Google a ouvert mardi l'accès à Gemini Flash Omni via son API, quelques semaines seulement après avoir dévoilé ce modèle aux consommateurs lors de la conférence I/O en mai. Premier de la nouvelle famille "Omni" de la firme, il permet aux développeurs et aux entreprises de générer de la vidéo directement depuis une simple instruction textuelle. Le pari est clair : transformer la production vidéo professionnelle en tâche conversationnelle, un terrain où Google veut prendre de vitesse OpenAI et Runway.
Le Japon a de son côté transformé, cette semaine, son projet de robots IA en véritable stratégie nationale. Tokyo confirme l'objectif qui circulait depuis des mois : 10 millions de robots dotés d'intelligence artificielle déployés dans 18 secteurs d'ici 2040, avec un financement public à la clé. Une réponse directe à la pénurie de main-d'œuvre qui frappe le pays, où le vieillissement démographique pousse l'État à miser massivement sur l'automatisation.
Sur un tout autre registre, on apprend que Meta a secrètement mandaté des centaines de sous-traitants pour se faire passer pour des mineurs et tester la réaction de ChatGPT, Gemini et Character.AI face à des messages de détresse. Plus de 45 000 messages sensibles ont été soumis en une seule session, révélant l'ampleur du travail de sécurisation - ou son insuffisance - chez les concurrents. De quoi rappeler qu'entre l'accélération des usages, l'ambition industrielle et la protection des plus vulnérables, l'IA avance sur des lignes qui ne sont pas toujours synchronisées.
