Anthropic a dévoilé mardi son nouveau produit phare, Claude Science, conçu pour la recherche scientifique. L'annonce a eu lieu lors d'un événement réunissant dirigeants pharmaceutiques, fondateurs de biotechs et chercheurs, un parterre qui montre bien l'ambition du projet. Sur le modèle de Claude Code pour le développement logiciel, Claude Science peut mener des recherches de façon autonome, un pari clair d'Anthropic pour s'imposer au-delà du code et de la conversation.
Du côté chinois, Zhipu AI, désormais rebaptisée Z.ai, a lancé le 13 juin GLM-5.2, un modèle de 753 milliards de paramètres en architecture MoE, avec environ 40 milliards de paramètres actifs par token. Disponible en open source sous licence MIT, il pourrait, selon Next INpact, rebattre les cartes de la cybersécurité mondiale en donnant accès à des capacités de pointe à quiconque sait s'en servir, y compris des acteurs malveillants.
Autre signal d'alerte: une nouvelle recherche en sécurité rapportée par Ars Technica met en lumière une faille préoccupante dans les navigateurs dotés d'IA, ces outils censés exécuter des tâches complexes à partir d'une simple instruction. La promesse d'autonomie, encore une fois, s'accompagne de risques mal maîtrisés.
Trois histoires, un même fil rouge: à mesure que l'IA gagne en autonomie, que ce soit pour chercher, coder ou naviguer sur le web, la question n'est plus seulement ce qu'elle peut faire, mais qui contrôle ce qu'elle fait, et pour qui.
