Jensen Huang (Nvidia) promet 2 milliards de dollars pour l'Europe et 250 millions en puissance de calcul pour des labos britanniques de sécurité de l'IA
Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, a annoncé 2 milliards de dollars d'investissements en Europe, accompagnés de nouvelles prises de participation dans des startups françaises, parmi lesquelles Doctolib, spécialiste de la prise de rendez-vous médicaux, et Entalpic, jeune pousse qui applique l'intelligence artificielle à la découverte de matériaux. Le Royaume-Uni bénéficie d'un volet distinct : 250 millions de dollars de puissance de calcul seront mis à disposition de laboratoires britanniques travaillant sur la sûreté et la sécurité des agents d'IA. Lors de ses interventions, Jensen Huang a présenté les modèles à poids ouverts comme le levier permettant à l'Europe de réduire son retard dans le domaine de l'IA.
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Ces annonces pèsent à plusieurs niveaux. Pour les startups européennes, l'entrée au capital d'un acteur aussi central que Nvidia apporte des fonds, mais aussi un accès privilégié à l'écosystème logiciel et matériel du fabricant. Pour la recherche britannique, la dotation en calcul répond à un goulot d'étranglement bien connu : les équipes qui étudient les risques liés aux agents autonomes, capables d'agir seuls sur des systèmes informatiques, manquent souvent de ressources face aux grands laboratoires privés américains. Le choix des modèles ouverts offre en outre aux entreprises et aux administrations européennes une voie pour développer des systèmes qu'elles peuvent inspecter, adapter et héberger elles-mêmes, sans dépendre entièrement de fournisseurs étrangers.
Ce mouvement s'inscrit dans une série d'initiatives par lesquelles Nvidia cherche à consolider sa position sur le continent, alors que les gouvernements européens multiplient les discours sur la souveraineté numérique et l'autonomie technologique. L'Europe accuse un net retard sur les États-Unis et la Chine en matière d'infrastructures de calcul et de capitaux investis dans l'IA. En finançant des acteurs locaux et en soutenant des laboratoires, Nvidia renforce aussi la demande pour ses propres puces. Reste à voir si ces engagements se traduiront par de nouvelles capacités de production et des modèles européens compétitifs.
Nvidia investit 2 milliards de dollars en Europe avec des prises de participation dans les startups françaises Doctolib et Entalpic, et promeut les modèles à poids ouverts pour réduire le retard européen en IA.