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OpenMythos : reconstruction open source de Claude Mythos en PyTorch, 770M paramètres équivalant à 1,3 milliard
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OpenMythos : reconstruction open source de Claude Mythos en PyTorch, 770M paramètres équivalant à 1,3 milliard

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Un développeur indépendant nommé Kye Gomez a publié sur GitHub un projet open-source appelé OpenMythos, une reconstruction théorique de l'architecture supposée de Claude Mythos d'Anthropic, écrite entièrement en PyTorch. Anthropic n'ayant jamais publié de documentation technique sur Mythos, Gomez a travaillé à partir de la littérature académique existante pour formuler une hypothèse concrète et vérifiable. Le projet n'est ni un modèle fuité, ni un fine-tune, ni une distillation, c'est une conjecture rendue exécutable. L'architecture proposée repose sur ce que la recherche appelle les Recurrent-Depth Transformers (RDT), également appelés Looped Transformers. Contrairement à un transformer classique comme LLaMA ou GPT, où chaque couche possède ses propres poids indépendants, un RDT applique le même bloc de poids de façon itérative, jusqu'à T=16 fois par passe. OpenMythos structure cela en trois parties : un Prélude, un Bloc Récurrent et une Coda. Le Bloc Récurrent intègre une couche Mixture-of-Experts inspirée de DeepSeekMoE, avec sélection dynamique d'experts à chaque itération, ainsi que le mécanisme Multi-Latent Attention de DeepSeek-V2, qui compresse les tenseurs KV et réduit la mémoire nécessaire d'un facteur 10 à 20. Résultat : 770 millions de paramètres qui, selon l'auteur, rivalisent avec un transformer standard de 1,3 milliard.

Ce qui distingue fondamentalement cette architecture est que le raisonnement se déroule entièrement dans un espace latent continu, sans émission de tokens intermédiaires entre les étapes de boucle. Des travaux académiques récents, notamment Saunshi et al. (2025) et le projet COCONUT (2024), montrent formellement que chaque itération d'un RDT équivaut fonctionnellement à une étape de chain-of-thought, mais dans l'espace des vecteurs réels plutôt que des tokens discrets. Cette distinction est capitale : le modèle peut encoder plusieurs alternatives en parallèle à chaque passe, là où le chain-of-thought classique force un chemin unique et séquentiel. En pratique, cela permettrait d'obtenir des capacités de raisonnement profondes avec nettement moins de paramètres stockés, la profondeur étant une fonction du nombre d'itérations à l'inférence, et non de la taille du modèle.

OpenMythos s'inscrit dans une tendance croissante de reverse engineering public des grands modèles propriétaires. Anthropic, comme OpenAI, publie peu sur ses choix architecturaux, ce qui pousse la communauté à reconstruire ces systèmes par inférence à partir des brevets, des papiers cités et des comportements observés. Les RDT ne sont pas nouveaux, des travaux de Universal Transformers (Dehghani et al., 2018) aux recherches récentes sur les looped networks, mais leur application à l'échelle des modèles commerciaux reste peu documentée. Si l'hypothèse de Gomez s'avère correcte ou même partiellement juste, elle aurait des implications importantes sur la façon dont l'industrie envisage le rapport entre taille de modèle et capacité de raisonnement, ouvrant potentiellement la voie à des architectures plus efficaces accessibles à des acteurs disposant de moins de ressources computationnelles.

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A-Evolve : l'équivalent PyTorch pour les systèmes d'agents autonomes, remplaçant le réglage manuel par la mutation d'état automatisée et l'auto-correction
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A-Evolve : l'équivalent PyTorch pour les systèmes d'agents autonomes, remplaçant le réglage manuel par la mutation d'état automatisée et l'auto-correction

Une équipe de chercheurs affiliés à Amazon a publié A-Evolve, une infrastructure universelle conçue pour automatiser le développement d'agents IA autonomes. Le framework repose sur un moteur de mutation qui modifie directement les fichiers de configuration, les prompts et le code d'un agent — regroupés dans une structure appelée Agent Workspace — pour en améliorer les performances de façon itérative, sans intervention humaine. Le cycle de fonctionnement s'articule en cinq étapes : l'agent tente une tâche, le système observe les résultats, un moteur d'évolution identifie les points de défaillance et modifie les fichiers, un module de validation vérifie qu'aucune régression n'est introduite, puis l'agent redémarre avec le workspace mis à jour. Chaque mutation est taguée sous Git (evo-1, evo-2…) pour permettre un rollback automatique si nécessaire. Les tests initiaux ont été conduits sur des modèles de la série Claude d'Anthropic, sur des benchmarks exigeants dont SWE-bench, le standard de référence pour évaluer la résolution autonome de tickets GitHub. L'enjeu est de taille : aujourd'hui, construire un agent IA performant exige un travail manuel intensif. Quand un agent échoue sur une tâche, l'ingénieur doit inspecter les logs, diagnostiquer la logique défaillante, réécrire les prompts et recommencer — un cycle chronophage qui freine le passage à l'échelle. A-Evolve automatise précisément cette boucle, ce que ses créateurs comparent à l'impact qu'a eu PyTorch sur le deep learning en 2016 : PyTorch avait éliminé le calcul manuel des gradients et démocratisé l'entraînement de réseaux de neurones ; A-Evolve ambitionne de faire de même pour la conception d'agents, en remplaçant le tuning artisanal par un processus systématique et reproductible. Pour les équipes d'ingénierie IA en entreprise, cela pourrait réduire drastiquement le temps de développement et permettre de déployer des agents spécialisés dans des domaines variés sans expertise pointue à chaque itération. Le projet s'inscrit dans une course plus large à l'automatisation de l'automatisation elle-même — ce que la communauté appelle parfois le "méta-apprentissage" ou l'auto-amélioration des systèmes IA. Amazon n'est pas seul sur ce terrain : OpenAI, DeepMind et plusieurs startups explorent des approches similaires d'optimisation automatique d'agents. Ce qui distingue A-Evolve est son architecture modulaire de type "Bring Your Own" : l'utilisateur peut brancher n'importe quelle architecture d'agent (ReAct, multi-agent), n'importe quel environnement d'exécution (sandbox de code, CLI cloud) et n'importe quel algorithme d'évolution (mutation pilotée par LLM ou par renforcement). Le code est disponible sur GitHub sous le compte A-EVO-Lab. La vraie question reste celle de la généralisation : les gains de performance observés sur SWE-bench se traduiront-ils sur des tâches métier réelles, moins standardisées ? C'est le prochain test que l'industrie imposera à ce type de framework.

💬 La comparaison avec PyTorch, c'est gonflé, mais pas complètement faux. Automatiser la boucle debug-réécriture-test sur des agents, c'est exactement ce qui bloque la mise à l'échelle aujourd'hui, et le fait que ça soit testé sur SWE-bench avec Claude donne du crédit. La vraie question c'est si ça tient sur des tâches métier réelles, moins propres qu'un benchmark standard.

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TII publie Falcon Perception : un transformer early-fusion de 0,6 milliard de paramètres pour la détection et segmentation en vocabulaire ouvert à partir de prompts en langage naturel
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TII publie Falcon Perception : un transformer early-fusion de 0,6 milliard de paramètres pour la détection et segmentation en vocabulaire ouvert à partir de prompts en langage naturel

Le Technology Innovation Institute (TII), basé à Abou Dhabi, a publié Falcon Perception, un modèle de vision par ordinateur unifié de 600 millions de paramètres capable de localiser et segmenter des objets dans une image à partir de descriptions en langage naturel. Contrairement à l'approche dominante qui combine un encodeur visuel pré-entraîné et un décodeur séparé, Falcon Perception traite les pixels et les tokens textuels dans un espace de paramètres partagé dès la première couche — ce qu'on appelle une architecture "early-fusion". Le modèle a été entraîné sur environ 685 milliards de tokens en trois phases successives, en distillant les connaissances de deux modèles enseignants : DINOv3 (ViT-H) pour les caractéristiques locales et SigLIP2 (So400m) pour l'alignement langage-vision. Le code source et les poids sont disponibles sur arXiv. Avec seulement 600 millions de paramètres, Falcon Perception démontre qu'il est possible d'atteindre des performances compétitives sur des tâches complexes de grounding et de segmentation en vocabulaire ouvert, sans l'inflation de paramètres habituelle des architectures modulaires. Cette efficacité a des implications directes pour le déploiement en production : un modèle plus compact consomme moins de mémoire GPU, réduit les coûts d'inférence et s'intègre plus facilement dans des systèmes embarqués ou des pipelines temps-réel. La capacité à raisonner sur la présence ou l'absence d'un objet avant de le localiser — via des tokens explicites ` et ` — renforce également la fiabilité du modèle dans des scénarios où les requêtes portent sur des objets absents de la scène. La publication s'inscrit dans une tendance de fond qui voit les laboratoires de recherche challenger les grandes architectures multimodales segmentées héritées de CLIP ou Mask R-CNN. Le TII, déjà connu pour sa famille de modèles de langage Falcon, étend ici son ambition à la perception visuelle dense. Plusieurs choix techniques méritent attention : l'utilisation de l'optimiseur Muon à la place d'AdamW pour les têtes spécialisées, l'encodage positionnel rotatif 3D baptisé GGROPE pour gérer les variations de ratio et de rotation, ainsi que FlexAttention pour traiter les images à leur résolution native sans padding coûteux. La prédiction des objets en ordre raster (haut-gauche vers bas-droite) a par ailleurs accéléré la convergence par rapport à un ordonnancement aléatoire. L'équipe introduit également PBench, un benchmark maison destiné à évaluer les capacités de perception au-delà des métriques classiques, signalant une volonté de poser ses propres standards d'évaluation dans ce domaine encore peu standardisé.

UELes poids et le code étant publiés en open source, les équipes de recherche et entreprises européennes travaillant sur la vision par ordinateur peuvent intégrer ce modèle compact dans leurs pipelines de production.

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Nous Research publie une méthode d'entraînement par superposition de tokens qui accélère le pré-entraînement des LLM jusqu'à 2,5x pour des modèles de 270M à 10B paramètres
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Nous Research publie une méthode d'entraînement par superposition de tokens qui accélère le pré-entraînement des LLM jusqu'à 2,5x pour des modèles de 270M à 10B paramètres

Nous Research vient de publier Token Superposition Training (TST), une méthode qui réduit significativement le temps de pré-entraînement des grands modèles de langage sans toucher à leur architecture, leur optimiseur, leur tokenizer ni leur stratégie de parallélisme. Les gains mesurés sont substantiels : à l'échelle d'un modèle MoE (mixture d'experts) de 10 milliards de paramètres avec 1 milliard actifs, TST atteint une perte d'entraînement finale inférieure à celle d'une baseline équivalente en FLOPs, tout en consommant 4 768 heures-GPU B200 contre 12 311 pour la baseline, soit une réduction d'environ 2,5x du temps total. La méthode a été validée à quatre échelles : 270 millions et 600 millions de paramètres denses, 3 milliards (architecture SmolLM3), et le MoE 10B-A1B de la famille Qwen3. Toutes les expériences ont été conduites sur 64 GPU NVIDIA B200 via TorchTitan, en utilisant les jeux de données DCLM et FineWeb-Edu. TST fonctionne en deux phases séquentielles. Durant la première phase dite de superposition, qui représente entre 20 % et 40 % du total des étapes d'entraînement, le modèle ne traite pas des tokens individuels mais des groupes de tokens contigus. Dans la couche d'embedding, chaque groupe de s tokens est fusionné en un unique vecteur latent par moyennage des embeddings, permettant au transformer de traiter une séquence s fois plus courte et d'ingérer ainsi s fois plus de texte par unité de calcul. Une fonction de perte spécifique, la multi-hot cross-entropy, remplace la cross-entropy standard pour prédire simultanément le groupe de tokens suivant, et peut s'implémenter avec les noyaux de calcul déjà présents dans les bibliothèques d'entraînement existantes, sans écrire de code CUDA personnalisé. Dans la seconde phase de récupération, l'entraînement reprend avec la prédiction classique token par token. Un pic de perte transitoire de 1 à 2 nats apparaît à la transition mais se résorbe en quelques milliers de pas. Le modèle produit est architecturalement identique à un modèle entraîné de façon conventionnelle. L'enjeu derrière cette publication est considérable : le pré-entraînement des LLMs représente l'un des postes de coût les plus lourds de l'industrie, et les régimes actuels poussent déjà bien au-delà des estimations compute-optimales. Réduire ce coût d'un facteur 2,5 sans dégrader la qualité finale du modèle ouvre des perspectives importantes, notamment pour les laboratoires aux ressources limitées. TST s'inscrit dans une tendance plus large visant à améliorer le débit de données par FLOP dépensé, dans la lignée des tokenizers sous-mots BPE qui compressent déjà les séquences. Nous Research, connu pour ses modèles Hermes et ses travaux sur l'alignement et le fine-tuning, signe ici une contribution orientée fondations, avec une implémentation conçue pour s'intégrer directement dans les pipelines de pré-entraînement existants. Le papier accompagnant la publication est disponible sur arXiv (2605.06546).

UELes laboratoires et startups européens qui réalisent du pré-entraînement LLM à grande échelle pourraient bénéficier de cette réduction de coût de 2,5x, mais aucun acteur français ou européen n'est impliqué dans ces travaux.

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OSGym : une infrastructure open source pour agents informatiques, gérant plus de 1 000 répliques à 0,23 $/jour
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OSGym : une infrastructure open source pour agents informatiques, gérant plus de 1 000 répliques à 0,23 $/jour

Une équipe de chercheurs issue du MIT, de l'UIUC, de CMU, USC, UVA et UC Berkeley a publié OSGym, un nouveau framework d'infrastructure conçu pour entraîner des agents IA capables d'utiliser un ordinateur comme le ferait un humain. Ces agents, appelés "computer use agents", observent une capture d'écran du bureau, décident d'une action (cliquer, taper du texte, ouvrir un fichier) et l'exécutent via clavier et souris. OSGym permet de gérer plus de 1 000 répliques d'environnements OS simultanément, pour un coût d'environ 0,23 dollar par réplique et par jour, contre environ 300 dollars par jour pour 128 répliques avec une approche naïve, soit une réduction de coût d'un facteur proche de 100. L'enjeu est considérable pour la recherche académique, qui ne dispose pas des budgets des grands laboratoires commerciaux. Entraîner un agent à naviguer dans un vrai système d'exploitation nécessite des centaines, voire des milliers d'environnements virtuels tournant en parallèle, chacun avec son propre disque bootable (environ 24 Go), son allocation CPU et RAM, et sa pile graphique. OSGym résout deux problèmes majeurs : le coût prohibitif de ces environnements, et leur instabilité (crashs, sessions qui expirent, applications gelées). En utilisant des conteneurs Docker plutôt que des machines virtuelles complètes, et en optimisant la densité de répliques par serveur, le système exploite un insight clé : au-delà d'un certain seuil, le goulot d'étranglement passe du CPU à la RAM, qui coûte dix à vingt fois moins cher. Chaque réplique dispose par ailleurs de son propre gestionnaire d'état, exposant une API inspirée d'OpenAI Gym (reset, step, shutdown), ce qui évite qu'une panne en cascade paralyse l'ensemble du système. Les agents de type "computer use" constituent l'une des frontières les plus actives de la recherche en IA. Des modèles commerciaux comme Claude Computer Use d'Anthropic ou Operator d'OpenAI ont montré que la direction est prometteuse, tandis que des projets académiques comme UI-TARS, Agent-S2 ou CogAgent repoussent les limites techniques. Mais l'accélération de ces travaux bute depuis longtemps sur un mur infrastucturel : générer suffisamment de données d'interaction réelles dans des environnements OS complets est trop coûteux pour la plupart des équipes universitaires. OSGym s'attaque directement à ce verrou en proposant une infrastructure open source et économiquement viable. Si le framework tient ses promesses à grande échelle, il pourrait démocratiser significativement la recherche sur les agents autonomes et accélérer le développement de systèmes capables d'exécuter des tâches complexes sur ordinateur sans intervention humaine.

UELes équipes de recherche académiques européennes pourraient bénéficier directement de cette infrastructure open source pour mener des travaux sur les agents autonomes sans les budgets des grands laboratoires commerciaux.

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