-Unis dans un contexte de tensions géopolitiques et de restrictions commerciales. Le fondateur et PDG Zhang Tao a déclaré que cette levée traduit la confiance des marchés dans la stratégie globale de l'entreprise. À terme, Pudu vise à passer du statut de fournisseur de solutions sectorielles à celui de plateforme d'IA incarnée à pile complète, capable de rivaliser avec les grands acteurs mondiaux de la robotique de service.

Impact France/UE

Pudu Robotics, déjà présent dans plus de 80 pays dont l'Europe, pourrait accélérer son déploiement dans les secteurs de la restauration, la santé et la logistique européens grâce à cette levée, mais aucune initiative spécifique France/UE n'est annoncée.

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SHAREBOT, plateforme chinoise de location de robots, a bouclé un nouveau tour de table de pré-série A d'un montant de plusieurs centaines de millions de yuans, son quatrième financement en seulement quatre mois d'existence. Le tour a attiré des investisseurs stratégiques de premier plan, notamment Chia Tai Robot (filiale du conglomérat thaïlandais CP Group), Changxin Shares, ainsi que deux sociétés cotées en bourse, Mecury Intelligent (002881.SZ) et Lens Technology (300433.SZ / 06613.HK). Les investisseurs historiques Mingjia Capital, Zhixing Investment et Ruizi Venture Capital ont pour leur part sursouscrit massivement leurs allocations. À la mi-avril 2026, la plateforme SHAREBOT intégrait plus de 4 000 robots déployables, avec une couverture s'étendant à plus de 100 villes chinoises. Les fonds levés seront principalement affectés au développement d'un réseau national de distribution et de services, à l'amélioration des systèmes de gestion et de dispatch des actifs robotiques, au renforcement des infrastructures d'assurance logistique, et à l'expansion des capacités à l'international. Ce financement illustre la transition en cours dans l'industrie robotique chinoise : la compétition ne se joue plus sur les prouesses techniques ou les démonstrations, mais sur la capacité d'exécution à grande échelle. Le PDG Li Yiyan a déclaré que l'enjeu n'est pas d'augmenter simplement le volume de locations, mais de construire un système intégré couvrant l'approvisionnement en équipements, la mise en relation avec les besoins des entreprises, les services urbains, la garantie de livraison et les réseaux mondiaux. Pour les clients industriels et commerciaux, cela signifie un accès à des robots opérationnels de manière standardisée, sans avoir à gérer la complexité de la maintenance ou du renouvellement du parc. SHAREBOT a également noué un partenariat avec PICC Property & Casualty pour créer un système d'assurance dédié à la robotique, couvrant déjà plus d'un millier de robots et traitant ses premiers sinistres dans le domaine de l'IA incarnée. La montée en puissance de SHAREBOT s'inscrit dans un contexte d'accélération du déploiement commercial des robots en Chine, porté par des investissements massifs dans l'IA embarquée et la robotique humanoïde. L'entrée de CP Group via Chia Tai Robot est particulièrement significative : le conglomérat a précédemment investi dans Zhiyuan Robotics, spécialiste de l'IA incarnée, signalant une stratégie cohérente pour dominer l'écosystème robotique en Asie et au-delà. L'annonce du 17 avril 2026 d'une expansion internationale sous la marque SHAREBOT, combinée à la participation de Lens Technology et Mecury Intelligent, renforce les capacités de la plateforme en connectivité des appareils, gestion à distance, dispatch des commandes et coordination de la chaîne d'approvisionnement mondiale. Alors que le secteur bascule de la phase de prototypage vers le déploiement commercial répété et massif, SHAREBOT entend s'imposer comme la couche applicative incontournable permettant aux robots de quitter les labs pour s'intégrer durablement dans l'économie réelle.

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Neura Robotics, startup allemande spécialisée dans la robotique humanoïde, vient d'annoncer une levée de fonds de 1,4 milliard de dollars, soit environ 1,2 milliard d'euros, portant sa valorisation à près de 6 milliards d'euros. L'opération regroupe un consortium d'investisseurs aussi large qu'inédit : Amazon, NVIDIA et Qualcomm côté tech, Bosch et Schaeffler côté industrie allemande, la Banque européenne d'investissement comme acteur public, auxquels s'ajoutent plusieurs fonds financiers internationaux. Il s'agit du plus grand tour de financement jamais réalisé pour une entreprise européenne de robotique. Ce signal dépasse la simple performance financière. La présence simultanée de géants technologiques américains, de champions industriels allemands et d'une institution publique européenne traduit une convergence rare : le robot humanoïde n'est plus un projet de laboratoire, il devient une infrastructure industrielle crédible. Pour Amazon, qui déploie déjà des robots dans ses entrepôts, l'enjeu est d'intégrer des machines capables de remplacer la main humaine dans les tâches non automatisées. Pour NVIDIA et Qualcomm, c'est un débouché majeur pour leurs puces d'IA embarquée. Fondée par David Reger, Neura Robotics s'inscrit dans une course mondiale qui oppose désormais les Américains Figure AI, Agility Robotics et Boston Dynamics aux acteurs chinois en pleine montée en puissance. L'Europe, longtemps absente de ce segment, tente d'y placer un champion. Ce financement donne à Neura les moyens d'accélérer la production et de conquérir des clients industriels avant que la fenêtre de leadership ne se referme.

UEUne startup allemande lève 1,2 milliard d'euros avec le soutien de la Banque européenne d'investissement et des industriels allemands Bosch et Schaeffler, positionnant l'Europe comme acteur crédible dans la course mondiale aux robots humanoïdes industriels.

💬 La liste des investisseurs dit tout : Amazon, NVIDIA, Bosch et la BEI dans le même tour, ça ne ressemble plus à un pari de VC, ça ressemble à une infrastructure qui se construit. L'Europe avait besoin d'un champion dans cette course aux humanoïdes, Neura pourrait être lui, bon, sur le papier du moins. Reste à voir si 1,2 milliard suffit à tenir le rythme face aux acteurs américains et chinois qui n'ont pas attendu.

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L'Extrémité au manque de main-d'œuvre au Japon : un modèle d'IA pour 10 millions de robots
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Le Japon a transformé son projet de robots dotés d'intelligence artificielle en stratégie nationale officielle cette semaine. Le gouvernement a confirmé les chiffres qui circulaient depuis des mois : 10 millions de robots équipés d'IA déployés dans 18 secteurs d'ici 2040, avec un financement public pouvant atteindre mille milliards de yens, soit environ 6,1 milliards de dollars, sur cinq ans. Le ministère de l'Industrie (METI) et l'agence pour l'innovation NEDO ont officiellement confié à l'entreprise Noetra et au laboratoire national AIST le développement d'un modèle d'IA physique multimodal, capable de traiter simultanément langage, images, vidéo et données de capteurs, pour que les robots interprètent réellement leur environnement au lieu d'exécuter des mouvements préprogrammés. Une première version doit sortir dès cette année fiscale, avec des mises à jour annuelles ensuite. Le budget de l'année en cours s'élève à environ 2,3 milliards de dollars, prélevés sur une enveloppe de 387,3 milliards de yens financée par des obligations de transition économique GX. Seules les deux premières années sont garanties, le reste étant soumis à un examen annuel par étapes qui permet à Tokyo de suspendre les fonds si les objectifs ne sont pas atteints. Noetra est détenue majoritairement par SoftBank, NEC, Sony Group et Honda, tandis que Fujitsu et Rakuten étudieraient la possibilité de les rejoindre. Le ministre de l'Industrie Ryosei Akazawa a justifié cette initiative par la volonté de généraliser l'usage des robots dans la restauration, l'agroalimentaire et le secteur médical. Derrière cette annonce se cache un marché du travail exsangue : le vieillissement démographique du Japon, combiné à une politique migratoire restrictive, prive de nombreux pans de l'économie de main-d'œuvre sans solution rapide en vue. Pour les entreprises japonaises du secteur, notamment celles qui fabriquent déjà le matériel nécessaire, de la robotique de Honda aux capteurs d'imagerie de Sony, ce financement public accélère directement leurs plans industriels. Le Japon ne part pas de zéro : le pays a accumulé une expertise en robotique dans les soins aux personnes âgées, la gestion de catastrophes, l'industrie manufacturière et jusqu'au nettoyage du site de Fukushima Daiichi. Ce projet vise à transformer cette expérience en produit exportable. Le timing n'est pas anodin non plus : la Corée du Sud a annoncé sa propre stratégie robotique à peine un jour après celle de Tokyo, signe que les deux pays voient désormais l'IA physique comme le prochain front d'une compétition technologique jusqu'ici dominée par les chatbots et le cloud. Le véritable test arrivera lors du premier examen d'étape : si Noetra livre un modèle exploitable cette année, la liste des investisseurs devrait s'élargir rapidement.

UEAucun acteur français ou européen n'est directement impliqué, mais cette stratégie japonaise accentue la pression concurrentielle sur l'IA physique, un secteur où l'Europe accuse un retard industriel.

💬 Bon, on savait que la démographie japonaise allait finir par pousser vers le tout-robot, mais là c'est officialisé avec un budget d'État de six milliards de dollars, pas juste un plan sur PowerPoint. Le pari, c'est un vrai modèle d'IA physique multimodale, pas des bras préprogrammés qui répètent un geste : si Noetra livre un truc qui marche cette année, tu vas voir SoftBank, Sony et Honda accélérer très vite. Retiens ça : le Japon vient de faire de la robotique dotée d'IA une politique industrielle d'État, exactement comme la Chine l'a fait pour les semi-conducteurs, et l'Europe regarde le train passer sans même être sur le quai.

RobotiqueActu
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Anyverse Dynamics lève plus de 200 millions de dollars et décroche une grande commande robotique à l'étranger
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Anyverse Dynamics lève plus de 200 millions de dollars et décroche une grande commande robotique à l'étranger

La startup chinoise Anyverse Dynamics vient de boucler son tour Angel++, portant le financement total au stade angel à plus de 200 millions de dollars. Ce tour a été co-piloté par Envision Group et le Beijing AI Industry Investment Fund, avec la participation d'investisseurs déjà présents au capital comme Sequoia China, Linear Capital, Hillhouse Capital et Baidu Ventures. La société serait par ailleurs sur le point de finaliser un tour Angel+++, soutenu par de grands noms de l'internet chinois et des fonds USD et RMB de premier rang. En parallèle du financement, Envision Group a signé avec Anyverse Dynamics une commande commerciale de plus de 500 millions de yuans (environ 69 millions de dollars), couvrant des déploiements dans plusieurs régions d'Europe et d'Asie. Ce contrat, décroché dès février 2026, vise à moderniser des infrastructures d'énergies renouvelables (éolien, solaire, stockage) et à soutenir l'exploitation de centres de données IA. Il est présenté comme la première commande internationale dans le secteur de l'IA incarnée dépassant 100 millions de yuans, et le plus grand contrat international individuel jamais signé par une entreprise chinoise du domaine. Ce niveau d'engagement marque une rupture avec les expérimentations à petite échelle qui ont longtemps caractérisé le secteur. Le déploiement sera massif, avec un volet de R&D conjoint et une mise en conformité avec les normes réglementaires européennes, ce qui soulève la barre pour l'ensemble des acteurs. Au-delà de l'énergie, Anyverse Dynamics a annoncé des partenariats stratégiques avec des équipementiers automobiles comme ZF Lifetec et Aumovio, ancienne filiale de Continental, avec des robots déjà intégrés dans des lignes de production industrielles. Un accord avec une chaîne internationale de cafés pour des scénarios de service en extérieur est également évoqué, sans que la marque soit encore révélée. La rapidité de la levée s'explique en grande partie par le positionnement technique de la société. Là où la majorité des acteurs misent sur l'architecture Vision-Language-Action (VLA), Anyverse Dynamics a développé un cerveau IA généraliste baptisé MWA, fondé sur un modèle du monde en espace latent. L'argument central : les architectures VLA souffrent de pertes d'information lors du passage entre le langage et l'action, alors qu'un espace latent unifié permet la perception, l'entraînement et l'inférence dans un même cadre représentationnel. L'apprentissage par renforcement est intégré en boucle fermée pour optimiser continuellement la prise de décision. Cette vision est portée par le co-fondateur et co-CTO Xia Zhongpu, pionnier des modèles du monde et du RL en Chine, fort de plus de 15 ans d'expérience dans le domaine et crédité de la construction de l'un des premiers systèmes de conduite autonome bout-en-bout du pays. Dans un secteur où la concurrence entre acteurs chinois et occidentaux s'intensifie, Anyverse Dynamics s'impose comme l'un des paris les plus ambitieux du moment.

UELa commande commerciale de 69 millions de dollars inclut explicitement des déploiements en Europe pour moderniser des infrastructures d'énergies renouvelables, avec une mise en conformité aux normes réglementaires européennes.

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