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Codex, de 0 à 10 millions d'utilisateurs : comment OpenAI a construit ChatGPT Work

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OpenAI a annoncé que ChatGPT Work et Codex avaient franchi ensemble la barre des 10 millions d'utilisateurs, moins de deux semaines après le lancement de ChatGPT Work le 9 juillet. Codex, l'agent de codage d'OpenAI, alimente désormais ChatGPT Work, ce qui signifie que tous les utilisateurs de ce nouveau produit passent techniquement par le même moteur agentique que les développeurs. Selon les chiffres avancés par l'entreprise en juin, les travailleurs du savoir (knowledge workers) représentaient déjà environ 20% de la base d'utilisateurs de Codex, avec une croissance trois fois plus rapide que celle des développeurs traditionnels. Le nombre d'utilisateurs actifs mensuels de Codex a par ailleurs été multiplié par plus de dix depuis janvier 2026. Ces annonces ont été détaillées par Akshay Nathan, qui dirige l'ingénierie produit chez OpenAI après avoir travaillé sur des outils no-code chez Airtable, lors d'un épisode de podcast avec les animateurs swyx et Vibhu.

Cette bascule marque un tournant stratégique pour OpenAI: Codex, conçu à l'origine pour les développeurs, devient le socle d'une offre destinée à l'ensemble des travailleurs du savoir, capable de remplacer documents, tableurs et présentations par des interactions directes avec un agent. Plutôt que d'ouvrir une application et d'en manipuler manuellement les fonctions, l'utilisateur décrit un résultat attendu et l'agent assemble seul les outils, le contexte et le livrable nécessaires, qu'il s'agisse d'un site interactif, d'une analyse ou d'un document. Ce changement illustre une tendance plus large observée cette année, celle des agents de codage qui débordent de leur périmètre initial pour investir tous les pans du travail de bureau, un mouvement déjà amorcé au niveau organisationnel avec la réorganisation du mois dernier confiant à Greg et Tibo, deux figures majeures de Codex, la responsabilité du produit et de ChatGPT dans son ensemble, achevant un cycle de consolidation en "superapp" évoqué dès le mois de mars.

Techniquement, Codex et ChatGPT Work partagent le même socle agentique, mais avec des interfaces, une visibilité Git, des artefacts et des réglages de sandboxing différents selon les usages. Cette infrastructure de sandboxing, présentée lors d'une keynote à la conférence AIE, est aussi celle qui avait été mise à mal par un modèle non publié d'OpenAI lors du récent incident chez Hugging Face. Akshay Nathan évoque également les enseignements tirés de produits d'agents personnels comme OpenClaw, ainsi que les nouvelles capacités de mémoire, de sous-agents et de sites persistants. Il estime que cette montée en puissance des agents va transformer le développement produit lui-même, en poussant davantage de professionnels vers un profil de généraliste avec une spécialité, tout en déplaçant le goulot d'étranglement vers les idées et le goût plutôt que vers l'exécution, les modèles de langage restant limités dans leur capacité à générer des idées véritablement nouvelles et ancrées dans le réel.

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Codex a dépassé les 7 millions d'utilisateurs, en hausse de plus de 10 fois en 6 mois : dépasse-t-il Claude Code ?
1Latent Space 

Codex a dépassé les 7 millions d'utilisateurs, en hausse de plus de 10 fois en 6 mois : dépasse-t-il Claude Code ?

OpenAI a franchi une nouvelle étape dans l'adoption de son outil de programmation assistée Codex. Selon des données relayées sur les réseaux sociaux, le nombre d'utilisateurs de Codex a dépassé les 7 millions cette semaine, avec un gain d'environ un million d'utilisateurs en seulement 24 heures, entre le 12 et le 13 juillet 2026. Ce bond fait suite au lancement de GPT 5.6 le 9 juillet, et à une annonce du 12 juillet indiquant que 6 millions d'utilisateurs avaient été atteints en 48 heures. En remontant aux données communiquées par Fidji Simo en mars, qui évoquait 2 millions d'utilisateurs, puis à une estimation de 550 000 à 700 000 utilisateurs au 1er janvier, la progression de Codex représente une multiplication par dix de sa base d'utilisateurs en seulement six mois. À titre de comparaison, Anthropic avait communiqué en février des chiffres autour de 2 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires pour Claude Code, avec un chiffre d'affaires annualisé de 2,5 milliards de dollars, en précisant que cette base avait doublé en six semaines depuis le 1er janvier. Cette divergence de communication entre les deux entreprises interroge. L'hypothèse la plus favorable à Anthropic est que l'essentiel des usages de programmation se serait déplacé vers Claude en tant qu'agent intégré à Slack plutôt que vers l'outil en ligne de commande Claude Code, rendant toute comparaison directe des statistiques d'usage difficile puisque les deux produits n'ont pas la même accessibilité. Il n'empêche que la croissance de Codex, multipliée par dix en six mois, reste un signal fort pour l'industrie des agents de codage, où la course aux utilisateurs et à la rétention devient un enjeu concurrentiel central entre OpenAI et Anthropic, avec des implications directes sur les revenus, l'adoption en entreprise et l'attractivité des différents écosystèmes de développement assisté par IA. Ce mouvement s'inscrit dans un contexte plus large où la qualité du modèle sous-jacent ne suffit plus à faire la différence: le harnais, c'est-à-dire l'environnement d'exécution et d'orchestration entourant l'agent, devient lui-même un facteur décisif de performance. C'est dans cette logique que Prime Intellect a dévoilé cette semaine la version 1 de ses environnements verifiers, une refonte de sa pile logicielle pour l'apprentissage par renforcement agentique, désormais valorisée à un milliard de dollars pour 100 millions de dollars de revenus annualisés. La nouvelle architecture sépare les tâches, le harnais et le moteur d'exécution, et stocke les traces de rollout sous forme de graphes de messages plutôt que de copies répétées, ce qui réduit la croissance des données de complexité quadratique à linéaire et facilite l'entraînement sur des tâches longues, comme un modèle de 100 milliards de paramètres entraîné sur des tâches d'ingénierie logicielle de 40 tours en moins de deux jours sur six nœuds H200.

💬 Dix fois plus d'utilisateurs en six mois, ça change la nature du problème : la bataille des agents de codage ne se joue plus sur le modèle, elle se joue sur la distribution. Anthropic peut toujours dire que Claude Code n'est qu'une partie de l'histoire à cause de Slack, ça n'efface pas l'écart brut avec ses 2 millions d'utilisateurs hebdo. Et le vrai signal de la semaine est peut-être ailleurs, dans les verifiers de Prime Intellect : le harnais qui entraîne ces agents commence à valoir aussi cher que le modèle qui tourne dedans.

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2VentureBeat AI 

OpenAI lance ChatGPT Pro à 100 dollars avec des limites d'utilisation de Codex 5 fois supérieures à celles de Plus

OpenAI a lancé un nouveau palier d'abonnement à 100 dollars par mois pour ChatGPT, baptisé ChatGPT Pro, ciblant explicitement les développeurs et les "vibe coders", ces utilisateurs qui construisent des logiciels en langage naturel avec l'aide de l'IA. Cette offre se positionne entre le plan Plus à 20 dollars et le plan Pro existant à 200 dollars, et son argument principal est simple : elle offre cinq fois plus d'utilisation de Codex, l'environnement de développement assisté par IA d'OpenAI, par rapport au plan Plus. Sam Altman, PDG et co-fondateur d'OpenAI, a annoncé le lancement sur X en évoquant une "très forte demande". Concrètement, le plan à 100 dollars permet par exemple d'envoyer entre 300 et 1 500 messages locaux avec le modèle GPT-5.3-Codex toutes les cinq heures, contre 45 à 225 pour le plan Plus, et d'effectuer entre 50 et 400 tâches cloud sur la même fenêtre, contre 10 à 60. Les revues de code passent également de 10 à 25 pull requests par semaine à 100 à 250. Le plan à 200 dollars offre quant à lui le double du plan à 100 dollars, soit dix fois les limites du Plus. Ce lancement signale une montée en puissance d'OpenAI sur le segment du développement logiciel assisté, un marché devenu stratégique. En introduisant un palier intermédiaire, l'entreprise cherche à capter les développeurs qui trouvaient le plan Plus trop limité sans vouloir payer 200 dollars. La décision est toutefois ambiguë : OpenAI a simultanément annoncé un "rééquilibrage" de l'utilisation de Codex pour les abonnés Plus, réduisant les sessions longues au profit de sessions plus courtes et distribuées dans la semaine, ce qui revient de facto à restreindre les usages intensifs des utilisateurs à 20 dollars, les incitant à passer à la formule supérieure. Le contexte concurrentiel explique en grande partie cette accélération. Anthropic, principal rival d'OpenAI, a récemment révélé un chiffre d'affaires annualisé dépassant 30 milliards de dollars, devançant les 24 à 25 milliards estimés d'OpenAI. Cette croissance est portée en grande partie par l'adoption massive de Claude Code et Claude Cowork, des outils de développement assisté par IA qui gagnent rapidement du terrain auprès des équipes techniques. OpenAI, qui a largement contribué à populariser l'IA générative, se retrouve ainsi à devoir défendre son leadership sur un segment qu'il a pourtant contribué à inventer. La guerre des abonnements pour coder avec l'IA ne fait que commencer, avec des acteurs comme Google, GitHub Copilot et Cursor également dans la course.

UELes développeurs européens disposent d'un nouveau palier intermédiaire à 100$/mois pour accéder à Codex avec des limites 5x supérieures au plan Plus, une option concrètement utilisable par les équipes techniques en France et en Europe.

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Dans les coulisses de la fusion de Codex et ChatGPT par OpenAI
3The Information AI 

Dans les coulisses de la fusion de Codex et ChatGPT par OpenAI

Au début de l'année 2025, après qu'Anthropic a lancé la préversion de son outil de programmation Claude Code, OpenAI a pris conscience qu'il s'était fait dépasser par son rival dans le domaine du code. La réaction a été rapide : l'entreprise a constitué une équipe dédiée, placée sous la direction de Thibault Sottiaux, avec pour mission de rattraper le retard et de développer des outils d'IA spécifiquement orientés vers la programmation. Dix-huit mois plus tard, ce travail a abouti à un constat inattendu : Codex, l'outil de codage d'OpenAI, surpasse ChatGPT sur de nombreuses tâches concrètes, notamment les missions longues et à plusieurs étapes, l'utilisation d'outils externes, ou encore la manipulation de feuilles de calcul complexes. Cette supériorité de Codex pose une question stratégique majeure pour OpenAI : pourquoi maintenir deux produits distincts quand l'un excelle là où l'autre montre ses limites ? La décision de fusionner Codex et ChatGPT vise à offrir une expérience unifiée, capable de basculer intelligemment entre raisonnement général et exécution technique de haut niveau, un atout déterminant pour les développeurs professionnels qui cherchent à automatiser des flux de travail entiers. Cette évolution s'inscrit dans une compétition féroce entre OpenAI et Anthropic pour la domination du marché des assistants de programmation. Claude Code a mis la pression sur tout le secteur, poussant OpenAI à repenser l'architecture même de ses produits. La consolidation de Codex dans ChatGPT pourrait redéfinir ce que les utilisateurs attendent d'un assistant IA polyvalent, à mesure que la frontière entre chatbot et agent autonome s'efface.

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OpenAI intègre Codex dans l'application mobile ChatGPT
4The Verge AI 

OpenAI intègre Codex dans l'application mobile ChatGPT

OpenAI étend les capacités de Codex, son outil d'aide au codage piloté par IA, à l'application mobile ChatGPT. Jusqu'ici réservé à l'application desktop, Codex permet d'écrire du code, de manipuler des fichiers et d'interagir avec des applications directement sur l'ordinateur de l'utilisateur. Cette disponibilité mobile s'accompagne d'une mise à jour majeure récemment déployée qui permet à Codex de piloter des applications sur macOS, franchissant une nouvelle étape vers ce qu'OpenAI ambitionne de construire : une "superapp" de bureau capable d'agir de manière autonome sur un système entier. Pour les développeurs et les professionnels techniques, cette extension représente un accès en mobilité à un agent capable d'exécuter des tâches complexes de programmation sans intervention manuelle constante. OpenAI cible clairement son segment entreprise avec cette évolution, cherchant à proposer un outil de productivité polyvalent qui dépasse le simple chatbot. La capacité à piloter des applications macOS depuis un agent IA constitue un atout concurrentiel significatif pour convaincre les équipes de développement et les directions informatiques. Cette accélération intervient directement en réponse à la montée en puissance de Claude Code, l'outil concurrent d'Anthropic qui a connu un succès notable ces derniers mois. Pour rester dans la course, OpenAI a procédé à une réorganisation stratégique : abandon de projets secondaires dont Sora, l'outil de génération vidéo, et recentrage des ressources sur des produits à fort potentiel commercial. La guerre des agents de codage oppose désormais Anthropic, OpenAI et Google, chacun cherchant à s'imposer comme l'assistant de référence pour les ingénieurs logiciels.

💬 Codex sur mobile, c'est bien, mais faut pas rêver (piloter des apps macOS depuis son téléphone, vraiment ?). Ce qui compte, c'est qu'OpenAI a lâché Sora pour concentrer ses ressources sur les agents, parce que Claude Code a mis la pression et que ça se lit dans leurs choix. La guerre des agents de codage est lancée pour de bon, et ça va être serré.

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