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Éthique · Actu ·

Face aux chansons générées par IA, Sony Music multiplie les demandes de retrait

Fin septembre, Sony Music a demandé aux plateformes de streaming de retirer plus de 260 000 morceaux, soit près du double des 135 000 titres signalés fin mars. Ces chansons sont des deepfakes générés par IA imitant des artistes du catalogue de la major, parmi lesquels Adele, Queen ou Michael Jackson. Sony Music, l'une des trois grandes maisons de disques avec Universal (UMG) et Warner (WMG), a déclaré au Financial Times qu'elle continuerait à faire respecter les droits de ses artistes. Elle attend des plateformes qu'elles agissent vite et empêchent la réapparition des mêmes contenus, tout en reconnaissant que « la tâche devient de plus en plus difficile ». Le groupe juge le phénomène d'une « ampleur considérable », nuisible aux artistes, trompeur pour les fans et contraire à un usage éthique de l'IA.

2 min de lecturePertinence 59

Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie

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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →

Cette hausse illustre la saturation des services de streaming par les contenus synthétiques. Deezer indiquait que ces titres représentaient plus de la moitié des nouveaux morceaux téléversés en juillet. Ils sont pourtant très peu écoutés, et quand ils le sont, c'est souvent dans le cadre de fraudes aux streams : des bots « écoutent » ces chansons, ce qui génère des revenus pour les fraudeurs au détriment des artistes légitimes. Pour les ayants droit, la charge de surveillance et de signalement croît donc plus vite que leurs moyens, alors que chaque retrait n'empêche pas une réapparition sous une autre forme. Les auditeurs, eux, sont exposés à des morceaux qui se font passer pour des œuvres d'artistes réels.

Le rapport semestriel de la Sonic Intelligence Academy, publié le mois dernier, donne une idée de l'origine de ces contenus. Sur un échantillon de 1 743 titres issus de 886 artistes dans 54 pays, 92,8 % des morceaux soumis avaient été générés par Suno, et 77,6 % avaient été distribués aux plateformes par DistroKid, un distributeur payant qui diffuse sur plus de 150 services. Ces proportions valent pour cet échantillon et ne sauraient être généralisées. Sony Music et Universal poursuivent d'ailleurs Suno en septembre, accusant la start-up d'avoir copié des enregistrements sans autorisation pour entraîner ses modèles. UMG a aussi porté plainte le 15 septembre contre DistroKid, qu'elle accuse de pratiques commerciales trompeuses et de violations flagrantes du droit d'auteur, en aidant à faire passer des morceaux IA pour autre chose et à en tirer profit. La filière a rédigé un ensemble de bonnes pratiques pour aider les distributeurs à prévenir, détecter et traiter la fraude, tandis que les plateformes déploient des badges signalant les artistes ou chansons générés par IA et démonétisent souvent ces écoutes dès la mise en ligne.

Impact France / UEChamp produit par Le Fil IA

Deezer, plateforme française de streaming, est directement confrontée à l'afflux de titres générés par IA, qui représentaient plus de la moitié des nouveaux morceaux téléversés en juillet.

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01Deezer : les chansons générées par IA, « un problème pour toute la filière musicale »50Next INpactÉthique 02☕️ Suno a aspiré des millions de chansons pour entraîner son IA46Next INpactÉthique 03PwC aurait publié des rapports générés par IA contenant des sources fausses ou inventées43The DecoderÉthique 

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