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BusinessVentureBeat AI · 2 min de lecture

Les entreprises constatent enfin un retour sur investissement de l'IA, et mesurent le potentiel restant

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Les entreprises commencent enfin à toucher un vrai retour sur investissement de l'intelligence artificielle, et mesurent désormais l'ampleur de la valeur encore inexploitée. Selon le rapport SAP Value of AI 2026, réalisé avec Oxford Economics auprès de 2 600 dirigeants dans 13 pays, l'IA soutient désormais près d'un tiers des tâches dans l'entreprise moyenne, contre 25% l'an dernier. Les attentes de retour sur investissement pour l'IA agentique ont bondi de 10% à 17% en un an, tandis que le ROI général de l'IA est passé de 16% à 21%, avec une projection à 15,9 millions de dollars sur deux ans. SAP a déjà déployé plus de 400 cas d'usage d'IA dans son portefeuille. Sean Kask, chief AI strategy officer chez SAP, cite l'exemple d'un agent en bêta dédié à la comptabilité d'engagement (accruals accounting) : une tâche qui prenait environ 12 heures par mois à un comptable dans une entreprise de taille moyenne ne demande plus que deux à trois heures.

Ces gains restent toutefois très inégalement répartis. Plus de la moitié des organisations investissent encore dans l'IA de façon ponctuelle ou fragmentée, et seulement 17% affichent une approche stratégique et globale de priorisation, un chiffre qui a néanmoins presque doublé par rapport aux 9% de l'an dernier. Cette fragmentation tient souvent à une pression venue du conseil d'administration, qui pousse les équipes à adopter l'IA sans stratégie ni culture suffisante du sujet, ce qui favorise des initiatives isolées et peu coordonnées. Résultat, un paradoxe révélateur : 69% des entreprises se disent satisfaites du ROI de leur IA, preuve que la technologie génère bien de la valeur, mais 67% restent convaincues qu'elle est loin de délivrer tout son potentiel. La qualité des données reste le principal frein identifié, citée par 73% des répondants, et 79% rapportent des reprises de travail, des retards ou des retards de traitement liés à des résultats de mauvaise qualité, au moins occasionnellement. Seulement 3% des organisations s'estiment pleinement prêtes pour l'IA agentique.

Ce constat marque un changement de nature du problème par rapport à l'apprentissage profond classique. Les modèles de fondation ont largement supprimé le besoin de rechercher, extraire et nettoyer les données pour entraîner des modèles sur mesure, mais ils font émerger un nouvel enjeu : préserver le contexte métier au moment où les agents doivent enchaîner plusieurs étapes et outils pour atteindre un objectif, à l'image du fonctionnement humain. Se préparer à cette nouvelle génération d'agents suppose donc deux conditions : les connecter à des données riches en contexte, et les gouverner à grande échelle. Sans cela, même les initiatives les plus abouties restent cantonnées à des silos, capables de fonctionner sur un cas d'usage précis mais incapables de transformer un processus métier dans son ensemble.

Impact France/UE

SAP, entreprise allemande, illustre a travers ce rapport les enjeux de gouvernance des donnees et de preparation a l'IA agentique pour les entreprises europeennes, sans impact specifique cite pour la France.

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Arnaud Fournier, directeur du déploiement chez OpenAI, a accordé une interview à The Decoder dans laquelle il détaille la stratégie de l'entreprise pour intégrer l'IA au coeur des grandes organisations. Il y évoque la croissance explosive de Codex, l'outil de programmation assistée par IA d'OpenAI, et explique qu'OpenAI entend envoyer ses propres ingénieurs directement dans les entreprises clientes pour accélérer et approfondir cette intégration. Fournier souligne également que le prix de l'intelligence artificielle a chuté de façon marquée ces derniers mois. Cette baisse des coûts change la donne pour les directions d'entreprise qui hésitaient à franchir le pas : l'IA générative devient économiquement viable pour un spectre beaucoup plus large d'acteurs. Fournier insiste aussi sur la boucle de rétroaction entre les clients et les équipes de développement d'OpenAI, les retours du terrain alimentant directement l'amélioration des modèles. La question du retour sur investissement, longtemps centrale dans les freins à l'adoption, est précisément ce que cette approche d'accompagnement terrain vise à lever. OpenAI intensifie ainsi sa présence dans le segment entreprise alors que la concurrence s'y densifie, avec Anthropic et ses offres Claude for Work, Google avec Gemini for Business, et Microsoft qui intègre l'IA dans toute sa suite 365. Codex s'impose comme l'un des chevaux de bataille d'OpenAI auprès des équipes techniques, et le modèle de déploiement "ingénieurs embarqués" rappelle les stratégies de grands cabinets de conseil, signalant qu'OpenAI ne veut plus seulement vendre des API mais devenir un partenaire d'intégration à long terme.

💬 Envoyer ses propres ingénieurs chez les clients, c'est le signe qu'OpenAI a compris que vendre une API ne suffit plus. La vraie bataille sur le marché B2B se joue sur l'intégration et le ROI démontré, pas sur les benchmarks, et la chute des prix change vraiment les calculs dans les DSI qui hésitaient. Je retiens surtout ça : OpenAI est en train de devenir un cabinet de conseil déguisé en startup.

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UELes entreprises européennes opérant dans des secteurs réglementés (finance, santé) sont directement concernées par les cadres de gouvernance IA décrits, notamment dans le contexte de la mise en conformité avec l'AI Act.

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Lors d'un événement sur le financement de l'IA organisé par The Information à New York ce lundi, des investisseurs ont mis en garde contre les risques que font peser plusieurs introductions en bourse majeures sur l'ensemble de l'écosystème IA. SpaceX, Anthropic et OpenAI pourraient toutes entrer en bourse au cours de la même année civile, ce qui représenterait, selon Alexa von Tobel, fondatrice et associée gérante d'Inspired Capital, "trois des plus grandes IPO de l'histoire, potentiellement toutes dans le même calendrier". À l'heure où les grandes entreprises tech et IA cherchent à lever des centaines de milliards de dollars en capitaux propres et en dette pour construire des centres de données, la pression sur ces opérations est considérable. Le risque est simple : si ces introductions en bourse déçoivent les marchés, l'enthousiasme général pour l'investissement dans l'IA pourrait se refroidir brutalement. Von Tobel a utilisé l'expression "cold water on reality" pour décrire ce scénario, où de mauvaises performances boursières rendraient les capitaux environnants "plus prudents". Dans un secteur où la confiance des investisseurs alimente directement la construction d'infrastructures massives, un signal négatif sur les marchés publics aurait des répercussions bien au-delà des seules entreprises concernées, affectant potentiellement des dizaines de milliards de dollars de projets de data centers en cours. Ce contexte s'inscrit dans une période d'investissement sans précédent dans l'infrastructure IA : Microsoft, Google, Amazon et Meta ont annoncé des plans d'investissement totalisant plusieurs centaines de milliards de dollars pour 2025 et 2026. OpenAI et Anthropic, encore privées, sont valorisées respectivement à plusieurs centaines de milliards de dollars, et leur entrée en bourse constituerait un test grandeur nature de la confiance du marché public dans la rentabilité future de l'IA générative. La performance de ces IPO servira de baromètre pour toute une génération d'investissements technologiques à venir.

UEUn échec ou une déception de ces IPO américaines pourrait refroidir l'appétit des investisseurs européens pour l'IA et ralentir le financement des startups et projets d'infrastructure IA en Europe.

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