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Sunday Robotics lève 165 millions pour son robot domestique
RobotiqueLe Big Data14sem· 1 min de lecture

Sunday Robotics lève 165 millions pour son robot domestique

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Sunday Robotics vient de boucler une levée de fonds de 165 millions de dollars (environ 155 millions d'euros) pour financer le déploiement de son robot domestique humanoïde Memo — et revendiquer au passage le statut de licorne avec une valorisation de 1,15 milliard de dollars. La startup américaine affiche une ambition claire : tourner la page des démonstrations spectaculaires qui ont longtemps masqué les limites réelles de la robotique grand public.

L'industrie robotique traîne en effet un problème structurel : les prouesses en laboratoire ne survivent que rarement au contact du monde réel. Un foyer est un environnement chaotique — tapis qui se replient, objets déplacés, animaux imprévisibles — que les robots actuels peinent à gérer sans supervision humaine. C'est précisément ce verrou que Sunday Robotics entend faire sauter, en promettant le premier robot domestique réellement autonome déployé dans de vraies maisons, dès 2026.

Fondée par Tony Zhao et Cheng Chi, tous deux docteurs de l'université Stanford, la startup a levé ces fonds en série B auprès de Coatue Management (chef de file), Tiger Global, Benchmark et Bain Capital Ventures. Plus de 1 000 personnes se sont déjà inscrites sur liste d'attente selon Bloomberg. Pour entraîner son robot, Sunday rejette la téléopération classique au profit d'un dispositif propriétaire, le "Skill Capture Glove" — un gant qui permet à des opérateurs humains de transmettre directement leurs gestes à la machine, en situation réelle plutôt qu'en milieu contrôlé.

La prudence reste néanmoins de mise : l'histoire de la robotique domestique est jalonnée de projets ambitieux qui n'ont pas tenu leurs promesses face aux contraintes du quotidien. Sunday a annoncé une phase bêta publique pour démontrer concrètement ses avancées — un pari sur la transparence, mais aussi un test grandeur nature que l'industrie regardera de près.

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Neura Robotics, startup allemande spécialisée dans la robotique humanoïde, vient d'annoncer une levée de fonds de 1,4 milliard de dollars, soit environ 1,2 milliard d'euros, portant sa valorisation à près de 6 milliards d'euros. L'opération regroupe un consortium d'investisseurs aussi large qu'inédit : Amazon, NVIDIA et Qualcomm côté tech, Bosch et Schaeffler côté industrie allemande, la Banque européenne d'investissement comme acteur public, auxquels s'ajoutent plusieurs fonds financiers internationaux. Il s'agit du plus grand tour de financement jamais réalisé pour une entreprise européenne de robotique. Ce signal dépasse la simple performance financière. La présence simultanée de géants technologiques américains, de champions industriels allemands et d'une institution publique européenne traduit une convergence rare : le robot humanoïde n'est plus un projet de laboratoire, il devient une infrastructure industrielle crédible. Pour Amazon, qui déploie déjà des robots dans ses entrepôts, l'enjeu est d'intégrer des machines capables de remplacer la main humaine dans les tâches non automatisées. Pour NVIDIA et Qualcomm, c'est un débouché majeur pour leurs puces d'IA embarquée. Fondée par David Reger, Neura Robotics s'inscrit dans une course mondiale qui oppose désormais les Américains Figure AI, Agility Robotics et Boston Dynamics aux acteurs chinois en pleine montée en puissance. L'Europe, longtemps absente de ce segment, tente d'y placer un champion. Ce financement donne à Neura les moyens d'accélérer la production et de conquérir des clients industriels avant que la fenêtre de leadership ne se referme.

UEUne startup allemande lève 1,2 milliard d'euros avec le soutien de la Banque européenne d'investissement et des industriels allemands Bosch et Schaeffler, positionnant l'Europe comme acteur crédible dans la course mondiale aux robots humanoïdes industriels.

💬 La liste des investisseurs dit tout : Amazon, NVIDIA, Bosch et la BEI dans le même tour, ça ne ressemble plus à un pari de VC, ça ressemble à une infrastructure qui se construit. L'Europe avait besoin d'un champion dans cette course aux humanoïdes, Neura pourrait être lui, bon, sur le papier du moins. Reste à voir si 1,2 milliard suffit à tenir le rythme face aux acteurs américains et chinois qui n'ont pas attendu.

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