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Société · Paper ·

Aux USA, l’IA aurait créé bien plus d’emplois qu’elle n’en a détruit

Aux États-Unis, l'intelligence artificielle aurait créé nettement plus d'emplois qu'elle n'en a détruit depuis 2023, selon une analyse de The Economist s'appuyant notamment sur des données LinkedIn. L'hebdomadaire britannique chiffre à environ un million le nombre de nouveaux emplois liés au développement de l'IA et des datacenters, contre environ 200 000 licenciements attribués à cette même technologie sur la période. Le constat n'est toutefois pas uniforme selon les métiers : dans les services professionnels et aux entreprises, les embauches restent environ 10 % en dessous de la moyenne observée entre 2015 et 2019. Certaines professions très exposées aux tâches routinières reculent nettement, avec une baisse d'environ 10 % des effectifs chez les agents du service client et d'environ 15 % chez les secrétaires et assistants administratifs depuis janvier 2023. Le Bureau des statistiques du travail américain anticipe par ailleurs une perte de 752 000 emplois dans les métiers administratifs et de l'assistance de bureau d'ici 2035.

2 min de lecturePertinence 51

Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie

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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →

Ces chiffres contredisent le scénario le plus alarmiste souvent associé à l'IA générative, celui d'une vague de licenciements massifs remplaçant des pans entiers de la main-d'œuvre. The Economist parle ainsi d'une « apocalypse de l'emploi » reportée, sinon évitée. Pour les décideurs économiques et politiques, ce constat nuance le débat sur la régulation et l'accompagnement social de l'automatisation : l'effet net sur l'emploi américain reste positif à ce stade, même si des catégories professionnelles précises, concentrées sur des tâches répétitives et administratives, subissent déjà une contraction mesurable de leurs effectifs.

Ce constat s'inscrit dans le contexte des investissements massifs réalisés depuis 2023 par les grandes entreprises technologiques dans la construction de datacenters et d'infrastructures dédiées à l'IA, un mouvement qui génère une forte demande de main-d'œuvre, notamment dans le bâtiment et les infrastructures. Cette dynamique de créations d'emplois liée à la construction pourrait toutefois s'avérer temporaire, une fois les datacenters achevés, tandis que les destructions d'emplois dans les tâches administratives et de service client, elles, semblent structurelles et appelées à s'accentuer selon les projections à horizon 2035. L'équilibre observé aujourd'hui entre créations et destructions pourrait donc évoluer dans les prochaines années, à mesure que la phase de construction cède la place à une phase d'usage plus généralisé de l'IA dans les entreprises.

Impact France / UEChamp produit par Le Fil IA

Ces données américaines n'ont pas d'impact direct sur la France ou l'UE, mais elles nourrissent le débat européen sur la régulation de l'automatisation et l'accompagnement des métiers administratifs menacés.

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01L’IA ne détruit pas l’emploi…mais l’OCDE voit un autre danger49Le Big DataSociété 02Botsitting, botshitting : quand l’IA au travail crée plus de travail qu’elle n’en supprime48Next INpactSociété 03Et si l’IA permettait d’augmenter le nombre d’emplois, plutôt que de les supprimer ?40Next INpactSociété 

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