OpenAI a publié ses chiffres du premier trimestre 2026 : 5,7 milliards de dollars de revenus, soit un triplement en glissement annuel. Mais la société a brûlé simultanément 3,7 milliards de trésorerie sur la même période, là aussi trois fois plus qu'un an plus tôt. La croissance est spectaculaire, mais la course aux dépenses s'emballe au même rythme que les recettes.
À Bruxelles, Amazon, H&M et IKEA font du lobbying via Eurocommerce, leur association professionnelle. Ces géants du commerce réclament une exemption pour les visuels publicitaires générés par IA, qui risquent sinon de tomber sous le coup des règles européennes encadrant les deepfakes. Le flou législatif crée une zone grise inconfortable : une image de produit retouchée par IA est-elle un deepfake ? Pour les retailers, la réponse doit être non, et ils veulent que Bruxelles le dise clairement.
La Norvège, elle, a choisi la clarté : à partir de fin août 2026, l'IA générative sera interdite dans les classes du primaire pour les 6-13 ans. Oslo veut protéger les apprentissages fondamentaux avant d'exposer les plus jeunes aux assistants automatiques. Entre les milliards qui s'accumulent chez OpenAI, les batailles réglementaires à Bruxelles et les restrictions scolaires à Oslo, c'est la même tension de fond qui se révèle : qui décide du rythme auquel l'IA entre dans nos vies ?
