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Google Research présente SensorFM, un modèle de fondation santé portable entraîné sur mille milliards de minutes de données de capteurs

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Google Research a dévoilé SensorFM, un modèle de fondation destiné aux données de capteurs portables, entraîné sur plus d'un trillion de minutes de données, soit plus de deux milliards d'heures, collectées auprès de cinq millions de participants consentants entre septembre 2024 et septembre 2025. Le corpus couvre plus de cent pays, les cinquante États américains et plus de vingt modèles de montres Fitbit et Pixel Watch. Le modèle ingère trente-quatre caractéristiques agrégées par minute, issues de cinq capteurs (photopléthysmographie, accéléromètre, activité électrodermale, température cutanée et altimètre), organisées en sept catégories sur une fenêtre de contexte de vingt-quatre heures. Son architecture repose sur un encodeur ViT-1D entraîné selon un objectif d'auto-encodeur masqué, avec quatre variantes allant de 138 740 à plus de 110 millions de paramètres, chacune associée à un volume de données proportionnel. L'évaluation s'appuie sur près de 14 000 sujets répartis dans trois études prospectives approuvées par un comité d'éthique, portant sur la santé métabolique, cardiaque et respiratoire, le sommeil et la santé mentale, pour un total de trente-cinq tâches prédictives.

Cette approche change la donne pour un secteur où chaque nouvel indicateur de santé nécessitait jusqu'ici l'entraînement d'un modèle dédié, une méthode intenable dès qu'il faut couvrir plusieurs dizaines de pathologies ou de comportements à la fois, faute d'annotations rétrospectives disponibles. Les résultats montrent que la taille du modèle compte réellement : la version la plus grande, entraînée sur les cinq millions de sujets, réduit la perte de reconstruction de 31 % par rapport à la plus petite variante et remporte trente-trois des trente-cinq tâches évaluées, avec une aire sous la courbe ROC moyenne passant de 0,664 à 0,752 selon la taille du modèle. Autre apport clé, une technique de masquage adaptatif nommée AIM permet de gérer nativement les données manquantes, très fréquentes lors des périodes de charge ou de retrait du bracelet, sans recourir à l'imputation classique. Elle améliore de 74,8 % la reconstruction en cas d'imputation aléatoire et de 83,7 % en cas de signal de capteur manquant.

Ce travail s'inscrit dans une course plus large des géants technologiques pour transformer les objets connectés grand public en outils de dépistage médical préventif, en misant sur l'échelle plutôt que sur des labels cliniques coûteux à produire. Google s'appuie ici sur son expérience acquise avec les modèles LSM, dont hérite la technique de masquage AIM, et sur sa base installée de montres Fitbit et Pixel Watch pour constituer un corpus d'entraînement difficile à égaler pour des concurrents sans écosystème matériel équivalent. Les auteurs notent toutefois que la courbe de performance ne montre encore aucun signe de saturation, laissant présager des versions futures entraînées sur des volumes plus importants encore.

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TabFM de Google AI : un modèle de fondation tabulaire à attention hybride pour la classification et la régression sans apprentissage préalable
1MarkTechPost 

TabFM de Google AI : un modèle de fondation tabulaire à attention hybride pour la classification et la régression sans apprentissage préalable

Google Research a présenté TabFM, un modèle de fondation conçu pour les données tabulaires, disponible dès maintenant sur Hugging Face et GitHub. Contrairement aux approches classiques, TabFM effectue de la classification et de la régression sur des tableaux jamais vus auparavant sans aucun entraînement spécifique, sans réglage d'hyperparamètres ni ingénierie de variables : chaque prédiction sort d'un seul passage direct dans le modèle. L'ensemble du jeu de données, exemples d'entraînement et lignes à prédire compris, est traité comme un unique prompt géant, sur lequel le modèle applique de l'apprentissage en contexte. L'architecture combine deux approches existantes : l'attention alternée ligne/colonne inspirée de TabPFN, qui capture les interactions entre variables, et le mécanisme d'apprentissage en contexte de TabICL, appliqué après compression de chaque ligne en un vecteur dense pour limiter le coût de calcul. Le modèle a été entraîné exclusivement sur des centaines de millions de jeux de données synthétiques, générés à partir de modèles causaux structurels intégrant des fonctions aléatoires variées. Il a été évalué sur TabArena, un benchmark évolutif basé sur des scores Elo, couvrant 38 jeux de données de classification et 13 de régression. Google prévoit par ailleurs d'intégrer TabFM à BigQuery via une future commande SQL nommée AI.PREDICT. L'enjeu pour les entreprises est concret : les données tabulaires sont au cœur de l'infrastructure décisionnelle, qu'il s'agisse de détecter un risque de résiliation client ou une fraude financière. Jusqu'ici, les méthodes à base d'arbres comme XGBoost, AdaBoost ou les forêts aléatoires dominaient ce terrain grâce à leur robustesse, mais au prix d'un travail manuel conséquent : ajuster un XGBoost à un nouveau jeu de données demande rarement un simple appel de fonction, et les data scientists passent souvent des heures à optimiser les hyperparamètres et façonner les variables avant d'obtenir un signal fiable. En supprimant cette étape, TabFM promet de réduire drastiquement le temps nécessaire pour exploiter un nouveau jeu de données, tout en rendant l'analyse tabulaire accessible sans expertise poussée en modélisation. Cette annonce s'inscrit dans une logique plus large chez Google, qui présente TabFM comme l'équivalent tabulaire de TimesFM, son modèle zéro-shot dédié aux séries temporelles. L'idée est de transposer aux tableaux le succès du apprentissage en contexte popularisé par les grands modèles de langage, capables d'apprendre une nouvelle tâche à partir d'exemples sans mise à jour de leurs poids. Le principal obstacle restait la rareté des données tabulaires ouvertes de qualité, les jeux industriels étant souvent propriétaires ou sensibles, d'où le recours massif à des données synthétiques pour l'entraînement. Reste à voir si les performances observées sur TabArena se confirmeront face aux méthodes à base d'arbres sur des cas d'usage réels en production.

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Google AI Research présente PaperOrchestra, un cadre multi-agents pour la rédaction automatisée d'articles de recherche
2MarkTechPost 

Google AI Research présente PaperOrchestra, un cadre multi-agents pour la rédaction automatisée d'articles de recherche

Une équipe de chercheurs de Google Cloud AI Research a présenté PaperOrchestra, un système multi-agents conçu pour automatiser la rédaction complète d'articles scientifiques. À partir de matériaux non structurés, un résumé d'idée brut et des journaux d'expérimentation, le système produit un manuscript LaTeX prêt à soumettre à une conférence, incluant une revue de littérature, des figures générées automatiquement et des citations vérifiées via API. Le pipeline orchestre cinq agents spécialisés travaillant en séquence, dont deux en parallèle : un agent d'organisation produit d'abord un plan JSON structuré, puis un agent de visualisation génère les figures pendant qu'un agent de revue bibliographique identifie et vérifie les références via l'API Semantic Scholar, en calculant la distance de Levenshtein pour détecter les titres approximatifs et en éliminant les citations hallucinations. Un quatrième agent rédige ensuite les sections restantes, et un cinquième assemble le tout en LaTeX final. Ce système comble un vide réel dans l'outillage de la recherche académique. Les solutions existantes souffraient toutes de limitations structurelles : PaperRobot ne gérait que des séquences de texte incrémentales, AI Scientist (v1 et v2, de Sakana AI) automatise la boucle expérimentale entière mais son module de rédaction reste couplé à ses propres pipelines internes et ne peut pas traiter des données extérieures. Les systèmes spécialisés comme AutoSurvey2 ou LiRA produisent de bonnes revues de littérature mais sont incapables de positionner une méthode spécifique face à l'état de l'art. CycleResearcher, lui, exige un fichier BibTeX structuré en entrée, un artefact rarement disponible en début de rédaction. PaperOrchestra est le premier système à accepter les matériaux tels qu'un chercheur les aurait réellement après ses expériences, sans pré-traitement. L'enjeu derrière ce type d'outil dépasse la simple automatisation : la rédaction académique représente souvent plusieurs semaines de travail après la fin des expériences, et c'est précisément là que de nombreux papiers n'aboutissent jamais, notamment pour les chercheurs moins expérimentés. En industrialisant cette étape, Google s'inscrit dans une course plus large à l'automatisation de la recherche scientifique, où Sakana AI, Anthropic et d'autres tentent de réduire le cycle entre idée et publication. La contrainte imposée par PaperOrchestra, au moins 90 % du corpus bibliographique identifié doit être activement cité, et la vérification systématique des références montrent une volonté de ne pas sacrifier la rigueur à la vitesse. La prochaine étape naturelle serait l'intégration avec des pipelines expérimentaux réels, ce qui rapprocherait encore davantage ce système d'une automatisation complète du cycle de recherche.

UELes chercheurs académiques en France et dans l'UE pourraient bénéficier de cet outil pour réduire le temps de rédaction de leurs articles scientifiques, mais aucun déploiement européen spécifique n'est annoncé.

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Robbyant d'Ant Group publie en open source LingBot-Vision, un modèle de vision de 1 milliard de paramètres pour la perception spatiale dense
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Robbyant d'Ant Group publie en open source LingBot-Vision, un modèle de vision de 1 milliard de paramètres pour la perception spatiale dense

Ant Group, via sa filiale dédiée à l'IA incarnée Robbyant, a mis en open source le 8 juillet 2026 LingBot-Vision, une famille de Vision Transformers auto-supervisés conçus pour la perception spatiale dense. Les poids sont publiés sous licence Apache-2.0 sur Hugging Face en quatre tailles : ViT-giant, ViT-large, ViT-base et ViT-small, accompagnés d'un rapport technique et d'un code d'inférence. Le modèle phare, ViT-g/16, compte environ 1,1 milliard de paramètres et a été entraîné avec un nouvel objectif baptisé masked boundary modeling, sur un corpus soigneusement sélectionné d'environ 161 millions d'images issues d'un ensemble web de 2 milliards d'images, sans aucune annotation humaine, sans détecteur de contours externe, et sans backbone pré-entraîné pour amorcer l'apprentissage. Le corpus est dix fois plus petit que le LVD-1689M utilisé par DINOv3, et le modèle consomme moins d'un tiers du nombre d'exemples d'entraînement de ce dernier. Pour les déploiements à budget réduit, ce modèle principal est distillé en versions ViT-L (300 millions de paramètres), ViT-B (86 millions) et ViT-S, chacune en tête des tâches de prédiction dense dans sa catégorie de taille. L'enjeu est que la plupart des modèles de vision actuels sont entraînés pour l'invariance sémantique : ils apprennent à identifier ce qui figure dans une image tout en négligeant précisément la structure spatiale fine (contours d'objets, discontinuités de profondeur) dont dépendent les robots et autres systèmes physiquement incarnés. LingBot-Vision inverse cette priorité en traitant les frontières comme un signal natif d'entraînement plutôt que comme un simple résultat en aval. Le résultat est un modèle de seulement 1 milliard de paramètres qui égale ou dépasse des modèles jusqu'à sept fois plus gros sur des tâches de perception spatiale dense, y compris le DINOv3 à 7 milliards de paramètres. Pour l'industrie de la robotique et des systèmes embarqués, cela ouvre la voie à des modèles de vision plus légers, moins coûteux à entraîner et à déployer, sans sacrifier la précision géométrique nécessaire à la navigation, la manipulation d'objets ou l'interaction physique avec l'environnement. Sur le plan technique, la méthode s'appuie sur le paradigme d'auto-distillation DINO/iBOT, où un modèle enseignant (une copie EMA de l'élève) génère des cibles que l'élève doit retrouver à partir de vues masquées. Contrairement au masquage aléatoire classique, qui traite les zones de contours comme n'importe quelle autre région alors qu'elles sont les plus riches en information, LingBot-Vision force les tokens porteurs de frontières dans le masque et leur attribue une cible géométrique explicite en plus de la cible sémantique. Les frontières sont modélisées comme un champ dense de segments, discrétisé en 32 catégories par canal pour transformer la prédiction en classification stable, avec un effet secondaire élégant : un test statistique sans paramètre permet de valider chaque frontière détectée par rapport à l'hypothèse nulle d'absence de structure. Cette approche s'inscrit dans une tendance plus large de l'IA incarnée, où des acteurs comme Ant Group cherchent à doter les robots de représentations visuelles plus proches de la géométrie réelle du monde, un terrain où des concurrents comme Meta (DINOv3) restent des références mais pourraient désormais être challengés par des modèles nettement plus économes en données et en calcul.

💬 Robbyant bat DINOv3 avec un modèle sept fois plus petit et dix fois moins de données d'entraînement, juste en changeant ce qu'on apprend au réseau plutôt qu'en le gonflant. On a passé des années à bourrer les modèles de vision de paramètres pour qu'ils reconnaissent des chats, alors qu'un robot a surtout besoin de contours nets et de profondeur. Bon, sur le papier c'est solide pour la perception dense, reste à voir si ça tient une fois embarqué sur du matériel bas coût plutôt que sur un banc de test.

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Comment la distillation de connaissances condense l'intelligence d'ensemble en un seul modèle IA

La distillation de connaissances est une technique de compression de modèles d'intelligence artificielle qui permet de transférer le savoir acquis par un grand modèle, ou un ensemble de modèles, vers un modèle plus petit et plus rapide. Dans l'expérience présentée, les chercheurs ont entraîné un ensemble de 12 modèles distincts jouant le rôle d'enseignant collectif, puis ont distillé leur intelligence combinée dans un seul modèle étudiant, plus léger. Le pipeline complet est construit en Python avec PyTorch sur un jeu de données synthétique de classification binaire (5 000 exemples, 20 variables), représentatif de problèmes concrets comme la prédiction de clics publicitaires. La clé du processus réside dans l'utilisation des sorties probabilistes "soft" de l'ensemble enseignant, avec une mise à l'échelle par température, plutôt que les simples étiquettes binaires du jeu de données. Résultat : le modèle étudiant récupère 53,8 % de l'avantage de précision de l'ensemble, avec une compression de facteur 160. Pour l'industrie, cette approche répond à un problème fondamental du déploiement en production : les ensembles de modèles sont précis mais trop lents et trop coûteux pour répondre à des contraintes de latence réelles. Un modèle seul, distillé depuis un ensemble de 12 réseaux, peut être servi en temps réel là où l'ensemble original serait inutilisable. La valeur ne vient pas seulement de la réduction de taille, mais de la qualité du signal transmis : les distributions de probabilité de l'enseignant portent une information bien plus riche que les étiquettes brutes, permettant à l'étudiant d'apprendre des nuances que l'entraînement standard ne capturerait pas. Cette technique est aujourd'hui centrale dans la mise en production des grands modèles de langage et des systèmes de vision par ordinateur, où des modèles comme DistilBERT ou les versions compressées de LLaMA sont directement issus de cette logique. La distillation de connaissances a émergé des travaux pionniers de Geoffrey Hinton et ses collègues chez Google en 2015, initialement pour compresser des ensembles en réseaux uniques. Depuis, elle est devenue un pilier de l'ingénierie ML à l'échelle : chaque fois qu'un modèle de recherche trop lourd doit être rendu opérationnel, la distillation est l'une des premières pistes explorées. L'enjeu est stratégique, les entreprises qui maîtrisent cette compression peuvent déployer des capacités de niveau "grand modèle" sur des infrastructures standard, réduisant drastiquement les coûts de calcul. Avec la prolifération des LLM de plusieurs centaines de milliards de paramètres, la distillation est devenue incontournable pour rendre l'IA générative accessible sur des appareils embarqués, des API à faible latence, ou des environnements edge où la puissance de calcul est limitée.

💬 La distillation de connaissances, c'est pas nouveau, Hinton 2015, DistilBERT, tout ça. Ce qui est bien expliqué ici, c'est pourquoi les soft labels avec la mise à l'échelle par température font toute la différence par rapport à un entraînement classique : l'élève apprend les nuances de l'enseignant, pas juste ses réponses binaires. Facteur 160 de compression avec 53% de l'avantage récupéré, c'est le genre de ratio qui explique pourquoi chaque labo qui sort un gros modèle sort aussi une version distillée dans les semaines qui suivent.

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