AWS a décidé de prendre le problème à bras-le-corps : lors de son sommet new-yorkais dimanche, le géant du cloud a dévoilé deux nouveaux services pour combler les lacunes des agents IA en entreprise. Continuum détecte, priorise et corrige automatiquement les vulnérabilités dans le code sans intervention humaine, tandis que Context vise à enrichir la compréhension métier des agents. C'est un aveu clair que les agents actuels, malgré leur sophistication, restent fragiles dès qu'on les confronte à des environnements professionnels réels.
À VivaTech Paris, le week-end a offert un tableau plus nuancé. Entrepreneurs, investisseurs et chercheurs se sont retrouvés autour de l'IA, mais le sentiment dominant qui a émergé n'était pas l'euphorie attendue : quatre visions radicalement différentes du futur se sont affrontées sur scène, entre optimisme technologique, prudence éthique et questions de souveraineté. Ce clivage au cœur du plus grand salon tech français dit quelque chose d'important sur l'état d'esprit de l'écosystème européen en ce moment.
De son côté, Sam Altman était à Stanford dimanche pour plaider une fois de plus en faveur du scaling. Le patron d'OpenAI a accusé sans détour une génération entière de chercheurs d'avoir freiné l'IA en sous-estimant le potentiel de l'augmentation de puissance de calcul. Entre AWS qui doit encore patcher ses agents pour les rendre utilisables, VivaTech qui débat sans consensus de la direction à prendre, et Altman qui règle ses comptes avec la recherche académique, le secteur n'a jamais semblé aussi à la fois confiant dans sa trajectoire et incertain sur ses fondements.
