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BusinessThe Information AI · 1 min de lecture

Google DeepMind : les investissements massifs (capex) sont en réalité un pari sur la "RSI" (auto-amélioration récursive)

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Chez Google DeepMind, le directeur de la stratégie Jasjeet Sekhon a employé un terme précis pour justifier les dépenses d'investissement sans précédent de son secteur : l'auto-amélioration récursive, ou RSI (récursive self-improvement). Il s'exprimait ce week-end lors de l'Agentic AI Summit, organisé à l'Université de Californie à Berkeley. Selon lui, cette capacité d'une IA à créer automatiquement des versions plus performantes d'elle-même constitue un "élément clé de la thèse d'investissement" qui sous-tend les milliards dépensés actuellement par les géants de la tech en infrastructures et en puissance de calcul pour l'intelligence artificielle.

Cette déclaration marque un tournant dans le discours public de l'industrie. Le RSI devient le nouvel objectif affiché, au même titre que l'AGI (intelligence artificielle générale, soit une IA surpassant les humains dans la plupart des tâches à valeur économique) l'a été ces dernières années. La distinction entre les deux n'est pourtant pas anodine : on ignore encore si le RSI précédera l'AGI, coïncidera avec elle, ou en découlera. Pour les investisseurs et les dirigeants du secteur, présenter le RSI comme horizon justifie des budgets colossaux difficiles à rentabiliser sur les seuls usages actuels des chatbots et outils d'IA générative.

Le concept lui-même n'a rien de nouveau. Des chercheurs en discutaient déjà dès début 2023, bien avant qu'il ne s'invite dans la communication officielle des entreprises. Ce basculement récent, des laboratoires vers les discours corporate, illustre une pression croissante à légitimer des investissements en capital jugés disproportionnés par certains observateurs, faute de retours financiers immédiats. Que Google DeepMind, l'un des laboratoires les plus avancés au monde, place désormais le RSI au cœur de sa communication stratégique traduit aussi une course entre grands acteurs de l'IA, tous engagés à des degrés divers dans cette quête d'une intelligence artificielle capable de s'améliorer elle-même, sans intervention humaine directe.

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Les entreprises commencent enfin à toucher un vrai retour sur investissement de l'intelligence artificielle, et mesurent désormais l'ampleur de la valeur encore inexploitée. Selon le rapport SAP Value of AI 2026, réalisé avec Oxford Economics auprès de 2 600 dirigeants dans 13 pays, l'IA soutient désormais près d'un tiers des tâches dans l'entreprise moyenne, contre 25% l'an dernier. Les attentes de retour sur investissement pour l'IA agentique ont bondi de 10% à 17% en un an, tandis que le ROI général de l'IA est passé de 16% à 21%, avec une projection à 15,9 millions de dollars sur deux ans. SAP a déjà déployé plus de 400 cas d'usage d'IA dans son portefeuille. Sean Kask, chief AI strategy officer chez SAP, cite l'exemple d'un agent en bêta dédié à la comptabilité d'engagement (accruals accounting) : une tâche qui prenait environ 12 heures par mois à un comptable dans une entreprise de taille moyenne ne demande plus que deux à trois heures. Ces gains restent toutefois très inégalement répartis. Plus de la moitié des organisations investissent encore dans l'IA de façon ponctuelle ou fragmentée, et seulement 17% affichent une approche stratégique et globale de priorisation, un chiffre qui a néanmoins presque doublé par rapport aux 9% de l'an dernier. Cette fragmentation tient souvent à une pression venue du conseil d'administration, qui pousse les équipes à adopter l'IA sans stratégie ni culture suffisante du sujet, ce qui favorise des initiatives isolées et peu coordonnées. Résultat, un paradoxe révélateur : 69% des entreprises se disent satisfaites du ROI de leur IA, preuve que la technologie génère bien de la valeur, mais 67% restent convaincues qu'elle est loin de délivrer tout son potentiel. La qualité des données reste le principal frein identifié, citée par 73% des répondants, et 79% rapportent des reprises de travail, des retards ou des retards de traitement liés à des résultats de mauvaise qualité, au moins occasionnellement. Seulement 3% des organisations s'estiment pleinement prêtes pour l'IA agentique. Ce constat marque un changement de nature du problème par rapport à l'apprentissage profond classique. Les modèles de fondation ont largement supprimé le besoin de rechercher, extraire et nettoyer les données pour entraîner des modèles sur mesure, mais ils font émerger un nouvel enjeu : préserver le contexte métier au moment où les agents doivent enchaîner plusieurs étapes et outils pour atteindre un objectif, à l'image du fonctionnement humain. Se préparer à cette nouvelle génération d'agents suppose donc deux conditions : les connecter à des données riches en contexte, et les gouverner à grande échelle. Sans cela, même les initiatives les plus abouties restent cantonnées à des silos, capables de fonctionner sur un cas d'usage précis mais incapables de transformer un processus métier dans son ensemble.

UESAP, entreprise allemande, illustre a travers ce rapport les enjeux de gouvernance des donnees et de preparation a l'IA agentique pour les entreprises europeennes, sans impact specifique cite pour la France.

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Les investissements en IA s'accélèrent : Deepseek prépare une levée record et Core Automation quadruple sa valorisation en quelques semaines
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Deepseek prépare une levée de fonds pouvant atteindre 7,35 milliards de dollars, ce qui en ferait la plus grande opération jamais réalisée par une entreprise d'IA chinoise. Ce tour de table devrait accompagner le lancement de Deepseek V4.1, prévu pour juin 2026. En parallèle, Core Automation, une startup fondée il y a seulement six semaines par Jerry Tworek, ex-chercheur d'OpenAI, vise déjà une valorisation de 4 milliards de dollars, soit un quadruplement en quelques semaines à peine depuis sa création. Ces deux opérations illustrent l'appétit intact des investisseurs pour l'IA, malgré les interrogations persistantes sur la rentabilité du secteur. Pour Deepseek, ce financement représente un tournant stratégique: l'entreprise chinoise, connue pour avoir sorti des modèles très compétitifs à moindre coût, cherche désormais les ressources nécessaires pour rivaliser à grande échelle avec OpenAI et Google. Pour Core Automation, une valorisation à 4 milliards en moins de deux mois signale que les fondateurs issus des grands labos IA peuvent lever des capitaux considérables avant même d'avoir un produit abouti. Ce contexte s'inscrit dans une course aux financements qui s'est accélérée depuis début 2025, portée par la multiplication des applications d'agents IA autonomes. Le fait que Tworek, qui a travaillé sur Codex chez OpenAI, soit déjà à la tête d'une licorne en gestation reflète la tendance des chercheurs stars à quitter les grandes structures pour lancer leurs propres projets. Du côté chinois, la montée en puissance de Deepseek nourrit les inquiétudes occidentales sur le leadership technologique face à un écosystème IA qui se finance désormais à des niveaux comparables à la Silicon Valley.

UELa montée en puissance financière de Deepseek intensifie la pression concurrentielle sur l'écosystème IA européen, qui peine à mobiliser des financements comparables pour ses propres champions.

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UELes investisseurs particuliers européens pourraient accéder à cette levée de fonds pré-IPO selon les conditions réglementaires locales, mais aucune disposition spécifique au marché français ou européen n'est mentionnée.

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UELes entreprises et investisseurs européens doivent anticiper la hausse des coûts énergétiques et fonciers liés aux data centres, avec des implications directes pour les régulations européennes sur l'énergie et le climat.

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