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BusinessVentureBeat AI · 2 min de lecture

L'IA fait qu'Instacart ne s'inquiète plus de sa dette technique, selon son CTO

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Instacart, le géant américain de la livraison de courses, a affiché lors de VB Transform 2026 une transformation radicale de son organisation technique. Selon son CTO Anirban Kundu, les développeurs de l'entreprise ne lisent plus le code eux-mêmes dans 97% des cas : ce sont des agents IA qui génèrent la quasi-totalité du code, notamment sur les projets récents où le code est reconstruit chaque semaine. Chaque mois, environ 7 000 évaluations automatiques tournent sur ces systèmes, et l'infrastructure répond à plus de 8 000 requêtes de développeurs en temps réel avec une précision proche de 99,9%. Parallèlement, Instacart a déployé un système agentique de fiabilité de production (SRE), entraîné non pas sur des données génériques mais sur les incidents réels de l'entreprise et leurs analyses de causes racines, ce qui a fait grimper la précision de détection des pannes de 60% à plus de 90%.

Cette bascule change fondamentalement la nature du travail d'ingénieur : au lieu d'écrire du code, les développeurs doivent apprendre à formuler leurs intentions pour piloter les systèmes d'IA, ce que Kundu appelle un modèle d'"intention". La conséquence la plus frappante concerne la dette technique : puisque le code est régénéré en permanence par les agents, les portions inactives sont simplement supprimées et reconstruites, un peu comme on recompile du code objet, ce qui rend la notion même de dette technique presque obsolète pour cette partie du système. Pour la fiabilité en production, l'outil interne baptisé Blueberry illustre l'apport de l'IA : lors d'un incident où un volume de stockage EBS d'Amazon connaissait un dysfonctionnement ponctuel, l'équipe humaine cherchait la cause sans succès pendant que Blueberry, en surveillant environ 200 canaux Slack, a identifié en vingt minutes le lien avec un système de déploiement progressif nommé "roulette" dont le rythme était mal calibré. Pour Kundu, l'intuition humaine, ancrée dans les schémas déjà rencontrés, aurait ralenti le diagnostic là où l'IA balaie l'ensemble des signaux sans ce biais.

Cette approche ne couvre toutefois pas 100% du système : les 3% restants concernent les systèmes hérités, les contraintes de conformité, les workflows sensibles à la latence et un volumineux code mort ou semi-actif, qui nécessitent encore une attention humaine directe. Instacart s'attaque à ce chantier via un projet nommé Atoms, qui consiste à démanteler les architectures monolithiques existantes pour les reconstruire sous une forme modulaire, orientée appels de procédure à distance (RPC). Cette trajectoire s'inscrit dans un débat plus large sur l'avenir du métier de développeur à l'ère des agents autonomes : la revue de code perd du sens quand la syntaxe générée est mécaniquement correcte, et l'enjeu se déplace vers l'évaluation continue des systèmes et la formation des équipes à dialoguer efficacement avec les modèles plutôt qu'à écrire elles-mêmes les lignes de code.

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Ce métier ne sert plus à rien selon OpenAI : « ils ont fait leur temps »

Sam Altman a publié mardi 17 mars 2026 un message sur X remerciant les développeurs pour avoir écrit des logiciels « caractère par caractère », ajoutant qu'il lui est désormais « difficile d'imaginer » l'effort que cela demandait. Un hommage en apparence anodin, mais que de nombreux observateurs ont interprété comme un signal clair : le métier de programmeur tel qu'on le connaît appartient peut-être au passé. Ce sous-entendu arrive dans un contexte particulièrement tendu pour les professionnels du numérique. Les suppressions d'emplois s'accélèrent dans la tech, au moment même où l'IA générative s'impose comme moteur central de la production logicielle. Des outils comme Claude Code d'Anthropic, capable d'automatiser le développement de logiciels d'entreprise entiers, ou GPT-5.4 d'OpenAI, apte à générer du code et des scripts complexes, réduisent mécaniquement le besoin d'intervention humaine. Tabnine et les plugins ChatGPT complètent ce tableau avec des suggestions quasi instantanées. Les chiffres donnent le vertige. Atlassian se sépare de 1 600 personnes, Block réduit drastiquement ses effectifs, et Meta envisagerait selon The Verge le départ de près de 20 % de ses salariés. Dans chaque annonce, les dirigeants avancent le même argument : les gains liés à l'automatisation intelligente améliorent la productivité et réduisent les besoins en main-d'œuvre. Sous le post d'Altman, les réactions sont vives, certains internautes l'ont qualifié de « racaille » ou de « psychopathe », résumant un sentiment d'abandon de la part d'un secteur qui leur doit son existence. La question qui s'impose dépasse le seul symbole. Si les dirigeants de la tech attribuent les vagues de licenciements aux gains de l'IA, la responsabilité de cette transition, et l'accompagnement de ceux qu'elle déplace, reste, elle, entièrement humaine.

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UELes entreprises européennes qui adoptent des agents IA à grande échelle sont exposées aux mêmes pressions économiques liées à la facturation à l'usage, remettant en question la viabilité budgétaire de leurs projets d'IA agentique.

💬 Uber qui épuise son budget IA en quatre mois, Nvidia qui dit que le compute dépasse les salaires : c'est pas un bug, c'est le modèle. Les agents consomment structurellement 10 à 100 fois plus de tokens qu'un chat classique, et aucune baisse de prix unitaire ne rattrapera ça avant 2-3 ans. Le tokenmaxxing chez Amazon et Meta, des gens qui gonflent leur conso pour paraître productifs sur un dashboard, c'est juste le signe qu'on a mis la mauvaise métrique au centre.

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L’ombre de l’IA sur l’avenir des emplois : « Cela va tellement vite qu’on ne sait pas ce qu’on sera dans cinq ans »
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L'intelligence artificielle redessine en profondeur les contours du marché du travail français. Alors que les entreprises hexagonales multiplient les initiatives pour intégrer des outils d'IA dans leurs processus internes, une question lancinante s'impose : quels métiers survivront à cette mutation technologique sans précédent ? La rapidité du phénomène résume à elle seule l'inquiétude ambiante, « Cela va tellement vite qu'on ne sait pas ce qu'on sera dans cinq ans ». Face à cette incertitude, les organisations françaises adoptent deux postures simultanées : développer des outils d'assistance IA sur mesure pour leurs collaborateurs, tout en cartographiant les postes jugés « à risques ». Cette double dynamique illustre la tension entre l'adoption offensive de la technologie et la gestion préventive de ses conséquences sociales. Pour les directions des ressources humaines, l'enjeu n'est plus de savoir si l'IA transformera les métiers, mais à quelle vitesse et dans quelle proportion. Les entreprises engagées dans cette réflexion anticipent des reconfigurations profondes de certaines fonctions, notamment dans les secteurs administratifs, juridiques et analytiques où l'automatisation des tâches répétitives progresse rapidement. La notion d'emplois « à risques » ne désigne plus seulement les postes manuels peu qualifiés, elle s'étend désormais à des profils intermédiaires et techniques, bousculant les certitudes d'une génération entière de travailleurs qualifiés. L'enjeu pour les acteurs économiques est désormais d'accompagner la transition plutôt que de la subir : formation continue, reconversion anticipée et co-construction humain-machine semblent s'imposer comme les piliers d'une stratégie d'adaptation. Le débat social autour de l'IA au travail s'annonce comme l'un des grands chantiers collectifs des prochaines années en France.

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NewBird AI : comment le virage technologique d’Allbirds a fait bondir son action de 600 %

Le 15 avril 2026, Allbirds, fabricant américain de chaussures durables, a annoncé l'abandon total de son activité historique pour se repositionner sous le nom NewBird AI, avec pour nouvelle mission de fournir des infrastructures de calcul dédiées à l'intelligence artificielle. L'annonce a provoqué une envolée boursière spectaculaire : le titre a bondi jusqu'à 876 % en séance avant de clôturer à 16,99 dollars, soit une progression de 582 % en une seule journée depuis les 2,49 dollars du matin. Concrètement, l'entreprise a cédé l'ensemble de ses marques et actifs liés à la chaussure à American Exchange Group pour 39 millions de dollars, et a simultanément sécurisé une facilité de financement convertible de 50 millions de dollars auprès d'un investisseur institutionnel. Ces fonds serviront à acquérir des GPU haute performance et à construire une offre de type GPU-as-a-Service, c'est-à-dire la location de puissance de calcul à des entreprises souhaitant entraîner ou faire tourner des modèles d'IA. Ce pivot illustre de façon saisissante comment la pénurie mondiale de ressources de calcul est devenue un levier de création de valeur capable de transformer instantanément la perception d'une entreprise sur les marchés, même si celle-ci n'avait aucun lien historique avec la technologie. Pour les entreprises confrontées à des délais et des contraintes d'accès aux GPU chez les grands fournisseurs cloud, une offre alternative flexible représente une réponse concrète à un goulot d'étranglement structurel. NewBird AI ne cherche pas à concurrencer AWS, Google Cloud ou Azure frontalement, mais à occuper les interstices du marché : des clients qui ne peuvent pas obtenir de capacités de manière fiable ou rapide auprès des hyperscalers traditionnels. La proposition de valeur repose sur la disponibilité immédiate et des contrats de location à long terme. Allbirds avait été introduite en Bourse en novembre 2021 à 15 dollars l'action, levant près de 348 millions de dollars sur la promesse d'une marque de chaussures éco-responsables. Depuis, la trajectoire avait été régulièrement pénalisée par la baisse des ventes, des pertes croissantes et un recul d'image, ramenant le titre à moins de 3 dollars début 2026. Ce pivot radical s'inscrit dans une tendance plus large où des sociétés cotées en difficulté cherchent à capter l'enthousiasme des investisseurs pour l'IA en procédant à des rebranding agressifs, parfois sans historique technique ni infrastructure préexistante. La capacité de NewBird AI à réellement déployer des actifs GPU compétitifs et à attirer une clientèle stable face à des acteurs déjà établis dans le GPUaaS, comme CoreWeave, reste à démontrer dans les prochains trimestres.

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