Jensen Huang en tournée en Europe : entre business, lobbying et investissements
Le 13 octobre à Paris, Jensen Huang, patron de Nvidia, a annoncé des investissements dans quatre entreprises : Doctolib, la plateforme de prise de rendez-vous médicaux, Genesis AI, Pigment, éditeur de logiciels de planification financière, et Entalpic, jeune pousse française spécialisée dans l'IA appliquée. Le dirigeant a ensuite poursuivi sa tournée européenne. L'étape parisienne s'inscrit dans un déplacement qui mêle annonces financières, échanges avec des responsables politiques et développement commercial.
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Ces annonces confirment que Nvidia ne se contente plus de vendre les puces qui alimentent l'intelligence artificielle. Le groupe se positionne aussi comme investisseur au capital de sociétés qui utilisent ses technologies. Pour les start-ups concernées, l'entrée de Nvidia apporte des capitaux, une forte crédibilité auprès des clients et des partenaires, et un lien privilégié avec l'écosystème du fabricant. Pour l'Europe, c'est un signal : plusieurs de ses jeunes entreprises sont jugées assez prometteuses pour attirer l'un des acteurs les plus influents du secteur. Cela renforce aussi la dépendance de l'écosystème européen à l'égard d'un fournisseur américain.
Cette tournée reflète une stratégie mondiale qui associe diplomatie industrielle, financement et ventes. De Riyad à Séoul, Jensen Huang propose aux États les moyens de construire leur propre infrastructure d'IA, dans un contexte où la souveraineté numérique est devenue un enjeu politique majeur. Les gouvernements veulent maîtriser leurs capacités de calcul et réduire leur exposition aux grandes plateformes étrangères, et Nvidia se présente comme le partenaire incontournable de cette ambition. D'autres annonces pourraient suivre au fil des étapes européennes, alors que la concurrence entre pays pour attirer les investissements et les centres de données s'intensifie.
Nvidia investit dans les start-ups françaises Doctolib, Pigment et Entalpic lors de l'étape parisienne de Jensen Huang, ce qui renforce l'écosystème tricolore mais aussi sa dépendance à un fournisseur américain.