Next, un pacte : trois ans plus tard, toujours INtact ?
Le 16 octobre 2026 a marqué le troisième anniversaire de la soirée organisée à Nanterre, en octobre 2023, pour présenter la relance de Next INpact, devenu Next. À l'été 2023, le journal était exsangue, malgré une communauté qui avait répondu présente à chaque appel à soutien financier pendant deux ans. Ferdinand, dit Ferd, patron de moji, avait alors proposé de racheter le site et de lui donner les moyens de renaître, en s'engageant à ne pas interférer avec la ligne éditoriale. La transaction a été bouclée le 26 septembre 2023. La rédaction dresse aujourd'hui un bilan d'étape des engagements pris à l'époque, qualifiés de « pacte » avec les lecteurs. Le premier a été le plus radical : couper totalement la publicité, essentiellement l'affiliation, ainsi que les appels aux dons, pour ne reposer que sur les abonnements. La grille tarifaire a été simplifiée, avec un prix unique de 8 euros par mois ou 80 euros par an. Ce tarif n'a pas bougé, alors que le pacte initial prévoyait une hausse à 10 euros mensuels. Un tarif solidaire à 25 euros par an, ouvert aux moins de 25 ans et aux petits revenus, s'est étendu à un public plus large. Au printemps 2025, la « libération » automatique des articles réservés aux abonnés a été abandonnée. Côté rédaction, deux postes payés à la pige sont passés en CDI dès la reprise. L'équipe compte désormais huit journalistes à temps plein, dont le dessinateur de presse Flock, après l'arrivée de Mickaël au printemps. Mathilde a annoncé son départ prochain, mais l'effectif doit être maintenu, voire renforcé.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →
Ce bilan montre qu'un modèle sans publicité et fondé sur la seule qualité éditoriale peut tenir pour un média spécialisé. Pour les lecteurs, il garantit une information débarrassée des contenus d'affiliation et des « bons plans », et un prix resté stable depuis trois ans. Le choix de fermer l'accès aux archives a aussi une portée plus large. Il défend la valeur des articles de fond, qui deviennent un argument d'abonnement, et vise à empêcher que des contenus à forte valeur ajoutée ne servent à entraîner de grands modèles de langage. C'est un positionnement que d'autres titres de presse, confrontés au même pillage de leurs contenus par l'IA, observent de près. Pour la rédaction, l'indépendance éditoriale et la stabilité des postes sont la condition de sa crédibilité. Cette dynamique se traduit déjà par une hausse du volume de publications dans le flux quotidien.
Le pari était risqué dès le départ. Il revenait à supprimer une source de revenus tout en augmentant les dépenses, sur la base d'un compte d'exploitation proche du rouge écarlate. Il s'inscrit dans une crise plus large de la presse en ligne, dont les revenus publicitaires s'érodent et dont l'audience dépend des plateformes et des moteurs de recherche. Le sauvetage de Next INpact repose sur un équilibre singulier : un actionnaire privé qui finance la renaissance, une communauté de lecteurs fidèles et une garantie d'indépendance dont la solidité se mesure dans la durée. L'ambition affichée reste de figurer parmi les meilleurs médias tech francophones. La suite dépendra de la capacité du titre à convertir son audience en abonnés, à renforcer encore ses effectifs malgré les départs, et à conserver un prix stable dans un marché où les coûts augmentent.
Next, média tech français indépendant, dresse le bilan de trois ans sans publicité ni dons, avec des abonnements à prix stable et des archives fermées aux IA.