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Google démantèle DeepMind et mise sur un nouveau départ alors que Hassabis s'apprête à partir
BusinessThe Decoder · 1 min de lecture

Google démantèle DeepMind et mise sur un nouveau départ alors que Hassabis s'apprête à partir

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Google Deepmind, le laboratoire d'intelligence artificielle de Google, perd son autonomie et son fondateur Demis Hassabis pourrait quitter définitivement l'entreprise dans les prochains mois, selon The Decoder. Le chercheur Koray Kavukcuoglu va reprendre les opérations quotidiennes, mais sans porter le titre de PDG. Tout le développement de Gemini, la famille de modèles phares de Google, va être centralise dans la Bay Area, en Californie. En interne, Google ferait face a des difficultés sérieuses pour entrainer ses modèles d'IA de pointe, alors même que son activité cloud continue de générer des milliards de dollars de revenus.

Ce remaniement interroge sur la stratégie réelle de Google face a ses concurrents dans la course a l'IA générative. Si l'entreprise réussit a résoudre ses problèmes d'entrainement de modèles en recentrant les équipes géographiquement, elle pourrait retrouver un rythme d'innovation comparable a celui d'OpenAI ou d'Anthropic. Mais si ce réaménagement traduit surtout une incapacité a rattraper les leaders du secteur, cela fragiliserait la position de Google sur un marche ou la vitesse d'itération des modèles détermine largement les parts de marche et la confiance des développeurs et entreprises clientes.

Google Deepmind, ne de la fusion entre Deepmind et Google Brain en 2023, a longtemps fonctionne avec une certaine indépendance de recherche, symbolisée par la réputation scientifique de Demis Hassabis, lauréat du prix Nobel de chimie en 2024. Cette autonomie semble aujourd'hui remise en cause au profit d'une intégration plus étroite avec le reste de Google, en particulier son infrastructure cloud très rentable. La question reste ouverte de savoir si ce changement relève d'un pari délibérément structurel sur l'infrastructure ou d'un aveu de retard face a des rivaux comme OpenAI. Les prochains mois, avec le départ potentiel de Hassabis et les futures versions de Gemini, permettront de juger si cette réorganisation porte ses fruits.

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Demis Hassabis quitte la direction opérationnelle de Google DeepMind pour se consacrer à la recherche scientifique et à la quête de l'intelligence artificielle générale (AGI), dans un poste taillé sur mesure au sein d'Alphabet. Prix Nobel de chimie, il était devenu ces dernières années le visage de Google dans la course aux grands modèles de langage, portant notamment les avancées de Gemini et les percées scientifiques de DeepMind comme AlphaFold. L'annonce tombe le même jour que le départ de Jeff Dean, figure historique de Google après 27 ans de maison, où il avait notamment codirigé les infrastructures et les efforts d'IA du groupe. Conséquence immédiate en Bourse : l'action Alphabet a chuté de 4,05 % dans la foulée de ces deux annonces conjuguées. Ce double départ interroge sur la solidité de la gouvernance IA d'Alphabet à un moment charnière de la compétition mondiale face à OpenAI, Anthropic ou Meta. Hassabis restait perçu comme le garant scientifique de la crédibilité de Google dans l'IA, et son retrait des opérations quotidiennes prive le groupe d'un porte-parole rassurant pour les investisseurs, alors même que les dépenses en infrastructures IA explosent et que les attentes sur la rentabilité de Gemini s'intensifient. Depuis le rachat de DeepMind par Google en 2014, Hassabis avait progressivement fusionné le laboratoire londonien avec Google Brain pour former Google DeepMind en 2023, dans une course effrénée à l'AGI face à la concurrence. Son repositionnement vers la recherche pure pourrait signaler un recentrage stratégique du groupe, entre exploitation commerciale à court terme des modèles existants et pari scientifique à plus long terme, dont l'issue reste incertaine pour les marchés comme pour l'industrie.

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Demis Hassabis quitte son poste de PDG de Google DeepMind pour devenir président de l'entité et directeur scientifique d'Alphabet, une nouvelle fonction annoncée le 5 août 2026 dans un message interne puis sur X. C'est Koray Kavukcuoglu, vice-président senior, qui reprend les commandes opérationnelles quotidiennes. Ce dernier collabore avec Hassabis depuis plus de treize ans et a contribué à des avancées majeures de DeepMind comme WaveNet ; il supervisait déjà une partie des équipes chargées des modèles Gemini, dont la quatrième génération est en cours de développement. La réorganisation touche aussi Jeff Dean, directeur scientifique historique de Google, qui quitte l'entreprise pour fonder Discovery Loop, une société à mission dédiée à l'automatisation de la découverte scientifique par l'IA, aux côtés de Sanjay Ghemawat, Oriol Vinyals et Quoc Le. Google soutient financièrement ce nouveau projet. Ce remaniement traduit la volonté de Google de séparer la gestion opérationnelle de la vision stratégique à un moment jugé charnière pour l'intelligence artificielle. En se délestant des tâches de direction courante, Hassabis entend consacrer l'essentiel de son temps à l'accélération vers l'intelligence artificielle générale (AGI), qu'il estime désormais proche, tout en continuant de définir les grandes orientations aux côtés de Sundar Pichai. Pour Google, l'enjeu est de conserver une longueur d'avance face à OpenAI, Anthropic et xAI dans une course où les ressources scientifiques comptent autant que la rapidité d'exécution produit. Confier Gemini à un cadre expérimenté comme Kavukcuoglu vise à sécuriser la continuité des livraisons de modèles pendant que les figures fondatrices se recentrent sur la recherche de rupture, un choix qui en dit long sur la maturité organisationnelle que Google veut donner à sa division IA. Cofondateur de DeepMind en 2010 avant son rachat par Google en 2014, Hassabis a bâti la réputation de l'entreprise sur des percées comme AlphaGo puis AlphaFold, qui lui a valu le prix Nobel de chimie en 2024. Il reste par ailleurs très impliqué chez Isomorphic Labs, la filiale spécialisée dans la découverte de médicaments assistée par IA, dont il compte renforcer le développement. Le départ simultané de Jeff Dean, pilier scientifique de Google depuis plus de deux décennies, illustre la fluidité des trajectoires entre grands groupes et start-ups spécialisées dans un secteur en pleine effervescence. Les prochains mois diront si cette nouvelle répartition des rôles permet à Google de transformer son avantage en infrastructure et en recherche en résultats concrets face à une concurrence toujours plus agressive sur le terrain de l'AGI.

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Google DeepMind a annoncé une réorganisation majeure de ses équipes d'intelligence artificielle, touchant à la fois sa direction et son organisation scientifique. Demis Hassabis, cofondateur du laboratoire, devient président de DeepMind et chef scientifique d'Alphabet, un rôle stratégique qui l'éloigne de la gestion quotidienne des opérations. Il conserve toutefois la direction d'Isomorphic Labs, la filiale dédiée à la découverte de médicaments par IA qu'il a fondée en 2021 et qui compte Novartis et Eli Lilly parmi ses partenaires pharmaceutiques. Koray Kavukcuoglu, actuel directeur technologique de DeepMind et collaborateur de Hassabis depuis treize ans, prend le poste de vice-président senior : il pilotera désormais le développement des modèles Gemini, dont la version 4 est en préparation, ainsi que la recherche en IA de frontière et les outils pour développeurs. Jeff Dean, chef scientifique de DeepMind et trentième employé de Google, quitte quant à lui l'entreprise pour fonder Discovery Loop avec le Google Fellow Sanjay Ghemawat, une société à mission soutenue par Google et destinée à automatiser la résolution de problèmes en apprentissage automatique, en science et en ingénierie. En parallèle, l'équipe AlphaFold, selon le Financial Times, a été démantelée : environ un quart des auteurs des publications scientifiques associées ont quitté Google, les autres ayant été réaffectés vers les modèles Gemini ou vers des projets de conception d'enzymes, de fusion nucléaire et de génomique, certains rejoignant Isomorphic Labs. Ce remaniement traduit un changement de priorité assumé chez Alphabet : concentrer les ressources humaines et techniques sur Gemini plutôt que sur les projets scientifiques historiques qui ont pourtant valu à DeepMind sa notoriété, notamment le prix Nobel de chimie 2024 obtenu grâce à AlphaFold, système développé depuis 2018 pour prédire la structure tridimensionnelle des protéines. Pour les chercheurs concernés, cela signifie une bascule vers des applications plus commerciales ou vers des filiales séparées comme Isomorphic Labs, où la recherche devra désormais faire ses preuves sur le terrain économique, en partenariat avec l'industrie pharmaceutique. Pour Google, l'enjeu est de renforcer sa compétitivité face à OpenAI et Anthropic sur le développement d'agents IA avancés, un terrain où la pression concurrentielle s'est nettement intensifiée ces derniers mois. Cette réorganisation illustre aussi une tension plus large dans l'industrie entre recherche fondamentale et course aux produits commerciaux. Cette évolution s'inscrit dans une compétition de plus en plus vive autour de l'IA appliquée aux sciences. Anthropic a par exemple lancé cette année Claude Science, une déclinaison de sa technologie pensée pour accompagner la recherche en biologie et la découverte de médicaments, signe que les grands acteurs de l'IA générative cherchent tous à s'imposer sur ce segment. Pushmeet Kohli, vice-président de la recherche chez Google DeepMind et fondateur de l'équipe IA pour les sciences, résume ce basculement stratégique en expliquant que l'organisation, après neuf ans centrés sur de grands défis scientifiques indépendants, se réoriente désormais vers la construction de systèmes fondés sur Gemini capables d'épauler directement les scientifiques. Les changements annoncés par Alphabet viseraient également à faciliter le recrutement de nouveaux talents, dans un contexte où la guerre des compétences entre laboratoires d'IA reste l'un des principaux facteurs déterminant qui prendra l'avantage dans la course à l'intelligence artificielle générale.

UEAucun impact réglementaire direct sur la France ou l'UE, mais ce recentrage de Google sur les produits commerciaux accentue la pression concurrentielle pesant sur les laboratoires de recherche en IA européens.

💬 Démanteler l'équipe qui a valu un Nobel de chimie à Google pour la rebasculer sur Gemini, ça en dit long. Hassabis monte en grade mais quitte les manettes, Jeff Dean se casse pour monter sa boîte : chez Google, même un Nobel ne protège plus une équipe de recherche quand la course aux produits s'accélère. Le message est clair, tout doit maintenant nourrir Gemini 4 face à OpenAI et Anthropic, AlphaFold compris.

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Plus d'une décennie après le fiasco du Fire Phone, Amazon s'apprête à relancer un pari audacieux sur le marché des smartphones. Selon des informations de Reuters, le géant du commerce en ligne développerait en ce moment un nouveau terminal mobile, dont le nom de code interne serait « Transformer ». Une ambition retrouvée, mais une stratégie radicalement repensée. La différence fondamentale avec le Fire Phone de 2014, abandonné après moins d'un an et des pertes estimées à plusieurs centaines de millions de dollars, réside dans le positionnement : cette fois, l'intelligence artificielle serait au cœur du produit, et non une fonctionnalité gadget comme la 3D dynamique de l'époque. Amazon disposerait aujourd'hui d'atouts bien plus solides : son assistant Alexa, ses modèles Nova développés en interne, et une infrastructure cloud massive via AWS. Les détails techniques restent peu nombreux à ce stade, mais le nom de code « Transformer », référence directe à l'architecture des grands modèles de langage, laisse présager un appareil pensé autour des capacités d'IA générative. Amazon chercherait ainsi à créer un point d'entrée matériel vers son écosystème d'IA, à l'image de ce que Google tente avec ses Pixel ou Apple avec ses puces Neural Engine. Si le projet aboutit, ce smartphone représenterait un cheval de Troie idéal pour Amazon face à des concurrents comme Google, Apple et Samsung, qui intègrent tous massivement l'IA dans leurs appareils. La question centrale reste la même qu'en 2014 : les consommateurs sont-ils prêts à adopter un terminal Amazon, ou l'échec du Fire Phone a-t-il durablement entaché la crédibilité du groupe dans ce segment ?

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