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Robbyant d'Ant Group publie en open source LingBot-Vision, un modèle de vision de 1 milliard de paramètres pour la perception spatiale dense
RechercheMarkTechPost4j· 2 min de lecture

Robbyant d'Ant Group publie en open source LingBot-Vision, un modèle de vision de 1 milliard de paramètres pour la perception spatiale dense

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Ant Group, via sa filiale dédiée à l'IA incarnée Robbyant, a mis en open source le 8 juillet 2026 LingBot-Vision, une famille de Vision Transformers auto-supervisés conçus pour la perception spatiale dense. Les poids sont publiés sous licence Apache-2.0 sur Hugging Face en quatre tailles : ViT-giant, ViT-large, ViT-base et ViT-small, accompagnés d'un rapport technique et d'un code d'inférence. Le modèle phare, ViT-g/16, compte environ 1,1 milliard de paramètres et a été entraîné avec un nouvel objectif baptisé masked boundary modeling, sur un corpus soigneusement sélectionné d'environ 161 millions d'images issues d'un ensemble web de 2 milliards d'images, sans aucune annotation humaine, sans détecteur de contours externe, et sans backbone pré-entraîné pour amorcer l'apprentissage. Le corpus est dix fois plus petit que le LVD-1689M utilisé par DINOv3, et le modèle consomme moins d'un tiers du nombre d'exemples d'entraînement de ce dernier. Pour les déploiements à budget réduit, ce modèle principal est distillé en versions ViT-L (300 millions de paramètres), ViT-B (86 millions) et ViT-S, chacune en tête des tâches de prédiction dense dans sa catégorie de taille.

L'enjeu est que la plupart des modèles de vision actuels sont entraînés pour l'invariance sémantique : ils apprennent à identifier ce qui figure dans une image tout en négligeant précisément la structure spatiale fine (contours d'objets, discontinuités de profondeur) dont dépendent les robots et autres systèmes physiquement incarnés. LingBot-Vision inverse cette priorité en traitant les frontières comme un signal natif d'entraînement plutôt que comme un simple résultat en aval. Le résultat est un modèle de seulement 1 milliard de paramètres qui égale ou dépasse des modèles jusqu'à sept fois plus gros sur des tâches de perception spatiale dense, y compris le DINOv3 à 7 milliards de paramètres. Pour l'industrie de la robotique et des systèmes embarqués, cela ouvre la voie à des modèles de vision plus légers, moins coûteux à entraîner et à déployer, sans sacrifier la précision géométrique nécessaire à la navigation, la manipulation d'objets ou l'interaction physique avec l'environnement.

Sur le plan technique, la méthode s'appuie sur le paradigme d'auto-distillation DINO/iBOT, où un modèle enseignant (une copie EMA de l'élève) génère des cibles que l'élève doit retrouver à partir de vues masquées. Contrairement au masquage aléatoire classique, qui traite les zones de contours comme n'importe quelle autre région alors qu'elles sont les plus riches en information, LingBot-Vision force les tokens porteurs de frontières dans le masque et leur attribue une cible géométrique explicite en plus de la cible sémantique. Les frontières sont modélisées comme un champ dense de segments, discrétisé en 32 catégories par canal pour transformer la prédiction en classification stable, avec un effet secondaire élégant : un test statistique sans paramètre permet de valider chaque frontière détectée par rapport à l'hypothèse nulle d'absence de structure. Cette approche s'inscrit dans une tendance plus large de l'IA incarnée, où des acteurs comme Ant Group cherchent à doter les robots de représentations visuelles plus proches de la géométrie réelle du monde, un terrain où des concurrents comme Meta (DINOv3) restent des références mais pourraient désormais être challengés par des modèles nettement plus économes en données et en calcul.

💬 L'analyse de Mathieu

Robbyant bat DINOv3 avec un modèle sept fois plus petit et dix fois moins de données d'entraînement, juste en changeant ce qu'on apprend au réseau plutôt qu'en le gonflant. On a passé des années à bourrer les modèles de vision de paramètres pour qu'ils reconnaissent des chats, alors qu'un robot a surtout besoin de contours nets et de profondeur. Bon, sur le papier c'est solide pour la perception dense, reste à voir si ça tient une fois embarqué sur du matériel bas coût plutôt que sur un banc de test.

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TII publie Falcon Perception : un transformer early-fusion de 0,6 milliard de paramètres pour la détection et segmentation en vocabulaire ouvert à partir de prompts en langage naturel
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TII publie Falcon Perception : un transformer early-fusion de 0,6 milliard de paramètres pour la détection et segmentation en vocabulaire ouvert à partir de prompts en langage naturel

Le Technology Innovation Institute (TII), basé à Abou Dhabi, a publié Falcon Perception, un modèle de vision par ordinateur unifié de 600 millions de paramètres capable de localiser et segmenter des objets dans une image à partir de descriptions en langage naturel. Contrairement à l'approche dominante qui combine un encodeur visuel pré-entraîné et un décodeur séparé, Falcon Perception traite les pixels et les tokens textuels dans un espace de paramètres partagé dès la première couche — ce qu'on appelle une architecture "early-fusion". Le modèle a été entraîné sur environ 685 milliards de tokens en trois phases successives, en distillant les connaissances de deux modèles enseignants : DINOv3 (ViT-H) pour les caractéristiques locales et SigLIP2 (So400m) pour l'alignement langage-vision. Le code source et les poids sont disponibles sur arXiv. Avec seulement 600 millions de paramètres, Falcon Perception démontre qu'il est possible d'atteindre des performances compétitives sur des tâches complexes de grounding et de segmentation en vocabulaire ouvert, sans l'inflation de paramètres habituelle des architectures modulaires. Cette efficacité a des implications directes pour le déploiement en production : un modèle plus compact consomme moins de mémoire GPU, réduit les coûts d'inférence et s'intègre plus facilement dans des systèmes embarqués ou des pipelines temps-réel. La capacité à raisonner sur la présence ou l'absence d'un objet avant de le localiser — via des tokens explicites ` et ` — renforce également la fiabilité du modèle dans des scénarios où les requêtes portent sur des objets absents de la scène. La publication s'inscrit dans une tendance de fond qui voit les laboratoires de recherche challenger les grandes architectures multimodales segmentées héritées de CLIP ou Mask R-CNN. Le TII, déjà connu pour sa famille de modèles de langage Falcon, étend ici son ambition à la perception visuelle dense. Plusieurs choix techniques méritent attention : l'utilisation de l'optimiseur Muon à la place d'AdamW pour les têtes spécialisées, l'encodage positionnel rotatif 3D baptisé GGROPE pour gérer les variations de ratio et de rotation, ainsi que FlexAttention pour traiter les images à leur résolution native sans padding coûteux. La prédiction des objets en ordre raster (haut-gauche vers bas-droite) a par ailleurs accéléré la convergence par rapport à un ordonnancement aléatoire. L'équipe introduit également PBench, un benchmark maison destiné à évaluer les capacités de perception au-delà des métriques classiques, signalant une volonté de poser ses propres standards d'évaluation dans ce domaine encore peu standardisé.

UELes poids et le code étant publiés en open source, les équipes de recherche et entreprises européennes travaillant sur la vision par ordinateur peuvent intégrer ce modèle compact dans leurs pipelines de production.

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Robbyant lance LingBot-VLA 2.0, un modèle VLA open source de 6 milliards de paramètres pour la manipulation robotique multi-morphologies
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Robbyant lance LingBot-VLA 2.0, un modèle VLA open source de 6 milliards de paramètres pour la manipulation robotique multi-morphologies

Robbyant, filiale d'Ant Group, a publié LingBot-VLA 2.0, un modèle fondation de type Vision-Language-Action (VLA) destiné au contrôle de robots, accompagné d'un rapport technique, d'un code source sous licence Apache-2.0 et d'un checkpoint de 6 milliards de paramètres. Ce modèle, baptisé lingbot-vla-v2-6b, s'appuie sur Qwen3-VL-4B-Instruct comme backbone vision-langage et convertit des images de caméra ainsi qu'une instruction textuelle en commandes robotiques concrètes. Deux modèles enseignants, LingBot-Depth et DINO-Video, supervisent l'entraînement par distillation. Sur une carte graphique NVIDIA GeForce RTX 4090D, une inférence prend environ 130 millisecondes avec 10 étapes de débruitage. L'entraînement s'appuie sur environ 60 000 heures de données, dont 50 000 heures de trajectoires robotiques couvrant 20 configurations différentes, du bras unique à l'humanoïde complet, et 10 000 heures de vidéos égocentriques humaines, issues d'un pool brut de 90 000 et 20 000 heures respectivement, filtré par un pipeline qui élimine les échantillons bruités via des scores de secousse, vitesse et accélération. L'annotation des sous-tâches repose sur le modèle Qwen3.6-27B, qui segmente chaque vidéo selon un vocabulaire fermé de 18 catégories d'actions. L'enjeu central visé par Robbyant est de combler l'écart persistant entre les performances des modèles VLA en laboratoire et leurs limites en déploiement réel, un problème récurrent qui freine l'adoption industrielle de la robotique généraliste. En unifiant la représentation des actions dans un vecteur canonique de 55 dimensions, couvrant bras, effecteurs, mains, poignets, tête et base mobile, LingBot-VLA 2.0 permet à un seul modèle de piloter des architectures robotiques très différentes sans réentraînement spécifique. Cette approche pourrait accélérer le déploiement de robots polyvalents dans l'industrie et la logistique, en réduisant les coûts de développement liés à la création d'un modèle par type de robot. L'ouverture du code sous licence permissive vise aussi à stimuler la recherche communautaire sur les modèles VLA multi-embodiment. Le choix d'une architecture Mixture-of-Experts pour l'expert d'action, inspirée des mécanismes de routage sans perte d'équilibrage introduits par DeepSeek-V3, s'inscrit dans une tendance plus large de la recherche en IA visant à augmenter la capacité des modèles sans alourdir le calcul actif. À paramètres actifs équivalents, cette architecture MoE surpasse un modèle dense de référence sur les tâches du benchmark GM-100. LingBot-VLA 2.0 introduit également une distillation à double requête, avec des jetons apprenants ciblant l'observation présente et une observation future, pour anticiper la dynamique du monde plutôt que réagir seulement à l'instant présent. Ces choix technique reflètent la compétition croissante entre laboratoires chinois et occidentaux sur la robotique générale fondée sur des modèles fondation, un terrain où Ant Group cherche désormais à s'imposer aux côtés d'acteurs comme Figure, Physical Intelligence ou Google DeepMind.

💬 C'est le pattern qu'on va voir se répéter partout en robotique cette année : un seul modèle qui pilote bras, mains et humanoïde sans réentraînement par machine. Un vecteur d'action unifié à 55 dimensions, ça règle enfin le vrai problème, celui de devoir refaire un modèle à chaque nouveau robot. Reste que 130ms d'inférence sur une RTX 4090D, c'est loin d'être garanti stable en usine, et Ant Group arrive tard face à Figure ou Physical Intelligence sur ce terrain.

RobotiqueActu
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OpenMythos : reconstruction open source de Claude Mythos en PyTorch, 770M paramètres équivalant à 1,3 milliard
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OpenMythos : reconstruction open source de Claude Mythos en PyTorch, 770M paramètres équivalant à 1,3 milliard

Un développeur indépendant nommé Kye Gomez a publié sur GitHub un projet open-source appelé OpenMythos, une reconstruction théorique de l'architecture supposée de Claude Mythos d'Anthropic, écrite entièrement en PyTorch. Anthropic n'ayant jamais publié de documentation technique sur Mythos, Gomez a travaillé à partir de la littérature académique existante pour formuler une hypothèse concrète et vérifiable. Le projet n'est ni un modèle fuité, ni un fine-tune, ni une distillation, c'est une conjecture rendue exécutable. L'architecture proposée repose sur ce que la recherche appelle les Recurrent-Depth Transformers (RDT), également appelés Looped Transformers. Contrairement à un transformer classique comme LLaMA ou GPT, où chaque couche possède ses propres poids indépendants, un RDT applique le même bloc de poids de façon itérative, jusqu'à T=16 fois par passe. OpenMythos structure cela en trois parties : un Prélude, un Bloc Récurrent et une Coda. Le Bloc Récurrent intègre une couche Mixture-of-Experts inspirée de DeepSeekMoE, avec sélection dynamique d'experts à chaque itération, ainsi que le mécanisme Multi-Latent Attention de DeepSeek-V2, qui compresse les tenseurs KV et réduit la mémoire nécessaire d'un facteur 10 à 20. Résultat : 770 millions de paramètres qui, selon l'auteur, rivalisent avec un transformer standard de 1,3 milliard. Ce qui distingue fondamentalement cette architecture est que le raisonnement se déroule entièrement dans un espace latent continu, sans émission de tokens intermédiaires entre les étapes de boucle. Des travaux académiques récents, notamment Saunshi et al. (2025) et le projet COCONUT (2024), montrent formellement que chaque itération d'un RDT équivaut fonctionnellement à une étape de chain-of-thought, mais dans l'espace des vecteurs réels plutôt que des tokens discrets. Cette distinction est capitale : le modèle peut encoder plusieurs alternatives en parallèle à chaque passe, là où le chain-of-thought classique force un chemin unique et séquentiel. En pratique, cela permettrait d'obtenir des capacités de raisonnement profondes avec nettement moins de paramètres stockés, la profondeur étant une fonction du nombre d'itérations à l'inférence, et non de la taille du modèle. OpenMythos s'inscrit dans une tendance croissante de reverse engineering public des grands modèles propriétaires. Anthropic, comme OpenAI, publie peu sur ses choix architecturaux, ce qui pousse la communauté à reconstruire ces systèmes par inférence à partir des brevets, des papiers cités et des comportements observés. Les RDT ne sont pas nouveaux, des travaux de Universal Transformers (Dehghani et al., 2018) aux recherches récentes sur les looped networks, mais leur application à l'échelle des modèles commerciaux reste peu documentée. Si l'hypothèse de Gomez s'avère correcte ou même partiellement juste, elle aurait des implications importantes sur la façon dont l'industrie envisage le rapport entre taille de modèle et capacité de raisonnement, ouvrant potentiellement la voie à des architectures plus efficaces accessibles à des acteurs disposant de moins de ressources computationnelles.

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Hexo Labs publie SIA en open source : un agent capable d'améliorer son propre cadre et ses poids de modèle
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Hexo Labs publie SIA en open source : un agent capable d'améliorer son propre cadre et ses poids de modèle

Hexo Labs a publié cette semaine SIA (Self-Improving AI), un framework open source sous licence MIT conçu pour dépasser une limite fondamentale des agents actuels : leur incapacité à s'améliorer une fois déployés. L'architecture divise l'agent en deux composants distincts, le scaffold (prompt système, logique de dispatch, politique de retry, code d'extraction) et les poids du modèle, et les modifie tous les deux dans une même boucle d'auto-amélioration. Trois LLM orchestrent ce cycle : un Meta-Agent qui génère le scaffold initial depuis une spécification de tâche, un agent d'exécution qui journalise chaque étape, et un Feedback-Agent tournant sur Claude Sonnet 4.6 qui analyse les trajectoires complètes pour décider de l'action suivante. Ce dernier choisit à chaque itération soit de réécrire le scaffold, soit de déclencher une mise à jour des poids via LoRA (rang 32), en sélectionnant également l'algorithme d'entraînement adapté au signal de récompense observé. Le modèle de base est openai/gpt-oss-120b, entraîné sur GPU H100 via la plateforme Modal. Les tests sur trois domaines radicalement différents montrent des gains constants. Sur LawBench, une tâche de classification criminelle chinoise en 191 classes, le scaffold seul plafonne à 50,0% de précision après avoir construit un pipeline TF-IDF plus LinearSVC ; les mises à jour de poids via PPO font bondir le score à 70,1%, soit un gain de 20,1 points de pourcentage. Sur TriMul, l'optimisation d'un kernel CUDA pour l'Evoformer d'AlphaFold2, le scaffold atteint 1,14x d'accélération, puis les mises à jour réduisent le temps d'exécution de 12 483 à 1 017 microsecondes, soit 91,9% de réduction et 14,02x au total. Pour l'imputation d'ARN monocellulaire, une modification en deux lignes générée dès la première mise à jour des poids, arrondir les comptes imputés à des entiers non négatifs, a suffi à faire passer le MSE normalisé de 0,241 à 0,289, une correction qu'aucune itération de scaffold n'avait trouvée. L'enjeu dépasse la performance brute. Améliorer un agent en production exige aujourd'hui un cycle manuel de prompt engineering, de fine-tuning et de réévaluation, souvent lent et coûteux. SIA propose d'automatiser ce cycle complet, ouvrant la voie à des systèmes capables de s'adapter à leurs propres erreurs sans intervention humaine. Installable via pip install sia-agent avec quatre tâches intégrées, le projet est conçu pour être étendu à de nouveaux domaines. Une limite mérite d'être signalée : sur TriMul, Claude Code a atteint seul 1,50x d'accélération, dépassant SIA-H (1,14x) avant toute mise à jour des poids, ce qui rappelle que les agents de codage avancés constituent déjà une concurrence sérieuse au scaffold seul. La question ouverte reste de savoir si cette boucle d'auto-amélioration tient sur des tâches plus longues et plus complexes, et quelles garanties de sécurité s'imposent lorsqu'un système modifie ses propres poids de façon autonome.

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