Meta est de retour dans la course aux modèles de pointe. Le groupe a présenté lundi 12 octobre Muse Wonder et Muse Wonder Full, deux grands modèles de langage généralistes qu'il décrit comme ses plus performants à ce jour, conçus pour des agents d'IA personnels et professionnels. Muse Wonder est déjà accessible via la Meta Model API et l'outil Muse Code. C'est un signal fort de la part d'un acteur qu'on disait distancé sur le haut de gamme.
Google n'a pas attendu pour riposter. Annoncé le 30 septembre, Gemini 4 Argon s'ouvre depuis mardi 13 octobre à un public bien plus large. Il est désormais disponible pour les abonnés Google AI Pro et Ultra, ainsi que pour les développeurs et les entreprises via l'API Gemini, dans l'application Gemini et sur Antigravity. Google le présente comme son modèle le plus performant et l'accompagne d'une tarification particulièrement agressive. Il avait pourtant invoqué la prudence face aux risques d'usage malveillant, et les réserves semblent avoir été levées assez vite.
Côté sécurité, Thales a lancé une formule qui fait réfléchir aux Assises de la cybersécurité à Monaco : « le post-quantique n'est pas post-IA ». Un algorithme conçu pour résister aux ordinateurs quantiques pourrait tomber sous les coups de l'IA générative, bien avant l'arrivée de ces machines.
Entre des modèles toujours plus puissants et mis à disposition toujours plus vite, et des défenses qu'il faut repenser, la question n'est plus seulement de savoir qui est devant, mais qui garde le contrôle.