50,5 % des Américains estiment qu'une romance avec l'IA peut être considérée comme une infidélité
Un peu plus de la moitié des adultes américains, soit 50,5 %, considèrent qu'une relation romantique ou sexuelle entre leur partenaire et une intelligence artificielle peut constituer une tromperie. Ce chiffre provient d'une enquête menée par AI Girlfriend Coach via SurveyMonkey Audience les 26 et 27 août 2026 auprès de 2 150 adultes américains, dont 1 709 réponses ont été retenues après un filtrage qualité ayant écarté 441 questionnaires. Les répondants devaient dire comment ils jugeraient une relation de leur partenaire avec une IA, ce qui pousse selon eux les gens vers ces produits, et s'ils pourraient eux-mêmes développer des sentiments réels pour une IA. Fait notable, les couples fiancés ou mariés se sont révélés presque deux fois plus susceptibles d'avoir utilisé une application de petite amie ou petit ami IA que les célibataires, avec 30,7 % contre 16,3 %. Parmi les personnes ayant employé le terme de tromperie, un tiers (33,4 %) estime que toute interaction romantique ou sexuelle avec une IA franchit déjà la ligne, tandis que 17,1 % placent la limite au moment où un attachement émotionnel se développe.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de AI News. Lire l'article original →
Cette enquête révèle un malaise bien plus large que le simple débat sémantique sur le mot tromperie. Un cinquième supplémentaire des répondants (21,2 %) refuse ce terme mais admet être mal à l'aise face à ce comportement, portant à 71,7 % la part de la population posant une forme de limite à l'intimité avec une IA, contre seulement 28,3 % qui balaient la question au motif qu'une IA n'est pas une personne réelle. Le résultat le plus contre-intuitif concerne les personnes ouvertes à l'idée de ressentir de véritables sentiments pour une IA : 73,0 % d'entre elles jugent que cela peut constituer une tromperie, contre seulement 41,2 % de celles qui excluent totalement cette possibilité, soit un écart de près de 32 points. La même logique se retrouve chez les utilisateurs actuels de compagnons IA, qui qualifient ce comportement de tromperie à 80,6 %, contre 60,2 % chez les anciens utilisateurs et 44,0 % chez ceux qui n'en ont jamais essayé, ce qui suggère que la familiarité avec ces produits renforce la sévérité du jugement plutôt que de la faire diminuer.
Ce débat émerge alors que les compagnons IA sont devenus technologiquement capables de flirter, de se souvenir de conversations passées et de les évoquer sans y être invités, de soutenir une relation sur plusieurs mois et de simuler une intimité si convaincante que certains utilisateurs disent ressentir un véritable deuil lorsqu'un modèle est retiré du service. Contrairement à la pornographie ou à un personnage de fiction, ces IA répondent spécifiquement à la personne qui les utilise et évoluent à travers l'interaction, ce qui les distingue des cadres juridiques et moraux existants sur l'infidélité, lesquels supposent toujours une tierce personne identifiable. Les régulateurs peinent eux aussi à combler ce vide : la Chine a fait entrer en vigueur le 15 juillet 2026 des règles encadrant les services d'IA anthropomorphes, la Californie dispose déjà d'une législation sur les chatbots compagnons, et l'État de New York a adopté en 2026 des textes supplémentaires sur le sujet, mais l'essentiel de ces régulations vise la protection des mineurs, la transparence et la gestion des crises, laissant aux couples eux-mêmes le soin de définir ce que ces relations avec une IA signifient au sein de leur vie de couple.
Pas d'impact direct sur la France/UE