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TabFM de Google AI : un modèle de fondation tabulaire à attention hybride pour la classification et la régression sans apprentissage préalable
RechercheMarkTechPost1sem· 2 min de lecture

TabFM de Google AI : un modèle de fondation tabulaire à attention hybride pour la classification et la régression sans apprentissage préalable

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Google Research a présenté TabFM, un modèle de fondation conçu pour les données tabulaires, disponible dès maintenant sur Hugging Face et GitHub. Contrairement aux approches classiques, TabFM effectue de la classification et de la régression sur des tableaux jamais vus auparavant sans aucun entraînement spécifique, sans réglage d'hyperparamètres ni ingénierie de variables : chaque prédiction sort d'un seul passage direct dans le modèle. L'ensemble du jeu de données, exemples d'entraînement et lignes à prédire compris, est traité comme un unique prompt géant, sur lequel le modèle applique de l'apprentissage en contexte. L'architecture combine deux approches existantes : l'attention alternée ligne/colonne inspirée de TabPFN, qui capture les interactions entre variables, et le mécanisme d'apprentissage en contexte de TabICL, appliqué après compression de chaque ligne en un vecteur dense pour limiter le coût de calcul. Le modèle a été entraîné exclusivement sur des centaines de millions de jeux de données synthétiques, générés à partir de modèles causaux structurels intégrant des fonctions aléatoires variées. Il a été évalué sur TabArena, un benchmark évolutif basé sur des scores Elo, couvrant 38 jeux de données de classification et 13 de régression. Google prévoit par ailleurs d'intégrer TabFM à BigQuery via une future commande SQL nommée AI.PREDICT.

L'enjeu pour les entreprises est concret : les données tabulaires sont au cœur de l'infrastructure décisionnelle, qu'il s'agisse de détecter un risque de résiliation client ou une fraude financière. Jusqu'ici, les méthodes à base d'arbres comme XGBoost, AdaBoost ou les forêts aléatoires dominaient ce terrain grâce à leur robustesse, mais au prix d'un travail manuel conséquent : ajuster un XGBoost à un nouveau jeu de données demande rarement un simple appel de fonction, et les data scientists passent souvent des heures à optimiser les hyperparamètres et façonner les variables avant d'obtenir un signal fiable. En supprimant cette étape, TabFM promet de réduire drastiquement le temps nécessaire pour exploiter un nouveau jeu de données, tout en rendant l'analyse tabulaire accessible sans expertise poussée en modélisation.

Cette annonce s'inscrit dans une logique plus large chez Google, qui présente TabFM comme l'équivalent tabulaire de TimesFM, son modèle zéro-shot dédié aux séries temporelles. L'idée est de transposer aux tableaux le succès du apprentissage en contexte popularisé par les grands modèles de langage, capables d'apprendre une nouvelle tâche à partir d'exemples sans mise à jour de leurs poids. Le principal obstacle restait la rareté des données tabulaires ouvertes de qualité, les jeux industriels étant souvent propriétaires ou sensibles, d'où le recours massif à des données synthétiques pour l'entraînement. Reste à voir si les performances observées sur TabArena se confirmeront face aux méthodes à base d'arbres sur des cas d'usage réels en production.

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Google Research a dévoilé SensorFM, un modèle de fondation destiné aux données de capteurs portables, entraîné sur plus d'un trillion de minutes de données, soit plus de deux milliards d'heures, collectées auprès de cinq millions de participants consentants entre septembre 2024 et septembre 2025. Le corpus couvre plus de cent pays, les cinquante États américains et plus de vingt modèles de montres Fitbit et Pixel Watch. Le modèle ingère trente-quatre caractéristiques agrégées par minute, issues de cinq capteurs (photopléthysmographie, accéléromètre, activité électrodermale, température cutanée et altimètre), organisées en sept catégories sur une fenêtre de contexte de vingt-quatre heures. Son architecture repose sur un encodeur ViT-1D entraîné selon un objectif d'auto-encodeur masqué, avec quatre variantes allant de 138 740 à plus de 110 millions de paramètres, chacune associée à un volume de données proportionnel. L'évaluation s'appuie sur près de 14 000 sujets répartis dans trois études prospectives approuvées par un comité d'éthique, portant sur la santé métabolique, cardiaque et respiratoire, le sommeil et la santé mentale, pour un total de trente-cinq tâches prédictives. Cette approche change la donne pour un secteur où chaque nouvel indicateur de santé nécessitait jusqu'ici l'entraînement d'un modèle dédié, une méthode intenable dès qu'il faut couvrir plusieurs dizaines de pathologies ou de comportements à la fois, faute d'annotations rétrospectives disponibles. Les résultats montrent que la taille du modèle compte réellement : la version la plus grande, entraînée sur les cinq millions de sujets, réduit la perte de reconstruction de 31 % par rapport à la plus petite variante et remporte trente-trois des trente-cinq tâches évaluées, avec une aire sous la courbe ROC moyenne passant de 0,664 à 0,752 selon la taille du modèle. Autre apport clé, une technique de masquage adaptatif nommée AIM permet de gérer nativement les données manquantes, très fréquentes lors des périodes de charge ou de retrait du bracelet, sans recourir à l'imputation classique. Elle améliore de 74,8 % la reconstruction en cas d'imputation aléatoire et de 83,7 % en cas de signal de capteur manquant. Ce travail s'inscrit dans une course plus large des géants technologiques pour transformer les objets connectés grand public en outils de dépistage médical préventif, en misant sur l'échelle plutôt que sur des labels cliniques coûteux à produire. Google s'appuie ici sur son expérience acquise avec les modèles LSM, dont hérite la technique de masquage AIM, et sur sa base installée de montres Fitbit et Pixel Watch pour constituer un corpus d'entraînement difficile à égaler pour des concurrents sans écosystème matériel équivalent. Les auteurs notent toutefois que la courbe de performance ne montre encore aucun signe de saturation, laissant présager des versions futures entraînées sur des volumes plus importants encore.

💬 Google confirme ce que je pressentais depuis un moment : la santé connectée passe d'un modèle "un capteur, un algo" à un modèle de fondation unique, et ça change l'échelle du problème. Le vrai apport ici c'est le masquage adaptatif, parce que dans la vraie vie les gens enlèvent leur montre pour charger ou dormir, et gérer ça nativement plutôt qu'en imputant des données bidon, c'est ce qui manquait pour passer du gadget au vrai dépistage. Reste un point qui coince : Google est quasiment seul à avoir la base installée de montres pour nourrir ce genre de modèle, donc ça se transforme vite en avantage concurrentiel verrouillé plutôt qu'en avancée ouverte pour tout le secteur.

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TabPFN-2.5, un modèle de fondation pour données tabulaires développé par Prior Labs, s'impose comme un concurrent sérieux face aux références historiques du machine learning structuré que sont Random Forest, XGBoost et CatBoost. Contrairement à ces modèles entraînés spécifiquement sur chaque jeu de données, TabPFN est pré-entraîné sur des millions de tâches synthétiques générées à partir de processus causaux. Lors des tests comparatifs sur un jeu de données de classification binaire contenant 5 000 échantillons et 20 variables (dont 10 informatives et 5 redondantes), TabPFN surpasse les modèles à base d'arbres de décision en termes de précision tout en éliminant la phase d'entraînement itératif classique. Il obtient ses prédictions directement, sans ajustement des hyperparamètres, en s'appuyant uniquement sur ce qu'il a déjà appris. Ce changement de paradigme est significatif pour les praticiens du machine learning. Pendant des années, les modèles à arbres ont dominé les données tabulaires, la forme la plus répandue en entreprise, de la santé à la finance, car les réseaux de neurones profonds n'arrivaient pas à les battre de manière cohérente sur ce format. TabPFN-2.5 renverse cette tendance en appliquant le principe d'apprentissage en contexte aux données structurées, à l'image de ce que font les grands modèles de langage pour le texte. Il se montre compétitif face à des systèmes d'ensemble puissants comme AutoGluon, tout en réduisant drastiquement le temps et l'effort de mise en oeuvre. Pour les équipes data qui passent des heures à optimiser des pipelines ML, c'est une promesse concrète de gain de productivité. Les données tabulaires représentent la grande majorité des cas d'usage réels en machine learning industriel, un domaine longtemps considéré comme l'apanage des modèles classiques. L'essor des modèles de fondation généralistes, d'abord dans le langage, puis dans l'image, laissait entrevoir cette évolution vers le tabular, mais les tentatives précédentes restaient limitées en taille et en performance. TabPFN-2.5 franchit un cap en prenant en charge des jeux de données plus larges et plus complexes que ses versions antérieures. Prior Labs propose également une approche de distillation permettant de convertir les prédictions de TabPFN en modèles plus légers (réseaux de neurones ou ensembles d'arbres), préservant l'essentiel de la précision tout en accélérant l'inférence pour la production. La prochaine étape sera de valider ces résultats à grande échelle sur des benchmarks industriels diversifiés, mais la direction est claire : les modèles de fondation s'attaquent désormais au coeur du machine learning appliqué.

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Microsoft Research a dévoilé Aurora 1.5, une extension majeure de son modèle de fondation Aurora pour l'étude du système terrestre, développé initialement par Microsoft Research AI for Science et présenté pour la première fois en 2024, avant sa publication dans la revue Nature en 2025. Cette nouvelle version, portée par la division Microsoft Weather, ajoute 22 nouvelles variables météorologiques aux quatre variables d'origine, couvrant notamment les champs de surface, les niveaux de pression, le vent, la température, l'humidité, les précipitations et le rayonnement. Le modèle passe également à une résolution temporelle horaire, contre des intervalles plus larges auparavant, et intègre désormais la prévision d'ensemble probabiliste, une fonctionnalité très demandée par les utilisateurs. Cette technique consiste à exécuter plusieurs simulations simultanément pour évaluer l'éventail des résultats possibles et leur probabilité, plutôt que de produire une seule prévision déterministe. Le modèle est publié en open source sur GitHub, avec les poids disponibles sur Hugging Face, permettant à chercheurs et développeurs de l'évaluer, de l'adapter et de le déployer librement. Cette mise à jour élargit considérablement le champ d'application d'Aurora, qui dépassait déjà la simple météo pour couvrir les vagues océaniques, la chimie atmosphérique et certaines applications climatiques via un réglage fin. Avec ses nouvelles variables et sa granularité horaire, le modèle devient pertinent pour des secteurs entiers qui dépendent de signaux terrestres intégrés : énergie, agriculture, transport et gestion des risques climatiques et de résilience des infrastructures. La résolution horaire permet par exemple d'anticiper précisément le début d'un épisode de précipitations, d'éclairer des décisions commerciales sensibles au climat, ou de suivre la trajectoire d'un cyclone tropical au moment de son atterrissage. Pour les organisations exposées aux aléas climatiques, ce niveau de précision peut directement améliorer la préparation opérationnelle et la prise de décision, dans un contexte où les risques liés au climat pèsent de plus en plus sur les communautés, les infrastructures et les économies à l'échelle mondiale. Aurora 1.5 illustre une stratégie plus large de Microsoft consistant à faire passer la recherche de pointe vers un usage élargi : garder le modèle ouvert pour la communauté scientifique tout en construisant, autour de lui, une couche produit avec infrastructure cloud, accès géré et outils d'aide à la décision destinés aux entreprises. Cette architecture à deux niveaux, fondation ouverte d'un côté et services commerciaux Microsoft Weather de l'autre, vise à connecter les avancées de recherche aux données, à l'infrastructure et aux flux de travail opérationnels dont les organisations ont besoin. La démarche s'inscrit dans une tendance plus vaste de l'industrie vers des modèles de fondation ouverts pour l'observation de la Terre, où plusieurs acteurs technologiques cherchent désormais à concilier recherche académique publiable et exploitation commerciale à grande échelle des mêmes modèles.

UELes agences meteorologiques et acteurs europeens de l'energie, l'agriculture ou la gestion des risques climatiques pourraient exploiter ce modele open source, mais aucune entite francaise ou europeenne n'est directement impliquee dans cette annonce.

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