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TabPFN : comment l'apprentissage en contexte surpasse Random Forest et CatBoost sur les données tabulaires

Résumé IASource uniqueImpact UE
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TabPFN-2.5, un modèle de fondation pour données tabulaires développé par Prior Labs, s'impose comme un concurrent sérieux face aux références historiques du machine learning structuré que sont Random Forest, XGBoost et CatBoost. Contrairement à ces modèles entraînés spécifiquement sur chaque jeu de données, TabPFN est pré-entraîné sur des millions de tâches synthétiques générées à partir de processus causaux. Lors des tests comparatifs sur un jeu de données de classification binaire contenant 5 000 échantillons et 20 variables (dont 10 informatives et 5 redondantes), TabPFN surpasse les modèles à base d'arbres de décision en termes de précision tout en éliminant la phase d'entraînement itératif classique. Il obtient ses prédictions directement, sans ajustement des hyperparamètres, en s'appuyant uniquement sur ce qu'il a déjà appris.

Ce changement de paradigme est significatif pour les praticiens du machine learning. Pendant des années, les modèles à arbres ont dominé les données tabulaires, la forme la plus répandue en entreprise, de la santé à la finance, car les réseaux de neurones profonds n'arrivaient pas à les battre de manière cohérente sur ce format. TabPFN-2.5 renverse cette tendance en appliquant le principe d'apprentissage en contexte aux données structurées, à l'image de ce que font les grands modèles de langage pour le texte. Il se montre compétitif face à des systèmes d'ensemble puissants comme AutoGluon, tout en réduisant drastiquement le temps et l'effort de mise en oeuvre. Pour les équipes data qui passent des heures à optimiser des pipelines ML, c'est une promesse concrète de gain de productivité.

Les données tabulaires représentent la grande majorité des cas d'usage réels en machine learning industriel, un domaine longtemps considéré comme l'apanage des modèles classiques. L'essor des modèles de fondation généralistes, d'abord dans le langage, puis dans l'image, laissait entrevoir cette évolution vers le tabular, mais les tentatives précédentes restaient limitées en taille et en performance. TabPFN-2.5 franchit un cap en prenant en charge des jeux de données plus larges et plus complexes que ses versions antérieures. Prior Labs propose également une approche de distillation permettant de convertir les prédictions de TabPFN en modèles plus légers (réseaux de neurones ou ensembles d'arbres), préservant l'essentiel de la précision tout en accélérant l'inférence pour la production. La prochaine étape sera de valider ces résultats à grande échelle sur des benchmarks industriels diversifiés, mais la direction est claire : les modèles de fondation s'attaquent désormais au coeur du machine learning appliqué.

Impact France/UE

Prior Labs, entreprise allemande, porte cette avancée depuis l'UE, offrant aux équipes data européennes un outil réduisant significativement le temps de développement de pipelines ML sur données tabulaires.

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xMemory réduit les coûts en tokens et la surcharge de contexte dans les agents IA
1VentureBeat AI 

xMemory réduit les coûts en tokens et la surcharge de contexte dans les agents IA

Des chercheurs du King's College London et de l'Alan Turing Institute ont développé xMemory, une nouvelle technique de mémoire pour les agents d'intelligence artificielle conçus pour fonctionner sur de longues durées et plusieurs sessions. Le problème qu'ils cherchent à résoudre est concret : les pipelines RAG (Retrieval-Augmented Generation) standard, qui permettent aux LLMs de puiser dans des données externes, ne sont pas adaptés aux assistants persistants. xMemory organise les conversations en une hiérarchie structurée de thèmes sémantiques, puis les recherche de haut en bas — du thème général vers les détails bruts — au lieu de faire des recherches directes dans les journaux de conversation bruts. Les résultats sont significatifs : selon les chercheurs, le système ramène la consommation de tokens de plus de 9 000 à environ 4 700 tokens par requête sur certaines tâches, tout en améliorant la qualité des réponses et le raisonnement sur le long terme. L'enjeu est majeur pour les entreprises qui déploient des agents IA dans des contextes métiers — assistants personnalisés, outils de décision multi-sessions, support client continu. Le problème fondamental du RAG classique dans ce contexte, c'est que la mémoire d'un agent n'est pas une base de données diverse, mais un flux continu et corrélé de conversations. Les passages récupérés se ressemblent souvent, contiennent des quasi-doublons, et sont liés par des coréférences et des dépendances temporelles strictes. Résultat : les systèmes classiques récupèrent trop d'informations similaires sur un même sujet — par exemple, plusieurs variantes de "j'aime les oranges" — en ratant des faits catégoriels essentiels pour répondre à la vraie question. Les tentatives de correction par filtrage ou compression après récupération aggravent souvent le problème, car elles suppriment accidentellement des éléments de contexte indispensables. L'approche xMemory repose sur un principe qu'ils appellent "découplage vers agrégation" : au lieu d'interroger directement les logs de conversation, le système décompose d'abord le flux en faits sémantiques distincts et autonomes, puis les regroupe dans une hiérarchie de thèmes. Cette structure évite la redondance — deux passages similaires assignés à des composants sémantiques différents ne seront pas récupérés ensemble. C'est une réponse directe à l'un des angles morts les plus sous-estimés du déploiement LLM en entreprise : la gestion de la mémoire à long terme. Alors que la demande pour des agents IA cohérents et personnalisés explose, xMemory propose une architecture qui réduit à la fois les coûts de calcul et les hallucinations liées à une mémoire mal gérée — un double gain qui pourrait rapidement influencer la façon dont les équipes d'ingénierie construisent leurs pipelines d'agents persistants.

UELa recherche, menée par le King's College London et l'Alan Turing Institute, pourrait influencer les architectures d'agents IA adoptées par les équipes d'ingénierie européennes cherchant à réduire les coûts de déploiement et améliorer la cohérence des assistants persistants.

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Créer un agent d'apprentissage par renforcement pour retrouver des mémoires pertinentes et améliorer les réponses des LLM
2MarkTechPost 

Créer un agent d'apprentissage par renforcement pour retrouver des mémoires pertinentes et améliorer les réponses des LLM

Des chercheurs ont publié un tutoriel détaillé montrant comment construire un agent d'apprentissage par renforcement capable de récupérer des souvenirs pertinents dans une base de mémoire à long terme, pour améliorer la précision des réponses d'un grand modèle de langage. Le système repose sur une combinaison de plusieurs briques technologiques : les embeddings vectoriels d'OpenAI (modèle text-embedding-3-small), un environnement d'entraînement personnalisé codé avec la bibliothèque Gymnasium, et l'algorithme PPO (Proximal Policy Optimization) de Stable-Baselines3. Le pipeline commence par la génération d'un jeu de données synthétique de "souvenirs" accompagné de requêtes associées, chaque souvenir et chaque requête étant convertis en vecteurs numériques pour permettre un calcul de similarité. L'agent apprend ensuite une politique de sélection, en observant les caractéristiques des candidats mémoire et en choisissant lequel récupérer. La réponse finale est générée par gpt-4o-mini, qui ne dispose que des souvenirs récupérés comme contexte. L'enjeu central de cette approche est de dépasser les limites de la simple recherche par similarité cosinus, qui reste la méthode dominante dans la plupart des systèmes RAG (Retrieval-Augmented Generation) actuels. En entraînant un agent à optimiser ses décisions de récupération via un signal de récompense, le système apprend à distinguer les souvenirs superficiellement proches mais peu utiles des souvenirs véritablement pertinents pour répondre à une question donnée. Pour les applications concrètes, assistants personnels, agents autonomes, systèmes de support client avec historique, cette capacité à mieux cibler l'information pertinente peut significativement améliorer la qualité des réponses sans augmenter la taille du contexte envoyé au modèle. L'évaluation s'appuie elle-même sur un LLM jouant le rôle de juge strict, retournant un score binaire (1.0 ou 0.0) selon que la réponse prédite correspond sémantiquement à la réponse attendue. Cette publication s'inscrit dans un courant de recherche actif qui cherche à doter les LLMs d'une mémoire externe persistante et intelligemment gérée. Les approches RAG classiques encodent et cherchent des documents de façon statique, sans jamais apprendre de leurs erreurs de récupération. L'idée d'utiliser l'apprentissage par renforcement pour optimiser ce processus de sélection est explorée depuis quelques années dans la littérature académique, mais reste peu répandue en production. Ce tutoriel la rend accessible à un large public de praticiens, avec un code reproductible sous Python 3, ce qui pourrait accélérer son adoption dans des projets concrets. La prochaine étape naturelle serait d'appliquer cette méthode à des bases de mémoire réelles, dynamiques et de grande taille, là où la différence entre une bonne et une mauvaise récupération a un impact direct sur la fiabilité de l'agent.

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Affordance-R1 : apprentissage par renforcement pour le raisonnement sur les affordances dans les LLM multimodaux
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Affordance-R1 : apprentissage par renforcement pour le raisonnement sur les affordances dans les LLM multimodaux

Des chercheurs ont présenté Affordance-R1, un nouveau modèle d'intelligence artificielle conçu pour permettre aux robots de déterminer précisément comment saisir et manipuler des objets dans leur environnement. Publiée sur arXiv (référence 2508.06206), cette étude introduit le premier cadre unifié d'affordance grounding combinant l'apprentissage par renforcement avec un raisonnement de type chaîne de pensée (Chain-of-Thought, CoT). Le système s'appuie sur une variante de l'optimisation politique appelée GRPO (Group Relative Policy Optimization) et a été entraîné sur un nouveau jeu de données spécialement constitué pour l'occasion, baptisé ReasonAff. Malgré l'absence de données de raisonnement explicite durant l'entraînement, le modèle parvient à une généralisation zéro-shot convaincante et développe des capacités de raisonnement émergentes lors de l'inférence. Le code et le jeu de données sont disponibles publiquement sur GitHub. Cette avancée concerne directement la robotique incarnée, l'interaction humain-robot et la manipulation d'objets en environnement ouvert. L'enjeu central est la capacité d'un robot à identifier, sans entraînement préalable sur un objet donné, quelle zone précise saisir ou activer pour accomplir une tâche, par exemple tenir une tasse par son anse ou appuyer sur le bouton d'un appareil. Jusqu'ici, les modèles existants échouaient à transférer cette compréhension d'un objet à un autre, faute d'un raisonnement structuré. Affordance-R1 comble ce manque en permettant une généralisation hors-domaine (OOD), ce qui pourrait accélérer le déploiement de robots polyvalents dans des environnements industriels, domestiques ou médicaux. Le concept d'affordance, emprunté à la psychologie cognitive, désigne les actions qu'un objet permet naturellement à un agent. Dans le domaine de la robotique IA, le défi est d'apprendre à un modèle à percevoir ces possibilités d'action de façon générique, sans dépendre d'une liste exhaustive d'objets connus. Les approches précédentes reposaient sur de la supervision directe, limitant leur adaptabilité face à des situations inédites. L'utilisation du GRPO, une méthode d'apprentissage par renforcement popularisée notamment par DeepSeek, représente ici un changement de paradigme : plutôt que d'enseigner explicitement le raisonnement, on récompense le modèle selon des critères de format, de perception et de cognition. Cette approche rejoint une tendance plus large visant à doter les grands modèles multimodaux d'une véritable capacité de planification physique dans le monde réel.

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Guide : implémenter et comparer FedAvg et FedProx en apprentissage fédéré sur CIFAR-10 non-IID avec NVIDIA FLARE
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Guide : implémenter et comparer FedAvg et FedProx en apprentissage fédéré sur CIFAR-10 non-IID avec NVIDIA FLARE

Un guide technique publié récemment propose une comparaison concrète entre deux algorithmes d'apprentissage fédéré, FedAvg et FedProx, dans un environnement simulant des conditions réalistes de données hétérogènes. Le protocole s'appuie sur NVIDIA FLARE, le framework open-source de federated learning développé par NVIDIA, et utilise le jeu de données CIFAR-10, une référence en classification d'images à 10 catégories. L'expérience mobilise trois clients simulés entraînés sur cinq rounds de communication, avec un seul epoch local par round et un taux d'apprentissage de 0,01. Pour créer des distributions non homogènes de données, le tutoriel recourt à une partition de Dirichlet avec un paramètre alpha fixé à 0,3, ce qui génère un déséquilibre réaliste dans la répartition des étiquettes entre les différents clients, tel qu'on en observe dans des déploiements médicaux ou industriels réels. Le modèle utilisé est un petit réseau convolutif sans batch normalization, choix délibéré pour garantir la compatibilité du dictionnaire d'état avec l'agrégation FedAvg. Cette comparaison illustre un défi central du federated learning : comment entraîner un modèle global performant lorsque les données locales de chaque participant sont très différentes les unes des autres. FedAvg, l'algorithme historique de McMahan et al. publié en 2017, agrège simplement les poids des modèles locaux, mais il peut diverger ou sous-performer lorsque les distributions sont trop hétérogènes. FedProx, son successeur plus robuste, introduit un terme de régularisation proximal contrôlé par le paramètre mu, qui pénalise les poids locaux s'éloignant trop du modèle global et stabilise ainsi la convergence en conditions non-IID. Visualiser l'évolution de la précision du modèle global sur plusieurs rounds permet de quantifier concrètement ce gain de stabilité, une information directement utile pour les équipes concevant des systèmes distribués en production. L'apprentissage fédéré s'est imposé comme une réponse aux contraintes croissantes sur la confidentialité des données : plutôt que de centraliser des données sensibles, médicales, financières ou industrielles, chaque participant conserve ses données localement et n'envoie que les mises à jour de son modèle au serveur central. NVIDIA FLARE, lancé en 2021 et aujourd'hui largement utilisé dans le domaine de la santé via des consortiums hospitaliers, facilite ce type d'expérimentation grâce à une API de jobs structurée et un simulateur multi-clients intégré. La popularisation de tutoriels comparant FedAvg et FedProx sur des données hétérogènes répond à un besoin réel : la plupart des déploiements réels font face à des distributions non-IID, et choisir le bon algorithme d'agrégation peut faire la différence entre un modèle convergent et un entraînement instable. Les prochaines étapes naturelles incluent l'intégration de mécanismes de confidentialité différentielle ou l'extension à des architectures plus complexes comme les transformeurs.

UEL'apprentissage fédéré est directement pertinent pour les hôpitaux et entreprises européens soumis au RGPD, leur permettant d'entraîner des modèles collaboratifs sans centraliser de données sensibles.

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